Chapitre 15: Le passé nous tourmente.

Yoh!!!^^


Et voilà le chapitre 15!

Oui je sais, j'entend d'ici le « ENFIN?! » de certaines personnes!^^' Voire même de toutes.....


Mais j'ai une très bonne excuse! D'abord j'avais mes partiels, ensuite, j'étais plus chez moi pour aller chercher le chien de me petite soeur et en rentrant......pouf plus internet -_-'. Donc ça fait bien un mois que j'essaye de poster mon chapitre, j'y arrive pas, alors j'ai dessiné!

http://fitzou.deviantart.com/gallery/

Vous pourrez voir mes brillants efforts en dessin! (Tricheuse, t'as juste calqué puis modifier!) ....euh c'est vrai, mais de modifier, c'est pas rien! Donc j'espère que ça vous plaira et que vous me pardonnerez mon retard excessif mais je suis très prise avec mes problèmes personnels.

Mais il y aura toujours un chapitre qui apparaitra ne vous en faites pas! XD


Bref, tout ça pour vous dire, bonne lecture!!^^





Chapitre 15: Le passé nous tourmente.



Je ne sais pas ce qui leur avait pris, mais étrangement, Tamaki fut extrèmement tendu peu après l'annonce de Tatsuki concernant Urahara. Quelque chose m'intriguait. Ce gosse doit avoir un lien avec Urahara, déjà avec les Vizards lorsqu'il s'était projeté en hollogramme, il s'était comporté bizarement avec Kyouya et même Kon. Maintenant, Rukia s'y mettait aussi. Il y avait vraiment un truc de bizarre. Passant le seikaimon, j'étais toujours perdu dans mes pensées lorsque j'aterris dans le sous sol de la maison. En face de moi, ce cher Urahara Kisuke.


-Kurosaki-san! Content de te voir pour de bon!


-Urahara-san, vous jouez avec le feu.


-C'est a dire?


Aucun autre mot ne fut prononcé que j'attrapais l'ex-capitaine par le col et emprisonnais son cou entre mon bras et mon avant-bras. Mon poing de mon bras libre se colla au somment du crane du blond et je frottais énergiquement. Urahara détéstait ça.


-AAAAAAh!!!! C'est bon Kurosaki-san!!!Arrète!!!


-Vous êtes un bel enfoiré! Qu'est-ce que vous cachez encore?


-Comment ça qu'est-ce que je cache? Je cache rien moi!


Ma prise se fit plus forte et le savon fut encore plus énergique. Les autres arrivaient au fur et a mesure, voyant Urahara dans une mauvaise position, se débattant.


-Connard tu sais très bien de quoi je parle! Comment as-tu su que nous serions dans ce hangar avec les Vizards? Comment savais-tu qu'on avait un allié chez Aizen qui savait déjà tout? Pourquoi es-tu si sur que le Roi des esprits ne se fera pas tuer? Comment même es-tu sur qu'il y en est un? Pourquoi dois-je a tout pris rester en vie? Pourquoi êtes-vous au courant de tout?!


Mon ton était sévère et dure. Urahara arrèta de se débattre en entendant mes questions, abasourdis devant ma colère de ne rien savoir. Derrière nous, les autres étaient arrivés et regardaient la scène, se demandant si ils devaient m'arrèter avant que je ne frappe le marchand. Mais malgré ma colère envers lui, je ne pourrais jamais le frapper. Je le respecte trop pour ça.


-Eh bien....c'est ça qui te tracassait tant?


Urahara se releva, remettant ses cheveux en place. Je secouais soudainement la tête.


Tamaki.


C'est lui que j'avais l'impression d'avoir vu une fraction de seconde alors qu'Urahara se redressait et se recoiffait. D'après sa réaction au hangar des Vizards, il ne le connaissait pas, alors pourquoi une telle ressemblance autant de physique, et même de mental?


-Eh Kyouya, c'est la même chose pour moi, sauf que ce membre de ma famille je l'ai jamais rencontré. Fit Tamaki presque tristement.


-Et qui se serait? Demanda curieusement Hisagi.


-Mon père.


Son père? Non seulement il ne l'a jamais rencontré mais en plus, il ne saurait même pas qu'il existe? Urahara est le père de Tamaki? Cette fois-ci, ce n'était pas l'inventeur du Hougyoku qui répondrait a ma question. D'ailleurs, celui-ci me regarda avec sérieux. A cause de mes pensées, ma colère s'était calmé.


-Tu te rappelle ce que je t'ai maintes fois répété durant ces cinq années Kurosaki-san? Tu sauras en temps et en heure. Le moment n'est pas arrivé.


-Pourtant j'ai bien l'impression qu'il le soit.


-Non Kurosaki-san. De tout ce que je sais, il y a des choses où ce n'est pas a moi de te le dire. Et déballer tout ça ne servirait qu'a te perdre.


-Si ce n'est pas vous qui doit me le dire, qui?


-En temps et en heure Kurosaki-san! S'exclama Urahara en sortant son éventail et en faisant le con.


Le salaud. Il avait déjà reprit son masque de « je me fous de tout »! Il y a vraiment des fois où j'ai réellement envie de le buter. Toute ces cachotteries, a quoi ça sert? Me préserver? Mais de quoi? Ca sert plutot a m'emmerder plus qu'autre chose. Ruminant ma colère dans mes pensées, je vis Ginta descendre de la longue échelle et s'approcher de nous.


-Les invités sont arrivé patron! Prévint l'adolescent.


-Ah! Merci Ginta-kun! Bien, si vous voulez bien me suivre.


Tous alors nous dirigions vers la surface, aterrisant dans le salon. Revoir cette pièce me remplissait de nostalgie de ces cinq dernières années. Certainement le reste des pièces seront imprégnés de cette même nostalgie, et des mauvais souvenirs. J'avalais difficilement.


-Oh! Kurosaki! Kuchiki!


Une fusée de couleur rose orangée fonça droit sur Rukia et moi, nous serrant dans ses bras et contre son imposante poitrine. Je reconnus la couleur de cheveux et le sabre a la lame rouge sang.


-Ame-san!


-Yoh! Alors? Comment se porte mes deux oiseaux d'amours? Demanda-t'elle en s'écartant.


-Pardon? Demanda Hisagi derrière.


-Euh...Ame-san, je crois qu'on vous a déjà expliqué que....commença Rukia coupé par la chef du district 53 du quartier Ouest.


-Oh mais je rigolais! Mais dites-moi, c'est qui le beau borgne derrière?


-Déja entrain de draguer? Chère Ame, tu ne changeras jamais! Fit une nouvelle voix.


Nous regardions devant nous pour voir Kuukaku tout sourire devant son amie, avec derrière elle, Inoue. A ce moment là, je vis passer a une vitesse folle mon amie d'enfance entre nous, afin de retrouver sa meilleure amie. Inoue regarda Tatsuki s'approcher d'elle, observant son visage. Je vis ses yeux se mouiller de larmes et un magnifique sourire apparaître sur ses lèvres. Elle l'avait reconnu. Elle avait encore progressé.


-Tatsuki-chan!


-Orihime!


Elles se jetèrent dans les bras l'une de l'autre. Keigo et Mizuiro s'approchèrent eux aussi. Mizuiro se tourna vers moi, les lèvres tremblantes.


-Ichigo, c'est....c'est bien Inoue?


-Oui, c'est bien elle.


Avec étonnement, je vis Mizuiro contenir difficilement ses larmes. Keigo était paralysé. Je le vis sourire peu a peu, se tournant vers moi doucement.


-C'est vraiment elle....elle est en vie....oh putain....c'est GENIAL!


Il se mit a sauter puis me prit dans ses bras deux secondes, complètement fou de joie. Inoue était complètement en pleures, Tatsuki l'était tout autant. Kuukaku soutenait Ame qui avait du mal a retenir ses émotions, les yeux brillants comme une petite fille. Le reste de la bande souriait.


-Kojima-kun! Asano-kun! J'arrive a me rappeler! Kuukaku-san! Je me souviens de mes amis! S'exclama Inoue plus souriante que jamais.


-Eh bien, revoir ses amis lui a fait beaucoup de bien. Commenta Ikkaku.


-Oui, en revoyant des personnes du passé, elle arrive a se rappeler ce qu'elle a oublié. Elle a bien progréssé. Fit Hisagi.


-Snif....Neesan! Pleura Kon.


-Eh Kurosaki, qui est-elle? Demanda Kyouya.


-Une amie d'enfance. Lors de la guerre elle a perdu la mémoire. Depuis elle a l'air d'avoir beaucoup progréssé. J'en suis soulagé.


-Oui, la voir au début était vraiment horrible. Urahara lui même a était choqué en la voyant la première fois. Expliqua Rukia.


-Même Urahara? M'étonnais-je.


-Oui, même moi! Bon, ce n'est pas que je veux vous séparer, mais asseyons-nous, je crois que nous avons beaucoup de choses a dire. Annonça le marchand blond.


On s'executa, s'asseyant dans toute la pièce. Les choses sérieuse commençaient. Nous devions raconter ce que nous avions apprit au cours de ces derniers jours et les alliés qu'on avait assemblé a notre cause. Kuukaku, Ame, Inoue et Rukia furent contentes d'apprendre que j'avais réussi a avoir les Vizards de notre coté, ce qui serait une puissance des plus utiles. Puis vint les renseignement sur l'entourage d'Aizen, et Aizen lui même. Là, Rukia raconta ce qu'il lui avait dit. Puis elle nous rassura sur le compte de Rangiku.


-C'est dangereux ce qu'elle fait. Fit Hisagi.


-Oui, mais c'est une manière de nous prévenir. Si elle n'avait pas était là, vous n'auriez pu rentrer dans le manoir, elle n'aurait pas tout fait pour que mon zanpakuto et des affaires de rechange soit dans la salle des archives, elle n'aurait pu retenir des nobles d'entrer dans la salle pendant que je me changeais, nous n'aurions pas certaines informations. Expliqua Rukia.


-Quelqu'un allait rentrer pendant que tu te changeais? Demanda Tatsuki.


-Oui, je te dit pas l'embarras.


-Mais au fait, Ichigo t'était pas avec elle? Remarqua Tamaki.


A ce moment là, tout les regards se dirigèrent vers moi. Je voyais dans le regards de certains qu'ils me traitaient de pervers. Rukia plongea la tête dans l'une de ses mains, sans doute pour cacher son visage rouge. Le mien ne devait pas être mieux. Je fusillais du regard le jeune blond qui délgutit difficilement.


-J'hallucine! Ichigo t'es qu'un pervers! J'aurais jamais cru ça de toi! S'exclama Keigo.


-T'as du en profiter en plus...Souligna Ame d'un sourire.


-Non mais ça va pas?! Ok j'étais dans la même pièce, mais a l'autre bout et le dos tourné!


-Tu as une preuve? Demanda Ikkaku souriant moqueusement.


-Non, comme vous vous n'en avez pas pour dire qu'on a fait quelque chose dans la salle.


-Kuchiki, Ichigo t'a fait quelque chose? Demanda Tatsuki.


-Oui, il s'est gentillement retourné jusqu'à ce que je lui dise que j'étais prète. Annonça fièrement Rukia.


-Oh bah ça va alors.


J'écarquillais les yeux. Personnes ne me croyaient et elle, d'une phrase et elle arrivait a convaincre tout le monde. On ne pourrait pas croire que j'étais entouré d'amis. Peu après, les discutions étaient autres et le repas préparé par Tessai fut servit. Cette journée avait était éprouvante, autant que le veille. Surtout pour moi. Mes émotions en avait pris un coup et maintenant que tout allait mieux, je me sentais exténué. En parcourant le couloir menant aux chambres, la sensation de nostalgie se fit de nouveau sentir. Mais en m'approchant de la chambre du fond, ma chambre, cette sensation fut des plus brusque et lourde, me coupant la respiration. A l'interieur de cette pièce, il y avait mes cauchemards, mes souffrances, mes peines, ces terribles épreuves par lesquelles j'étais passé pour me retrouver aujourd'hui. En vivant en permanence a l'intérieur pendant au moins un an, puis en étant toujours dans cette maison, jamais je n'avais ressenti les horribles sensations qui s'étaient imprégnés dans cette chambre. Je restais devant la porte, ne bougeant plus. Je savais que je pourrais pas dormir dans ma chambre.


-Un problème Kurosaki-san?


En me retournant, je vis Urahara me regarder curieusement. A part moi, personne ne devait ressentir cette oppression.


-Je ne pourrais pas dormir dans ma chambre. Trop....de mauvais souvenirs se sont imprégnés dans cette pièce. Elles m'en donnent la nausée.


-Ah, c'est embètant. Mais après tout ce qui s'est passé dans cette chambre, il est normal que tu ressente ça. Moi, dès que j'y viens, j'ai toujours l'impression de te voir a moitié mort sur le futon, Tessai essayant de te maintenir en vie. C'est quelque chose d'assez traumatisant.


-Je vous comprend.


Un silence s'installa dans le couloir. Je remarquais alors que derrière Urahara se trouvait les filles, Tatsuki, Inoue, Rukia et Yachiru qui bavardaient entre elles. Yachiru s'exclamant joyeusement, courut dans ma direction.


-Ichi!!! Dors avec nous!


-De quoi?


-Ma chambre est assez grande alors nous dormons toute ensemble. Mais il y a encore de la place pour toi si tu ne veux pas dormir ici. Les garçons prendrons ta chambre. Expliqua Tatsuki.


-Tu es sure?


-Mais oui, tu va dormir avec nous comme ça tu dormira très bien! Et puis, c'est bon, depuis cinq ans on a vécu sous le même toit, je connais tes habitudes et ça me gène en rien.


-C'est vrai Kurosaki-kun, ça ne me gène pas non plus! Fit joyeusement Inoue.


-Euh...Orihime, quand je disais « je connais tes habitudes et ça me gène pas », c'est parce qu'il dort en calbute. Et moi je m'en fous.


A ce moment là, Inoue devint rouge, très rouge et cligna plusieurs fois des yeux. Yachiru ne comprit pas et Rukia ne fit rien. Urahara nous laissa en riant sous son éventail.


-Euh...tu veux dire...Tatsuki-chan....en sous-vètement? C'est ça?


-Oui. D'ailleurs tu as pris cette habitude au cours de l'année où tu t'es réveillé non? Parce que tu dormais en pyjama avant.


-Ouai, comme j'avais des bandages partout que vous deviez changer souvent et que je m'ouvrais souvent mes plaies, j'ai fini par prendre l'habitude de dormir avec presque rien.


-Eh bien, tu le connais vraiment Arisawa-san! Remarqua Rukia.


-On se connait depuis tout petit. Je sais tout de lui, il sait tout de moi. Etant fille unique, Ichigo est un frère pour moi, et mon meilleur ami. D'ailleurs, jusqu'à ce que tu arrive a Karakura Kuchiki, j'étais la seule fille qui avait pénétré dans sa chambre.


-Non, c'est vrai? Même toi j'aurais cru qu'il ne t'aurait pas laissé rentrer! Il était tellement distant que je pensais qu'a part ses soeurs et son père, personne d'autres ne serait rentré dans sa chambre!


-Eh oh! Je suis là au cas où vous ne l'auriez pas remarqué!


-On sait. Bon on prépare les futons?


Sous l'ordre de la propriètaire de la chambre, quatre futons furent rajouté en plus de celui de Tatsuki. A la fin, nous logions tous en une ligne. Yachiru ne prit même pas la peine de se déshabillé qu'elle s'endormit a peine allongé sur son futon, au centre de nous tous. Tatsuki avait toujours la même tenue de nuit, un grand T-shirt et un short. Elle passa a Rukia et Inoue deux kimonos blancs qui serviront de kimono de nuit. Alors que les filles allaient se changer dans la salle d'eau, je restais dans la chambre, enlevant mon shikakusho. Je me glissais dans les draps du futon et au même moment, les trois jeunes femmes rentrèrent, et je pus voir la tête de Keigo qui était dégouté de me voir dormir avec les filles.




POV Rukia.

Dans la salle d'eau, je remarquais que la pièce était organisé comme dans un onsen. Un vestaire, et derrière les portes, les sources chaudes. Tatsuki me dit que c'était le cas. J'écarquillais les yeux. Ce Urahara alors, il pouvait tout faire! Toutes trois nous nous glissions dans une cabine pour nous changer et en même temps, nous parlions.


-Euh...Tatsuki-chan? Je ne me rappelle pas vraiment de tout mais....est-que avant j'étais....j'étais amoureuse de Kurosaki-kun?


A ces mots je m'arrètais dans mes gestes. Mon coeur venait de sauter un battement et avait du mal a reprendre sa course. J'entendis Tatsuki rire puis glisser la tête hors du rideau.


-Tu ne te rappelle pas de ça?


Inoue fit de même en glissant la tête dehors.


-Pas vraiment....je sais juste que.....là...oui je suis amoureuse de Kurosaki-kun. C'est pour ça que je te demande si avant je l'aimais aussi.


-Je me suis toujours demandé comment tu pouvais l'aimer, peut être parce que moi je l'ai toujours considéré comme un frère. Mais oui Orihime, depuis le lycée tu es amoureuse de lui.


-Ah! Donc ce n'est pas nouveau. Kuchiki-san? Est-ce que tu le savais?


Je sortis de la cabine, étant totalement habillée puis je souris a Inoue en voyant sa petite tête génée.


-Non, mais je m'en doutais. Tu as cette petite étincelle dans les yeux lorsque tu le regarde, je l'ai remarqué plusieurs fois.


-Ah bon? Mais si ça se voit, vous croyez qu'il le sait?


-Alors là, pas du tout! Fis-je en même temps que Tatsuki.


Tatsuki sortie de la cabine et ria en regardant la tête d'incompréhension d'Inoue.


-Ichigo est un imbécile, il ne verrait pas quelque chose d'évident qui se trouve juste sous son nez. Fit Tatsuki.

-Ah bon? Ah....c'est bizarre, j'ai l'impression...je me rappelle lui avoir dit.


-T'es sure que c'était pas un de tes rêves?


-Pas vraiment.


Nous sortions de la salle d'eau sur ces mots et nous rencontrions Keigo qui cherchait Ichigo. En lui disant qu'il dormait avec nous, il s'écria a l'injustice se qui nous fit rire. J'entrais en première dans la chambre pendant que Tatsuki et Inoue expliquèrent a Keigo réellement pourquoi Ichigo restait ici. D'ailleurs, je croisais son regard et je le détournais en me dirigeant vers le futon a coté de lui. Je m'installais doucement, remarquant une partie du torse d'Ichigo hors des draps qui me fit rappeler la salle des archives. Je m'allongeais, essayant de me concentrer sur autre chose.


-C'est difficile. Chuchota Ichigo.


-Quoi?


-De ne pas y repenser.


Je me tournais vers lui, croisant de nouveau son regard ambre. On dirait que lui aussi se rappelle de notre fameuse scène dans la salle.


-Tu sais de quoi je parle.


-Hn, ça va nous poursuivre. Tu ferais mieux de dormir, tu as l'air complètement H.S.


-Oui c'est vrai. Ces deux journées ont été éprouvante, et je n'ai pas vraiment dormi la nuit dernière.


-C'est malin. Sachant que tu risquais de rencontrer Aizen, tu aurais du dormir pour être mieux préparé.


-Je sais, mais je ne pouvais pas dormir sachant que tu n'étais pas là. Près de moi.


J'écarquillais quelque peu les yeux. Je baissais mon regard en même temps que ma tête, remontant mes draps jusqu'au menton. Je ne savais pas quoi dire. Inoue venait de dire haut et fort qu'elle aimait Ichigo, confirmant les doutes que j'avais depuis notre rencontre, et mes propres sentiments en ont prit un coup. J'avais toujours fait en sorte de ne pas montrer mes émotions, avant la guerre, parce que je ne voulais pas interférer dans les relations d'Ichigo, mais là c'était différent. Nous n'avons jamais était aussi proche lui et moi. Lors de nos retrouvailles au bout de cinq ans, cétait déjà une première de l'avoir serré dans mes bras, mais au fur et a mesure, on a continué de se rapprocher jusqu'au point où l'un et l'autre nous avons besoin mutuellement de l'autre pour vivre. Qu'est-ce qui s'est passé pour que tout d'un coup notre relation évolue a ce point? La joie de le savoir vivant? La peur de le voir mourir pour de bon? La peur des regrets de n'avoir rien dit si il disparaissait? Certainement tout ses facteurs ont joués un rôle là dedans. Je ne sais pas ce que je représente pour Ichigo, mais j'en sais assez pour savoir qu'il tient beaucoup a moi, et peut être même plus que je ne le pense d'après ses dires. Je me sentais triste pour Inoue. Elle est une amie précieuse, et je ne voulais pas la rendre triste. Mais je m'étais embarquée dans un manège sans fin, je ne controlais plus rien. Ma relation avec Ichigo était beaucoup trop profonde pour que je puisse faire demi-tour. Je me dégoutais moi même en pensant a Inoue. Je remontais mon regard et croisa encore celui d'Ichigo. Il continuait de me regarder, d'un regard d'une douceur insoupçonné chez lui. Je sentis naitre un léger sourire sur mes lèvres. Moi aussi j'ai des sentiments, et je ne peux pas les abandonner.


-Maintenant je suis là. Et je te l'ai dit, tu as intérêt a ne plus me lacher. Je ne veux plus revivre ça Ichigo.


-Moi non plus, je ne supporterais pas ça une fois de plus.


Il fronça légèrement les sourcils en baissant les yeux. Son visage était marqué de fatigue, de peur et d'inquiètude. Je n'aimais pas le voir ainsi. Je sortie une de mes mains de dessous de mes draps et je carressais doucement le visage d'Ichigo qui ferma les yeux, se sentant apaisé.


-Dors maintenant, je suis près de toi.


Il prit ma main dans la sienne et l'approcha de ses lèvres. Il déposa un baiser dans le creux de ma main, carressant le dos de son pouce. Il ouvrit les yeux, me sourit doucement et garda ma main dans la sienne.


-Bonne nuit Rukia.


-Bonne nuit Ichigo.


Sans que je le remarque, Inoue et Tatsuki s'était déjà couchée, ne sachant a quel moment de la conversation elles s'étaient approchées et si elles avaient entendues nos chuchotements. Ichigo s'endormit très rapidement, la fatigue accumulée l'ayant mit complètement épuisé. Je plongeais moi aussi peu a peu dans le royaume des songes, ma main toujours dans celle d'Ichigo.


Et plus loin dans le couloir, peu après, l'hote de la maison s'était arrèté devant une porte, ouverte, et regardait d'un visage neutre l'enfant blond qui dormait en travers du futon, de la bave coulant le long de sa joue, les draps défaient, les membres écartés sauf un bras plié et la main sur son ventre. D'ailleurs, ce bras-ci s'écarta soudainement, frappant l'enfant brun qui dormait paisiblement. Il grogna et repoussa le bras génant.


-Hn.....T'es chiant.....Tamaki....


Son visage fronçait se détendit peu après, montrant qu'il s'était rendormit. Urahara s'approcha des deux enfants puis se tourna vers Tamaki. Il replaça ses draps convenablement sur lui, le couchant correctement, les bras sous les couvertures, puis avec un visage amusé, il essuya la bave du garçon. Celui-ci eu un petit sourire suivit d'un léger ronflement. Kisuke fixait ce garçon inconnu et pourtant, familier. Oui. Elle s'était trahie. Pour lui c'était d'une évidence même, pour quelqu'un de normal, il n'aurait pas comprit, il n'aurait pas vu la faute qu'elle avait faite. Mais lui oui. Il carressa affectueusement la tignasse blonde de l'enfant et se leva pour sortir. Il le fixa une dernière fois avant de fermer la porte.


-Bonne nuit....mon fils.


Il s'écarta de la porte et commença a partir dans le couloir lorsqu'il remarqua une silhouette s'enfuir dans le noir. Son visage se ferma en la reconnaissant. Yoruichi devait s'être infiltrée dans la maison tranquillement comme elle a toujours fait. D'ailleurs, là elle s'était enfuit vers ses amies qui se trouvaient dans l'onsen. En la voyant arrivée, elles furent surprise mais le furent encore plus en remarquant son état de terreur.


-Yoruichi? Mais qu'est-ce qui se passe? Demanda Ame.


-Il le sait.


La femme féline se glissa dans l'eau et s'installa entre Kuukaku et Ame. Celles-ci se regardaient inquiètes. La dernière fois que Yoruichi avait été dans un état pareil, c'était lorsqu'elle était tombé enceinte. Un déclic se fit dans leurs têtes.


-Kisuke? Il sait pour Tamaki? Mais comment? S'empressa de dire Kuukaku.


-Je....je ne sais pas....


-D'un coté....c'est de Urahara Kisuke qu'on parle. Il allait forcément le deviner un jour où l'autre en le voyant. Fit remarquer Ame.


-Tu as raison. Qui sait si il ne l'avait pas déjà deviné en remarquant quelque chose dans ton comportement ou tes mots. Ajouta Kuukaku.


-Qu'est-ce que je vais faire? Si il sait, comment il va réagir face a moi, qu'est-ce qu'il ressent a ce moment? Demanda Yoruichi inquiète.


-Il doit t'en vouloir a mort de ne pas lui avoir dit qu'il avait un fils, il doit être triste parce qu'il n'a pas fait partie de la vie de son fils, il doit s'en vouloir de ne pas avoir comprit plus tot pour t'aider, bref, pas mal de remord certainement! Ennonça Ame.


-.....c'était censé aider ça? Demanda Kuukaku.


-Elle a demandé ce qu'il ressentait, j'ai répondu a la question!


-Mais tu as raison Ame. Fit doucement Yoruichi. Il ne me pardonnera sans doute pas et je perdrais sa confiance et son amitié.


Les deux amies regardèrent la féline tristement. Il y a une centaine d'années, elle avait eu vraiment peur en tombant enceinte, parce qu'a ce moment là, Kisuke avait pas mal de problème avec le Gotei 13 et préparait sa fuite pour le monde des humains. Kuukaku et Ame avait essayé de l'aider au mieux et bien entendu, Soi Fon avait été ravie de faire de même. Etant déjà surmené par sa fuite et ses problèmes, Kisuke était très tendu et très a cran, Yoruichi ne savait pas comment le lui dire et la date de la fuite était proche. La chef des services secrets sut qu'elle ne pourrait pas partir avec lui tout de suite, elle devra attendre la naissance de leur enfant et quelques années pour l'éduquer. En plus de ça, elle pourrait se renseigner sur ce que le Gotei 13 ferait et le tenir au courant quand elle le rejoindrait. Mais elle ne pouvait emmener Tamaki avec elle, se serait trop dangereux. Alors qu'il avait 10 ans, elle le prévint qu'elle allait rejoindre Kisuke, et que certainement, elle n'allait pas le revoir avant longtemps. Mais il ne devait pas dire un mot a Soi Fon. Et elle était partie, laissant Soi Fon transformer son admiration en sourde colère, et s'occupant du son fils qu'elle avait abandonné. Et sur Terre, il fut encore plus difficile a Yoruichi de parler de Tamaki a Kisuke. Puisqu'il était né, avait a ce moment là dix ans, et connaissait juste le nom de son père, elle avait peur que Kisuke le prenne mal puisqu'il ne pourrait le voir et surtout, qu'elle ne lui est pas dit plus tot. Et maintenant, il savait et elle était terrifié.


-Yoruichi, Kisuke n'est pas comme ta famille. Commença Ame.


-C'est clair, lui il peut comprendre par quoi tu es passé, alors que tes imbéciles de vieux n'ont rien voulu savoir et n'ont jamais accepté Tamaki. Continua Kuukaku.


-Ben c'est pour ça qu'ils ont voulu le supprimer a la naissance! Ahahahah! Tu te rappelle la dérouillé qu'on leur a mit? S'exclama Ame.


-Oh oui! Il gachait le bonheur d'une naissance! Kaien les a poursuivit pendant un petit moment avec Nejibana libéré si je me souviens bien. Se rappela l'artificière.


-C'est ça, il leur piquait le cul dès qu'il s'approchait de trop près.


-En fait si il a fait ça, c'est parce que je l'avait viré de la chambre pour avoir réveillé Tamaki. Ajouta Yoruichi.


-....Ah oui, la grande marque sur le visage et les deux molaires en moins, c'est vrai! S'exclama Kuukaku.


-En tout cas, je pense que Kisuke est assez adulte et compréhensif pour pouvoir comprendre. Surtout si ça te concerne Yoruichi. Fit Ame avec sérieux.


-Il faudra bien que je l'affronte, je ne pourrais pas l'éviter indéfiniment.


-Exactement. Nous, on va se coucher, toi va le trouver! Enfin, si il ne sait pas déjà que tu es là. Fit Kuukaku.


-Je crois qu'il m'a vu....


A ces mots, Ame et Kuukaku prirent Yoruichi et la serrèrent contre elle pour lui donner du courage. Mais elles savaient qu'elle était forte, c'est vrai qu'elle aurait du mal a parler a Kisuke, mais il la connaissait mieux que personne, il doit savoir qu'elle avait ses raisons. Mais quelque part, les deux filles avaient quand même peur. Kisuke devait très certainement être en colère et un Kisuke en colère, c'était effrayant car rarissime. Mais elles savaient aussi les sentiments que Kisuke porte pour Yoruichi, et peut être sera-t'il indulgent. En réalité, Kuukaku et Ame ne se couchèrent pas, elle restèrent dans le salon pour essayer d'écouter la conversation lorsqu'elle aura lieu. Yoruichi se dirigeait vers la chambre de Kisuke mais une porte sur le coté s'ouvrit légèrement.


-Yoruichi-san?


Kyouya s'était levé, mais avait une tête encore bien endormie. Derrière lui, on voyait son ami dormir en boule, marmonnant des choses incompréhensibles.


-Quelque chose ne va pas Kyouya?


-Non ça va, juste Tamaki qui remue sans arrèt pour pas changer, et qui me prend soit pour son punchingball soit son nounours.


-Je vois.


La femme rentra dans la chambre et alla voir son fils. Peut être qu'en le sentant paisible, elle arriverait a trouver un certain courage. Kyouya, du coup, se recoucha et se rendormit aussitôt. Un peu somnambule celui-là. Yoruichi posa un baiser sur le front de Tamaki et le borda de son amour maternelle. Elle dut se résoudre a sortir et en levant le regard dans le couloir, son coeur manqua un battement. Kisuke se trouvait juste là, abordant un visage froid. Il était en colère.


-Tu es tellement stressée que je te sens depuis ma chambre.


Oui, il l'était vraiment. Même sa voix était glacée. Yoruichi baissa les yeux. Elle ne savait plus quoi faire, quoi dire, une boule s'était formée dans son estomac et dans sa gorge. Jamais elle ne s'était sentie ainsi. Le simple regard glacial de Kisuke la rendait malade. Il se détourna, ayant assez du silence pesant et retourna dans sa chambre. Mais il laissa la porte ouverte. C'était une invitation. Kisuke avait préféré parler avec les gestes plutot que les paroles. Il la sentait déjà terriblement effrayée, et il n'arrivait pas a controler la rancoeur dans sa voix. Tourné dos a la porte, il sentit Yoruichi rentrer et fermer la porte. Un autre silence pesant s'installa dans la salle. Il se retourna et la regarda. Se tenant le coude, elle faisait tout pour contrôle les tremblements de ses mains. Kisuke fronça des sourcils. Elle était aussi effrayé que ça?


-Assied-toi.


Sa voix était plus douce. Il voulait la mettre a l'aise si il voulait avoir des réponses, alors il devait maitriser sa voix. Et de toute manière, il ne voulait pas la blesser, il ne pouvait pas.


-Kisuke je....


Sa voix se perdit. La boule dans sa gorge l'empéchait de parler convenablement. De plus, elle ne savait par où commencer.


-Quand as-tu remarqué que tu étais enceinte?


En commençant le sujet, il arriverait peut être a la calmer, elle arriverait mieux a parler.


-Peu avant ta fuite. Une semaine avant.


Il fronça un peu les sourcils. Il n'aimait pas entendre sa voix si faible. Mais elle avait quand même répondu. Une semaine avant sa fuite. C'était court. Et comme les circonstances de cette conséquence n'était pas prévue, il était normal qu'elle est eu du mal a en parler. Surtout avec les problèmes qu'il avait eu a ce moment.


-Les dix années que tu as passé a la Soul Society n'était pas seulement pour la récupération d'information alors.


-Non. Je l'ai élevé.


-Qu'est-ce que ton clan a dit par rapport a ta grossesse?


Un voile de tristesse passa sur le visage de Yoruichi. Et Kisuke l'aperçu, fronçant encore un peu des sourcils. Sa famille n'avait pas du être tendre. Pour le moment, Yoruichi arrivait a se maitriser un peu. Kisuke posait des questions sur elle, pas sur Tamaki, comme si il s'inquiètait pour elle. Sa voix n'était pas très froide mais avait une certaine retenue.


-Ils....ils ne l'ont pas accepté. Je n'étais pas mariée, et l'enfant que je portais était celui d'un capitaine qui est le créateur d'une perle de destruction et en fuite. Tant qu'il n'était pas né, ils ne pouvaient rien lui faire mais après....


Kisuke fronça plus des sourcils. Yoruichi serra le poing en se rappelant les divers plans de sa famille pour éliminer le petit garçon. Il était une tache dans le clan, et une tache, ça s'élimine. Et puisque la famille Shihouin est spécialisé dans l'art de tuer, Yoruichi avait du vraiment faire attention.


-Qu'est-ce qu'ils ont fait?


-Ils ont tenté de le supprimé plusieurs fois. Et par n'importe quel moyen. Et ça dès le jour de sa naissance. Heureusement, Kuukaku, Ame et Kaien ont pu les repousser, pendant les deux premiers mois Tamaki et moi étions chez les Shiba. Mais j'ai du revenir pour assumer mes responsabilité de chef de clan. Alors qu'il avait quatre mois, ils ont....


Yoruichi mit une main devant sa bouche, fermant les yeux, se rappelant avec horreur de ce que sa propre famille avait tenté de faire. Elle avait tellement eu peur. Si Soi Fon n'était pas arrivé a temps, elle n'osait pas imaginer la suite. Kisuke faisait attention aux moindres gestes de Yoruichi. Et là, avec ce qu'elle lui disait et son attitude, il était inquièt. Apparement, elle avait beaucoup souffert psychologiquement.


-Ils ont essayé de le noyer......un petit garçon de quatre mois....Soi Fon les a interrompu, elle l'a sauvé.....mais si elle n'était pas arrivé, Tamaki....


-Il va bien. C'est du passé. Fit Kisuke doucement.


-Oui....ils ont recommencé, plusieurs fois. Il venait d'avoir ses un an que j'ai menacé ma famille. Ils touchaient un de ses cheveux, j'avertissais tu-sais-qui et je lui demandais la permission de les tuer. Ils savaient que j'en étais capable, surtout de les tuer. Je ne me transforme pas en chat pour rien. Je suis une chatte qui protège son petit.


-En effet, car pour passer par tu-sais-qui, c'était mettre le gotei 13 entier contre ton clan.


A ce moment là, Kisuke se dit qu'il avait bien fait de déserter. Car si Yoruichi prévenait tu-sais-qui, c'était qu'elle était en colère, mais a un point où même lui était impuissant face a elle. C'était ça le pouvoir d'une mère.


-Dès son plus jeune age, je lui ai apprit a se battre. Soi Fon l'entrainait durement mais il s'en sortait, il découvrit rapidement son zanpakuto et dès cet instant, je sus qu'il pouvait se protéger. Je voulais a tout prix qu'il puisse remettre ma famille a sa place lorsque je te rejoindrais. Et pensant que je l'avais abandonné comme elle, Soi Fon s'en est très bien occupé.


-Pourquoi ne l'as-tu pas tout simplement emmené avec toi?


-Je ne voulais pas qu'il s'embarque dans nos problèmes. Dans la Soul Society, tu-sais-qui avait un oeil sur lui puisqu'il est ton fils, il avait une protection. Mais sur Terre, se n'était pas sur. Je ne savais pas se qui pouvait se passer dans le monde des humains, alors qu'a la Soul Society, il pouvait mieux se défendre puisqu'il connaissait.


Un silence s'installa après ces mots. Elle savait qu'il lui en voulait. Il savait qu'elle regretté. Tout dans leurs gestes et leurs voix montraient ce qu'ils ressentaient. Yoruichi se pencha en avant, touchant le sol de son front et plaça ses mains de chaque coté de sa tête. Kisuke fut surpris.


-Je suis désolée. Je ne te demande pas de me pardonner, mais je suis sincèrement désolée. J'avais peur, tellement peur après la réaction de ma famille....je ne voulais pas que tu le rejette, mais j'ai fait une faute: celle de ne pas t'avoir fait confiance. Alors reçoit mes plus sincère excuses.


-Non s'il te plait, relève toi. Relève-toi, tu n'a pas a t'incliner de la sorte devant moi Hime.


Yoruichi releva la tête surprise en entendant le surnom que Kisuke lui attribuait certaine fois. Il s'était rapproché et avait mit ses mains sur ses épaules pour la relever. En écoutant les explications de Yoruichi, Kisuke s'était sentit fautif. Il lui en voulait mais sa colère avait diminué, après tout, elle avait du assez souffrir ainsi. Et ça a cause de sa propre famille. Il ne voulait pas la faire souffrir, après tout, leur problème était qu'elle ne lui avait rien dit sur Tamaki, mais Tamaki savait tout sur lui, ce n'était pas comme si elle avait voulu l'évincer de sa vie. Justement, elle voulait le faire participer. Et si elle avait peur de lui dire, de peur qu'il la rejette, cela voulait dire qu'elle tenait a lui. Il la connaissait trop bien pour savoir qu'elle ne pensait pas a mal, mais il avait quand même une certaine rancoeur. Tenant toujours Yoruichi par les épaules, il se mit a rire.


-Je viens de penser, je comprend maintenant Kurosaki-san. Ca fait mal de savoir qu'on nous cache quelque chose d'important.


Yoruichi baissa les yeux. Le regard de Kisuke s'attendrit, voyant bien a quel point elle s'en voulait. Elle était triste. Son amour pour elle rendait les choses difficiles. Il aimerait lui en vouloir, la blesser comme elle l'a blessé, ne pas lui pardonner, mais se serait être un salaud incompréhensif. Avant sa fuite, Kisuke était très stressé et tendu, si Yoruichi lui avait dit qu'elle était enceinte, comment aurait-il réagit? Il aurait voulu être heureux mais les temps lui indiquaient que ça aurait fait un autre problème. Le bébé ne pouvait pas naitre dans le monde des humains, il devait naitre dans la Soul Society pour être en contact directement avec des particules spirituels et des âmes spirituels. En effet, Yoruichi avait bien fait. Car si elle lui avait dit, il aurait voulu rester près d'elle, mais faire ça reviendrait a le condamner par le Gotei 13. Elle avait fait ça, pour le protéger lui, et leur bébé. Puis sa famille a tenté de le tuer, il y avait de quoi paniquer, mais elle réussi a tenir bon même si elle avait fait appel a tu-sais-qui. Elle l'avait laissé avec Soi Fon, protégé dans la Soul Society, mais elle n'avait rien dit une fois sur Terre. Les actes de sa famille l'ont traumatisé, elle avait peur qu'après dix ans, il la rejette et lui en veuille pour ne pas avoir amené le petit. C'est pour cette période que Kisuke lui en veut. Elle aurait du lui faire confiance, elle le connaissait mieux que personne, elle savait qu'il allait être compréhensif. Mais elle est resté dans la peur. Et quelque part, il s'en veut pour ne pas lui avoir fait comprendre la profondeur de ses sentiments. Peut être qu'elle aurait pu lui dire. Alors Kisuke prit Yoruichi dans ses bras.


-Je t'en veux. Lorsque tu m'as rejoins, tu aurais pu me le dire. Pour ce qui c'est passé avant, c'est très compréhensible, et je n'ai pas a t'en vouloir parce qu'en réalité, tu as bien fait. C'est juste durant ces quatre-vingt-quinze ans. Mais là encore, je n'arrive pas a t'en vouloir comme il faut. Parce que tu n'as pas chercher m'écarter de sa vie ni de la tienne, justement en parlant de moi, tu as tout fait pour. Ma Hime....


La tête contre son épaule, ses mains posées sur son torse, Yoruichi s'aggripa fortment a son shikahusho, laissant couler deux larmes le long de ses joues qu'elle retenait. Mais les mots de Kisuke et le ton de sa voix l'avaient apaisée, et rassurée. En utilisant son surnom précédé d'un pronon possessif, il lui indiquait que malgré tout, il tenait a elle et qu'elle avait sa confiance.


-Quand est-il né?


Il sentit un petit rire contre son épaule et il l'entendit reniflée doucement.


-Le 30 décembre. A une minute près, c'était ton anniversaire.


Son visage se détendit en un sourire en entendant ces mots. Son fils avait failli naitre le même jour que lui.


-C'est toi qui a choisi son nom?


-Non, tu vas rire, c'est Kuukaku et Ame en rentrant bourrée.


-Va savoir pourquoi, ça ne m'étonne même pas.


Avec un sourire, Yoruichi se rappela de ce moment. Tamaki était né il y avait une semaine, mais elle n'arrivait pas a lui choisir un nom. Etant chez les Shiba, Kaien et Miyako l'aidaient lorsque Kuukaku, et Ame bien souvent, s'absentaient. Cette fois-ci elles étaient revenue en ayant bien bu, et voulaient raconter leur soirée. En voulant dire ce qu'elles avaient mangé, le nom leur échappa. A la place de takoyaki, les deux filles avaient prononçé « taromaki » ou encore « tamoki » ou aussi « takoyamaki » pour finir par « tamakiyaki ». Yoruichi retenue le « tamaki » dans leur dernier mot et trouva le nom de son fils.


-Je suis désolée Kisuke.


-Ce qui est fait, est fait. Je pense que tu m'aurais dit la même chose si je m'étais excusé de t'avoir mise enceinte il y a cent ans.


-Kisuke, on était jeune, tu venais de me dire que tu allais devoir fuir pour sauver ta peau et que t'avais fait une connerie. J'étais triste et déséspérée parce que j'allais sans doute ne plus jamais te revoir. On s'est laissé aller.


-Les conneries je les ai enchainées a cette époque, et cent ans après j'en ai fait d'autres. Mais, la circonstance qui a fait que Tamaki soit là, c'est de loin ma meilleure connerie.


-....pervers....


-Hein? Ah mais nan!! Pas dans se sens là! Oooooh j'essaye de faire un truc super romantique et toi tu me coupe tout!


-Te connaissant, ça risquait pas d'être ça....


-Mais je ne suis pas un pervers!


-C'est ça....et moi je suis la reine de la Soul Society?


-Non, tu es MA Hime.


Yoruichi sourit contre l'épaule de Kisuke et se serra plus contre lui en passant ses bras autour de son cou. Les bras du blond reserrèrent leur emprise aussi et il plongea son visage dans la chevelure de la féline.


-Merci Kisuke.


-Ce n'est rien mais....


Kisuke brisa leur étreinte pour regarder Yoruichi dans les yeux. Un sourire flottait sur ses lèvres et son regard tendre fixait le visage impatient de la femme féline dont le douceur de ses traits et de ses yeux lui faisait perdre ses moyens. Il posa délicatement une main sur sa joue.


-Reste avec moi, se soir. Murmura-t'il.


Pour toute réponse, Yoruichi lui sourit doucement, lui prit son visage entre ses fines mains et posa ses lèvres sur les siennes.



POV Ichigo

-Eh! Le roi!


Alors que mes cauchemards me rappelaient a quel point la douleur était insupportable, il fallait que lui il vienne. Le sang, la guerre, les morts, mes amis, mes blessures, ma douleur, Rukia, tout ce que cette maison avait déjà vu dans mes cauchemards revenaient en un seul. Mon esprit était assaillit d'images que je ne voulais pas revoir ou surtout ne pas imaginer.


-Oh! Je te parle!


-Tu vois bien que j'ai autre chose a foutre qu'a te parler!


-Tu le savais que ça allait arriver, pourquoi t'es pas partit?


-J'en savais que dalle. Je pensais que c'était juste ma chambre.


-Eh ben t'avais tord et maintenant on est obligé de se retaper tes putains de cauchemards!


-Tiens je l'avais pas remarquer, merci de me prévenir.


Je me sentais bouillir, impossible de m'écarter de ces cauchemards. Aizen se tenait devant moi, souriant triomphalement alors qu'il me brisait les os un par un dans une lancinante douleur. Le bout de son zanpakuto s'enfonçait dans ma poitrine et creusait un trou au dessus du coeur. Je sentais ma peau s'arracher, chaque cellule de peau puis de muscles éclataient au fur et a mesure que la lame creusait. Puis la lame fut juste au dessus de mon muscle cardiaque, l'effleurant légèrement. J'avait mal, je voulais crier mais je ne pouvais pas. C'était comme si on m'avait arraché les cordes vocales. Je fusillais du regard l'homme qui se tenait devant moi, voulant tant lui faire subir ce que j'endurais dans mon cauchemard.


-Bordel tu faiblis le Roi! C'est pas vrai arrète de faire ta chochote et donne lui un bon de pied là où je pense!


-Si je pouvais je le ferais imbécile!


-Tss, t'as juste pas la volonté de le faire mauviette. Oh merde....maintenant il va y avoir la Reine...tu fais chier a être sentimental le Roi! J'ai jamais demandé a ressentir tes émotions moi!


-J'ai jamais demandé a t'avoir. Mais, qui est la Reine?


-Celle qui doit nous tenir la main en ce moment et en train de dormir paisiblement contrairement a nous a cause de ta faiblesse.


-Rukia?


-Bonne pioche! Ton cadeau est de la perdre!


-Quoi?!


En effet, maintenant, Aizen laissait ma plaie béante et sanglante et se tourna vers une forme derrière lui. Rukia. Habillée du kimono blanc qu'elle avait lors de son éxécution, je la voyais pleurer ce qui me serra le coeur déjà bien abimé. Mon pire ennemi avait un sourire sadique sur ses lèvres, ce qui m'énerva et m'inquièta en même temps.


-Tu as de la chance Kurosaki, cette charmante demoiselle va mourir a ta place! Quel beau sacrifice n'est-ce pas?


Non, ce n'étais pas possible? Connard de cauchemard! Je devais tout faire pour essayer de le changer, de me réveiller mais rien. Je voyais juste. Même si je fermais les yeux, je voyais tout. La main d'Aizen qui s'approchait de la poitrine de Rukia, et qui d'un coup sec, lui transperça la poitrine. Ses yeux s'écarquillèrent de surprise et de douleur, les larmes tombant de ses yeux se vidant de toute vie. Je ne pouvais pas bouger. Je ne pouvais pas crier. Je sentis juste une liquide chaud couler le long de mes joues. Et d'un autre coup sec, Aizen retira sa main, tenant le coeur encore battant de Rukia. Son visage s'approcha de celui de Rukia, livide et déjà froid, puis l'embrassa passionnément. Je ne pouvais rien faire, juste voir la femme que j'aimais mourir et violer par mon pire ennemi, souriant de toutes ses dents. J'hurlais. Je pleurais. Mon coeur se brisait face a cette illusion des plus réelles. Rukia....


-Ichigo!


J'ouvris subitement mes yeux. J'étais trempé de sueur, le coeur qui battait comme jamais et le respiration accéléré. J'étais enfin réveillé. Je m'assis soudainement et regardais le visage en face de moi.


-Rukia...


-Ca va aller? Je t'ai sentit remuer brutalement et tu gémissais de douleur. Tu disais quelque chose puis j'ai vu des larmes, je me suis inquièté mais tu ne te réveillais pas. Ichigo, qu'est-ce que....


Je ne lui laissais pas le temps de finir sa phrase que je la pris dans mes bras, la serrant fort contre moi, enterrant mon visage dans son cou. Elle sursauta a ma soudaine prise. Je respirais fortement son odeur, me montrant qu'elle était vraiment là, près de moi. Je sentis qu'avec hésitation, elle répondit a mon étreinte, doucement, tendrement. Elle avait comprit mon besoin d'elle, mon besoin de sa douceur, de sa présence, de ses carresses, sa peau, sa voix, son corps.


-Ichigo...souffla-t'elle.


-Je ne veux pas te perdre. Je ne veux pas que tu m'abandonne. J'ai besoin de toi Rukia, tellement...besoin de toi.


-Je suis là. Tu sais que je ne t'abandonnerais jamais Ichigo, jamais. Je serais toujours là. Je te ferais vivre un enfer s'il le faut pour te montrer que je suis près de toi.


Sa main me carressait mes cheveux humides doucement, l'autre parcourant mon dos du bout de ses doigts légèrement. J'appréciais ce contact. Ca me détendait, m'apaisait. Il n'y avait qu'elle pour faire ça. Je fermais les yeux lentement, le visage toujours contre son cou, mes bras la serrant contre moi.


-Rukia...si....tu savais....


-Quoi? Demanda-t'elle doucement.


-....a quel point....tu es importante pour moi.


Je sentis son coeur s'accéléré a ma phrase. Ses gestes s'arrètèrent sur le coup. Je l'avais génée, suprise. Mais mon esprit était lasse, j'avais tellement peur de la perdre après cette journée et ce cauchemard que je devais lui faire comprendre ce qu'elle représentait réellement pour moi. Plus qu'une simple amie, elle est celle qui a arrèté la pluie dans monde intérieur, elle est celle sans qui je ne serais pas là aujourd'hui, elle est celle qui m'a donné une raison de devenir fort, encore plus pour protéger ses personnes si chères pour moi. Je lui dois tant, tellement. Sans elle, ma vie n'a plus aucun sens, la pluie reviendrait, le vide dans mon coeur se creusera encore et encore, et je ne serais rien. Je dessérrais mon étreinte, sentant que ce n'était pas le bon moment, encore. Rukia était vraiment étonnée, et ne savait que faire. Peut être qu'au moins, lorsque je lui dirais vraiment, elle ne sera pas si surprise que ça. Je ne voulais pas la blesser ni la géner.