Yoh tout le monde!^^

Après ce bêtisier complètement loufoque encore une fois, voici ENFIN la suite!^^

Ouais désolé du retard mais je suis SURCHARGEE en ce moment c'est incroyable! O_o

Plus une minute a moi pour écrire...ouiiiiiiiiiin!!!!!


Ce chapitre sera en grande partie du point de vue de Rukia, mais je préciserai quand même quand je changerai!


Bonne lecture!^^




Chapitre 13: Préparation.



Il n'y a pas deux heures qu'Ichigo et les autres sont partis que les anciens m'ont déjà enlevé mon kimono de shinigami pour laisser place à un somptueux kimono de coton beige dont des feuilles de platane de couleur or étaient brodées avec un obi de couleur rouge, et mon propre zanpakutô. De quel droit pouvaient-ils m'enlever une partie de mon âme? Mais je devais m'y plier. J'ai fais ce choix pour sauver mes amis. Pour sauver Ichigo. Il ne faut pas qu'Aizen le voit, sinon il le tuerait et ça je ne pourrais le supporter. Chiyo frappa à la porte de ma chambre et sans que je lui dise d'entrer, elle pénétra dans la pièce. Après tout, elle était la seule personne en qui j'avais confiance et qui me connaissait vraiment. Je me tournai vers elle. Son visage était grave, ce qui m'inquiéta.


-Rukia-sama, Kuchiki-sama s'est arrangé avec Aizen-sama pour organiser une soirée demain soir avant le mariage qui aura lieu dans trois jours. C'est votre seul jour de répit, je m'en excuse.


-Tu n'as pas à t'excuser Chiyo. Tu n'y es pour rien. Je l'ai décidé moi même. Pour les sauver.


-Je vous apporterai d'autres nouvelles tout à l'heure.


La vieille femme s'en alla, se sentant désolée pour moi. Elle savait que j'avais mal, que mon coeur s'était brisé en acceptant cela, et elle savait à quel point j'étais amoureuse d'Ichigo. De ce grand imbécile qui ne pouvait retenir sa langue pour me protéger ou pour signifier son désaccord. Je me demandai ce qu'il faisait. Vu l'état dans lequel il était parti, je ne pensais pas qu'il puisse être de meilleure humeur que moi. A chaque fois que je fermais les yeux, je revoyais cette scène. Il ne voulait pas me laisser, il ne voulait pas me lâcher. Il avait évité de me regarder dans les yeux mais le peu que j'y avais vu n'était que souffrance et peur. J'aurais voulu ne pas m'être rendue chez les Kuchiki, car j'aurais sûrement encore été avec lui si nous n'étions pas venus. Mais c'était trop tard. J'espérais fortement qu'il vienne comme il me l'avait dit, mais je voulais aussi qu'il ne vienne pas, je ne voulais pas qu'il soit capturé parce qu'il tentait de me récupérer. Mais le connaissant, je n'allais sans doute pas tarder à le revoir. Ce trait de caractère faisait parti de ce que j'aimais chez lui.


-Rukia?


Je me détournai de mes pensées pour voir Hana, me regardant dédaigneusement. Elle avait sans doute été une belle femme étant jeune, mais son caractère avait du faire fuir tous ses prétendants. A présent elle était tout simplement une vieille acariâtre qui enviait ma jeunesse. A croire qu'elle était jalouse d'avoir vu que dans le groupe où j'étais, je n'étais entouré que d'hommes. A croire même qu'elle enviait ma relation particulière avec Ichigo.


-Que voulez-vous Hana-sama?


-Oh, juste voir comment se portait notre bienfaitrice!


-Votre bienfaitrice se porte comme un charme, mais elle pensait qu'on la traitait de viande fraîche, bonne à un sacrifice pour vous sauver.


Je ne la regardais pas et cela constituait un affront. Mais après ce qu'ils avaient fait, je ne pouvais pas me montrer respectueuse envers eux. Surtout elle.


-Oui en effet, c'est ainsi que je devrais t'appeler. Mais avant toute chose, regarde moi.


Après un moment, je détournai lentement mon regard du jardin pour le porter sur ma tante Hana. Elle s'approcha de moi, s'agenouilla a ma hauteur et me tint le menton d'une main pour me tourner complètement vers elle.


-Tu es une belle peste pour pouvoir me snober de la sorte. Ne te sens pas supérieure à moi parce que tu es belle et jeune, car moi au moins j'ai ma dignité.


-Vous avez faux Hana-sama. En aucun cas je ne me sens supérieure à vous, de plus je crois que vous êtes mal placée pour parler de dignité. Ma dignité je l'ai et elle est bien présente, par contre vous, et même tous les autres anciens, vous n'avez plus aucune dignité pour vous être abaissés à lécher les fesses d'un traître tel qu'Aizen.


-Hum, ce ne sont pas tes affaires. Ensuite ce n'est pas cette dignité là dont je parlais Rukia.


Je ne comprenais pas. De quoi voulait-elle parler? Me tenant toujours le menton, son regard me scruta et elle jeta un regard vers le bas. Je fronçai les sourcils. Pourquoi vers le bas? J'écarquillai les yeux soudainement, comprenant ce dont elle parlait. Cette dignité-là. Elle ne pouvait pas être plus précise non? A moins qu'elle soit trop prude pour le dire.


-Vous parlez....de ma virginité?!


-Exact. Je ne pense pas qu'Aizen-sama accepte avec grande joie une viande fraîche qui a perdu de son goût.


-Je n'ai rien perdu du tout. Vous devez faire erreur Hana-sama. Ici, la seule viande fraîche qui a perdu de son goût et aussi de sa fraîcheur, c'est vous.


Je ne vis même pas venir la claque. Ma tête, tournée sur le coté par le coup revint lentement en position droite. Mon visage n'exprimait pas la douleur et je ne montrai pas la moindre once d'émotion. Par contre, ma tante adoptive semblait hors d'elle, et je pouvais voir dans ses yeux l'envie irrésistible de me frapper à mort. Qu'elle essaye, Nii-sama m'avait bien formée.


-Quelle garce tu es! Pourquoi Aizen te veut tellement? Qu'as tu de spécial et qu'il veut tant pour s'intéresser à toi?


-Je n'en sais rien, vous n'avez qu'à lui demander. Ce ne sont pas mes affaires.


Sauf qu'une question trottait dans ma tête. Comment Aizen savait-il que j'étais en vie? Mais la dernière question de ma tante me fit frissonner. C'était impossible. Aizen ne pouvait pas savoir que le Hougyoku était retourné dans mon âme. Impossible.


-Eh bien soit, petite empotée! Mais sache que ton ami humain ne pourra pas te sauver cette fois-ci!


-Ichigo n'est plus un humain, il vous l'a dit non? Il est mort, son corps a disparu en même temps que Karakura. Il est un véritable shinigami alors cessez de le traiter comme un moins que rien!


Vu le sourire qu'elle me fit, je remarquai que je venais de faire une faute. Je venais de me mettre en colère. Hana avait tapé en plein dans le sujet sensible. J'allais le regretter.


-Tu tiens donc autant à ce jeune imbécile? Qui aurait cru que tu toucherais plus bas que terre. Tu es pathétique Rukia, tomber amoureuse d'un petit garçon....


-Je ne l'aime pas. C'est un ami à qui j'ai détruit la vie, mais qui excelle dans le domaine où je l'ai envoyé.


Je mentais. Bien sur que je mentais. Je ne pouvais pas dire à cette vieille peau à quel point j'aimais Ichigo, combien il comptait pour moi. Mais je crois avoir fait une deuxième erreur au moment où il était parti. Ma réaction. Je me levai et me dirigeai vers la cloison ouverte qui donnait sur le jardin.


-Pourtant, lui a l'air de tenir à toi. Votre séparation était touchante je dois l'avouer. Vos petits coeurs brisés par l'annonce de ton mariage avec son pire ennemi, être séparé l'un de l'autre doit être dur non? « Pourquoi n'ai-je pas le droit de l'aimer sans que quelque chose me sépare de lui? »


Je me retournai subitement vers elle. Son sourire était plus diabolique que jamais. Je me maudis. Elle m'avait entendu cette vieille peau.


-Et oui j'ai entendu. Tu pensais pouvoir le cacher? La façon dont il s'est énervé lorsque les arrancars ont voulu t'attraper est une preuve parmi tant d'autre. Vos regards l'un pour l'autre, votre séparation, tant de preuves de votre histoire d'amour que c'en est presque écoeurant.


-Je ne vois pas ce dont vous parlez. Il n'y a jamais rien eu entre Ichigo et moi à part une sincère amitié. Votre jalousie n'a donc aucune limite Hana-sama? Si vos paroles sont justes et que j'ai réellement une histoire d'amour avec Ichigo, vous m'enviez tellement d'être aimée par un homme que vous êtes obligée de me descendre plus bas que terre et de me faire passer pour une traînée. Mais Hana-sama, je vais vous dire quelque chose. Je n'ai rien d'une traînée, je suis aussi pure qu'une petite fille, mais l'ombre à mon tableau tout blanc n'est autre qu'une tache d'un rouge sang qui a laissé des trace indélébiles sur mes mains. Mais je suis digne. Oui j'aime Ichigo, et je l'aime comme jamais je ne pourrai aimer une personne autre que lui. Et malheureusement pour vous, moi je connais la seule chose que vous ne connaîtrez jamais Hana-sama : être aimée en retour.


Je venais de balancer la carte de la vérité, celle qui fait le plus mal. Et cela eut l'effet escompté. Hana semblait totalement furieuse. Restant de marbre, je la vis s'avancer vers moi dangereusement, une main sur la garde de son zanpakutô. Automatiquement, je plaçai ma main devant moi, l'index et le majeur tendu dans sa direction. Elle s'arrêta, peureuse.


-Vous connaissez le talent de Nii-sama pour certains sorts de Kidô. Dommage pour vous, j'ai le même talent. Avancez encore et le fait que vous ayez un statut important ne m'empêchera pas d'user du Kidô.


Hana sortit furibonde de ma chambre, me laissant derrière, un sourire aux lèvres. Je ne pensais pas m'en sortir victorieuse. Je m'écroulai à genoux sur le sol et je m'allongeai, écartant les bras de mon corps. Je fermai les yeux. Putain qu'est-ce que je détestais ce genre de conversation! J'aurais préféré un combat qu'une lutte verbale. Je restais ainsi, ne me souciant pas du reste. Pourtant, lorsqu'on frappa à ma porte, le soleil se couchait. Je ne m'étais pas aperçue du temps qui passait. En prononçant le mot magique qui fait que les personnes rentrent, mon grand père adoptif, Tenro se tenait devant moi.


-Lorsque tu es entrée dans la famille, tu as suivie une éducation digne d'une femme noble. Exact?


-Oui. Quel est l'intérêt de cette question?


-J'y viens. Tu as donc appris à danser. De plus, tu effectues des danses avec ton zanpakutô. Exact?


-Toujours.


-Bien. Alors Chiyo t'aidera à reprendre une danse de ton choix que tu exécuteras lors de la soirée demain soir. Ainsi tu divertiras les invités et ton futur époux.


-Il n'y a pas de raison pour que je refuse Grand-père, je le ferai.


-Très bien. Ah une dernière chose, une personne du cercle d'Aizen-sama a trouvé une idée intéressante pour cette soirée. Toi et ton futur mari serez habillés de blanc, masqués, tandis que tout le reste dont nous, nous serons en noir et masqués aussi. C'est original n'est-ce pas?


-Oh oui, très! C'est....innovant.


Qui avait pu avoir une telle idée chez Aizen? Dans tout les cas ça ne pouvez pas être Aizen lui même, ni Tousen. Je penchais plus pour Gin. Après tout il avait quelque fois des idées tordues tel qu'aller voir une condamnée à mort et lui redonner un mince espoir de vie alors que ce n'était qu'une blague. Dans tous les cas, j'espérais que le temps passerait d'une lenteur extrême, ne voulant en aucun cas me retrouver avec Aizen. Sauf que tout devait se jouer contre moi. A peine j'avais pu faire un « ouf » que je me retrouvai le lendemain après-midi. Toujours dans ma chambre, Chiyo me faisait répéter une dernière fois la fameuse danse que j'avais choisie. La danse des amants. Cela n'avait en rien surpris la vieille servante et elle savait très bien que cette danse n'était pas pour mon futur époux mais pour un certain shinigami qui habitait mon coeur. Peu après, elle m'apporta le kimono que je porterais le soir même. J'étais subjuguée. Jamais je n'avais porté de kimono si somptueux, si beau et si riche. Les anciens tenaient vraiment à ce que je sois un paquet cadeau parfaitement décoré. Un kimono de soie blanc, avec quelques reflets d'un bleu très léger, des plumes légèrement bleutée décoraient le kimono sur le bas des manches et de la tunique. Un obi blanc avec une ficelle bleue complétait l'ensemble.


-Ne soyez pas si étonnée mon enfant. Ils veulent faire grande impression auprès d'Aizen-sama en vous parant des plus beaux kimonos. Si seulement c'était pour quelque chose de plus joyeux. Fit Chiyo dans un soupir.


Je ne répondis pas. Mais je partageais son sentiment. J'aimerais pouvoir m'habiller comme ça un jour, pour Ichigo, pas pour Aizen. Alors que Chiyo m'aidait à me vêtir, elle remarqua mon visage triste et me serra dans ses bras. Il n'y avait qu'elle dans cette maison pour me consoler. Elle me sourit chaleureusement, me murmurant à l'oreille que ce soir n'allait pas être la soirée que j'imaginais. Tandis que je la regardai étrangement, elle se mit a rire devant ma tête et me dit ces simple mots:


-Vous verrez, j'ai un bon pressentiment.


Peu après, Chiyo s'occupa de ma coiffure puis de mon maquillage. Je n'avais vraiment pas l'habitude et le résultat en face du miroir me laissa sans voix. J'avais l'impression de voir une autre personne que moi dans la glace. Mes yeux violets ressortaient grâce au maquillage et au kimono, mes longs cheveux étaient attachés en un chignon haut, laissant de longues mèches tomber sur mes épaules et toujours mon éternel mèche rebelle entre mes yeux. J'osais à peine croire que cette magnifique jeune femme dans ce miroir n'était autre que la shinigami aucunement féminine et bagarreuse que j'étais. Le décolleté du kimono n'était pas provocateur, mais mettait en valeur les courbes que j'avais prise a cause du Hougyoku, et laissait à l'air libre mon cou qui se faisait gracieux avec la façon dont j'étais coiffée. Vraiment inimaginable.


-Qui aurait cru que Kuchiki Rukia pouvait être si attirante une fois habillée, maquillée et coiffée comme une femme de son rang?


J'écarquillai les yeux d'effroi. Cette voix doucereuse....elle ne pouvait que lui appartenir. Je plaçai sur mon visage ce masque sans émotion que j'arborais certaines fois et lentement je me retournai vers lui. Je lui lançai un regard des plus froids et cela lui tira un sourire. Appuyé contre le mur, je ne le voyais que de profil mais de son oeil droit, il m'observait.


-Même en faisant un tel regard, tes charmes n'en sont que plus mis en valeur. Paraître sans émotion pour toi ne te rend que plus belle que tu ne l'es déjà.


-Aizen Sousuke.


-Heureux que tu te souviennes de moi.


-Comme si je pouvais oublier le nom de celui qui a détruit mon monde.


-Oh...tu m'en veux pour si peu?


Je reculai de deux pas brutalement, une main sur mes lèvres, les yeux écarquillés d'horreur. Aizen s'était mis face à moi en prononçant sa phrase, me montrant son profil caché, son autre partie du visage déformé par une longue balafre partant du menton jusqu'au front, traversant l'oeil gauche qui était d'une couleur étrangement blanc. Son sourire s'écarta plus en voyant ma réaction et il continua de me fixer de ses yeux bruns et blancs.


-Je sais, ça surprend la première fois qu'on voit ça. Et sais-tu a qui je dois cette cicatrice? Je pense ne pas avoir besoin de te laisser réfléchir, tu sais que c'est lui.


-Ichigo...


-En effet, ce cher Kurosaki. Mais bon, à coté de ce que je lui ai fait et ce qui l'attend, ce n'est rien.


-Co....comment « ce qui l'attend »?


Je ne comprenais pas. Il savait qu'Ichigo était en vie? Comme il savait que j'avais le Hougyoku? Mais comment? Pourquoi?


-A ton avis, pourquoi est-ce que je lance des gardes à sa recherche s'il est mort? Parce que je sais qu'il est en vie. Je sais que Urahara Kisuke est rentré à la Soul Society. Je sais que Hisagi Shuuhei est en vie, ainsi que Yachiru Kusajichi, Kyouraku Shunsui, Ise Nanao, Madarame Ikkaku, Shihouin Yoruichi, Inoue Orihime, Shiba Kuukaku, Hitsugaya Toushiro, Abarai Renji et.....Kuchiki Byakuya.


-Qu....Quoi?


Les trois derniers noms, nous ne les avions pas trouvé. Ainsi le plus jeune des capitaines, mon ami d'enfance et mon frère étaient en vie? Mais....comment le savait-il? S'il savait tout ça, alors....étions-nous manipulés depuis le début?


-Je les ai reconnu à leur reiatsu, d'ailleurs, je crois que ce cher Shunsui et sa Nanao ont eu une descendance. Il y a quelque temps j'ai vu un nouveau reiatsu avec pour racine le reiatsu de Shunsui et sa vice-capitaine. C'est vrai?


-Euh....


Il avait « vu »?


-...oui. Une petite fille.


-Ah, je me demandais quand est-ce qu'ils allaient se lancer ces deux-là, pas toi?


« Vu ». Son oeil blanc?


-Mon oeil t'intrigue tant que ça? Normal après tout. Je vais te raconter une histoire. Lorsque j'ai envoyé le corps que je croyais mort de ce cher Kurosaki dans le Rukongai et que je suis rentré, on n'a pas pu sauver mon oeil. Comme j'avais des idées en tête, je me suis mis à faire quelques expériences qui pourraient changer mon oeil aveugle en quelque chose de plus utile. Et à partir du sens aigu des arrancars pour repérer le reiatsu, j'ai créé un oeil qui pouvait voir les énergies spirituelles dans toute la Soul Society. Le seul problème est que je ne peux pas situer une personne recherchée tel que Kurosaki. Mais je peux voir avec qui il est parce que vos reiatsu sont proches.


J'étais sans voix. Depuis le début il devait se douter de notre plan. Comment allions nous faire alors s'il était au courant de tout?


-Et l'autre problème est que je ne peux pas voir dans le monde humain. Le pouvoir de cet oeil n'est pas assez étendu pour ça. Au fait, avec ce cher Kisuke, je vois trois reiatsu qui se sont développé au cours de ces cinq années et qui étaient avec Kurosaki. Ce sont de nouveau shinigami? Des amis a toi peut être?


-Pourquoi vous répondrais-je?


-Naturellement. En parlant de Kisuke Urahara, un des deux shinigami qui traînent avec vous et dont je ne connais pas l'identité, a un reiatsu avec pour racine Shihouin Yoruichi et Kisuke. C'est normal?


-...avoir pour racine...c'est a dire, comme la fille de Kyouraku-tai...


Je ne pus finir ma phrase. Tamaki? Le fils de Urahara et Yoruichi?! Après tout, n'est-il pas blond avec une coiffure qui rappel Urahara et une peau mate plus claire que celle de Yoruichi? Je n'y croyais pas. Pourtant c'était évident.


-Hn, je crois que tu ne connais pas la réponse et que tu viens à peine de faire le lien étant donné ta tête. Alors comment réagiras-tu en apprenant que le second à une racine avec ton frère adoptif?


Je levai brutalement le regard vers lui.


-Héhéhéhé, tu ne savais pas non plus. Et ce qui est étrange, c'est que la racine du reiatsu de sa mère ressemble a quelques points près à la tienne. Oh ça va? Tu m'as l'air bien pâle.


Ce salaud jouait avec moi. Il était en train de me révéler des choses que j'aurais certainement apprises plus tard, son secret du comment il savait tout, c'était trop. Alors comme ça, en plus de Tamaki qui était le fils de Urahara et Yoruichi, Kyouya....Kyouya serait mon neveu?! Nii-sama et Hisana auraient eu un fils? Pourquoi ne m'avoir rien dit?


-Je vous demanderai de sortir.


Ma voix était faible. Et le sourire d'Aizen m'énervait plus qu'autre chose. Contrairement à ce que je pensais, Aizen m'écouta et s'en alla. Je m'écroulai contre le mur, ne tenant plus sur mes jambes. Trop c'était trop. Hitsugaya, Renji et Nii-sama demeuraient en vie, Aizen devait se douter de notre plan et certainement que j'avais le Hougyoku. Et enfin j'apprenais les origines que cachaient Tamaki et Kyouya. Je voulais être tranquille. Mais la vue du ciel sombre m'indiqua que je ne pourrais pas l'être. On frappa à ma porte de nouveau et une voix qui m'intrigua s'éleva.


-Rukia-chan?


La cloison s'ouvrit et une femme portant un masque noire, un kimono et une cape noir entra. La couleur de ses cheveux et son abondante poitrine me poussèrent à me lever. A ma vue, la femme s'arrêta, surprise, et poussa un cri hystérique.


-KYYYAAAAA!!!! Que tu es belle!!!


-R...Rangiku-san!


Enlevant son masque et la capuche de la cape, je pus admirer son visage rayonnant de bonheur. Un sourire s'étira sur mes lèvres, le malaise s'en allant peu a peu. Elle était en vie. Mais...comment?


-Mon dieu! J'ai failli ne pas te reconnaître! Ce que tu as changé! Et habillée comme ça, tu changes encore plus! Oh! Il faut que je lui montre!


Sans que je ne puisse rien dire, Rangiku alla à la porte, l'ouvrit en vérifiant sur les cotés et fit signe à quelqu'un de venir. Mon coeur rata un battement lorsque je vis Gin Ichimaru apparaître dans l'embrasure de la porte.


-Regarde, tu as vu ça?


-Eh bien Rukia-chan, tu as beaucoup changé! Rangiku-chan, ne tarde pas d'accord?


Il s'en alla en me saluant et je le vis rester proche de la chambre, vérifiant les alentours. Rangiku referma la porte avec précaution.


-Je sais directement ce que tu va me demander. Gin n'a pas pu me tuer et ne pouvait se permettre de me blesser lors de la guerre. Moi j'étais prête, mais le voir si désarçonné, je n'ai pas pu non plus. Alors il me garde avec lui. Je suis sous sa protection. Et normalement je ne devrais pas te parler c'est pour ça qu'il surveille dehors. Aizen ne peut pas savoir que je suis avec toi malgré sa faculté de voir les reiatsu, nous sommes trop proches puisque dans une maison.


-Alors tu es toujours du coté des shinigami?


-Oh mais bien sur! Ne crois surtout pas que j'ai retourné ma veste. Ce serait m'insulter!


-Non, je suis désolée, c'est juste que...


-Oui je comprends. Au fait, c'est moi qui ai eu l'idée du thème de la soirée! Pas mal non? C'est pour aider Hisagi, Ichigo et les autres à s'infiltrer dans le manoir.


-Quoi?


-Comment ça « quoi »? Ils vont venir te chercher! A cause de son oeil, Aizen a vu que le Hougyoku et toi formez une clé à présent. Il ne faut pas que tu restes avec lui. Sais-tu où est ton zanpakutô?


-Euh....dans la salle des archives.


-Bien! Je leur dirai une fois qu'ils seront là. Et ton kimono de shinigami, tu en a un, là?


Je lui indiquai l'armoire murale à coté d'elle et elle fouilla sans hésiter. Prenant un kimono de shinigami, elle le planqua sous sa veste et se dirigea vers la porte.


-Il faut que je file, à tout à l'heure certainement!


Rangiku me fit un clin d'oeil et disparut comme elle était apparue. Mais quelque chose me dérangeait. Gin l'aidait? Ichimaru Gin aidait une rebelle? Soit il était trop gentil avec elle soit il racontait tout dans son dos. Mais la façon dont il avait dit qu'elle ne devait pas s'attarder était bien trop doux pour être une façade. Et même bien trop doux pour le Ichimaru Gin que je connaissais. Chiyo entra dans ma chambre, présentant un masque blanc. C'était l'heure.


POV Ichigo


Yoruichi nous attendait à une rue du manoir. A l'intérieur il y avait déjà pas mal de monde vu le nombre de reiatsu. La femme féline déballa d'un sac plusieurs capes noires ainsi que des masques de même couleur. Les paroles de Urahara me revinrent à l'esprit. Le thème était noir, blanc et masqué. Et c'était une alliée qui avait donné l'idée.


-Comme ça personne ne se doutera au premier regard que vous n'êtes pas des invités attendus. Kon, tu te rappelles de ce que je t'avais dit un jour?


-Euh...


-En rapport avec Ichigo.


-Ah! Oui. Je le ferai.


-De quoi vous parlez? Vu que ça me concerne je pourrais savoir!


-Kon est ta couverture. Si jamais Aizen devait t'attraper, c'est Kon qui doit être à ta place.


-QUOI?!


-Ne gueule pas crétin! M'engueula Ikkaku en me donnant un coup.


-Mais je peux pas le laisser se faire prendre à ma place!


-Écoute Ichigo, j'ai un truc à te dire. Depuis que j'ai atterri malencontreusement dans tes mains, ou plutôt dans ton corps, et que je suis devenu Kon la peluche, je ne t'ai jamais aimé.


-Tiens bizarrement c'est réciproque...


-Mais même si je ne te porte pas dans mon coeur de Mod Soul, tu es un ami précieux. Et j'ai accepté de te couvrir il y a longtemps parce que contrairement à ce que tout le monde pense, je suis au courant de bien plus de choses que vous tous.


-Pardon? S'exclama Tamaki


-Ça veut dire quoi ça? Qu'est-ce qu'on nous cache encore?


-Quelque chose de très important. Tu comprendras le moment venu pourquoi tu dois absolument vivre Ichigo. Finit Kon.


Encore un truc bizarre. Décidément mon tableau des choses à découvrir allait déborder! Alors que dans le silence, nous nous préparions, Yoruichi s'approcha de moi. Elle me tendit une cape et un masque supplémentaire.


-Pour Rukia. Vous devez la faire sortir incognito si possible. Pour ça, je te conseille d'utiliser Tamaki et Kyouya pour faire diversion, ils savent mettre la pagaille. Fit la féline avec un sourire.


-J'y avais pensé, merci Yoruichi-san.


-Oh, et ça aussi. Je sais qu'on dirait qu'il s'agit de la pilule des Mod Soul mais c'est une invention de Kisuke. Rukia devra la lancer à terre pour qu'un corps de son apparence et de sa mentalité apparaisse. Ça ne durera que dix minutes seulement.


-Wouah, c'est utile quand même. Remerciez ce connard de shinigami tordu pour moi.


-Pas de problème. Et si vous vous en sortez bien, Kon n'aura pas à se faire prendre. Ah, voilà notre alliée.


Je levai le regard vers la direction qu'indiqua Yoruichi et j'écarquillai les yeux de surprise. Notre allié chez Aizen, c'était elle?! Mais....qu'est-ce qu'elle faisait avec lui?


-Youhouh tout le monde!


-Rangiku-san!


-Bon allez, suivez-moi, Rukia-chan vous expliquera tout. Moi je n'ai pas le temps!


Toujours aussi déjantée et souriante. Elle nous mena à une porte arrière du manoir et regarda en ouvrant la porte doucement pour voir si notre entrée ne se ferait pas remarquer. Elle avança rapidement, nous faisant signe de la rejoindre vite fait. En un clin d'oeil, nous étions tous entrés, nous tenant droit pour donner l'impression que nous étions là depuis le début. Mon regard se porta sur l'ensemble des personnes présentes. Parmi toutes les personnes en noir, j'en vis une en blanc. Aizen. Mes poings se serrèrent et je détournai le regard lorsque le sien croisa le mien à l'autre bout de la pièce. Il y avait quelque chose de bizarre, j'avais cru voir un oeil blanc, à moins que ce soit le masque qui m'avait trompé. De toute manière, il ne devait pas me reconnaître, étant vraiment camouflé, les cheveux noirs, un masque noir, une cape noire, bref il ne pouvait absolument pas me démasquer. Alors qu'on commençait à se déplacer, j'entendis à coté de moi comme un grondement de chat. Rangiku dut avoir aussi entendu car comme moi elle se retourna dans la direction du bruit. Avec étonnement, je vis à travers le masque de Tamaki une rage incroyable. Il lançait un regard d'une telle froideur que je n'avais jamais vu chez lui.


-Tousen...


Je me retournai pour voir devant lui et en effet, je vis l'ex-capitaine d'Hisagi. D'ailleurs celui-ci l'avait détourné. Malgré son masque qui cachait ses cicatrices et son tatouage, il ne voulait en aucun cas rencontrer son ex-supérieur.


-Rangiku-chan! Je t'ai cherché partout! Avec cette foule il est normal que je te perde mais je ne pensais pas à ce point.


Notre groupe fit semblant de discuter dans son coin pendant que Gin s'approchait de Rangiku qui lui fit de grands signe, ne s'occupant plus de nous.


-Tu n'aurais pas vu Rukia-chan? Je la cherche partout, c'est pour ça que tu m'as perdu! Fit Rangiku en faisant un clin d'oeil.


Gin hocha la tête en signe de compréhension. Malgré ses yeux de renard, je sentis qu'il croisait mon regard. Il me sourit et me fit un signe de la main. Bizarre....il était de notre coté?!


-C'est moi ou Ichimaru Gin est complice de Matsumoto? Demanda Ikkaku.


-Je ne pense pas que ce soit toi, j'ai remarqué la même chose. Fit Hisagi.


-Tête de renard est avec nous alors? Je peux aller m'amuser avec lui?? demanda Yachiru joyeuse.


-Non reste là, on va te perdre sinon. Fit Kon.


-Tamaki, suis-moi. On va voir comment on pourra faire diversion. Vous nous ferez signe lorsque ce sera bon? Demanda Kyouya.


-Pas de problème.


-Oh excusez moi jeunes gens, n'auriez-vous pas vu une petite femme tout en blanc qui doit devenir la femme du seigneur Aizen? Demanda Gin en s'incrustant.


-Non, désolé. Répondis-je prestement.


-Gin, si Rukia t'entend tu va te prendre un coup de pied aux fesses! Avertit Rangiku en levant une main.


-Exact Rangiku-san. Gin redis ça et mon pied tu l'auras vraiment aux fesses!


-Oh ! Trop tard on dirait!


Je me tournai vers la voix si familière que je recherchai. Les bras croisés et un regard noir pointé sur Gin, Rukia portait un très joli Kimono et sa coiffure changeait de son habituelle tresse. A cause de son masque, je ne voyais que ses yeux violets brillant d'une sourde colère. Rangiku la prit dans ses bras.


-Rukia-chan!! Je te cherchais partout!


-Argh.....tu me serres un peu trop...Rangiku-san!


-Oh pardon! Vraiment, ce que tu es à croquer! Dommage que le masque cache ton visage, sinon j'en connais quelques uns qui seraient bien époustouflés de ta transformation de guerrière en jeune beauté! N'est-ce pas?


Rangiku me lança un coup de coude dans l'estomac, plus fort qu'elle ne l'espérait et qui me fit plier en deux.


-...Putain....


-Oups! J'y suis allée trop fort!


-Euh....Rangiku, si tu lui a pas pété deux côtes, t'as vraiment de la chance ou c'est qu'il est vraiment résistant. Fit Hisagi en se penchant vers moi.


-....Kizuato? Fit Rukia en écarquillant les yeux.


-Oh la vache t'y es pas allée de main morte, t'aurais pu faire plus doucement merde! Chuchotai-je pour ne pas me faire trop entendre.


-Ichigo...souffla Rukia en adoucissant son regard.


-C'est bon? T'es pas mort? Demanda Gin.


-Pourquoi tout le monde me pose la même question? Si je suis devant toi c'est que non crétin!


-Oh! Aizen-sama! Mon cher Sousuke il y a beaucoup de monde non? Fit Gin en m'ignorant totalement et en se dirigeant vers mon pire ennemi en s'écriant comme pour nous prévenir.


-Au fil des années, je comprends de plus en plus pourquoi Rangiku et toi êtes amis...pas discrets autant l'un que l'autre. Fit Aizen platement.


-Qui a dit que nous n'étions qu'amis? Tu sais Aizen, il se passe tellement de choses entre nous que...


BOOM


-Aïe!


-Ça t'apprendra à dire des bêtises plus grosses que toi! Engueula Rangiku.


-Dans tous les cas j'avais raison. Rukia-chan, ne serait-il pas l'heure de ta danse? Ton grand père m'en a parlé et j'aimerais beaucoup te voir danser autrement qu'avec une arme.


Son ton doucereux m'énerva au plus au point, mais je devais faire comme s'il n'était pas près de moi. Sinon j'allais tout faire foirer. Une femme s'approcha de Rukia et à sa voix, je reconnus tout de suite la seule femme parmi les anciens.


-Voyons Rukia, va sur l'estrade, tu ne ferais pas attendre ton époux, si?


-Ce n'est pas mon époux.


Le ton glacial de Rukia me gela immédiatement. Je ne pensais pas qu'elle pouvait être si froide, surtout envers les anciens. Faisant comme si je ne me préoccupais pas de la conversation, je m'avançai vers l'estrade. Yachiru me suivit, enjouée de voir une danse. Derrière moi, les autres s'étaient éparpillés mais étaient tous tournés vers l'estrade, même Tamaki et Kyouya dans un coin. Je vis Rukia s'approcher de l'estrade suivie de sa tante qui avait un sourire que je n'aimais vraiment pas.


-Tu as choisi la danse des amants à ce que j'ai entendu. Ça ne m'étonne pas après tout. Dommage que la personne a qui elle est dédiée ne soit pas là, ton pseudo shinigami aurait sans doute apprécié.


-Qui a dit qu'il n'était pas là? Fit Rukia avec un sourire moqueur.


La tête de l'ancienne se décomposa a l'entente de sa phrase. Je n'avais pas trop compris de quoi elles parlaient, mais je félicitai Rukia d'avoir fermé le bec de cette harpie. Lui tendant son masque, Rukia monta sur l'estrade, sous les lumières.


Dieu qu'elle était belle.


Rangiku n'avait pas menti en disant qu'on serait époustouflés. C'était la première fois que je voyais Rukia mise autant en valeur, montrant à tous sa beauté qu'elle cachait par sa façade de guerrière. J'en serais tombé amoureux si ce n'était pas déjà fait. A chaque découverte d'une partie de Rukia, j'étais de plus en plus attiré par elle. Et là encore une fois, j'étais attiré comme un aimant, je ne pouvais détacher mon regard d'elle, admirant ses traits fins et gracieux, ses magnifiques yeux violets, ses fines lèvres rose pâle que je rêvais de posséder, sa peau laiteuse et si douce que j'aimerais caresser du bout des doigts.


Si seulement nous n'étions que tous les deux, je lui aurais montré à quel point elle me rendait fou.


Et c'est sans remarquer le temps qui passa, obnubilé par sa danse, faisant les derniers préparatifs du plan avec Hisagi et Kyouya, que je me retrouvai dans une pièce du manoir, et dans le noir. Je tenais Rukia dans mes bras, seulement vêtue du haut de kimono de shinigami et moi ayant justement cette partie abaissé sur mes bras. La tenant fermement par la taille d'une main, l'autre se baladant sur sa cuisse, je l'embrassai tendrement mais avec ardeur, Rukia répondant à ce baiser avec la même passion.


Mais ce n'était ni le moment, ni l'endroit.





Fin du chapitre première partie du sauvetage de Rukia XD!!


Ben dis donc...c'est la foire aux sentiments la vache! O_o (c'est un petit peu de ma faute aussi...XD)

Et ça m'a l'air chaud entre les deux là....(encore de ma faute....)

Ichigo n'a pas vu le temps passer, et pour savoir comment les deux tourtereaux se sont retrouvé comme ça, ben tout est dans le chapitre d'après XD


J'espère que vous avez aimé!^^ La suite très bientôt avec le retour dans l'équipe de Rukia mais comment? Eh ben dans le prochain chapitre! XD


Des questions sont ENFIN répondues, exemple j'en connais quelque unes qui vont faire:

KYAAAAAAAAAAAA!!!! BYAKU EST VIVANT!!!!!!

(d'ailleurs, les fan ICHIRUKI vont faire KYYYYAAAAAA ils se sont embrassés et ça a l'air même chaud.....)


Mouahahahaha et oui!! XD De plus, Rukia sait qu'il a un fils....elle était choquée! O_o

Va t-elle le dire aux autres ou va t-elle le garder pour elle? Ben vous verrez XD


Allez, à bientôt mes amours! XD (oula ça va pas bien moi....)


Merci d'avoir lu!^^

Fitzou


P.S: ça ira pas plus loin entre Ichigo et Rukia! XD (enfin....pour le moment! X3)


(j'entends déjà les fans faire: ooooooh.... X3)


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