Merci pour les coms ! Equipe 2 : souvenez-vous, Miranda à dû utiliser son pouvoir pendant l'attaque du bateau par les akuma....bref, Petit chapitre plein de larmes et de crasse (miam, ça donne envie =P)

 

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-fautes corrigées par drago117-

 

Dix-septième crue : L’ouïe et la parole.

 

« Toc Toc »

-Entrez…

 

Mari baissa la poignée et passa le seuil de l’entrée, il pénétra dans l’endroit où il avait été convié. La pièce du bateau qui faisait office de salon était assez spacieuse : de grandes armoires où étaient disposés fièrement des services de porcelaines se rangeaient aux contours des murs, de grands tapis étaient étalés sur le sol, tapis de grande valeur tressés de tissu de valeur, également, de toutes couleurs, passant du rouge au vert mais aussi par le doré et le bleu. Les poutres de bois qui faisaient le squelette de la pièce étaient lustrées et les murs décorés de peintures glorifiant divers héros d’époques différentes. On y voyait clairement la richesse de son propriétaire, même les gens de la haute société pouvaient être sympathisants à la Congrégation et prêter leurs biens pour la réussite de la guerre. Mais tout le monde savait que si ces hauts personnages se donnaient la peine d’œuvrer pour le bien de cette horrible guerre, c’était tout simplement pour se sentir libérés, sauvés par le Seigneur des flammes de l’enfer. Sauvés pour tous les actes malsains qu’ils avaient dû accomplir pour acquérir leur richesse. C’est en sachant cela que Mari réprimandait en silence les lieux luxueux qu’on leur assignait pour mener à bien leurs missions : après tout, les Exorcistes n’avaient pas besoin de tant de luxe. Mais il était sûrement mieux de voyager comme cela qu’avec de simples barques, la sécurité et le confort étaient les bienvenus avant cette mission qui se préparait.

Au centre de la pièce était installé un somptueux canapé. Une personne y était assise, c’était pour elle que Mari était venu avec de l’eau. Miranda Lotto retenait toujours le temps pour éviter que le bateau ne s’effondre et que des gens utiles ne meurent. La jeune femme paraissait souffrante, même si elle était plus accablée par le manque de sommeil que par la douleur. Elle respirait avec difficulté et transpirait à grosses gouttes. Des larmes coulaient le long de son visage et elle se répétait, en son for intérieur, de tenir bon coûte que coûte jusqu’à l’arrivée au port. L’Exorciste à l’ouïe surdéveloppée n’avait jamais vu Miranda se servir de son Innocence mais, d’après ce que ses collègues lui avaient raconté, c’était une épreuve très éprouvante pour elle que de retenir le temps, surtout que cela faisait maintenant un jour entier qu’elle tenait. Elle n’avait pas dormi non plus car cet état relâcherait l’activité de son Innocence. A vrai dire, elle n’était Exorciste que depuis quelques mois.

Mari s’assit à côté d’elle, trempa une nouvelle serviette dans l’eau fraîche qu’il avait apporté, enleva la dernière serviette qu’on avait mise sur le front de la femme et commença à lui éponger le visage. Au contact de la nouvelle serviette, le rythme cardiaque de l’Exorciste maniant le temps sembla ralentir un peu, signe de soulagement et d’un petit apaisement qui ne durerait pas bien longtemps. Elle n’ouvrirait pas les yeux, sa faiblesse lui interdisait cette action. Mari lui parla alors de sa voix grave mais douce :

 

-Comment allez-vous ?

-Bien…bien…Répéta-t-elle entre deux respirations.

 

Mari ne fut évidement pas convaincu par cette réponse mais il ne dit rien de plus à propos de la santé de Miranda.

 

-Je pense qu’il serait préférable que nous accostions au plus vite. Continua-t-il.

-Vous vous inquiétez pour moi ? Ne vous faites pas de soucis, je tiendrais…

-Là n’est pas la question, nous aurons besoin de vous durant la mission, il faut que vous ayez pris du repos. Rinchie est déjà allé demander à ce que nous accostions dès que possible…

-Mais…les matelots…la plupart sont déjà morts…mon Innocence les maintient en vie…je voudrais tellement…Souffla l’allemande dont les larmes recommençaient à couler.

-Vous savez bien qu’il est totalement impossible de les ramener à la vie. Dit Mari qui avait deviné ce que la jeune femme tenait à dire. Je suis désolé…

-Mais…Reprit-elle. Si nous touchons déjà terre, nous serons alors obligés de continuer à pied et cela nous prendra plus de temps…

-Cela prendra le temps qu’il vous faudra pour vous reposer…Répliqua Mari qui avait employé un ton qui n’accepterait aucune discussion.

 

Miranda comprit qu’elle n’avait plus qu’à accepter les événements. Elle savait qu’il faisait cela pour la réussite de la mission. La survie de l’humanité était bien plus importante que celle d’un équipage, il fallait s’y résoudre. Les matelots de ce navire savaient dans quoi ils s’engageaient, Miranda en était certaine et chacun d’eux avait déjà dû accepter sa mort, vu les dernier efforts qu’ils accomplissaient pour mener les Exorcistes à bon port. Mari se releva, la jeune allemande sourit, puis elle pleura. Quelles sortes de larmes pleurait-elle ? Mari l’avait sans doute deviné car les coins de sa bouche s’étaient soulevés en un sourire bienveillant. Sous ses airs de femme malade, Miranda était une vraie combattante, une Exorciste à part entière. L’homme se retira, laissant alors l’allemande avec elle-même.

 

 

C’est en début d’après-midi que le bateau accosta. Les matelots avaient évité le plus de turbulences possible pour que Miranda puisse maintenir son état. Le voyage arrivait à son terme. Miranda sortit du bateau, portée par Mari, les bagages furent également retirés du navire avec tout ce qui n’avait pas été touché par les Akuma et qui pourrait encore servir. Sur ordre du capitaine, tous les matelots allèrent dans les cabines faire la fête, profiter de leurs derniers instants dans le bonheur. Miranda lutterait encore quelques minutes. Seul le chef de l’équipage, un homme d’âge moyen aux cheveux bruns coupés court, resta sur le pont de l’embarcation. Il s’adressa aux Exorcistes, qui eux, étaient sur la terre ferme :

 

-Merci Exorcistes. Battez-vous, battez-vous pour nous, pour toutes ces personnes qui auront mis en sacrifice leurs vies pour gagner cette guerre ! Faites que nos morts ne soient pas vaines ! Vivez ! Vivez et gagnez !

 

Lenalee fut émue par les mots du capitaine : elle commença à sangloter, arrachant une grimace à Rinchie qui n’appréciait pas du tout la demoiselle. Mari ferma les yeux et récita une prière à voix basse, demandant au Seigneur d’accorder le paradis à toutes ces âmes. Si elle en avait eu la force, Miranda aussi aurait pleuré, mais elle sentait qu’elle s’évanouirait au moindre sanglot qui lui ballotterait les entrailles. Elle se mordit donc tout simplement la lèvre inférieure et ses traits se crispèrent dans une expression reflétant la douleur engendrée par la tristesse. Le Traqueur qui les accompagnait, Aimé, resta dans l’ombre de la scène, la regardant d’un air triste. Le capitaine annonça ensuite qu’il était temps pour les défunts de partir. Miranda eut une dernière hésitation, puis elle se plongea dans les bras de Morphée, qui étaient devenus si tentant pour elle. Le navire s’effondra alors sur lui-même, faisant entendre les crissements de ses entrailles de bois qui se déchiraient, créant des vagues sur le fleuve alors qu’il s’y enfonçait pour y demeurer jusqu’à ce qu’un archéologue ou une bande de petits curieux ne se décide à aller l’explorer. Emportant avec lui tant de souvenirs, mais aussi le secret de cette guerre sainte. Les corps des matelots s’étaient recouverts de pentacles noirs, virus des Akuma annonçant une mort certaine, puis tous avaient volé en éclat, tous étaient morts pour de bon.

Lenalee pleura de plus belle. Rinchie ne put ignorer ce pincement qu’elle eut au cœur. Mari resta sage, comme toujours, et contempla la scène de ces yeux mi-ouverts. Miranda, elle, était plongée dans un profond sommeil. D’autres personnes avaient assisté à la scène sans y comprendre grand-chose : on vit alors des visages surpris, troublés, voire même choqués. Puis on vit la femme que le grand homme portait dans ces bras, tous la crurent morte et on se demanda alors quelle tragédie s’était abattue sur ces hommes habillés de noir. Un homme s’approcha, plein de pitié, il proposa quelque chose d’un anglais un peu hésitant :

 

-Voulez-vous…que moi prête chameau pour porter la dame ?

-Cela nous aidera beaucoup, merci…Répondit Mari de sa voix rassurante.

-Vous allez l’enterrer ? Demanda l’homme, Rinchie fut secouée d’un rire nerveux, malsain peut-être pour son âge.

-Ne vous inquiétez pas, elle est juste épuisée, elle n’est pas morte. Expliqua l’Exorciste indien, Mari.

 

Cet homme de peau noire les accompagnerait avec son chameau jusqu’au point où l’équipe avait été basée, ou en tout cas jusqu’à ce que Miranda puisse descendre de l’animal. Cette dernière fut donc installée sur le chameau et ils partirent. Personne ne semblait disposé à parler, tous perdus dans leurs pensées, puis c’est Mari qui prit finalement la parole :

 

-J’ai déjà prévenu la Congrégation de l’emplacement où nous avons accosté, l’Exorciste et le Traqueur de soutien viendront à notre rencontre, je pense que nous arriveront à Bahir Dar dans la nuit…

 

Aucune conversation ne se fit sur le trajet, ils s’arrêtèrent une fois pour boire et manger puis repartirent, le soleil ne se couchait pas encore mais le soir était pourtant là. On entendit un bâillement, la frêle femme se redressa avec maladresse. Elle ne s’attendait pas à se retrouver sur un chameau. Elle regarda le paysage, des étendues de sable parsemées de quelques arbres survivant encore à l’ombre d’un rocher qui se dressait là, parfois les racines dans un peu d’eau et aussi de petits villages apparaissant au loin. Miranda était réveillée. Elle faillit tomber de l’animal à cause de sa surprise. C’est Lenalee qui lui adressa la première la parole :

 

-Tu t’es bien reposée ? Nous avons déjà bien entrepris le voyage…

-Nous arriverons dans quelques heures. Reprit Mari. Es-tu en état de marcher ? J’aimerais rendre ce chameau à son propriétaire au plus vite…

 

Miranda hocha vivement la tête. On fit arrêter la bête et la jeune femme en descendit. Mari fut ravi de constater qu’elle s’appuyait correctement sur ses jambes : Miranda avait parfois tendance à cacher la vérité pour ne pas qu’on s’apitoie sur elle ou pour ne pas « embêter les autres avec ses petites histoires » selon ses termes. On rendit alors le chameau à l’homme qui les avait accompagnés jusque là, celui-ci fit chemin retour sous les remerciements de Mari, Miranda et Lenalee. L’équipe 2 continua ensuite son chemin.

 

 

A peine quelques minutes plus tard, deux silhouettes tachèrent l’horizon bleu ciel et jaune sable. Chacun des Exorcistes comprit immédiatement à qui ils avaient affaire : l’unité de soutien que la branche Africaine de la Congrégation leur envoyait. Au fur et à mesure que chaque groupe se rapprochait l’un de l’autre, les membres de la branche principale purent voir de plus en plus de détails sur ceux qui les aideraient : ils avaient tous deux la peau noire, signe de leurs origines africaines. L’un d’eux, l’Exorciste au vu de son uniforme, avait une carrure ni trop maigre, ni trop musclée. Son uniforme, justement, était composé d’un large pantalon noir, coupé par des tirettes au milieu des cuisses, et d’une légère veste dont il avait ouvert la tirette. Ses cheveux noirs étaient noués en tresses tout autour de son crâne sauf au devant où ils étaient ramenés en arrière. Ses lèvres étaient imposantes, caractéristique que l’on pouvait assez souvent assimiler aux africains.

Le Traqueur qui l’accompagnait avait une allure plus chétive, il ne semblait pas nourri en bonne quantité et sa combinaison jaune formait des plis témoignant de sa carrure maigre. Ses yeux semblaient enfoncés dans leur orbites et ses joues étaient creuses. Ses cheveux noirs formaient une touffe impressionnante sur sa tête, on avait presque l’impression que celle-ci était un poids pour lui. Sa peau était un peu moins noire que celle de l’Exorciste mais il n’y avait tout de même aucun doute sur ses origines. Une fois plus proches, les Exorcistes de la branche principale purent voir le regard plein d’assurance de l’Exorciste Africain, ce regard  qui lui procurait une aura de puissance.

L’unité de soutien s’arrêta, laissant les Exorcistes et le Traqueur venir à leur rencontre. Une fois que ce fut le cas, Mari les salua calmement :

 

-Bonjour, je suppose que vous êtes l’équipe de soutien…

-En effet. Répondit le Traqueur d’une voix faible. Nous allons d’abord vous conduire dans la ville où votre équipe à été basée…

 

L’Exorciste hocha la tête en guise de salutation et se remit en marche dans le sens contraire que celui dans lequel il était arrivé. Il mena la marche, quelques pas devant le reste du groupe qui avançait avec peine, la température chutant à une allure inhabituelle pour eux, sauf pour le Traqueur africain qui, lui, marchait difficilement à cause de sa malnutrition. Miranda et Lenalee prirent pitié en voyant ce Traqueur, le lourd téléphone assigné à chacun d’eux dans son dos, transpirer à grosse gouttes. Elles n’eurent pas le courage de proposer leur aide, il serait sûrement vexé en apprenant qu’elles avaient pitié de lui, même s’il s’en doutait déjà. Miranda préféra donc diriger son regard vers l’Exorciste : il marchait de façon déterminée et, même si elle le voyait de dos, elle sentait qui lançait un regard sévère et plein d’assurance aux alentours, surveillant le moindre mouvement qui pourrait trahir la présence d’un Akuma. La jeune allemande glissa une parole à Mari :

 

-Il à l’air…comment-dire…froid, vous ne trouvez pas ?

-Mh…un peu, même si je dirais plutôt qu’il s’est renfermé sur lui-même. En tout cas, il ne nous a pas adressé un mot… (Mari soupira) J’ai l’impression de voir un peu de Kanda en lui.

-Détrompez-vous…Souffla le Traqueur, avec un réel accent africain qui ne correspondait pas à son ton mou.

-Euh…Excusez-moi de vous interrompre mais nous ne savons pas votre nom…Coupa Miranda.

-Désolé, je n’ai pas l’habitude de me présenter, je m’appelle Serigne, mon nom est Laye. Commença-t-il. L’Exorciste que j’accompagne s’appelle Korede Yembe. Et, pour en revenir à ce que je disais, s’il ne vous a pas adressé la parole…c’est qu’il est sourd-muet.

-Ah…désolé…Dit l’allemande sur un ton d’excuse.

-Il n’y a pas à vous excuser…

-Mais pourtant, il avait l’air de nous entendre lorsque nous nous sommes salués…L’interrompit Mari d’un ton penseur.

-Vous savez…du fait de ses inaptitudes, ses facultés de déduction se sont développées, ainsi que ses autres sens. Et il est logique que, quand des personnes se rencontrent, elles se saluent.

 

Le groupe resta silencieux. Si l’Exorciste Africain, Korede, avait pu entendre les dires des personnes derrière lui, la tristesse aurait voilé ses yeux et son esprit l’aurait replongé dans son passé. Au lieu de cela, il continuait à avancer, ses yeux aiguisés à la capture du moindre détail.

 

 

La nuit était tombée depuis une bonne dizaine de minutes déjà lorsque l’équipe B et son équipe de soutien arrivèrent à Bahir Dar. Le peu de lumière qui irradiait de quelques torches accrochées aux murs rendait la ville sombre. L’agitation y était faible : quelques marchands rangeaient encore leurs stocks et de simples civils marchaient ou discutaient encore. Serigne rassura les membres de la branche principale en disant qu’ils –lui et Korede- avaient déjà repéré une petite auberge au coin d’une rue. Ils s’engagèrent alors dans un continu de petites ruelles mal entretenues et arrivèrent finalement devant un petit établissement. Ce fut Korede qui poussa la porte de bois –qui commençait à pourrir au coin droit du bas.

Au premier coup d’œil, des grimaces apparurent sur les visages des trois jeunes femmes, du pingouin de la dernière des trois et du Traqueur de la branche principale. L’endroit était miteux et la crasse commençait à s’accumuler sur le sol. La plupart des meubles –c’est-à-dire tables, étagères et comptoir- étaient recouverts d’une couche de poussière. L’endroit n’était vraiment pas entretenu et peu de monde devait venir ici. D’ailleurs, au moment de leur venue personne n’occupait la salle –qui semblait être le restaurant-réception de cette pitoyable et crasseuse auberge. Les deux africains avaient remarqué les expressions de dégoût de leurs collègues mais ne dirent rien. A vrai dire, ils étaient habitués à ce genre de réaction.

Serigne se dirigea vers le comptoir et tapa du poing sur le pauvre meuble qui n’avait rien demandé. Cette action dispersa de la poussière dans la pièce, provoquant des toussotements. On entendit ensuite le parquet grincer, quelqu’un arrivait. Un petit homme noir apparut derrière le comptoir : il avait apparemment eut recours à un tabouret ou une chaise, ou alors ses jambes étaient extra longues. Le Traqueur et ce qui semblait être le chef de l’établissement discutèrent en un dialecte inconnu de l’équipe 2. A un certain moment, Serigne tapa du doigt l’insigne d’Exorciste que portait Korede sur son uniforme et l’aubergiste hocha la tête négativement. Le Traqueur commença à s’énerver mais l’homme resta impassible, hochant toujours sa petite tête de la même façon. Puis Korede tapa l’épaule de Serigne pour lui demander son attention, il se mit alors à exécuter avec ses main un certain nombre de signes. C’était évident : Korede ne s’exprimait qu’en langage des signes. Après que l’Exorciste africain eut fini de s’exprimer, Serigne soupira. Il fouilla dans une poche de sa combinaison et en sortit une bourse. Le visage de l’aubergiste s’illumina et il serra chaleureusement la main de Serigne qui ne put que lui jeter un regard noir. Après avoir vidé la bourse dans sa caisse, l’homme invita les membres de la Congrégation et son aile –ou sa branche- africaine à monter à l’étage.

Les différentes chambres qu’ils allaient occuper étaient toutes aussi miteuses, quoique plus propres. Lenalee annonça qu’il n’était pas question qu’elle dorme dans une chambre pareille, après quoi Rinchie lui répliqua que si c’était comme ça, « la petite princesse » -surnom qu’elle se plaisait à donner à Lenalee- n’avait qu’à aller dormir chez son grand-frère-chéri. Miranda rentra elle aussi dans la chambre à contrecœur, mais elle ne fit aucune remarque : ce n’était pas dans ses habitudes. Les deux africains n’eurent aucun mal à s’installer dans la chambre qu’ils partageaient. Mari, occupant seul une chambre, déposa un matelas sur le sol afin de ne pas dormir au contact de toute la saleté qui s’accumulait sur le lit de sa chambre. Aimé décida de dormir dans le couloir car celui-ci lui semblait mieux entretenu que les chambres. Avant que chacun n’aille se coucher, Mari dit encore :

 

-Nous partirons directement à la recherche du bdellium après avoir mangé demain matin. Nous ne mangerons pas dans l’auberge, je pense que cela vaut mieux pour notre santé. Sur ce, bonne nuit. Conclut-il en refermant la porte de sa chambre qui grinça horriblement tandis que les autres allaient se coucher.

 

 

-Ah…quelle belle petite ville, tu ne trouves pas ?

-C’est vrai, elle mériterait vraiment d’être détruite…hihihi

-Tu as raison…eheheh

-Pourtant, ce ne sont pas les ordres du Comte…

-Tant pis, il ne nous en voudra pas si nous détruisons une petite ville…et puis nous avons le temps, les Exorcistes viennent juste d’arriver…

-Parce qu’ils sont là ? Ça va être la fête alors !! Hihihi !

 

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J'espère que le chapitre vous a plu, à vrai dire...je suis assez fier de mes différentes descriptions xD A vous de juger =P
On retourne du côté de l'équipe 4 au prochain chapitre pour ceux qui on soif de réponses...et de combats =P

 

Petit dessin pourri des deux africains : http://img401.imageshack.us/img401/4526/exoafricainsdl9.jpg


Je vous nem ! =D


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