
Chapitre sept : Retour en arrière
- Lionel Lionel, pardonne-moi
- Pourquoi ? fit Lionel doucement en fixant le plafond. Tu n'as pas à t'excuser, Sakura. Tu n'as rien fait de mal c'est de ma faute
- Non ! Insista Sakura en pressant son corps nu contre celui de son petit ami. Lionel, tu as raison je n'aurais pas du aller au cinéma avec lui sans t'en parler mais je te jure que ce n'est qu'un ami !
- Je le sais Sakura. Je m'excuse, vraiment je n'aurais pas du te crier dessus tu as le droit de voir qui tu veux je sais que c'est un ami
Sakura l'étreignit avec force et il l'enlaça, faisant grincer le grand lit.
- Lionel je veux pas qu'on se dispute je t'aime très fort.
- Ce n'est qu'une petite chicane, Sakura. Une seule. Et moi aussi je t'aime, je t'aime tellement
Ils échangèrent un long baiser, puis Sakura pressa sa joue contre la poitrine de son amoureux pour écouter sa respiration. Il posa une main sur sa tête et la caressa doucement.
- Je ne veux plus jamais qu'on se chicane
- Ça n'arrivera plus, Sakura. Ne t'en fais pas. Ça n'arrivera plus.
- Daniel, quelle surprise, tu es de retour ! S'exclama Lionel en entrant.
- Hé oui ! Fini le soleil, retour au Japon ! Ça va mon vieux ?
Ils échangèrent un poignée de main amicale puis Lionel dû prendre Eva, qui hurlait comme une folle en tendant les bras vers lui.
- Dit donc toi, tu es de mauvaise humeur !
- Elle perce sa première dent, expliqua Sakura en sortant de la chambre de la petite, l'air fatiguée. Elle pleure toute la nuit, on doit sans cesse lui frotter les gencives et là elle n'en peut plus alors elle pleure. Daniel et moi nous nous relayons à son chevet mais il n'y a pas grand-chose à faire
- Elle ne m'aime pas vraiment, expliqua Daniel en se grattant la tête. Ça ne la réconforte pas vraiment que je sois là tout ce que je peux faire c'est lui donner à boire. Elle ne veut pas que je la prenne dans mes bras
- Elle t'appelle durant la nuit, ajouta Sakura en bâillant.
- Moi ? Fit Lionel, à la fois étonné et comblé.
- Elle pleure en t'appelant.
- Ma pauvre petite, fit Lionel en caressant la tête de sa fille qui avait mit son capuchon dans sa bouche. Je ne suis pas mieux qu'eux tu sais
Sakura jeta un regard étonné alors qu'Eva cessait de pleurer, s'adonnant complètement au morceau de tissu qu'elle avait dans la bouche.
- Hé bien apparemment elle avait raison de t'appeler, regarde, elle ne pleure plus ! S'écria-t-elle, excitée.
- C'est parce qu'elle mâchouille mon capuchon peut-être parce qu'il y a de la neige dessus, ça doit goûter bon Ah ! S'exclama-t-il soudainement. Mes bas !
- Qu'est-ce qu'ils ont ? Demanda Sakura en les regardant, surprise.
- Elle les met toujours dans sa bouche ! J'ai cru que c'était qu'une folie, mais en fait ça devait lui faire du bien !
- Tes pieds goûtent bon ? Tu es chanceux, les miens elle n'oserait pas s'en approcher, elle mourait intoxiquée ! Rigola Daniel.
- Ça ne doit pas être le goût qui l'attire, reconnu Lionel, mais ça expliquerait pourquoi elle a ce drôle de comportement enfin, pour le moment elle est heureuse.
- Tu vas devoir la garder dans tes bras, fit Sakura. Elle est un peu lourde
- Si c'était que de moi je ne la lâcherais jamais. Ça ne me dérange pas de la garder, ne t'en fais pas. Occupe-toi plutôt de toi, tu as besoin d'une bonne douche, tu as une mine horrible.
- Merci beaucoup.
- Tu sais bien pourquoi je te dis ça
- Il a raison, ma grenouille. Va te laver. Moi je dois filer au boulot !
- D'accord. Bonne journée mon chéri.
Lionel détourna le regard alors qu'ils s'embrassaient et s'occupa plutôt de sa fille, qui mangeait maintenant son foulard. Il réussi à enlever son manteau trempé de neige et s'empressa de donner une mitaine à sa fille, qui se mit immédiatement à la mordiller. Sakura alla reconduire Daniel puis vint voir comment s'en sortait Lionel.
- J'ai qu'un seul problème, mes lunettes sont embuées et avec la petite dans mes bras, je ne peux pas les laver tu peux le faire pour moi s'il te plait ?
Sakura les lui enleva et entreprit de les nettoyer alors que Lionel repositionnait la petite contre sa hanche.
- C'est rare que tu portes tes lunettes alors que tu ne lis pas
- Elles me font un peu mal au nez je ne suis pas habitué.
- C'est dommage, je te trouve très beau avec. C'est drôle de penser que le Lionel que j'ai connu a maintenant un look d'intello ! Monsieur '' je m'entraîne et je n'ai jamais connu autre chose que le combat '' avec ses petites lunettes et son air gaga avec sa fille où est donc passé mon bon vieux Lionel ?
- C'est mal que j'ai changé ? Demanda Lionel, surpris.
- Non ! Non loin de là , tu es plus normal comme ça. Plus réel.
- Hein ? Ce que tu dis n'a aucun sens, Sakura.
- Avant tu n'étais pas un type normal comme les autres, tu semblais être un espèce de personnage, un mec qui se prend pour un autre quoi. Maintenant tu es comme n'importe qui d'autre.
- Je me sens unique.
- Tu sais bien ce que je veux dire, rigola Sakura. Bon, je vais à la douche moi.
- Il était temps !
Elle le fusilla du regard.
- Ã?couter trois films ?
- Trois, même peut-être quatre !
- C'est ça, ta définition d'une journée parfaite ? S'étonna Lionel alors qu'elle s'asseyait près de lui, une serviette sur la tête.
- Que oui. Je n'ai pratiquement pas fermé l'œil depuis deux jours, je n'ai pas envie de bouger. J'ai envie de relaxer et d'être confortable, chez moi.
- Tu aurais du m'appeler, Sakura, je serais venu aider. Daniel est gentil, mais ce n'est pas l'homme le plus compétant pour la tâche
- Tu t'y connais plus que lui ? C'est ton premier bébé à ce que je sache.
- Je viens de me taper quatre livres sur l'éducation des bambins pour ma rubrique, j'en sais un rayon, crois-moi. Et puis il vient de revenir, vous aviez sûrement envie de faire autre chose que de limer la bouche d'un bébé !
- Oh non, voir mon enfant souffrir était mon rêve. Alors, tu veux ou pas ?
- Bien sur. Trois films en ligne, c'est d'accord. Mais j'ai droit d'en choisir au moins un !
- Ne choisit pas un truc compliqué conseillé par tes collègues, implora Sakura.
- Ce n'est pas mon genre.
- Si, l'autre jour on a écouté un film muet mexicain de quatre heures et j'ai rien compris ! Je haïs me sentir idiote !
- Je te promets de faire un bon choix. En route !
Sakura était blottit contre Lionel et regardait la télé, les yeux pleins d'eau. Il souriait vaguement, la tête appuyée contre celle de Sakura.
- C'est le film le plus sentimental que j'ai vu de ma vie, souffla-t-il à son oreille. C'est tellement kitch que j'ai envie de me crever les yeux pour être sur de ne plus jamais rien voir un truc comme ça.
Elle lui donna un petit coup, concentré sur le mariage à l'écran. Lionel en profita pour jeter un coup d'œil à Eva, qui dormait un peu plus loin dans sa chaise, une chaussette dans la bouche.
- C'est tellement beau moi aussi je veux un mariage comme ça, souffla Sakura. Avec une grande robe blanche !
- N'épouse pas Daniel, il est tellement mauvais écrivain que tu vas changer d'idée en entendant ses vœux.
Sakura le frappa à nouveau et il rigola à nouveau en ajustant la couverture qui les couvrait.
- Quel beau couple, souffla-t-elle, les yeux larmoyants, en regardant le petit écran, où on pouvait voir les deux acteurs dans leur cuisine en train de s'embrasser. Oh Lionel pourquoi est-ce qu'on ne peut pas être comme eux ?
- Parce qu'on se disputait sans arrêt, répondit-il doucement en enlaçant Sakura, qui se couchait sur lui, le dos contre son torse. J'étais beaucoup trop jaloux et possessif et tu étouffais à cause de ça, et résultat on se chicanait.
- Ah ça, pour se disputer, nous étions très doués, rigola Sakura doucement en mettant ses mains sur celles que Lionel avaient jointes sur son ventre. Faut dire que je n'étais pas très sérieuse, la seule chose que j'avais en tête, c'était de m'éclater, alors que toi tu étais déjà plus mature, et ça faisait des étincelles
- Et ça finissait toujours au lit. On ne réglait jamais vraiment nos querelles. On les enterrait sous les draps, je crois, murmura-t-il en la pressant doucement contre lui. Jusqu'à ce qu'un jour, il n'y ait plus de place
- Et que je tombe enceinte. Et que je te quitte. Ça faisait un moment que je n'en pouvait plus des chicanes, je m'étais dit qu'on devrait peut-être se séparer pour un moment, et comme j'allais te proposer une petite pause, paf !, un bébé !
- Moi plus j'étais mal, plus je m'accrochais à toi, plus je refusais de te voir partir. J'étais vraiment très amoureux de toi, souffla-t-il à son oreille en fermant les yeux, la serrant contre lui.
- Je t'aimais aussi, mais en vérité, ni toi ni moi n'étions bien dans notre relation, pas vrai ?
- c'est vrai, murmura Lionel. C'est tout à fait vrai. Moi aussi je n'en pouvais plus. Ce n'était pas de la faute d'un ou l'autre.
- Si je ne t'avais pas laissé, tu l'aurais fait tu crois ?
- Non, mais j'ai l'impression que j'en serais tombé malade. Tu sais, c'était vraiment d'une pause dont on avait besoin. Regarde aujourd'hui, on est enfin heureux, et on a une fille !
Sakura sourit tendrement.
- N'empêche, il m'arrive de regretter. Encore aujourd'hui, je me dis que c'est avec toi que j'aurais voulu passer le reste de mes jours, avoua-t-elle en renversant la tête pour le regarder.
Lionel lui sourit tendrement et l'embrassa sur le front.
- Il ne sera jamais trop tard, si jamais on s'est trompé.
Sakura lui décocha un sourire et approuva, heureuse.
Mon dieu que cette soirée avait été libératrice.
C'était vrai, complètement vrai. Moi aussi, je ne me sentais plus bien dans cette relation. Moi aussi je n'en pouvais plus de nos disputes.
Jusqu'à aujourd'hui, j'avais intérieurement toujours tout blâmé sur Sakura. Quand quelque chose nous arrive de mal, on a tendance à tout rejeter sur quelqu'un d'autre. Mais aujourd'hui, pour la première fois, je l'admettais. Je l'aimais, j'étais fou d'elle, mais c'est vrai, je n'étais plus heureux. Et c'était aussi par ma faute.
Dans ce temps-là , j'étais maladivement jaloux. Chaque fois que Sakura sortait, je me mettais à ruminer, je devais furieux, je l'imaginais avec pleins d'autres types alors qu'en fait elle allait seulement chercher des légumes au marché - et je le savais. Je me suis mit à la garder autant que je le pouvais à la maison, ou alors je la chaperonnais. Bien sur, Sakura s'est vite tannée de mon comportement, et c'est ainsi qu'ont commencés nos disputes. Je ne m'étais jamais vraiment montré autant jaloux, et c'était un coté de moi qu'elle n'aimait pas. Petit à petit, nous sommes devenus plus blessants l'un envers l'autre, portant des atteintes personnelles mesquines à l'autre. Ce n'était pourtant pas par manque d'amour, parce que malgré tout, à l'intérieur, nous nous aimions encore mais parfois nous agissons comme des idiots.
Il était temps pour elle et moi de nous éloigner, mais têtu comme j'étais, je le niais de tout mon cœur.
Et nous avions finalement rompu.
Avec du recul, je peux finalement admettre que c'était une bonne chose.
Maintenant Sakura et moi étions mieux l'un avec l'autre
et c'étais ma chance de la reconquérir.
- Je suis dans la merde, mon vieux.
- Pourquoi ? demanda Lionel, surpris, en prenant une gorgée de sa bière.
- Je ne sais vraiment plus où j'en suis avec Tiffany, expliqua Anthony, qui jouait distraitement avec l'étiquette de sa bouteille. C'est vraiment compliqué notre histoire, je commence à me perdre dans tout ça.
- Ne me dis pas que c'est juste maintenant que tu te rends compte que votre histoire est compliquée, lâcha Lionel avec un rire.
- Non, non, je l'ai toujours su, seulement je me rend compte juste maintenant des conséquences de ce qu'on fait, et putain, je ne sais plus si c'est une si bonne idée, le bébé.
- Quoi ? Anthony, tu en parles depuis des mois d'avoir un enfant, je croyais que ça te tenais à cœur, pourquoi est-ce que tu veux reculer maintenant ?
- J'essai de penser au bébé dans tout ça. De un, ses parents ne sont pas amoureux, déjà c'est un mauvais modèle, et de deux, Tiffany va sûrement rencontrer une fille un jour, je ne peux pas croire qu'elle va rester seule toute sa vie, elle est trop magnifique pour ça. Notre enfant va vivre avec non seulement le fait que ses parents ne sont plus ensemble, mais qu'en plus, sa mère est lesbienne ! Ça fait beaucoup. Et j'ai peur que notre relation s'envenime. Pour l'instant, tout est beau, mais qui sait ce que se sera avec le bébé, si jamais Tiffany a une petite amie je sais plus trop.
- Je pense que tu es un petit con, dit finalement Lionel en regardant son meilleur ami. Tu es dingue de cette fille, et dieu sait combien Tiffany t'adore aussi !
- Tu étais dingue de Sakura et vous vous êtes séparés quand même, maugréa Anthony.
- Peut-être, mais regarde aujourd'hui, on est heureux, non ? Et notre enfant n'est pas dérangé. Anthony, je ne sais pas ce qui se passe avec toi mais tu n'es pas toi-même. Tu as passé des soirs entier à parler avec excitation d'à quel point tu avais hâte d'être père, de comment Tiffany était un ange Anthony, s'interrompit soudainement Lionel, est-ce que tu serais amoureux d'elle ?
- Putain, Lionel, ça t'en as prit du temps, souffla Anthony dans un souffle, amère. Je ne sais pas. J'essai de me poser la question mais je n'arrive à aucune réponse. Je m'étais juré de ne plus jamais être amoureux, mais visiblement mes promesses ne sont pas très bonnes.
- On ne peut pas se battre contre ça, crétin. Bon, d'accord. Tu es peut-être amoureux. Qu'est-ce que ça change, hein ? C'est encore mieux !
- Non, grogna Anthony. Je ne sais pas si je le suis, je ne me rappelle même plus de ce que c'est que d'être amoureux je n'en ai vraiment aucune idée et j'ai peur de blesser Tiffany. Mais y'a pas que ça. Le pire dans tout ça c'est en fait de le faire, cet enfant. J'ai l'impression d'abuser de Tiffany, de la forcer, je me sens comme un vieux pervers qui abuse d'une jeune vierge qui ne se doute de rien.
- Woh, t'es un peu dur je trouve pourquoi, elle elle ne veut pas ?
- Non, au contraire, c'est toujours elle qui fait le premier mouvement, c'est elle qui décide, j'ai trop peur de la blesser mais quand même. Je me sens mal de profiter d'elle.
- Tu ne profites pas d'elle ! Mon vieux, Tiffany t'adore et elle veux ce bébé plus que tout, crois-moi si elle n'étais pas heureuse et ou d'accord, elle te le ferait savoir. Tu t'en fais pour rien. Tiens, tu vas lâcher cette bière tout de suite, parce que vraiment te voir dans un bar c'est trop étrange, et tu vas rentrer chez toi. Va la voir et dit-lui donc la vérité. Que tu te sens mal et que tu as besoin d'être réconforter. Allez, tout de suite !
- Mais je dois payer
- Non, je m'en occupe. Toi, dégage et va rendre ma meilleure amie contente, tu m'entends ? Anthony, reprends-toi putain, ce n'est pas ton genre de t'écraser comme ça ! Tu es mieux que ça.
Anthony le regarda un moment et sourit.
- Tu as raison, vieux J'y vais. Merci de m'avoir écouté me plaindre je t'en dois une.
- Oh je m'en souviendrai, je te le jure. Allez, file.
Anthony lui serra la main avant de partir, un peu plus léger. Lionel sourit pour grogna en sortant son portefeuille.
L'appartement de Lionel était silencieux en ce dimanche, les seuls bruits pouvant être entendu étant celui du grand lit qui grinçait et celui des baisers dont Lionel couvrait Sakura. Il était penché sur elle et l'embrassait dans le cou tout en ondulant des hanches. Le visage enfouit dans la nuque de Sakura, il ne remarquait pas que celle-ci était immobile et fixait le plafond d'un regard vide. Ce n'est que quelques minutes plus tard qu'il réalisa que quelque chose n'allait pas alors que Sakura éclata en sanglots. Immédiatement il se recula et la prit dans es bras, surpris et inquiet.
- Sakura ! Hey Sakura, qu'est-ce que tu as ?
Sakura s'accrocha presque violemment à lui et enfouit son visage dans le creux de son épaule alors qu'il lui caressait le dos et les cheveux.
- Sakura, ne pleure pas dis-moi ce qui ne va pas. Je t'ai fais mal ?
Elle secoua la tête, collant leurs corps nus.
- Ça ne va pas ? Tu aurais du me le dire, mon amour. Dis-moi ce qui ne va pas, je t'en supplie
- Ça va, excuse-moi, je ne sais pas ce qui m'a prit. Je suis simplement épuisée, je suppose, c'est rien, Lionel
Lionel posa une main sous le menton de Sakura et la força à le regarder, essuyant de l'autre main les larmes qui coulaient sur les joues blêmes de sa petite amie.
- Je veux que tu me dises quand ça ne va pas, Sakura. Je t'aime, et je n'aime pas te voir comme ça.
- Je sais, je m'excuse, Lionel. J'aurais du te dire que je ne me sentais pas bien.
Il l'enlaça tendrement et elle se calma rapidement, jusqu'à ce que les larmes soient complètement sèches.
- Tu me le diras la prochaine fois si ça ne va pas, même si ce n'est pas grand chose, hein ? Jure-le.
- Je te le jure, Lionel. Je ne te cacherai plus rien.
- Okay. Je t'aime, Sakura, je t'aime tellement
Sakura ne dit rien et ferma les yeux, s'accrochant toujours à lui.
- La prochaine fois j'agirai tout de suite, promit-elle.
Elle m'a laissé quatre jours plus tard.
Anthony se glissa dans la grande chambre et se dévêtit en silence, ne voulant pas déranger Tiffany qui était couchée dans leur grand lit. Il s'y glissa en soupirant et sourit tendrement lorsque Tiffany se tourna vers lui.
- Hey toi, tu rentres tard dit donc, murmura-t-elle doucement en allant se coller contre lui.
- Je sais, je suis désolé. Je suis sortir avec Lionel.
- Tu as bu, tu sens l'alcool. Mon petit Anthony qui boit, du jamais vu !
Anthony rigola en collant son visage contre celui de Tiffany.
- J'ai bu un seul verre et déjà c'était trop. Tu ne dormais pas ?
- Comment dormir loin de toi, c'est impossible. Le lit était si grand tout d'un coup, et si désert ! J'avais hâte que tu rentres.
- Hé bien me voilÃ
Tiffany l'embrassa tendrement tout en réduisant d'avantage l'écart entre eux, les amenant a être aussi collés que deux êtres le peut-être. Anthony la serra contre lui.
- Ça va mieux alors ? demanda Tiffany dans un murmura en lui caressant les joues. Lionel t'a conseillé, il t'a aidé à y voir clair ?
Anthony eu un petit mouvement, surpris qu'elle sache pourquoi il était allé voir son meilleur ami. Tiffany baissa la tête.
- Tu étais tout chose depuis quelques temps, tu étais un peu éloigné, et je voyais bien que tu enfin, je ne t'en ai pas parlé, je me disais que c'était sûrement un truc que j'avais fais tu vois j'étais inquiète, pendant un moment. Je me suis dit que peut-être tu voulais plus de moi...
- Jamais, s'empressa de répondre Anthony. Jamais je ne pourrais me passer de toi, 'anny, tu es tout pour moi. J'étais un peu confus, c'est vrai, mais ce n'est rien de grave. Je faisais le con, c'est tout.
- La prochaine, n'hésite pas à venir me parler si quelque chose ne va pas, d'accord ? Surtout si ça me concerne.
- D'accord, souffla Anthony en souriant avant de l'embrasser.
- Et Anthony tu sais toi aussi tu as le droit de parole. Tu peux me dire ce que tu ressens, quand tu es en colère, quand tu es triste, ou quand tu as envie de moi, ajouta-t-elle en posant un doigt sur sa lèvre. C'est toujours moi qui fais les premiers pas soit je ne suis pas attirante, soit tu es gêné.
- Putain ce que tu es drôle. Pas attirante ! Même Thomas est sous ton charme, ce n'est pas peu dire. Je veux juste pas te pas abuser de toi, je ne sais pas.
Tiffany rigola et l'embrassa.
- Mon chéri, si tu étais avec ta femme, tu attendrais qu'elle fasse TOUJOURS les premiers pas ? Non, hé bien c'est pareil avec moi. Toi et moi on est encore plus soudés que des mariés. Tu peux exiger mon corps quand tu le veux, et des fois je vais te dire non et se sera génial parce que ça sera encore plus vrai ! Je veux que tu me dises ce que tu veux et ce que tu ressens, 'Thony. Parce que je t'adore, et que je veux que tu sois sincère. D'accord ?
- D'accord.
Ils échangèrent un long baiser, et Anthony posa ses mains dans le bas de son dos.
- Quand je veux hein ?..., fit-il avec un petit air malicieux.
- Sauf là , parce que je suis morte de fatigue, rigola Tiffany en bâillant.
Anthony lui caressa doucement le dos et l'embrassa à nouveau, profitant de l'inattention de Tiffany pour poser ses mains sur ses fesses. Il leva un sourcil.
- Dit donc toi je peux savoir ce que tu fais nue ? C'est pas juste ça !
- C'est fait exprès, c'est pour te punir d'être sortit tard dans un bar sans moi, répondit Tiffany. Allez, au dodo, mon homme chéri.
Anthony sourit tendrement et enlaça Tiffany, fermant les yeux. Il soupira de bonheur en sentant le corps de sa compagne devenir lourd de sommeil dans ses bras. Lionel avait raison. Il n'avait pas à s'inquiéter.
Sakura ne prêtait pas attention aux aiguilles qu'on lui enfonçait dans le bras et aux tests qu'on lui faisait passer alors qu'elle reprenait son souffle sur le grand lit. Tout ses sens étaient tournés vers deux hommes et une femme qui lui tournait le dos. La pièce vibrait d'un son strident, qui pour Sakura était la plus belle musique. Elle écoutait avec ravissement les pleurs d'un bébé que l'on avait dérangé dans sa demeure en l'amenant sur terre. Son cœur battait à un rythme infernal à l'idée que ce petit cri s'arrête. Soudainement, les types partirent, ne laissant que les trois individus dans la pièce. L'un d'eux se tourna soudainement et s'approcha, et Sakura sentit son cœur faire un bond alors que ses yeux se posaient pour la première fois sur sa fille, toute propre. Elle était dans un minuscule pyjama jaune que Sakura ne se souvenait pas avoir acheté, et portait un petit bonnet, et tenait dans une petite couverture dans un seul des bras de l'infirmier, qui la déposa sur la poitrine de Sakura. Elle sentit son cœur s'enflammer au contact du bébé, qui cessa de pleurer pour entrouvrir ses minuscules yeux et la regarder. Sakura sentit une boule lui prendre la gorge alors qu'elle avançait un doigt vers le visage qui lui semblait inconcevablement petit comparé à sa main. Des larmes se mirent à couler alors qu'elle caressait doucement la joue de sa fille, qui entrouvrait la bouche comme un poisson en la fixant de ses yeux noirs. Elle était, et de très loin, la chose la plus merveilleuse que Sakura aie jamais vu. Son corps était agité de sanglots alors qu'elle serrait son bébé contre elle, toute souriante. Elle était si petite ! Sa main ouverte était plus grosse que la tête même du nouveau-né, qui bâillait. Les yeux de Sakura tombèrent sur la main de l'infirmier qui était toujours là , et elle la fixa, trouvant sa fille encore plus lilliputienne comparée à cette main masculine. Elle leva les yeux vers l'infirmier, se demandant s'il attendait quelque chose, lorsque son souffle resta coincé dans sa gorge. Il avait baissé son masque et retiré ses lunettes, et son visage était inondé de larmes. Elle laissa échappa un sanglot alors qu'il s'agenouillait, ses jambes étant incapables de continuer à le supporter dans une position debout. Elle se mit à pleurer tout en riant, posant une main sur sa joue.
- Regarde Lionel. Regarde, regarde notre fille ! Sanglota-t-elle.
- Je sais je sais je l'ai vu... je l'ai lavé , répondit Lionel avec une voix cassée qui n'était pas la sienne. Je lui ai fait un pyjama elle est tellement, tellement petite et jolie elle est parfaite, dit-il en hoquetant ses sanglots.
- Elle est tellement belle. Oh mon bébé, mon tout petit bébé.
Lionel pressa la main de Sakura contre son front en regardant sa fille.
- Notre petite Heaven, souffla-t-il. Eva c'est la plus belle.
- Oh mon dieu que je suis heureuse, s'exclama Sakura en riant, ses larmes l'empêchant de voir correctement sa fille. Oh regarde-la, Lionel
Lionel se releva un peu et appuya sa tête contre celle de Sakura en posant une main paternelle sur sa petite fille. Les nouveaux parents eurent un petit rire en la voyant faire une bulle.
- C'est le plus beau jour de ma vie.
- Je te jure que c'est le mien aussi. Oh mon dieu
Ils rirent à nouveau, leurs larmes coulant sans retenue sur leurs joues alors qu'ils contemplaient ce qui, sans aucun doute, était la raison même de leur existence sur terre. Leur fille, Heaven Li.
Lionel écoutait la télé, assit à côté de Daniel. Tout deux étaient des fanas d'actualité, et ils fixaient le présentateur de nouvelles comme si leur vie dépendait de ses paroles. Sakura s'amusait beaucoup à les voir ainsi alors qu'elle préparait Eva pour l'heure du dodo. Elle sourit à sa fille, toute jolie dans son petit pyjama, et alla voir Lionel.
- Tu dis bonne nuit ?
- Hep, pas question.
Il prit Eva et la serra contre lui, sans toutefois lâcher l'écran des yeux. Eva ferma les yeux, fatiguée, et se laissa aller sur l'épaule de son père. Voyant que sa fille était bien et qu'elle s'endormait, Sakura décida de la laisser où elle était. Elle alla ranger la cuisine et s'apprêtait à aller se changer lorsque soudainement la maison fut plongée dans le noir. Elle poussa un cri de surprise alors que les hommes en poussait un de rage.
- Ah non ! Juste avant les sports en plus !
Lionel se retint de vociférer sa pensée, ne voulant pas trop réveillée la petite qui somnolait.
- Ma grenouille, où tu es ? Appela Daniel, désorienté dans le noir.
- Croasse, nous suivrons le son, ricana Lionel.
- Je suis dans la cuisine. On dirait qu'il n'y a plus de courant.
- Perspicace, le petit crapaud.
- Lionel
- D'accord, j'arrête. Tu as des bougies, ou une lampe de poche ?
- Des bougies un peu partout, oui, mais je n'ai rien pour les allumer, je crois.
- Si tu étais un dragon aussi !
- Si je te trouve dans le noir, je te frappe, gronda Sakura.
- J'ai des allumettes dans mon manteau, je vais aller les chercher, fit Daniel en se déplaçant maladroitement dans le noir.
Lionel en profita pour se diriger vers Sakura, qu'il pouvait deviner dans le noir. Elle sursauta lorsqu'il posa une main sur son épaule.
- Beau saut ! Jolies cuisses de grenouilles qui bondissent
- Si tu n'avais pas Eva je m'arrangerais pour te faire plier en deux.
- Ne me frappe pas, bébé oblige. Dit donc, c'est une sacrée panne, souffla-t-il en passant un bras autour de la taille de Sakura, la faisant rougir.
- Ça doit être la neige
- J'ai mes allumettes ! Lança la voix lointaine de Daniel. Où sont les chandelles, Sakura ?
- Les grosses sont dans la salle de bain, mais je crois qu'il y en a une dans la bibliothèque du salon.
Lionel délaissa son amie pour aller regarder par la fenêtre. Il échappa un juron.
- C'n'est pas vrai ! Regarde un peu ça !
Sakura alla rapidement à la fenêtre, qui était pratiquement recouverte de glace. Dehors, elle pouvait distinguer sa cours, dans laquelle était tombé un arbre. Le vent soufflait de grosses rafales et la glace semblait tombée du ciel par plaque tant il grêlait.
- C'est la tempête du siècle !
- Rassure-moi, ta maison est solide, pas vrai ? fit Lionel, impressionné.
- Si, et au pire ce sont les locataires d'en haut qui vont souffrir. Lionel tu ne vas quand même pas retourner chez toi dans cette tempête, tu dois rester ici à coucher, c'est beaucoup trop dangereux.
- Oui, je vais prendre le divan, je n'ai pas envie de m'endormir dans un cercueil ce soir. C'est dingue, aujourd'hui c'était plutôt calme, malgré la neige
- Je l'ai ! S'exclama Daniel en allumant une première bougie. Avec ça, on va mieux voir. Je vais aller à la salle de bain chercher les autres. Ce sera très romantique comme soirée, avec des chandelles.
- Tu veux que je nous fasse un bain avec des pétales de roses ? Blagua Lionel.
Eva soupira en remuant dans les bras de Lionel, qui la changea légèrement de position.
- Tu devrais aller la coucher, suggéra Sakura en caressant les cheveux de sa fille, qu'elle pouvait voir grâce à la fenêtre.
- Na j'aime mieux la garder avec moi, ça ne me dérange pas, vraiment. J'aime bien la tenir contre moi quand elle dort elle est tellement petite et toute fragile et elle me réchauffe, et elle toute chaude.
- Avoue plutôt que tu as trop peur de la laisser seule dans sa chambre une nuit de tempête.
- Ça aussi, admit Lionel en embrassant le front de son bébé. Mon dieu que je l'aime, Sakura, notre petite fille.
Sakura l'enlaça, touché, et il sourit.
- Lionel n'essai pas de tripoter ma petite amie, je vous vois, vous êtes juste devant la lumière, grogna Daniel en revenant avec des bougies.
- Un ménage à trois, ça ne te dirait pas ?
- Ça dépend, la troisième, c'est toi ou Eva ? demanda Daniel en déposant une chandelle sur la table.
Lionel serra la petite contre lui, faussement horrifié.
- Horreur ! Reste loin de mon bébé !
Sakura éclata de rire alors que Daniel faisait mine de s'approcher d'Eva et que Lionel tentait par tout les moyens de la protéger, allant jusqu'à la couvrir avec son chandail, et ce, sans la réveiller.
Lionel bâilla en tirant la couverture sur lui, plaçant sa tête sur l'oreiller dodu que lui avait prêté Sakura. Il s'étira et bâilla une nouvelle fois, mort de fatigue. Il prêta attention aux bruits qui venaient de la chambre de Sakura, où parlaient les deux amoureux. Lionel sentit son cœur se serrer en entendant Sakura murmurer à Daniel qu'elle l'aimait, et pendant un instant eu l'idée d'aller le tuer dans son sommeil.
- Bonne nuit mon Daniel, fit Sakura.
- Bonne nuit ma gr ma belle.
- Bonne nuit Lionel ! Lança-t-elle plus fort.
- Bonne nuit Sakura !
- Bonne nuit Lionel, lança à son tour Daniel.
- Bonne nuit Daniel, mon chéri, vient me rejoindre quand Sakura dormira !
Ils éclatèrent de rire.
- Daniel ! Daniel, réveille-toi !
- Hein ? Qu'est-ce qu'il y a ?
- Lionel, il est partit !
- Quoi ?... et alors ?
- Il est partit avec mon canapé !
- Hein ?
- Il dormait dessus, je me lève ce matin et pouf !, plus de traces ni de l'un, ni de l'autre ! Peut-être qu'ils ont été enlevés ?
Daniel se leva à contre cœur et alla voir dans le salon, constatant en effet que le canapé n'y était plus. Il jeta un regard au tapis et suivit les traces jusqu'à la chambre d'Eva. Il entrouvrit la porte et y jeta un coup d'œil avant d'aller rejoindre Sakura, qui le surveilla de la porte de sa chambre.
- Ils sont là . C'est ta fille qui les a kidnappé.
Sakura le laissa aller se recoucher et trotta jusqu'à la chambre d'Eva. Elle ouvrit la porte et vit le divan collé contre le lit du bébé. Lionel dormait profondément, une main entre les barreaux. Eva dormait, la main contre elle, et semblait presque sourire dans son sommeil. Sakura sourit tendrement et essuya du revers de la main une larme qui venait de trouver son chemin sur sa joue. Elle referma la porte sans faire de bruit.
- Je suis désolé, Sakura, mais il y a tellement de papiers à remplir que je doute qu'on soit sortit de cet hôpital avant la majorité d'Eva.
Sakura éclata de rire. Elle était dans son lit d'hôpital, sa fille bien blottit au creux de ses bras. Lionel ne l'avait pas quitté une seule seconde depuis son accouchement, deux jours plus tôt.
- C'est pire que le FBI, ils veulent même savoir les dates de naissances de mes parents ! Comme si ça changeait quoi que se soit à l'identité de ma fille, grommela-t-il en se grattant la tête. Heureusement j'ai presque fini cette partie là . Ensuite on doit trouver un parrain et une marraine.
- Qui choisit ?
- Choisit, c'est toi la mère, tu viens de souffrir, tu le mérites bien, dit-il.
- comme parrain, je pensais à Thomas.
- Pas Anthony ?
- Bien, Anthony peut toujours en avoir un par lui-même, pas Thomas et je doute qu'Anthony soit un type doué avec les enfants
- Tu as tout à fait raison, approuva Lionel. D'accord, Thomas sera parrain ! Déclara-t-il en inscrivant le nom de l'homme sous la case appropriée, prenant soin de bien écrire. Et la marraine ?
- Choisis. Chacun son tour. Sache toutefois que Tiffany refuse d'être marraine. Elle dit que ça attire la malchance et qu'elle préfère être mère.
- J'irais avec Stéphanie, moi. Je lui dois tellement, et c'est une excellente tante, elle prend bien soin de mes cousins et cousines. C'est la moins névrosée de ma famille, ce qui en soit en dit long, selon moi, sur l'hystérie qui règne chez moi.
- Oh oui, je seconde totalement ce choix, approuva Sakura. Thomas et Stéphanie ! C'est décidé !
Lionel inscrivit l'information sur la feuille.
- Ah bon, là on doit prévoir notre mort. Si jamais on meurt, qui a la garde ?
- Comme c'est morbide.
- Ce n'est pas moi, c'est le stupide formulaire. Je vais sauter les questions idiotes.
Sakura approuva, les yeux fixés sur lui, se mordillant la lèvre. Il le remarqua du coin de l'œil.
- Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?
- Euhm en fait je me posais une question. Non, en vérité, je m'en posais des millions, admit-elle en riant.
- Vas-y, pose, invita Lionel en se redressant, curieux.
- Okay. Lionel pourquoi tu es ici ? Je veux dire, c'est évident, tu viens d'être père, mais pourquoi est-ce que tu restes alors que je t'ai joué un tour horrible ? J'ai été un monstre avec toi, et pourtant tu es lÃ
- Je ne dirai pas le contraire, tu m'as fais beaucoup de mal et je suis encore en colère contre toi, mais je voulais être là pour voir ma fille venir au monde, et malgré tout je ne peux pas te détester. J'aurai toujours des sentiments pour toi, et ce même si tu me brises le cœur.
- Je suis tellement désolée, Lionel, pour tout, vraiment je suis désolée. Je ne suis plus amoureuse de toi, souffla-t-elle, mais tu restes la personne la plus importante dans ma vie. Je suis tellement contente que tu sois ici.
- Je le suis aussi d'être là , crois-moi. Et j'ai un cadeau pour toi.
- Un cadeau ? fit Sakura, surprise, alors qu'il sortait une petite boite de son sac.
Elle le prit et l'ouvrit et fut étonnée d'y trouver un échantillon de peinture.
- Tiffany m'a dit que tu t'étais trouvé un appartement et qu'il était tout blanc, alors voilà : je t'offre de le peinturer, en entier.
- Quoi ?! Tu es sérieux ? S'écria Sakura, surprise, faisant sursauter le bébé.
- Oui. C'est un cadeau utile, et puis ça va me permettre de vous voir. Sakura, je suis le père d'Eva et j'ai bien l'intention de prendre part dans sa vie. Ce n'est pas parce que nous ne sommes plus ensemble que je vais disparaître. Je suis éperdument amoureux de cette petite, et je tiens à être à ses côtés autant que possible. Je vais te verser une pension tous les mois, pour être certain que vous ne manquez de rien. C'est vrai, je ne peux pas mentir, je t'en veux encore beaucoup. Mais je ne veux pas que notre rupture m'empêche de voir Eva.
Sakura sentit une larme couler sur sa joue. Lionel se leva et alla l'enlacer, prenant soin de ne pas écraser sa fille entre eux. Il l'embrassa sur le front.
- Merci, Lionel merci beaucoup merci pour tout
- C'est moi qui te remercie d'avoir mit au monde Eva, Sakura. C'est ce qui m'est arrivé de mieux dans ma vie, et je t'en suis reconnaissant.
Sakura lui sourit et Lionel lui prit la main et la serra doucement, tout sourire.
- On va y arriver.
- On va y arriver, approuva Lionel.