Un ange prend son envol...
Disclamer: (Nienna, en pleurs) les persos... snif... m'apartiennent pas...snif..... ils sont tous... à...à... kaori Yuki....snif! MAIS! l'inspecteur du chapitre précédent est à moi! ainsi que le patronde la tarverne du chapitre 2!!!! et les geoliers du chapitre 5! gniak gniak gniak!!! (même si pour l'inspecteur me suis aidé d'un de ses personnages que j'ai beaucoup modifier! il reste à moi!!! mon précccccieux....)

ET ENFIN, L'EXPLICATION DES AGISSEMENTS DE RIFF!!!! (comme quoi faut jamais déséspérer!)


Un ange prend son envol...

« La nuit est bien fraîche ce soir, n'est-ce pas Jézabel? »

« oui, père. Mais cela n'explique en rien notre présence ici. »

« Quel impatience! Et bien, ce petit pavillon est celui de Cain. »

« Vous projetez encore de le faire souffrir? »

« Serait-ce une pointe de reproches que je percevrais dans ta voix? »

« Non, seulement, je pensais que vous lui laisseriez un peu de répit, pour mieux le faire tomber. »

« Mais je ne compte rien lui faire, ne t'en fais pas. Ce soir, on va juste regarder les étoiles et parler un peu tous les deux. Je n'ai toujours pas compris comment tu as procédé avec Riff, mais j'ai trouvé cela très réussi. Et je tiens à t'en féliciter... »

Étrangement ces mots que j'ai tant attendu et pour lesquels j'ai tout donné ne m'apportent que honte et dégoût. Je baisse là tête, laissant mes longs cheveux blond retomber sur mes frêles épaules et cacher mon doux visage. Ce soir, j'ai envie de pleurer. Mais je ne veux pas qu'il le voit...

« Allons Jézabel, que t'arrive t-il? Quelle est cette expression de tristesse? Ce soir, tu devrais être joyeux! Ton principal ennemi a été défait. Et ce que je t'emmène voir ne manquera pas de te réjouir, j'en suis sûr.... »

Je frissonne. Je ne sais pas si c'est à cause de la fraîcheur de cette nuit d'automne, ou si c'est par peur. Alexis se retourne vers moi, et me toise de son regard dur et froid. Un rictus mauvais peint sur ses lèvres, il m'ordonne sur un ton de défi:

« Allons Jézabel, raconte-moi un peu comment tu t'y es pris! Je suis impatient de savoir ça! »

De nouveau, je tremble. Pourquoi? A t-il senti mes regrets, pour me demander ça? Je ne peux cependant pas éviter de répondre. Sur un ton que je veux neutre et le visage dépouillé de toutes émotions, je réponds:

« C'était assez facile. Durant plusieurs semaines, j'ai drogué Riff à l'aide du « Hopeless Memory », ce poison qui efface peu à peu la mémoire et qui affaiblit l'esprit. Il m'a ensuite suffit de « l'hypnotiser », en quelque sorte. Je l'ai quelque peu brutalisé, toujours en chantant la comptine du phœnix de nacre. Ainsi, à chaque fois qu'il entendait cette chanson, il savait que j'allais le faire souffrir.

Doucement, sous l'effet de ce poison et de cette mélodie, Riff est devenu une marionnette obéissant au moindre de mes ordres. La chanson du phœnix, quand à elle, était le déclencheur de ses crises de violence qui le poussaient à tuer, car à travers elles transparaissait toute la haine qu'il ressentait à mon égard, mais dont il n'avait aucun souvenir.

Le seul problème était la durée de l'effet de ce redoutable « Hopeless Memory. » en effet, après un peu moins de vingt-quatre heures, il se dissipait, et il fallait alors refaire une injection avant qu'il n'est plus aucun effet. Et là, c'est vous qui intervenez. J'avoue que je ne comprends toujours pas comment vous avez procédé pour le faire revenir tous les soirs, ainsi que pour avoir fait en sorte qu'il accepte de s'en prendre à Cain. Car si ses souvenirs étaient effacés en surface, ils ne l'étaient pas vraiment dans son cœur. Et je pensais qu'inconsciemment il aurait refuser de s'en prendre à Cain à cause de ça. Alors que là, si le temps l'aurait permis, il aurait pu aller jusqu'à le tuer... »

Alexis sourit d'un air mauvais:

« Jézabel, tu es doué, certes, mais tu es encore naïf... Eh bien, c'était très facile, réfléchi un peu. Cela aurait été très dangereux que Riff se souvienne de tout et ne revienne pas. Je n'aurais jamais pris ce risque si je n'avais pas une garantie. Je connais l'effet éphémère de ton poison, puisque c'est moi qui l'ait créé. J'ai donc utiliser une vieille technique. J'empoissonnais Riff tous les soirs, avec un poison qui mettait une journée à agir. Ainsi, quand il en ressentait les premiers symptômes, il rentrait. Vois-tu, il savait que s'il ne rentrait pas, il mourrait. Et puis je me suis dit qu'ainsi, le jour où il ne nous reviendrait pas, il n'aurait pas le temps de nous compromettre.

En ce qui concerne sa haine envers Cain, la tâche m'a été grandement simplifiée par toi. Tu as effacé tous ses souvenirs, puis, tu l'as laissé entre mes mains. Je connais ta rancœur envers mon fils légitime. Il m'a donc suffit d'implanter de nouveaux souvenirs dans la mémoire de Riff. Son passé étant effacé, rien de plus facile. Tu vois, je me plaisais à le voir comme un livre écrit au crayon. Tu as gommé la plupart des écrits Jézabel, mais il en restait des traces infimes, mais profondes. Alors, pour mieux les masquer, j'ai réécrit dessus à l'encre. Et quelle histoire passionnante que la tienne! J'ai cherché au fond de toi ce qui te poussais à haïr autant Cain, et j'ai substitué l'amour de Riff pour son maître par ta jalousie. Je lui ai fait croire qu'il était mon fils adoptif, et que pour gagner mon amour, il devrait tuer Cain. En somme, j'ai fait de Riff une copie de ton cœur troublé. Plutôt réussie, non?

Et pour couronner le tout, je n'ai pas manqué de lui apprendre que tuer était un crime horrible, afin qu'il se sente coupable de ses crises de violence incontrôléesIl était conscient de ses meurtres. C'était sans doute ça le pire pour lui. Il ne voulait pas le faire, mais y était obligé. Je suppose que c'est pour cette raison que Cain l'a tué. Mon fils n'était pas égoïste, il a donc dû préférer sacrifier son bonheur plutôt que de le voir souffrir... En tous cas merci Jézabel, sans toi, je n'y serais jamais arrivé... »

mon cœur se serra à ses mots. Riff était donc devenu mon miroir. Une simple marionnette entre les mains de Alexis... De plus, je ne comprend pas pourquoi ce dernier mentionne Cain au passé.

Je ne peux cependant m'empêcher de demander:

« Et les cœurs arrachés, les cartes de tarots? Pourquoi avoir poussé Riff à faire cela? »

« les cœurs? Un petit clin d'œil à Cain. C'était un symbole qu'il n'a pas su voir. Les cœurs étaient arrachés car je voulais que Riff arrache le cœur de Cain, et j'ai réussi. Belle victoire, non? Riff est mort comme un petit animal apeuré, et à ce moment-là, j'ai entendu très distinctement un petit claquement sec. C'était le cœur de Cain qui se brisait. Quel son merveilleux, tu ne trouves pas, que celui d'un cœur qui se meurt? Quand aux cartes de tarots et aux vers de la comptine, je penses que c'était une sorte d'appel au secours que Riff lançait inconsciemment. Mais j'ai trouvé ça mignon, alors, je l'ai laissé faire... »

«Quel dommage que Riff soit mort! On aurait pu continuer longtemps encore... »

Alexis émet alors un petit rire moqueur sur cette remarque:

« Je vais te faire une confidence, Jézabel, c'est moi, qui est tué Riff. Car la nuit dernière, j'ai veillé à ce que tu lui injectes moins de poison que d'habitude en le coupant avec un peu d'eau. Ainsi, son effet serait moindre, et il se sentirait un instant perdu... Je savais qu'il ne reviendrait pas si je faisais ça, c'est pour ça que je l'ai laissé... De toute manière, il était condamné... »

« Mais pourquoi?»

« Pour me venger, Jézabel, pour me venger. Cain m'a pris celle que j'aimais en la précipitant dans la folie puis, dans la mort. Il m'a conduit à un mariage forcé et malheureux. Je le hais, mais il est mon fils. Il porte la marque. On ne peut donc le tuer si aisément, mais on peut le faire souffrir.

Le pire pour Cain c'est qu'il possédait l'antidote pour sauver Riff, je le savais, il a toujours cette fiole sur lui. Mais quand il l'a vu, là, étendu par terre si lamentablement, il a choisi de le laisser mourir. Il ne pouvait pas condamner Riff à vivre avec ses crimes abjectes sur les mains, quelque en soit le prix. Et le prix en était élevé,crois moi. Car maintenant, c'est lui, qui se sent coupable et qui souffre à en mourir.

Je ne peux pas tuer Cain parce qu'il porte la marque, mais lui... »

« Que voulais vous dire? »

Alexis me fait un signe du menton, me désignant le chemin sombre qui conduit à la falaise. Puis, il me dis doucement:

« Tu connais Jézabel, l'un des derniers vers de cette vieille comptine? Je vais te les remémorer.

Et quand le geôlier revint, il trouva seulement
un petit tas de cendre, et trois gouttes de sang...

Maintenant regarde Jézabel, regarde, et apprends. Tu vois cette silhouette noire au début du chemin? Elle ne te rappelle pas quelqu'un? »

Je plisse les yeux pour tenter de reconnaître la personne s'avançant dans l'obscurité se mourant peu à peu. L'aube se lève, mais le contre-jour et la distance ne me permettent pas de distinguer nettement l'ombre errante qui se dirige doucement vers la falaise. Pendant un instant, je crois que mes yeux sont abusés par la fatigue, car j'ai l'impression de voir un spectre s'avançant vers la mer.

Alexis murmure alors:

« Tu sais ce qui arrive quand on sépare certains oiseaux Jézabel, que l'on nomme les inséparables? Et bien, on dit que l'autre se laisse mourir, tout simplement. J'en avais deux, avant, mais l'un d'entre eux est mort... Et je peux maintenant te dire que ce qu'on dit est vrai... »

Ces paroles m'interpellent. Je reconnais alors le frêle fantôme qui erre tristement sur la route du pavillon à la falaise. Je frissonne alors de dégoût non pas envers lui, mais envers moi. Les vers de la comptine ne cessent de me revenir en mémoire, me tourmentant. Inconsciemment, je les récites à voix haute:

Et dans les brumes des souvenirs perdus
Un ange prend son envol, déployant ses ailes
Il pleure tristement les amant déchus
Et la saveurs amère des regrets éternels

Alexis rigole alors et dit d'un ton joyeux:

« Oui, tu as tout compris, Jézabel, c'est tout à fait ça! Mais sais-tu cependant que c'est la colère de Mary, qui à fini d'achever Cain? »

Alors, je lève mes mains vers mon visage mais je suspens mon geste. Dans l'aube rougeoyante, elles m'apparaissent rouges, comme tachées d'un sang qui ne veux pas s'en aller. J'ai beau frotter, les marques vermeilles restent, témoins cruelles me rappelant mes meurtres, indélébiles comme la culpabilité et le regret de mes crimes. Des larmes affluent à mes yeux. Je sens que je risque de pleurer, pour la première fois. Malgré tout, j'entends encore la voix de Alexis qui chuchote:

« Comme Mary doit se sentir bien seule à présent! Mais laissons-là avec ses cartes tachées de sang. Comme quoi, il n'est pas toujours bon de connaître l'avenir, quand on ne peut le changer. Tout comme il est mauvais, d'oublier le passé... »

Et devant moi, souriant, enfin libre de toutes souffrances, un ange aux ailes noires prend son envole...




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