Déjà le troisième chapitre (et pas encore de commentaires T_T j’espère que l’envie de commenter cette fic vous prendra bientôt xD), l’action et les nouveaux personnages arrive bientôt :p
-et j’espère ne pas avoir fait beaucoup de fautes dans ce chapitre…-
Troisième crue : Au revoir
« Akuma…Innocences…Compatibles…Tant de choses que j’ai appris à connaître grâce à mon maître. Les akuma…en japonais ce mot signifie démon…il n’en est rien, ces choses sont pires que des démons, entre une arme de guerre et un désespoir. Les akuma sont des armes vivantes, dotées d’une âme…contrôlées par « Le comte Millénaire », un être qui cherche à détruire le monde car il dit pouvoir en reconstruire un nouveau, meilleur…c’est un mensonge. On dit que les akuma sont formés par trois choses « mécanique, âme et tragédie ». La tragédie en question est la mort d’un proche…c’est à ce moment là que la part de ténèbre de chaque humain se révèle la plus forte. Et c’est à ce moment là que le Comte Millénaire fait son apparition. Il propose alors au malheureux de ressusciter la personne perdue…n’importe quel humain accepterait immédiatement cette proposition, et c’est grâce à cet accord que le Comte fait revenir l’âme du décédé sous forme d’akuma. Sorte de squelette mécanique au départ qui revêt l’enveloppe corporelle de la personne l’ayant appelé. L’âme rappelée d’entre les morts devient alors un simple serviteur du Comte, son arme. Le seul salut possible pour les âmes enfermées dans les akuma est la destruction, la destruction par les Innocences.
Les Innocences, fragment du cristal divin, elles possèdent d’étranges pouvoirs et peuvent être utilisées comme arme pour vaincre le Comte et ses akuma. Pour cela, il faut que l’Innocence trouve son Compatible, la personne qui pourra utiliser les pouvoirs de ladite Innocence. Quand un compatible est découvert, la Congrégation essaie de mettre la main dessus pour qu’il vienne remplir les rangs des exorcistes. Afin que cette guerre contre le Comte se finisse par une victoire.
Mon maître m’a déjà appris tout cela, pourtant, à chaque combat, j’ai l’impression de redécouvrir l’horreur de cette guerre… »
-Max…je crois que c’est le grand jour…
Le jeune homme, il avait maintenant 15 ans, s’étira dans son lit. Le maréchal venait de toquer pour le réveiller. Contrairement à ce que les apparences auraient pu laisser croire, Max avait le sommeil léger. Il s’extirpa avec difficulté de ses draps, la femme maréchal l’avait sorti d’un rêve peuplé d’akuma roses mangeant du miel dans une forêt d’épingles…que les rêves pouvaient êtres idiots des fois…Max commença à s’habiller.
Cela faisait maintenant un peu plus de huit ans que Max parcourait le monde en compagnie de son maître -même si maîtresse serait plus adapté-, le maréchal Cloud. Pour celle-ci, c’était la première fois qu’elle devait s’occuper d’un garçon, comme c’était la seule femme maréchal on lui avait toujours confié des jeunes filles. Cela n’était pas une tâche facile car, entre les problèmes parfois gênant d’adolescent « mâle » et la psychologie masculine que Cloud ne connaissait que trop peu, la femme devait en plus s’occuper de la formation d’exorciste du jeune homme. Mais le fait que Max eu l’habitude d’être élevé par une femme, sa mère, compensa un peu ces problèmes.
Malgré la lourde tâche que fût l’exorcisme, Max était devenu quelqu’un de gai par nature et léger de pensées, même s’il pouvait aussi faire preuve de sérieux et de logique. Cloud s’était rendue compte que le jeune était le genre de personne à double pôles, tantôt blagueur, tantôt sérieux. Et c’est sûrement cela qui avait commencé à dégrader ses relations avec son Innocence : Miroir. En effet, les deux « personnes » s’entendaient moins bien que dans leur jeunesse, ce qui peinait le maréchal Cloud.
Depuis cinq jours maintenant, l’élève et son maître séjournaient dans une auberge chinoise, la chambre qu’occupait Max était, elle aussi, typiquement chinoise. Les murs étaient décorés de peintures représentants sûrement d’anciens contes du pays, le lit n’était qu’un matelas mit au sol mais ça n’empêchait pas la chambre d’être extrêmement confortable. Le maître et son disciple s’étaient arrêtés là car on leurs avez signalé que des akuma passaient souvent par la forêt de bambou entourant l’auberge, et c’était bien le cas. Justement, Max ouvrit la fenêtre en grand pour admirer la superbe forêt de bambou qui s’étalait au bas d’une montagne aussi verte que l’émeraude. Ce spectacle était si reposant pour ses yeux qui avaient vu tant de douleurs pendant les huit dernières années. Ainsi, le maréchal Cloud et Max avaient sûrement détruit une centaine d’akuma durant ces 5 jours. Et Cloud avait sérieusement pensé à enfin envoyer Max à la Congrégation. La Congrégation de l’Ombre était le lieu où tous les exorcistes se devaient d’aller pour recevoir leurs ordres de missions, elle était en quelque sorte le QG des exorcistes et possédaient plusieurs « Ailes » pour chaque continents.
Pendant ces cinq jours, c’était surtout le maréchal qui avait détruit beaucoup d’akuma car la faculté qu’avait développée l’innocence de Max n’était qu’en partie offensive. La glace de Miroir était capable de renvoyer les obus tirés par les akuma, Cloud avait dit qu’avec beaucoup d’entraînement, Max pourrait choisir la cible du renvoi et pourrait même maîtriser le temps pendant lequel l’obus resterait « dans le miroir » avec d’être renvoyé. Mais pour l’instant, il était juste capable de renvoyer l’attaque dans un rayon de quelques mètres. Mais le fait que le jeune homme n’ait pas encore la maîtrise sur le temps lui avait permis d’augmenter ses réflexes. Le miroir avait une seconde capacité, il pouvait s’allonger et s’élargir à volonté. C’était une capacité que Max maîtrisait déjà à la perfection et Cloud avait dit, à plusieurs reprises, qu’il pourrait bien s’entendre avec un « jeune roux ».
Max sortit de sa chambre pour descendre au restaurant de l’auberge. Il était tellement excité qu’il en oublia Miroir et dû remonter dans sa chambre pour le chercher. Max était impatient de partir à la Congrégation, d’enfin devenir un vrai exorciste et surtout…de rencontrer d’autres personnes de son âge…Bien sûr, Max avait souvent eu le temps de tisser des liens avec d’autres personnes pendant les longs séjours –souvent des recherches d’innocences- mais il avait toujours dû se séparer de ses nouveaux amis.
Le jeune homme saisit son Innocence, la fourra sans ménagement dans sa poche sans que celle-ci ne puisse protester et redescendit là où le maréchal Cloud l’attendait. Il la trouva sur la terrasse en train de manger distraitement un bol de riz, drôle d’idée pour un petit-déjeuner, pensa Max. L’élève s’approcha de son maître. Celle-ci le remarqua et l’invita à s’asseoir en face d’elle. Max s’exécuta en remarquant la qualité inhabituelle des objets avec lesquelles elle prenait ce petit-déjeuner. Rien que la table semblait de bon goût, sur un pied rouge se divisant en trois extrémités, elle était incrustée de pierres, de simples galets qui donnaient pourtant un charme particulier à l’objet. Le bol était en porcelaine, blanc, des motifs bleus étaient dessinés dessus. La serviette avec laquelle le maréchal s’essuyait était d’un rouge flamboyant aux coutures d’or. L’abondance d’objets de meilleure qualité que d’habitude gêna Max, était-ce parce que Cloud avait vraiment quelque chose de très important à lui dire ? Où tout simplement parce que cette partie de la Chine était relativement pauvre ?
-Bonjour, dit simplement le maréchal alors qu’elle essuyait une nouvelle fois ses lèvres.
-Bonjour Maître, se contenta de répondre Max.
Un silence s’installa alors que la femme maréchal finissait doucement son bol. Mais à quoi jouait-elle à la fin ? Se demanda Max qui tremblait presque d’impatience. En attendant que son maître daigne finir son plat, Max se servi de riz aussi, lequel il ne tarda pas à finir. Le maréchal s’essuya, posa ses baguettes : elle avait enfin fini.
-Venons-en au fait, dit-elle d’un ton sérieux que Max ne connaissait que trop bien. Veux-tu bien sortir Miroir de ta poche ? Il nous entendra mieux ainsi.
Max s’exécuta un peu brutalement, il renversa son bol heureusement vide. Cette femme allait-elle enfin lui annoncer officiellement qu’il allait devenir Exorciste ? Et comme si elle avait descellé son désir, Cloud parla.
-J’ai bien réfléchis, non, j’ais trop réfléchis. Je pense que tu es largement en âge d‘aller à la citadelle de l’ombre, je pense que tu es assez grand et puissant pour rejoindre la Congrégation de l’Ombre. Max ne put réprimer un petit crie de joie, Cloud sourit avant de continuer. Bien sûr, tu devras y aller seul, aussi c’est à toi de trouver cette Congrégation. Naturellement, je me dois quand même de t’indiquer dans quelle direction aller. La Congrégation survole en ce moment la France…le temps que tu arrive vers l’Europe il se peut qu’elle survole déjà le Royaume de Prusse et peut-être même l’Empire Russe…En tout cas, il faudra attendre le bon moment pour y grimper car elle perd des fois de l’altitude ou survole des haute montagnes. Il est donc possible que tu doives la suivre pendant un petit moment avant de l’escalader. D’ailleurs…tu seras sûrement un des derniers futurs exorcistes à faire ça car le nouveau surintendant voudrait rattacher le QG-La Congrégation- à un point fixe…Bref, il est aussi possible que la Congrégation vous fasse subir plus de test, à toi et à Mimi, que pour un exorciste ordinaire car cette étrange miroir m’intrigue toujours autant…une innocence qui parle…qui peut communiquer avec n’importe qui…
Le maréchal avait dit ces derniers mots rêveusement. Elle annonça ensuite à Max qu’il pouvait aller préparer ses affaires et qu’elle l’attendrait à l’entrée de l’auberge. Une fois dans sa chambre, Max s’empressa de fourrer toute les choses qui lui appartenaient dans sa valise sans entendre les réclamations de son Innocence qui lui disait de tout ranger correctement. Cinq minutes plus tard, le jeune homme se tenait devant son maître. Cloud ne put s’empêcher de faire couler une larme en souhaitant bonne chance à son élève, puis la femme l’enlaça comme l’aurait faire une mère quittant son enfant. Max ne fut qu’à demi surpris de cette réaction et rendit son étreinte à son maître. Ce partage ne dura que quelques secondes pendant lesquelles Max avait fermé les yeux, emporté par la douceur du geste. Puis les deux personnes se desserrèrent.
-Je pense que tu as été mon élève préféré…car tu es celui qui m’a posé le plus de problèmes. Dit Cloud en riant, tandis qu’elle essuyais ses larmes. Au fait ! Tiens…
Max regarda l’objet que le maréchal lui avait confié.
-Une boussole ?
-Oui, je pense qu’elle te sera utile, sachant que tu dois te diriger vers l’Ouest.
-Merci…maître.
Le jeune homme songea que ce serait sûrement la dernière fois qu’il appellerait la jeune femme ainsi. Une larme lui vint, mais il sût se retenir. Max adressa un salut de sa main au maréchal tandis qu’il avançait, tout droit, sur le sentier menant à la sortie Ouest de cette forêt de bambou. La femme lui rendit son salut accompagné d’un large sourire.
Cela faisait maintenant 10 minutes que le futur exorciste marchait, accompagné du golem que le maréchal lui avait attribué il y a quelques jours. Même si le golem, espèce de communicateur/enregistreur noir ressemblant à une chauve-souris, n’était pas de grande conversation, Max se disait que c’était déjà mieux que de devoir marcher seul. Enfin, il y avait Mimi, mais celui-ci boudait dans une poche du manteau de fourrure que Max portait avec sa valise. Le golem ne devait servir qu’en cas d’urgence pour envoyer un signal de détresse au golem alentours -donc, appartenant à d’autres exorcistes-. Aussi, si Max s’en servait, il devrait retourner auprès du maréchal en tant qu’élève et attendre avant de pouvoir repartir dans sa quête de la Congrégation.
Le jeune homme ne voyait toujours pas la sortie de cette forêt, il n’avait pourtant pas eu l’impression que celle-ci était si vaste. Sûrement car il l’avait parcourue en courant les dernières fois. Puis, il entendit un bruit, une sorte de grondement se rapprochant de plus en plus, une chose survolant le sol.
-Un akuma.
Max sortit Mimi qui venait de l’avertir du danger imminent et activa l’innocence miroir. Une chose surgit de derrière les buissons. Aux premiers abords, la forme de la chose pouvait faire penser à un œuf retourné. Des canons sortaient de toutes parts du monstre et le bas de celui-ci se terminait en câbles coupés. La chose qu’on pouvait distinguer comme étant sa face était un masque d’un visage reflétant toute la tristesse de l’âme enfermée dans l’akuma, un akuma de niveau 1. Un ? Non, deux, trois, quatre…quatre akuma de niveau 1. Max avait déjà vu pire et ce n’était plus les akuma du premier niveau qui l’effrayait. A ce stade de leur évolution, ils étaient tous identiques et leur seule capacité était de tirer des obus contenant un poison mortel pour l’homme. Les personnes qui avaient la malchance d’être abattues par des obus d’akuma se voyaient tout d’abords recouvertes de pentagrammes noir puis explosaient en un amas de petites roches et de poussière, laissant derrière eux leurs habits, mais aussi des souvenirs dans les esprit des personnes qui leurs étaient chères.
-Miroir Ô mon beau Miroir, grandis ! Ordonna Max à son Innocence.
Le manche du miroir s’allongea tandis que sa glace s’agrandissait, protégeant ainsi plus de surface. Les akuma, ne faillant pas à leur réputation, se mirent à tirer en rafale vers le futur exorciste, ou plutôt vers son innocence. Les obus traversant la glace ressortait au même endroit une fraction seconde après, retournant ainsi à leur propriétaire. Deux akuma explosèrent, deux en moins. Les deux restants s’arrêtèrent un instant pour bombarder à nouveau l’innocence l’instant d’après. Qu’est-ce qu’ils étaient idiots, songea Max. Ils continuaient à tirer alors qu’ils venaient de voir leurs semblables se faire tuer par leurs propres obus, ce n’était même plus distrayant, c’était lamentable. Trois, il n’en restait plus qu’un. Alors que ce dernier akuma semblait éviter ses obus plus facilement que les autres. Max décida de le pulvériser à l’aide de son Innocence qui eut un cri de surprise à ce moment-là. Miroir se plaignit qu’il s’était fait mal en cognant l’akuma, ce dont Max ne se soucia guère car il savait que ce n’était pas vrai. Il se contenta de reprendre son souffle, le fait que Miroir encaissait les attaques des akuma et les renvoyaient prenait aussi de l’énergie au jeune homme.
Puis une nouvelle chose apparut. Un Panda. De loin, ce panda se serait fondu dans la masse de bambou mais de si près –à quelques mètres à peine de Max- l’illusion de la distance n’entrait plus en jeu. Le futur exorciste vit que le panda avait deux yeux rouge et blancs, facilement comparable à des cibles. Les griffes d’acier qu’il arborait faisaient au moins la taille les bras de Max et ses dents dorées la taille de ses mains. Le jeune sût immédiatement ce qu’étais le Panda : un akuma de niveau deux. Contrairement aux akuma de niveau 1, ceux du deuxième niveau avait une apparence propre ainsi que des capacités spécialisées. Mais la chose que craignait le plus Max de la part de cette évolution de l’akuma était sa capacité de réfléchir, son intelligence. Ils n’étaient pas aussi bêtes qu’à leur premier stade ce qui les rendaient, en plus de leurs capacités individuelles, beaucoup plus difficiles à vaincre.
-Que vois-je ? Je rentre chez le Comte pour lui faire un rapport de ma mission et je croise un minable petit Compatible, à peine expérimenté. Dit l’akuma tandis qu’un rictus laissait apparaître un peu plus ses dents d’or. Je pense que le Comte sera content si j’ajoute un mort ma liste. En plus que si je te laisse en vie par mégarde tu risque de devenir fort, ce qui embêterait quelque peu M. Le Comte, mais ne t’inquiète pas, je veillerais personnellement à ce que tu sois tout ce qu’il y a de plus mort !
Et l’akuma poussa un petit rire glacé qui figea Max sur place un court instant. Le jeune homme, pendant les huit années passés avec son maître, avait combattu un seul akuma de niveau 2 et ce dernier avait été assez maladroit pour que Max puisse l’abattre en quelques heures, avec blessures diverses. Mais le Panda qui se tenait devant lui semblait avoir beaucoup tué, c’est ainsi que les akuma évoluaient, et sa soif de sang semblait s’être amplifiée il y avait quelques instants.
Le Panda fonça sur Max qui ordonna à son innocence de s’allonger, contrant ainsi la première attaque de griffure. Un coup de griffe, une morsure, un nouveau coup de griffe. Max réussissait jusqu’à présent à parer toutes les attaques de l’akuma mais ne savait que trop bien que ceci ne durerait pas éternellement. Puis, le monstre frappa avec rage contre le sol et, par l’onde de choc que provoqua ce mouvement, le jeune Compatible et son Innocence se virent projetés à quelques mètres au dessus du sol avant de retomber douloureusement sur le sentier caillouteux.
Max sentit un vertige monter à son cerveau, non, il devait se reprendre. Puis, une chose brûlante se posa sur l’épaule du Compatible.
-Je prends le relais.