
Emmy: En effet tu es la première, félicitation ^^ ... quant à détesté Tsubasa...c'est le lot de beaucoup de personne, mais de là à jubiler....
miku: Merci mon nounours adoré ^^, mais pour Hyuga je crois qu'il va falloir que tu attende encore un petit peu ...désolée, mais j'espère que ça ne t'empêchera pas de lire la suite...
Serpencia: C'est sûr, côtoyer les SHA, ça peut rapidement vous faire basculer du côté pro Koji, j'en sais quelque chose, mais cette fic n'est ni pro Koji, ni pro Tsubi ...hé hé, sadique moi? ... En tout cas, merci pour les compliments.
Sam78700: Ma pauvre Sam, tient je te file un paquet de mouchoir à l'avance, surtout qu'avec tes hormones en ce moment...je compatie.
daufine94:...en fait, tout mes fics sont censée faire pleurer...mais bon, que ça ne t'empêche pas d'apprécier ce que je fais...
feylie:...Tu joue les détectives...hum, je dirais que ce n'est pas tout à fait ça mais bon...tu réfléchis bien. Je n'en dirais pas plus pour le moment, histoire de ne pas tout gâcher...En tout cas, merci ^^, ça fait plaisir de voir que tu lit une de mes fics (et que tu la commente XDDDDDDD)
mimikaze:...t'aime pas les avions? Moi je n'ai pas d'expérience particulière... Quant à la fic, tu sais que je fait toujours dans le tragique... u_u...
Letie: Je rappelle au passage que cette histoire est classée, tragique, dramatique et romantique...^^, merci, je suis contente de voir que pour une fois les lecteurs suivent mes intentions et ressentent bien les émotions de Sanae...
Sanae_O: Tu sais on est très bien chez soi, donc pas besoin de prendre l'avion ça résout les problèmes, par contre j'ai l'impression d'avoir traumatisé tout le monde avec ça.... >_< ... Sinon je vois que déjà le public se divise en pro Tsubi et pro Kojiro... erreur, erreur...*sourire sadique*
Saori: Merci beaucoup, et puis tu sais, Sanae, c'est un personnage qui à travers presque toutes les fic, en voit des vertes et des pas mûres...elle est habituée maintenant ...^^
Yayoi: Bah , heu si, j'ai osé pourquoi? ^__^ ... Ne t'en fait pas pour Mimi elle est branchée 24h/24 sur KojiroMTV, la télé réalité qui suit Kojiro tout au long de la journée... Mimi chérie va survivre^^ ... et puis la voilà la suite ^^
Puis le silence.
Cette chambre stérile. Je la déteste… Même pas de fenêtre pour laisser entrer la lumière. J’ai l’impression que je l’ai toujours connue ; la lézarde sur le mur en face, les plaintes en bois dont la peinture grise s’écaille…
Et Tsubasa… Devenue statue de chair… Pourquoi ne réponds-tu pas à mes appels ? Que n’ai-je fait en deux jours pour que tu ouvres enfin les yeux ? En vain…
J’ai même ramené un ballon de foot. J’ignore comment il s’est retrouvé dans cette antichambre du silence. Je l’ai sans doute dérobé, comme il t’a dérobé à moi durant de si longues années… Des enfants devaient l’avoir laissé au détour d’un couloir alors que je venais de me changer… Mais même le contact du cuir n’a rien fait. Tu restes de marbre tel un gisant de roi.
Je reste là avec ce ballon et je n’ai plus la moindre idée… La belle au bois dormant va rejoindre son prince dans le sommeil…
Un fol espoir m’assaillit. Et si c’était vrai… Et si les contes de fées pouvaient devenir réalité ? Ce serait merveilleux…
Je m’approche lentement de son visage et pose doucement mes lèvres sur les siennes souhaitant de tout mon être qu’il se réveille. Mais les contes sont destinés aux enfants et le prince reste endormi loin de la belle… sans répondre à ses prières, vaines bouteilles jetées à la mer.
Alors j’attends, à nouveau.
Avec le ballon, ton meilleur ami. Mais nous sommes aujourd’hui sur un plan d’égalité : imbéciles et incapables.
M. et Mme Ohzora ne viennent déjà plus que ponctuellement. Les deux dernière fois, la mère de son fiancé a fondu en larmes et a quitté précipitamment ce couloir de la mort. Elle ne reviendra que tout à l’heure… lorsque le chirurgien, balance de l’au-delà ici-bas, donnera son verdict.
J’ai peur de prendre cette main si froide et pourtant je ne veux pas la lâcher… Je veux que tu saches que je suis avec toi mon amour…Tsubasa…
Te souviens-tu ? Le jour où tu m’as demandée en mariage après que j’eusse rompu nos précédentes fiançailles… C’était au mariage de Yoshiko et Hikaru Matsuyama, à la fin de la soirée, tu devais avoir un peu trop bu, tu t’es mis à genoux devant tout le monde. Tu m’as regardé droit dans les yeux et tu m’as dit que tu n’étais qu’un imbécile, que jamais tu n’aurais dû me laisser partir. Tu as même ajouté que, s’il le fallait, tu arrêterais le football. Et moi je me suis mise à pleurer parce que pour une fois j’avais vaincu le ballon… Ou plutôt tu l’avais battu pour moi…
J’ai évidemment accepté. Qu’aurais-je fait de ma vie sans toi ?
Et aujourd’hui c’est toi qui veux me laisser ? Qui veux me quitter ? Tu n’es qu’un menteur Ohzora Tsubasa, tu n’as jamais voulu faire ta vie avec moi !
Et voilà que je me mets à lui parler…. Comme s’il m’entendait… En fait je n’en sais rien. Je suis prise d’assaut par différents sentiments… L’impuissance, la colère, le désespoir…
Les aiguilles tournent sur le cadran de Chronos… Et ton visage reste impassible.
La porte s’entrouvre, les parents de Tsubasa entrent dans la pièce. On ne se parle plus, un vague signe de tête suffit. Le reste est trop douloureux…
Eux aussi attendent. L’émissaire des enfers arrive. Ce silence glacial semble le perturber, ce n’est que monnaie de sa pièce.
Il toussote. Comme pour attirer l’attention alors qu’il l’a de par sa seule présence, intrusion du païen au milieu des fidèles.
Mais je connais l'histoire
-Madame Ohzora, Monsieur… Mademoiselle…
Il est gêné et moi je le transperce par les lames noires nées de mes prunelles. Un frisson lui parcourt l’échine alors qu’il croise mon regard, c’est un duel qu’il ne peut que perdre. Tsubasa a toujours dit que mes yeux étaient ce qui tenait la Nankatsu en laisse, qu’ils feraient plier les colosses d’acier…
Mais ce docteur est de chair, il brûlera, comme je brûle d’impatience de savoir. Je me consume et lui se fond en excuses. Qu’il parle donc !
-…Je suis venu pour vous demander une autorisation…
-…Laquelle ?
La voix de la mère de Tsubasa chevrote. Elle ne veut pas savoir, mais c’est plus fort qu’elle.
-…Ma tâche est difficile…
Le voilà qui tente de se dérober, de se déresponsabiliser. Médecins… Corps professoral de lâches !
-…Je suis navré d’avoir à vous le dire…Voilà, nous avons étudié le groupe sanguin de votre fils… et il se trouve que nous avons besoin …Enfin je ne vais pas tourner autour du pot plus longtemps. Nous souhaitons que vous autorisiez un prélèvement d’organe sur Tsubasa.
Cette fois, ce sont ses mots qui me poignardent. Au final c’est lui qui a gagné. C’est le but en or avant la fin du match.
-…Comment ça ? Et Tsubasa ?
Le capitaine ne peut s’en empêcher. Il fera avouer au praticien son impuissance.
-Mon collègue ne vous l’a pas dit ?
Le docteur ne sait plus où se mettre, visiblement il n’avait pas prévu la fuite de son camarade. Mais dis-le ! Dis-le ! …Seigneur… Qu’il nous délivre de ce silence et de cette ignorance perverse. Je veux qu’il me le dise ! Même si c’est la dernière chose que je pourrais entendre… Mais faites qu’il parle…
-Tsubasa… il n’y a plus aucune chance pour lui…
Il l’a dit. Enfin. Mais ce n’est pas assez.
-Comment pouvez-vous dire ça ? Ces organes fonctionnent, il respire…
Le chirurgien se tourne finalement vers moi. Sûr de lui, c’est un domaine qu’il maîtrise. Selon lui.
-Ce n’est plus qu’un légume. Les machines lui assurent une vie artificielle, mais son cerveau a subit de trop grosses lésions, il ne se relèvera jamais.
-Comment pouvez-vous en être certain ?
-Regardez cette boite noire, là… les trois lignes vertes qui défilent… Ce sont des encéphalogrammes, ils mesurent l’activité cérébrale. Celles de votre fiancé sont plates… Or trois encéphalogrammes plats quarante-huit heures d’affilées, c’est le critère admis internationalement pour définir la mort. Personne n’en revient. Jamais.
…
Ca y est c’est fait. Tout est dit. Les parents de Tsubasa sont plus pâles encore que leur fils. Je me demande à quoi peut bien ressembler mon visage à cet instant.
Je fixe mon amour perdu. Mon Tsubasa. Ainsi tu es mort. Tu es parti sans moi. Et je ne peux te rejoindre comme autrefois. A l’époque où je faisais du stop pour assister à un match important ou lorsque j’ai travaillé sans relâche pour te voir l’espace de quelques heures au Brésil…
Tout cela est loin en cette heure. Toi-même tu n’as laissé qu’une enveloppe auprès de moi. Une enveloppe qu’il me faudra bientôt quitter. L’intrus fixe tes parents, il veut une réponse. Il toussote à nouveau, une habitude chez lui ?
-…Monsieur… nous avons vraiment besoin du cœur Tsubasa…
Et lui aurait eu besoin que tu saches le guérir… Mais tu veux son cœur ? Rien que ça ? Sais-tu quels efforts cela m’a coûté de le conquérir ? Les années passées à attendre. Et toi tu demandes et il faudrait te l’accorder ? Comme ça ?
-Je ne peux pas prendre cette décision seul…
Le capitaine se retourne vers son épouse. Ils hochent la tête d’un commun accord.
Alors ils sont d’accord ? Ils vont autoriser les médecins impies à offrir une part de ton corps à un autre… Je ne sais qu’en penser. Suis-je encore capable de penser ?
-Sanae…
Je relève machinalement la tête. J’avais presque oublié que j’avais un nom.
-… Mon mari et moi estimons que c’est à toi que revient cette décision… Tsubasa t’avais donné son cœur et son âme. C’est donc à toi qu’il appartient de décider…
Donner le cœur de Tsubasa ? En suis-je capable ? … Savoir que quelque part quelqu’un vit avec le cœur de celui que j’aime et qui me quitte… Le sort s’acharne contre moi.
Voilà le démon en blouse blanche qui me fixe du regard.
-Mademoiselle… S’il vous plait, nous avons besoin de votre réponse très rapidement.
-Vous ne prendrez que le cœur ?
-Oui. C’est le seul organe qui n’ait subit aucun dégât. Il est en parfait état. Les autres ont été fragilisés dans l’accident et ils ne sont pas adaptés à une transplantation.
Tsubasa… que dois-je faire ? Que dois-je répondre ? Dis-le-moi je t’en prie…
…
Voilà que je me remets à délirer…
Je te revois me souriant. Tu es dans la rue et tu me tiens la main. Pour une fois nous sommes seuls, en amoureux. On passe devant le parc municipal, tu ris en voyant les enfants jouer au ballon, ton meilleur ami. Et puis l’un des garçons laisse la balle s’échapper sur la route. Il court pour la ramasser mais une voiture déboule à cet instant même. Je te revois bondir sur l’enfant pour le pousser sur le trottoir. Ce jour là tu lui as sauvé la vie en risquant la tienne…
Je n’ai pas le courage de refuser la vie à une personne que tu aurais pu choisir d’aider. Pardonne-moi si ce n’était pas ton intention… bien que j’en doute.
-Bien… vous pouvez faire cette transplantation…mais… puis-je lui faire mes adieux avant ?
Est-ce ma voix qui tremble ainsi ?
Le docteur acquiesce et se retire. Il viendra chercher Tsubasa dans une heure pour l’opération.
La mère de Tsubasa s’effondre sur le corps de son fils. Le capitaine la tient par les épaules. Ils l’embrassent une dernière fois, serrent ma main, et sortent également de la pièce.
A nouveau il ne reste que Tsubasa et moi. Dans cette pièce grise.
Je caresse ses cheveux noirs. J’ai toujours aimé passer mes doigts dans cette masse sombre…
En fait, je t’ai toujours aimé Ohzora Tsubasa. Depuis le premier jour où je t’ai vu… nous n’étions alors que des enfants. Cependant j’avais déjà pris la décision de te suivre partout, comme ton ombre. Que de chemin parcouru depuis pour finir ici, dans ce lugubre hôpital. Non vraiment, ce n’est pas de cette manière que je voyais se finir les choses… Et toi ?
Tu disais que tu me ferais des enfants, que tu m’emmènerais en Espagne et en France… Finalement ce n’était que mensonges… ou simple rêve, utopie de bonheur inaccessible.
Nous étions si proche de l’atteindre pourtant. C’est comme Icare, si proche de toucher le soleil, il se brûla les ailes et retomba sur terre…
Il ne reste que quelques minutes… J’embrasse les mains de Tsubasa, puis son visage. Ses yeux, ses joues, son front et ses lèvres. J’entends déjà les pas dans le couloir… Juste une dernière chose… Une toute petite dernière chose…
-Je t’aime Tsubasa…
Une goutte d’eau tombe sur le visage de marbre du jeune homme étendu là… une larme sans doute. La mienne ? Je ne saurais le dire…
Les infirmiers t’emportent… Et je suis maintenant totalement seule. Toute seule.
Le temps passe, je ne sais comment. C’est un mécanisme qui m’échappe. Comme beaucoup de choses ces dernières heures. Je fixe inlassablement la bague se trouvant à mon annulaire gauche… mon gage de fiançailles. Un rond d’argent surmonté d’une pierre cristalline de carbone… ce qu’on appelle un diamant…
Les voilà qui reviennent. Ils reposent le corps de mon défunt fiancé sur le lit en attendant qu’on l’emporte pour les funérailles. L’opération s’est bien passée, ils n’attendent plus que le réveil du patient… Mais Tsubasa, lui, ne se réveillera jamais.
Il porte un bandage autour du tors pareil à celui qu’il avait lors de son problème à l’épaule pendant le troisième championnat national junior. Sauf que cette fois-ci il ne se lèvera pas pour me dire que tout va bien et qu’il peut continuer les matchs. Cette fois, il est disqualifié. Il ne retournera pas sur le terrain.
Je l’effleure de ma main avant de quitter la pièce, définitivement.
Je rentre à la maison… mes parents sont là, ils vont veiller sur moi, disent-ils… Qu’ils fassent. Je m’en contrefiche.
Je me lève, le soleil transperce les voilages pour me brûler le visage. Je ne supporte plus la morsure de cet astre qui ne meurt jamais. Je m’habille rapidement. Les vêtements ont été préparés la veille : un fin yukata de coton blanc. Ma mère m’attend en bas des escaliers, je l’entends me plaindre une fois de plus mais je ne l’écoute pas. Mon père la rejoint et nous montons dans la voiture.
Nous arrivons tout compte fait dans un endroit que je ne connais pas. Mais je sais ce que c’est… Il n’y a dans la pièce que mes parents, ceux de Tsubasa et moi. Autour du cercueil.
Celui-ci disparaît peu à peu dans les fourneaux de l’incinérateur. Je ne pleure pas. Les larmes ne veulent pas couler. Les autres, eux, en sont bien pourvus.
En couleur de deuil nous transportons maintenant les cendres de mon fiancé au cimetière. Les autres sont là. Il y a l’équipe du Japon revenue en catastrophe, et des gens que je ne connais pas. Les filles sont là aussi. Elles me regardent les larmes aux yeux, s’agrippant à leur conjoint respectif de peur que le destin ne leur réserve un sort pareil au mien. Je dépose l’urne funéraire dans la cavité prévue à cet effet. Le capitaine Ohzora et Roberto ferment le tombeau par une grosse stèle de pierre sur laquelle on peut lire : « Ohzora Tsubasa, valeureux footballeur et meneur d’homme, ami de toujours »
Nous récitons quelques prières à l’unisson, pour accompagner son âme auprès de ses ancêtres.
Les gens viennent me voir, me font leurs condoléances, et vont ainsi entre les parents de Tsubasa et moi.
Ryô n’arrive pas à retenir ses larmes, Jun console Yayoi du mieux qu’il peut. Hikaru fait de même avec Yoshiko. Tarô, effondré, se tient lamentablement à mes côtés, cherchant à être le réconfort dont je ne semble pas avoir besoin.
Genzô discute avec un homme blond et une jeune femme que je ne connais pas. Elle a les cheveux longs, les yeux gris…
-C’est une véritable malédiction… D’abord Julie… Maintenant Tsubasa…
La jeune femme ne put s’empêcher de pleurer à l’évocation de la défunte. L’homme qui se tient à côté, c’est Schneider… Il prend la demoiselle contre lui…
-Angélique… Je suis navrée Genzô… Tsubasa était vraiment un joueur exceptionnel.
-Ce n’était pas seulement un joueur, c’était aussi un de mes meilleurs amis…
Genzô soupire puis se retourne vers moi.
-…Sanae, tu… je suis désolé…
-Merci Genzô… Mais tu as raison, ce n’était pas qu’un joueur de talent…
-Je ne te présente pas Karl-Heinz… Voici sa femme, Angélique. Ils représentent l’Allemagne. Le reste de l’équipe n’a pu venir car elle s’entraîne. Hermann Kartz, lui, doit s’occuper de ses enfants…
Je hoche la tête. Je les remercie d’être venus puis je continue mon vagabondage morbide. Voici Takeshi. Il s’inquiète de la santé de Hyuga auprès de Wakashimaru Ken, il n’a pas réussi à avoir sa mère au téléphone la veille... C’est vrai que lui aussi était dans l’avion. J’avais totalement oublié…
Voilà mon père, il me conduit comme une petite fille jusqu’à la voiture. Je me laisse emmener jusque chez moi.
…
Les jours défilent, je reste prostrée dans ma chambre. Les joueurs sont repartis hier pour l’Allemagne… Genzô et Tarô sont passés m’avertir. C’est à peine si je leur ai accordé de l’attention. Ma mère n’ose plus me regarder, mon regard, celui d’un spectre, la terrorise. Je ne mange plus, ne lis plus, ne parle même plus. L’autre jour je me suis pesée, comme ça, d’instinct, j’ai perdu dix kilo… je comprends pourquoi j’avais la vague impression de flotter dans mes vêtements…
Mon père a décidé de « prendre les choses en mains », il me mène à l’hôpital. Le même qui a vu s’éteindre la flamme de ma vie. Mais là non plus les médecins ne peuvent rien… Je déambule seule dans les couloirs, tel un robot je remonte les croisements pour me retrouver devant cette porte…L’entrée de la chambre grise.
-Mademoiselle Nakazawa c’est ça ?
Je sursaute. Le chirurgien s’étant occupé d’annoncer la mort de mon fiancé se trouve devant moi. Il est placide, aucune émotion ne l’assaillit. Moi non plus. Pour avoir des émotions il faut un cœur et le mien est parti avec celui de Tsubasa.
-…Puis-je savoir qui a aujourd’hui le cœur de Tsubasa ?
Pourquoi cette question ? Moi-même je ne le sais pas. Elle est sortie d’elle-même. Malgré tout je veux savoir. J’en ai besoin !
-…Je ne sais pas si je peux…
Il veut refuser mais il se bute à mes yeux. Je veux avoir une réponse. C’est comme si tout d’un coup j’avais retrouvé un moteur pour avancer…
-… Hyuga… Hyuga Kojirô… C’est à lui que l’on a donné le cœur de votre fiancé …