
There she is
Avis aux lecteurs :
Bonjour tout le monde !
Vous voici en train de lire une nouvelle histoire écrite par mes soins. Sachez cependant chers lecteurs que cette histoire ne provient pas de mon imagination. Même le titre ne m’appartient pas.
Cette trame provient de l’esprit l’équipe de Sam Bazkat. Ils sont Coréens et ont dessiné une série de quatre épisodes sur une lapine, Doki, et un chat, Nabi.
n artist : Tabu
-- song : wolsik (a lunar eclipse)
STAFF
--- Executive Producer : Kim Byung-heon
--- Producer : Jeon Byung-jin (e-mail)
--- Assistant Producer : Maeng Jun-jae
--- Assistant Producer : Lee Yun-hee
--- Animation,Director : amalloc
--- Art work : Sogong
--- handwriting : Park Wan-sik
--- handwriting : Kim Won-taek
--- handwriting : Kim Dae-soo
--- handwriting : Koo Bong-hoi
--- handwriting : Jo Su-ho
n
J’aimerais réellement vous faire découvrir cette histoire car elle m’a profondément touchée. En quelques minutes, ce formidable dessinateur a su mettre en place des moments forts.
Pour plus de renseignements, voici le site :
A la fin de chacun de mes chapitres, vous aurez le lien avec le clip musical correspondant. Ne vous étonnez pas s’il y a parfois des divergences entre ce que j’écris et les dessins mais il faut bien que j’invente quelques petites choses : tout n’est pas adaptable à l’écrit.
Note pour ma chère Bibi-chan :
Ma chère amie, tu vas tout de suite croire que c’est une histoire romantique et niaise. Je dois avouer que j’ai pensé la même chose lorsque j’ai découvert cette série. Il faut attendre le quatrième chapitre pour comprendre le malaise de cette histoire et le thème crucial autour duquel tourne réellement cette trame. Je te propose donc de sauter les trois premiers chapitres qui ne t’intéresseront que par leur contenu humoristique et de lire ou voir (ce que je te conseille plus que le lire) le quatrième chapitre.
First meeting
Sous un ciel bleu sans nuage, dans une ville bétonnée sans histoire, sautillait joyeusement une jeune fille aux prunelles de jade, souriante, innocente et même trop candide. Passant devant un distributeur de jus de lychee, la demoiselle heureuse s’arrêta, prise d’une soudaine soif. Elle introduisit la pièce dans le distributeur et attendit sagement que le jus frais coule dans le petit gobelet de plastique.
Il faisait chaud aujourd’hui. La belle demoiselle transpirait un peu malgré son fin chemiser rose cintré et sa petite jupe en jeans blanc. Assoiffée, la jeune fille saisit le gobelet et le porta avidement à ses lèvres vermeilles. Une mèche rebelle de sa tignasse miel vint se mettre devant ses yeux ; irritée par ce petit inconvénient, elle remit ces cheveux indisciplinés derrière son oreille. En même temps qu’elle exécutait ce geste, elle se tourna légèrement vers le distributeur d’à côté.
Ce dernier ne préparait que des thés chauds au jasmin. Cette machine était réservée uniquement aux Chinois qui aimaient ce genre de boissons amères ; tandis que l’assoiffée, en toute bonne Japonaise, aimait les choses sucrées pour se rafraîchir.
Tout à coup, la jeune fille eut très chaud, non pas à cause du soleil haut dans le ciel, mais à cause d’une apparition angélique devant ses yeux. Son cœur était un véritable tambour dans sa petite poitrine juvénile. Sous le coup de l’émotion, elle lâcha son jus de lychee. Elle posa ses mains sur ses joues en feu tout en conservant un regard embué sur le bel inconnu.
Le jeune homme à ses côtés appuyait sur le bouton du thé au jasmin. Comme la plupart des Chinois, il était grand, mince ; son sweat vert lui allait à merveille. Son jeans bleu lui moulait agréablement les fesses. Ses cheveux chocolat en bataille lui donnaient un air rebelle ; cependant, n’importe qui pouvait lire de la douceur dans ces iris ambrés.
Concentré sur le liquide fumant tombant avec l’habituel vrombissement désagréable, la future victime ne remarqua pas le dévolu qu’on lui portait. Saisissant à son tour le gobelet chaud, il se tourna dans la direction de l’amoureuse. S’apercevant enfin de cette attention un peu trop appuyée envers sa personne, le jeune homme dévisagea candidement
« Bonjour, avança-t-elle d’une voix hésitante.
-Euh… Bonjour. On se connaît ?
-Non… Je m’appelle Sakura Kinomoto. Et vous ?
-Je m’appelle Shaolan Li. Enchanté de faire votre connaissance, mademoiselle Kinomoto, répondit-il sincèrement, sans se rendre compte encore de l’impact de ces paroles.
-Je suis charmée de faire ta connaissance, Shaolan. Aimerais-tu boire un thé avec moi ? S’il te plaît, accepte ! »
Shaolan se méfia par cette dernière réplique. Le jeune homme analysa cette fille face à lui. Les joues rosies, les mains posées sur son visage, les iris émeraude pétillants, un sourire niais sur les lèvres, la respiration rapide d’un cœur battant, arborant un air d’ahurie. TILT ! Shaolan reconnaissait tous les symptômes des filles stupides tombant amoureuses du premier venu. Il pouvait presque voir des petits cœurs autour du visage rayonnant de Sakura.
Le jeune homme embarrassé lorgna la foule à leurs côtés : les gens, aussi bien Chinois que Japonais, les jugeaient du regard. Certains semblaient désolés de sa situation, d’autres les foudroyaient en condamnant les sentiments naissants de Sakura.
Shaolan voulut repousser les avances de la jeune fille, prétendant qu’il devait s’en aller rapidement. Soudain, l’estomac du jeune homme se mit à gargouiller bruyamment.
« Oh ! Tu as faim ! Attends ! J’ai quelque chose pour toi ! » chantonna Sakura en fouillant dans sa poche.
Avant même que le garçon ait pu prononcer un mot, la jeune fille profita qu’il ouvre la bouche pour glisser un bout de chocolat sur cette langue pendue. Shaolan en resta estomaqué un moment.
« Quelque chose de sucré ! Beurk » pensa-t-il amèrement en goûtant ce morceau de glucide fondre dans sa bouche.
Sans crier gare, le jeune homme cracha ce petit bout noir. Puis, sans demander son reste, Shaolan se mit à courir. Sakura sautilla à sa poursuite, réellement amoureuse de cet inconnu si charmant. Le fait qu’elle passa près d’un des nombreux panneaux garnissant la ville, celui où l’on voit un drapeau chinois et un drapeau japonais unis par un cœur et barré de l’interdiction, ne sembla aucunement la déranger.
Sakura poursuivit Shaolan pendant plusieurs jours. Elle l’attendait à la sortie de son travail. Elle le suivait lorsqu’il allait se promener au centre commercial ou au cinéma. Elle lui déclarait ouvertement son amour en lui offrant une boîte de chocolat, des bentos de sa préparation.
Un jour, Shaolan reçut une lettre enflammée de cette fille collante. Sakura avait utilisé un stylo rose parfumé pour déposer les mots sur le papier couvert de jolies fleurs mauve. La folle décrivait ses sentiments à son égard, les visions de bonheur qu’elle aimerait lui faire partager. L’adolescente puérile imaginait Shaolan sur un cheval blanc, lui tendant la main avec un sourire enchanteur et l’entraînant dans son palais merveilleux. Le couple danserait toute la nuit, serrés amoureusement l’un contre l’autre. Ou bien, ils sautilleraient avec un sourire béat affiché sur leur visage. Ils rouleraient ensemble dans les champs de tournesol avant de s’embrasser langoureusement sous la mélodie des chants des oiseaux.
La jeune fille n’arrêtait pas de crier son nom dans la rue, d’essayer de lui prendre la main, de lui embrasser la joue de ces lèvres tendres. Shaolan essayait désespérément de lui échapper sans succès. Lorsqu’il la voyait prendre l’escalier, il s’engouffrait rapidement dans l’ascenseur ; malheureusement, Sakura parvenait toujours à se faufiler dans la cabine exiguë au dernier instant et lui sautait au cou à l’étrangler.
Shaolan comprit qu’il ne pourrait réellement se débarrasser de cette enquiquineuse lors d’un repas dans un self service. L’affamé avait commandé un bœuf au bambou accompagné avec un thé au jasmin au parfum délicat. Le jeune homme espérait goûter ce plat de roi lorsqu’une odeur nauséabonde vient lui chatouiller les narines. Avant de pouvoir s’enfuir, Sakura s’était installée à sa droite accompagnée de ses petits cœurs ridicules. Elle avait acheté une soupe miso écoeurante, des sashimi et quelques sushi. La jeune fille engouffra de force des sushi dans la bouche du jeune homme. Ce dernier avait horreur du poisson.
Décidé à mettre un terme à cette comédie romantique ridicule, Shaolan emmena Sakura dans un parc. Il la fit s’asseoir avec galanterie, s’apprêtant à parler avec le plus de diplomatie possible. Sakura afficha une fois de plus cet air ahuri, heureuse de cette invitation de la part de l’élu de son cœur. Elle l’écouta sans réellement comprendre la nécessité de cette conversation. Le jeune homme soupira un bon coup avant de commencer son discours.
« Sakura, tu sais que nous vivons dans un monde où il n’existe plus que deux races sur cette terre : les Chinois et les Japonais.
-Oui, dit-elle en penchant la tête pleine d’incompréhension.
-Bien ! Quand un Chinois rencontre une Chinoise, que leur amour est réel, cela se finit en un beau mariage, n’est-ce pas ?
-Oui et ? demanda la jeune fille en penchant la tête pleine d’incompréhension.
-Ok ! Quand un Japonais rencontre une Japonaise, que leur amour est réel, cela se finit en un beau mariage, n’est-ce pas ?
-Oui et ? questionna Sakura en penchant la tête pleine d’incompréhension.
-Tu dois comprendre que lorsqu’un Chinois rencontre une Japonaise, leur amour est impossible. Cela est interdit par la loi. Il est écrit que les races doivent rester pures pour le bon fonctionnement de la société. As-tu compris ? »
Le visage de Shaolan exprimait une grimace entre l’espoir et le désespoir de la compréhension de son amie. Il n’avait rien contre elle. S’ils n’étaient qu’amis, cela serait avec plaisir qu’il la fréquenterait. Sakura était niaise mais elle semblait gentille et douée d’un grand cœur. Le jeune homme la vit pencher une nouvelle fois la tête comme un chien stupide.
« Je ne vois pas où tu veux en venir, mon Shaolan chéri ! »
A ces mots, elle sauta dans ces bras. Ecrasé par ce poids, le Chinois se dit qu’il fallait faire appel au plan B.
Le lendemain, Shaolan invita une nouvelle fois Sakura dans ce même parc. Il avait également demandé à des amis Japonais de faire partie de la fête. Le premier était très musclé et viril, faisant des démonstrations de sa force à la jeune fille. Le deuxième était beau comme un dieu ; usant de son charme sans vergogne, il offrit une rose magnifique accompagné de paroles flatteuses à notre belle demoiselle. Le troisième et dernier était un intellectuel très mignon ; il fit une démonstration de son intelligence en comparant les prunelles émeraude de Sakura aux étoiles dans le ciel à l’aide de termes complexes d’astrologie.
Le Chinois pensait que l’affaire était dans le sac jusqu’au moment où il vit
« Shaolan chéri, je n’aime que toi ! Tu as quelque chose que les autres n’ont pas. Tu entends, Shaolan ? Je t’aime de tout mon cœur ! »
Le jeune soupira devant une âme aussi candide. Il se dit qu’il n’avait rien à perde, après tout, s’il la fréquentait juste quelques temps.
« Ok, Sakura ! Je veux bien être ton prince charmant, mais juste quelques temps !
-Merci, Shaolan ! »
La jeune fille couvrit son visage défait de baisers attendrissants. Peiné d’avoir cédé, le jeune homme lui proposa de la raccompagner. Le hasard voulut qu’ils passent devant le distributeur de leur rencontre. Prise de nostalgie, Sakura s’empressa d’offrir un jus de lychee à son amoureux. Déconfit, le Chinois observa le gobelet comme s’il allait le mordre. L’ironie du sort oeuvra pour qu’à ce moment-là une Chinoise fut poursuivie par un énorme Japonais tendant un bouquet de fleurs. Shaolan les observa en soulevant les épaules dans un geste blasé.
« Chacun ses problèmes… »
Le Chinois se décida à goûter ce breuvage sucré. Il fut étonné d’apprécier réellement la boisson. Finalement, les glucides étaint doux sur son palais. Il se tourna vers Sakura pour lui faire part de sa gratitude. Celle-ci se régala d’une gorgée de thé au jasmin. C’était chaud et elle fit une petite grimace attendrissante. Avec le soleil couchant, les rayons donnaient un aspect angélique à sa chevelure miel coupée court. Shaolan remarque que les joues de Sakura se rosirent, permettant de mettre en valeur l’éclat de sa peau de pêche.
Un battement s’échappa de l’organe principal du jeune homme.
« Non ! C’est faux ! J’ai dû me tromper ! » se dit-il en effaçant immédiatement ce petit cœur s’échapper de sa tête.
Lien de l’épisode :
http://fr.youtube.com/watch?v=ezsRZ8ZEmJY