Chapitre I

Je serais la pour toi...

        Alors voila… Je me lance dans ma première longue fic ! (enfin, longue… 10 chapitres quoi… ^^)

        Que dire de plus ? Ben… Enjoy !!

 

Chapitre Un :

            Cette nuit là, ou peut-être étais-ce le jour, comment pourrait-on le savoir ? Il faisait toujours aussi sombre au Hueco Mundo… Cette nuit là, donc, le calme régnant habituellement autour du palais de Las Noches fut perturbé par le son caractéristique d’une déchirure du ciel, déchirure permettant aux arrancars de voyager entre leur monde et le monde des humains. Eclairé faiblement par la lune, Ulquiorra Schiffer avançait calmement vers le palais, tenant fermement Inoue Orihime par l’épaule. La jeune fille, visiblement apeurée, le suivait cependant sans se débattre. Ses yeux observèrent l’espace l’entourant, un désert infini où le sable blanc contrastait avec le ciel. De temps à autres, on rencontrait des semblants d’arbres qui poussaient là à l’encontre de toute logique, dans la mesure où il n’y avait pas d’eau en ces lieux. Devant elle se dressait un immense bâtiment, blanc, lui aussi. C’était sans doute ce « Las Noches » que l’arrancar avait mentionné précédemment…

            Alors qu’ils se trouvaient devant les grandes portes du palais, Ulquiorra la libéra enfin de son étreinte et lui lâcha un sec « Suis-moi ». Inoue, massant légèrement son épaule douloureuse, le suivit alors qu’il pénétrait dans le hall du palais. Après avoir traversé de nombreux couloirs et gravit quelques escaliers, la jeune fille demanda faiblement :

 

«  - Où allons nous ?

   - Suis-moi et ne pose pas de questions, tu le découvriras bien assez tôt… »

 

            Ce fut la seule réponse que l’arrancar consentit a lui donner, et il ne prononça plus un mot jusqu’à ce qu’ils se retrouvent devant une porte close.

 

« - C’est ici que tu seras enfermée, tu ne sortiras de cette pièce que si Aizen te demande. »

 

            Frissonnant au nom d’Aizen, Inoue attendit que l’arrancar ouvre la porte et la laisse y entrer. Bloquant le passage vers l’extérieur, Ulquiorra l’observa un moment puis s’en alla, fermant la porte à double tour. Elle jeta un coup d’œil a la pièce qui était désormais la sienne : elle était vaste, mais très peu meublée. Il y avait en tout et pour tout un grand canapé contre un mur et un grand tapis par terre. Le tout était faiblement éclairé par le clair de lune qui filtrait au travers des barreaux d’une grande fenêtre, face a la porte. La lune était d’ailleurs la seule chose visible par cette ouverture, et peu importait l’endroit d’où Inoue regardait, elle était toujours au centre de la fenêtre, comme si elle surveillait la jeune fille captive.

 

« - Je ne vais pas me plaindre, au moins j’ai un endroit où dormir… »

 

            Malgré tout ce qu’elle pouvait dire pour se consoler, Inoue sentit une vague de désespoir l’envahir et partit s’asseoir dans un coin de la pièce, les bras autour de ses jambes, la tête sur les genoux. Pleurant silencieusement, des larmes roulant sur ses joues, elle n’entendit pas la porte s’ouvrir et fut surprise lorsqu’elle vit Ulquiorra entrer dans la pièce, jetant de nouveaux vêtements sur le canapé en disant d’un ton sec :

 

« - Cette tenue sera plus appropriée au lieu, enfile la et préviens moi quand tu auras fini. Je t’attends dehors. »

 

            Alors qu’Inoue se levait péniblement, il sortit de la pièce, jetant un dernier coup d’œil à la captive. Tout en se changeant, elle pensa a Ulquiorra, qui se révélait être un étrange personnage. Son corps blanc contrastait avec ses cheveux noirs , qui étaient encore plus mis en évidence par sa tenue, une veste blanche doublée de noir à longues manches, courte sur le devant mais très longue a l’arrière, ainsi qu’un large pantalon blanc, maintenu par une grosse ceinture noire. Son épée, mise en travers de sa ceinture, relevait légèrement le derrière de sa veste. On pouvait aisément remarquer que le trou caractéristique des hollows n’était pas situé sur sa poitrine, comme c’était le cas, mais au niveau de sa gorge. Il portait, sur la partie gauche de sa tête, un demi-masque blanc, signe qu’il était autrefois un simple hollow, et non un arrancar. Le vert de ses yeux était accentué par la pâleur de son visage, ainsi que par des fines lignes vertes semblables a des larmes émeraudes coulant le long de son visage. L’élément qui avait le plus marqué la jeune fille était le regard de l’arrancar. En effet, elle avait remarqué que, quelque soit la situation, il arborait toujours la même expression de tristesse. Comment pouvait-on avoir une telle tristesse dans le regard, et pourtant ne rien laisser paraître dans sa voix ? Quoi que l’on puisse dire, il était vraiment un être difficile à comprendre…

            Ayant fini de se changer, elle tenta de s’observer tant bien que mal (il n’y avait pas de miroir dans la pièce…). Elle avait le même type de veste qu’Ulquiorra, mais la sienne s’arrêtait au dessus de la poitrine, bouffait aux épaules et se terminait en pointe au niveau des manches. En dessous, elle portait une longue robe qui ne laissait apparaître aucune partie de son corps : sa robe, ouverte sur le devant, révélait une longue jupe plissée et était maintenue à la taille par une large ceinture noire.

 

« - Ca aurait pu être pire, je pense… » murmura-t-elle, ses yeux à nouveau humides de larmes.

 

            Elle rangea ses vêtements sur le canapé et se dirigea vers la porte, en disant d’une voix tremblotante « J’ai terminé… ». La porte s’ouvrit alors sur Ulquiorra qui lui fit signe de sortir, sans prêter attention au désarroi de sa prisonnière. Alors qu’ils commençaient à marcher, il prit la parole :

 

« - Maintenant que tu as mis ces vêtements, tu ne peux plus faire marche arrière. Tu es désormais considérée comme une traîtresse par tes amis, il ne te reste plus rien, à part le seigneur Aizen, à qui tu dois obéissance. D’ici peu, il te fera savoir ce qu’il attend de toi, et tu devras seulement agir comme il te l’ordonnera. Sois heureuse qu’il t’ait choisie parmi tes amis, au moins, tu vivras un peu plus longtemps.

 

   - Bien… »

 

Le peu d’optimisme qu’Inoue avait conservé s’était définitivement envolé. Qu’espérait-elle en venant ici ? Une chambre d’hotel 5 étoiles ? Des domestiques ? Une garde robe richement garnie ? Non, elle était venue de son plein gré, certes, mais elle restait malgré tout une ennemie potentielle, et cela même si elle n’avait qu’un faible pouvoir, qui avait été inutile jusqu’à présent… Essayant de ne plus penser a cela, elle se risqua à demander à Ulquiorra :

 

« - Ou allons nous ? Cela fait déjà une dizaine de minutes que nous marchons…

 

- Je te l’ai déjà dit, arrête de m’importuner avec tes questions idiotes. Tu verras bien lorsque nous arriverons. »

 

 ~ Mes questions idiotes, hein ? pensa Inoue. Bien évidemment qu’elles sont idiotes, mes questions…Je suis une idiote, de toutes façons… J’ai suivi cet homme de mon plein gré, j’ai choisi de partir, de trahir mes amis… Peut être était-ce pour la bonne cause, mais j’aurais du trouver une autre solution que de me plier a ses conditions…J’aurais du me battre, même si je ne vaux rien au combat ! C’est ce que Kurosaki aurait fait, il ne se serait jamais incliné devant l’ennemi, lui… Même si cela signifiait mourir, il combattrait jusqu’au bout pour atteindre son objectif… Je ne suis qu’une petite idiote…

 

            C’est en ruminant ces sombres pensées qu’Inoue continua de suivre Ulquiorra, fixant tristement son dos. Elle ne put se retenir de pleurer à chaudes larmes, et de crier a son prédécesseur :

 

« - Mais où allons nous ? Je veux le savoir ! Dis le moi ! Pourquoi tu ne réponds pas ? »

 

            La réaction d’Ulquiorra ne se fit pas attendre : il empoigna Inoue par l’une de ses manches et la plaqua contre le mur. Apeurée, elle ne put que rester a l’endroit où il l’avait plaquée, dos au mur, tremblante. C’est alors qu’Ulquiorra, rapprochant son visage du sien, lui murmura :

 

« - Et pourquoi devrais je te répondre ? Qui es tu pour me parler de la sorte ? Si je me souviens bien, tu es venue ici de toi même, en connaissance de cause, non ? Sois contente qu’Aizen te désires vivante, sinon, je ne me serais pas retenu… »

           

Sur ces mots, Ulquiorra se remit en route, laissant derrière lui une Inoue toute retournée, incapable de bouger. C’etait vrai, elle savait ce qu’il l’attendait, elle pensait même s’y être préparée, mais apparemment, ce n’était pas le cas… Encore sous le choc, elle se releva tant bien que mal, redoutant la réaction de l’arrancar si elle restait plantée là. Qui sait, la prochaine fois, il pourrait être encore plus violent… Et cette lueur dans son regard…Cette tristesse qui était toujours présente…Son regard n’exprimait en rien la colère et était en complète contradiction avec ses actes. Marchant rapidement pour rattraper son retard, elle se remémora la raison de sa présence en ces lieux.

Des arrancars avaient envahi la ville alors qu’elle était au Soul Society avec Rukia, où elles s’entraînaient toutes deux. Lorsque l’alerte eut été donnée, Rukia put partir sur le champs à l’aide des papillons de l’enfer, alors qu’Inoue dut attendre que le Senkaimon, le convertisseur d’âmes, soit prêt. La chose prit du temps, et, lorsque l’opération fut terminée, elle se précipita dans le passage interdimensionnel, escortée de deux shinigamis. Cependant, alors qu’ils couraient, un hollow apparu dans le passage et, en l’espace de quelques secondes, mit hors d’état de nuire les 2 shinigamis. Ce hollow, qui s’avérait être en réalité Ulquiorra, le quatrième arrancar, proposa un marché à Inoue : soit celle ci refusait de venir avec lui au Hueco Mundo, et ses amis seraient tués par les arrancars qu’ils combattaient, soit elle l’accompagnait, et les arrancars se replieraient, laissant la vie sauve a Ichigo et aux autres. N’envisageant aucune autre solution, Inoue se plia au souhait de l’arrancar, sauvant ainsi la vie de ses compagnons. Cependant, Ulquiorra mit une condition à leur contrat : elle devait porter un bracelet qui la ferait devenir invisible et lui permettrait de traverser la matière, mais ne devait en aucun cas le retirer. De plus, elle ne pouvait dire au revoir qu’à une seule personne, à elle de choisir la bonne. C’est donc ainsi qu’elle se retrouva dans la chambre de Kurosaki, la seule personne qu’elle n’ait jamais aimé…

Perdue dans ses pensées, Inoue ne s’était pas rendue compte qu’Ulquiorra s’était arrêté devant une immense porte noire, ce qui fit qu’elle le percuta, sa tête s’écrasant entre ses omoplates. L’arrancar se retourna subitement, en lui jetant un regard qu’il pensait sans doute être noir, mais qui, en fin de compte, restait toujours aussi mélancolique. La jeune fille ne put lui dire qu’un petit « Désolée » en tentant d’éviter de le regarder, cependant, leurs regards se croisèrent l’espace d’une seconde, et, mal à l’aise, elle détourna le sien pour s’intéresser a la porte devant laquelle elle se trouvait. Elle semblait faite dans le plus précieux des marbres noirs et était parcourue par de nombreuses arabesques grises claires, qui lui donnaient une fausse impression de légèreté. Elle ne possédait pas de poignée, ce qui laissait libre court a l’imagination quant à son mode d’ouverture.

Inoue fut rapidement ramenée à la réalité par un raclement de gorge énervé de son « guide », qui lui dit alors :

 

« -Nous sommes arrivés »

 

 


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