
Chapitre 4
Retour
- Monsieur Urahara! Monsieur Urahara!
Le marchand se réveilla après avoir très peu dormi, conséquence d’une recherche approfondie sur Aizen. Il ouvrit un œil, puis l’autre, avant de découvrir la petite Ururu devant lui. Elle semblait agitée, mais tentait tout de même de garder son calme.
-Que se passe-t-il, Ururu?
-Les amis de Monsieur Urahara vous attendent impatiemment...
-Et bien, que se passe-t-il ici?
Urahara venait de faire son apparition dans la pièce principale, là où étaient déjà installés les shinigamis en plus d’Inoue, de Sado et même d’Ishida. Il remarqua également une personne debout dans le coin droit. Une personne aux cheveux orange. Le marchand, d’origine blagueur et distrait, redevint immédiatement sérieux en apercevant le vizard, disparu depuis une bonne semaine. Il resta muet pendant quelques minutes avant de se tourner vers le capitaine Hitsugaya et de prononcer quelques mots en prenant bien soin de cacher son visage avec son éventail.
-Hum... capitaine, j’imagine que vous avez des explications?
***
Flash Back
-I...Ichi...Ichigo...?
Personne ne bougeait. L’homme devant eux ne pouvait être Ichigo. D’accord, il avait les cheveux sales, les vêtements à moitié déchirés, le regard mi-heureux, mi-terrifié, mais ça ne pouvait être Ichigo ! Celui-ci avança d’un pas avant que ses jambes ne se mettent à trembler, entraînant son corps épuisé par terre. Il respirait difficilement et ne semblait pas avoir suffisamment d’énergie pour se déplacer. Il avait mis tout ce qui lui restait lors de l’arrivée pour prévenir les autres qu’il était là. Il murmura difficilement :
-Yo…
-Ichigo !
Cette fois, la voix se faisait plus claire, moins hésitante. Rukia accourut vers lui, tout en gardant des précautions si cela était un piège. Elle fut suivie de près par Renji, Inoue et Matsumoto. Le jeune capitaine restait derrière et surveillait les horizons, prêt à intervenir le plus vite possible. Devant lui, les voix s’entremêlaient à toute vitesse. On ignorait quoi faire. Personne ne savait si tout cela était réel, personne ne pouvait le savoir. Le jeune homme devant eux, à moitié mort était-il le shinigami remplaçant qu’ils avaient tous connus ?
-Yo, répéta-t-il, j’ai l’air si moche que ça… ? Et ben, Inoue, pourquoi pleures-tu ?
En effet, la rousse était en larmes et celles-ci ne semblaient pas vouloir s’arrêter.
-Ku…Kurosaki-kun… c’est… bien toi ?
-Qu’est-ce que tu racontes, Inoue, bien sûr que c’est moi…je...
Incapable de finir sa phrase, il s’évanouit.
-Capitaine, que fait-on ? Si c’est bien Ichigo, on ne peut le laisser ici, mais d’un autre côté, c’est impossible qu’il revienne seul du Hueco Mondo !
-Renji, prends-le et amène-le. Nous allons chez Inoue jusqu'à temps qu’il se réveille. Ensuite, nous irons chez Urahara. D’ici là, je veux, ou plutôt j’exige qu’il y ait une personne qui le surveille de près. S’il tente quelque chose, n’hésitez pas à vous servir de vos armes. N’oubliez pas, nous n’avons pas suffisamment d’information pour être sûrs de son innocence.
Renji le prit donc sur ses épaules à l’envers. Sa tête pendait par en arrière tandis que le shinigami le traînait par les pieds, ne faisant guère attention au corps.
-Renji, tu ne pourrais pas faire un peu attention, pour UNE fois !
-Comment ça « UNE fois » ? D’ailleurs, je n’ai jamais fait attention à cet imbécile et ce n’est pas aujourd’hui que je vais commencer !
Rukia et Renji commencèrent une nouvelle fois à se chicaner pendant que le corps d’Ichigo se faisait balancer dans tous les sens.
Chez Inoue, les shinigamis posèrent le disparu sur un matelas. Pendant qu’il reprenait des forces inconsciemment, ils alternèrent à tour de rôle : il devait toujours y avoir quelqu’un dans la même pièce et, si possible, il devait toujours y avoir un sabre près de sa gorge. Pendant son repos, le vizard murmurait des mots incompréhensibles et lorsque quelque chose était prononcé clairement, cela ne faisait qu’embrouiller de plus en plus les pensées voisines. Juste avant de se réveiller, il prononça quelques paroles un peu plus clairement.
-Pas tuer…non ! Maman…tuée…Rukia… Non… impossible… AH!
Il se réveilla en sursaut, pris de nausées. Il courut jusqu’à la salle de bain et y resta un bon quart d’heure. Lorsqu’il revint, il avait l’air un peu plus présentable et plus en forme. Seuls ses cernes noirs témoignaient d’un manque de sommeil. C’est avec une respiration sifflante qu’il dut accompagner les autres à boutique d’Urahara.
-Dis Ichigo, commença Matsumoto histoire de détendre un peu l’atmosphère tendue, avant Rukia-chan était ta sœur puis, ta « patronne » et maintenant… c’est ta maman ?!
-Hein ? Pourquoi j’aurais une mère qui ne fait même pas la moitié de ma taille?
-Hé, signala l’admiratrice numéro un de chappy, je suis là, je te signale !
-Pff, ça ne prend pas de temps et vous recommencez déjà à vous engueuler !
-On t’a pas sonné, Renji ! Répliquèrent les deux concernés.
-Silence, dit le capitaine aux cheveux argentés, on arrive.
Fin Flash Back
- Hum... capitaine, j’imagine que vous avez des explications?
-En fait, ce n’est pas moi qui devrais vous les donner, mais la personne debout juste derrière.
-J’aimerais d’abord entendre votre version des faits, Hitsugaya…
Le concerné s’exécuta, racontant comment ils avaient trouvé Ichigo dans la ville. Il n’oublia rien, prenant soin de détailler chaque partie minutieusement. Il termina lorsque son téléphone sonna, c’était Hinamori qui désirait, une nouvelle fois, lui parler d’Aizen. Pendant ce court instant, Ichigo s’adressa directement à Matsumoto, lui dévoilant ainsi que Gin, qu’il connaissait comme étant un des anciens amis de la vice-capitaine, n’était qu’un pantin, contrôlé par Aizen. Cela enleva un léger poids sur la conscience de la shinigami. Il se tourna ensuite vers le marchand.
-Urahara-san… je vous assure que c’est bien moi.
Le concerné tourna la tête vers lui et Ichigo sentit son regard pénétrant qui tentait de discerner ses émotions. Après une légère analyse visuelle, le marchand se détendit un peu, mais quelque chose clochait.
-Kurosaki, si vous l’êtes bien, comment avez-vous réussi à échapper à Aizen?
-C’est un coup de chance en fait…Nell m’a aidée.
-Nell? Serait-ce cette arrancar rebelle, l’ancienne espada numéro 3?
-Oui, c’est bien elle. Elle reste là-bas et se fait passer pour une alliée. Elle m’a aidée à bien des reprises et a créé une diversion pendant que je tentais de m’évader. J’ai bien failli y passer. C’est un coup de chance, c’est tout. Je suis arrivé près d’un arrancar de très faible niveau qui était devant un passage menant ici… Nell l’a exterminé et j’ai pu passer juste avant qu’il ne se referme. En fait, si elle n’avait pas été là, je serais mort depuis longtemps. J’ai eu uniquement de la chance que le passage ne soit pas éloigné d’où j’étais.
Urahara réfléchissa longtemps après qu’il eu terminer de parler. Il l’amena dans le sous-sol du magasin et l’obligea à lancer une attaque, à sortir son bankai et à se transformer en hollow. Il remonta ensuite et demanda à Toshirô de contacter
-La douzième division le confirme, un passage a bel et bien été ouvert il y a peu de temps en direction de Karakura. Cependant, ils affirment qu’il y avait deux personnes et que l’une d’elles a disparu subitement.
Tous les yeux se posèrent sur Ichigo. Celui-ci répondit sans hésitation :
-Nell était avec moi pour le début avant de repartir dans le Hueco Mondo. Aizen était déjà à notre recherche.
Le marchand eut un temps de réflexion. Il avait interrogé Ichigo à part, il l’avait fait montrer tous ses pouvoirs, il avait contacté
-Je crois qu’il ne s’agit pas d’un piège, je ne vois aucunement comment Aizen pourrait faire de ce jeune homme un piège… il semble tout à fait normal. Je crois que ce jeune homme est bien Kurosaki Ichigo même si je continue à soupçonner la manière dont il est revenu des mains des hollows. Il peut revenir chez lui et faire ce qui lui plait jusqu’à preuve du contraire.
Heureux, le vizard remercia Urahara avant de rentrer seul chez lui, épuisé et voulant réfléchir.
-Écoutez-moi tous, conclut Uarahara, surveillez-le toujours de près. Je ne suis sûr de rien, peut-être qu’Aizen attend quelque chose. Ne le lâchez pas, surtout toi Kuchiki. Tu le surveilleras la nuit étant donné que tu vis chez lui.
***
Le lendemain, Ichigo se réveilla difficilement. Il fallait qu’il retourne à ses occupations habituelles, c’est-à-dire, l’école. Un temps radieux se présentait à sa fenêtre. Il s’était en réalité fait réveiller par un lion en mousse qui le suppliait de ne plus lui faire une peur pareille, à lui, sa patronne et ses sœurs. Puis, vint le tour d’Isshin qui entra en fracassant la fenêtre. L’ancien capitaine ne lui donnait aucune pitié et, après avoir réussi à le frapper uniquement par surprise, le priva de petit déjeuné comme punition. Tout ce vacarme réveilla Rukia qui, après avoir passé toute la nuit à surveiller Ichigo, n’était vraiment pas de bonne humeur. Trop pressés d’éviter cette famille de fous, ils partirent à l’avance, rejoignant en chemin Tatsuki, Keigo et Mizuiro. Étrangement, tout le trajet se fit en silence, ce n’est qu’arrivé en classe qu’ils commencèrent à bavarder.
-IIIICHIIIIGOOOOO! Où étais-tu passé durant une semaine?!
-Ce n’est pas de tes affaires, Keigo.
-Dis, Ichigo, demanda Mizuiro, où étais-tu passé ces derniers temps?
-Ah… heu… j’ai rendu une visite urgente à…heu…mes cousins! C’est ça, il y en a un qui a eu un accident alors ça ne pouvait pas attendre.
-AAAHHH! Ichigooooo, comment peux-tu répondre à Mizuiro et pas à moi! C’est injuuuuuuuuste!!!!!!!
Ishida, qui passait « par hasard » près d’eux, remonta ses lunettes et se dirigea vers Inoue.
-Inoue, tu ne trouves pas que Kurosaki à l’air plus faible aujourd’hui?
-Ah, Ishida-kun… en fait, dit-elle en baissant la voix, il revient d’une visite surprise de chez Aizen…mais au fait… tu t’inquiètes vraiment pour Kurosaki-kun?
Le quincy parut mal à l’aise une fraction de seconde avant de répondre :
-Mais bien sûr que non, je veux simplement m’assurer qu’il sera en forme lors de notre prochain combat. Je ne veux pas gagner contre lui s’il ne se bat pas à son maximum, ça ne compterait pas! Et d’ailleurs Inoue, en baissant la voix lui aussi, comment a-t-il réussi à revenir?
-On l’ignore… Mais Kurosaki-kun est fort, tu sais? Il a sûrement dû avoir un très bon plan…
-Et, toi Inoue? Tu n’es pas blessée?
Cette subtile tentative ne servit à rien.
-Tu sais, Ishida-kun, je pourrais me blesser gravement, mais si c’est pour protéger Kurosaki-kun, ça ne me dérange pas du tout!
Énervé et tanné d’entendre parler de ce stupide Kurosaki-kun, Ishida alla s’asseoir à sa place où il resta jusqu’au début des cours.
À l’autre bout de la classe, un petit groupe discutait plus sérieusement.
-Où est passé Ikkaku?
-Il est retourné à
-Contrairement à toi, je ne suis pas vice-capitaine, Renji! Je ne suis pas au courant de toutes les réunions et urgences que les autres ont.
-Capitaine Hitsugaya, demanda Matsumoto, des nouvelles de
-Aucune. Pas plus qu’Urahara. Il est enfermé et Tessai refuse de nous laisser entrer. En fait, il dit qu’il est trop occupé.
-Et toi, Rukia, des anormalités pour cette nuit?
-Aucunes et je tiens à dire que c’est stupide de le surveiller la nuit, j’aimerais bien dormir, moi!
-Plains-toi à Urahara, c’est son idée, conclut la shinigami.
Le cours commença peu après. La maîtresse ne remarqua même pas l’absence d’Ikkaku. Elle nota simplement qu’il était probablement se chercher une perruque pour mettre sur son crâne.
Au milieu du deuxième cours, l’insigne du shinigami remplaçant sonna, signalant un simple hollow. Après une consultation visuelle rapide, Ichigo parti, suivi de Rukia qui devait toujours le surveiller. Ils partirent en shunpo non loin d’ici. Un coup de sabre suffit pour qu’ils en viennent à bout.
-T’étais pas obligée de venir, je suis capable de vaincre un hollow tout seul !
-Et si c’était un arrancar qui avait camouflé sa pression spirituelle et qui voulait te ramener à Aizen, t’aurais appelé à l’aide en criant comme un idiot ?!
-Oh, ça va Rukia, je n’ai pas besoin de ta protection!
-T’aurais dû dire ça si tu ne t’étais pas fait enlevé par les subordonnés d’Aizen.
-Pour ton information, c’était Aizen lui-même, donc même toi, t’aurais rien pu faire.
-Et bien…
Leur petite dispute quotidienne fut interrompue par un arrancar de niveau moyen qui apparut devant eux. Un sourire plana sur ses lèvres avant de foncer droit dans le tas. Les deux amis se séparèrent sur les côtés, évitant de justesse cette attaque surprise.
-Quand on est poli, on se présente, lança Rukia.
Une voix métallique répondit.
-Je n’ai nullement besoin de me présenter à des gens qui vont mourir!
-GETSUGA TENSHÔ !
Une attaque en forme de croissant et d’une couleur bleutée fonça vers l’arrancar qui le prit de plein fouet. Il tenait toujours debout, mais saignait déjà abondamment.
-Et bien, dit celui qui avait lancé cette attaque, on dirait qu’Aizen choisit des attaquants de plus en plus faibles !
L’arrancar se tourna avant d’écarquiller les yeux.
-Mais…mais… que… qu’est-ce que notre prisonnier fait ici ???
-Idiot, ton maître ne t’a pas dit que je m’étais enfui !
L’attaquant éclata d’un rire glacial. Il lança ensuite, d’une voix prétentieuse :
-Hé hé ! Ma récompense sera double lorsque je te ramènerais à Aizen, Kurosaki Ichigo !
-Tu n’en auras jamais l’occasion malheureusement…
Ichigo voulut l’achever, mais son amie le fit en premier.
-Danse, Sode no Shirayuki !
Un long ruban de couleur blanc apparu à l’extrémité du zanpakutô de Rukia.
-Première danse, Tsukishirô !
La forme circulaire tracée par le ruban créa un cercle de glace qui monta jusqu’au ciel, emprisonnant l’arrancar à l’intérieur. En cassant la glace, le corps de celui-ci se dispersa en infimes morceaux dans l’air. Ichigo, toujours émerveillé devant la beauté de cette attaque en resta bouche bée jusqu’à ce que son amie l’interpelle. Ils retournèrent dans leurs corps, sous le regard soulagé des autres qui trouvaient que leur combat était un peu plus long que la normale. La maîtresse était justement en train de lui demander s’il n’était pas malade après l’avoir vu évanoui. Le jeune la rassura avant de retourner dans ses pensées. Plus jamais, au grand jamais, il ne ramènera Kon à l’école, il se l’était juré.
À l’heure du dîner , toujours sous l’œil attentif de Rukia, Ichigo retourna rapidement chez lui pour reprendre des notes qu’il avait oubliées. Il en profita également pour faire un petit cadeau à sa sœur en mettant le corps, vide, de Kon sur son lit. C’était une façon de se venger. Il revint ensuite sur le toit pour rejoindre ses amis. Tout se passa comme d’habitude, Sado et Ishida parlaient à peine, Tatsuki tentait désespérément de repousser Chizuru qui tenait absolument à se tenir le plus près possible d’Inoue, les shinigamis parlaient du cas d’Ichigo à voix basse tandis que ce dernier riait des gaffes de Keigo en compagnie de Mizuiro. Tout se passa également bien le reste de la journée. Même si chaque détail était observé, c’était comme si Ichigo n’était jamais allé dans le Hueco Mondo. Certes, la nuit on l’entendait faire des cauchemars, mais durant la journée, tout se passait le plus normalement possible. Le vizard avait retrouvé sa force et s’entraînait plus que jamais pour éviter qu’un enlèvement dans ce genre ne lui arrive une autre fois.
Du côté de la boutique d’Urahara, le propriétaire parlait avec Yoruichi, tranquillement et à l’abri des regards indiscrets. Mentalement, il n’en avait parlé à personne, il croyait que tout ce qui se passait était anormal. Comment une personne pouvait-elle se faire kidnapper par le terrible Aizen, réussir à s’enfuir et, par-dessus tout, faire comme si rien de tout cela ne s’était passé. Même les membres de l’espada craignaient le shinigami, alors Ichigo n’aurait probablement aucune chance de ne pas être fou en revenant…
-Kisuke, demanda Yoruichi, as-tu trouvé quelque chose d’intéressant ?
-Non, malheureusement, si c’est un piège, Aizen a pensé à tout. S’il y avait eu un détail qui n’allait pas, je l’aurais découvert…cependant, tout est parfait ! Toutes mes nombreuses recherches ne donnent rien ! Aucune, absolument aucune, ouverture n’a eu lieu en provenance du Hueco Mondo pour venir ici sauf une.
Le marchand regardait un écran installé devant lui, un petit ordinateur portable. Sur l’écran, on pouvait voir des diagrammes de toutes sortes ainsi que des chiffres incompréhensibles. Yoruichi se leva d’un bond avant de se transformer en chat, probablement pour aller se promener dans la ville. Juste avant de partir, elle ajouta :
-Kisuke, peut-être que, pour une fois, tu te trompes ! Tu l’as dit toi-même, ce jeune homme ne cessera jamais de nous surprendre !
-Là, c’est exagéré, même moi je ne pourrais…
-Il a déjà fait quelque chose que toi-même tu n’as pas fait, atteindre le bankai en deux jours.
-Là, c’est un cas possible ! Je te parle maintenant d’un cas impossible que ce soit moi, toi ou n’importe qui, il restera toujours des cicatrices des tortures que l’on a subit.
-Mais…
-Là, je te parle des tortures psychologiques. Personne n’est suffisamment fort mentalement pour y résister. Peu importe qui, il en restera des cicatrices dans le comportement de la personne ! Ce que je suis en train de te dire, c’est qu’Ichigo est bien trop heureux et énergique en ce moment ! C’est comme si Aizen l’avait complètement épargné de ces tortures ! C’est simplement… anormal…Kuchiki nous a parlé de rêves étranges qu’il faisait où il appelait à l’aide, où il appelait sa mère ! Ça, c’est un comportement normal pour quelqu’un qui a été torturé, ne serait-ce que pour une toute petite semaine, psychologiquement.
-Tu viens de le dire, il en garde des séquelles, non ?
- Pas assez…c’est trop bas comparé à une personne normale…non, quelque chose cloche.
-Si tu le dis…je continue néanmoins à croire qu’Ichigo a beaucoup d’endurance mentale. Il est capable de supporter beaucoup de pression, beaucoup plus que tu ne pourrais en supporter toi-même.
Sur ces mots, elle partie avec la grâce et l’agilité d’un chat pendant qu’Urahara restait derrière à réfléchir sur des questions de probabilités…
***
Dans le Hueco Monde, plus précisément à Las Noches, Aizen attendait patiemment une réponse de la part de l’ancienne espada, Nelieru Tô O Del Swank. Celle-ci réfléchissait à toute vitesse. Elle avait eu la preuve qu’elle voulait devant elle, il n’y avait qu’une réponse possible...
-J’accepte.
-Bien… je savais bien que tu prendrais le bon choix, Nelieru.
L’arrancar partie dans une autre direction pendant que le seigneur des cieux faisait mine de regarder au loin.
***
Byakuya Kuchiki leva les yeux au ciel une dernière fois avant de partir se coucher. Senbonzakura était à ses côtés, les dernières nouvelles de
Mal à l’aise ? Non.
Fatigue ? Non.
Inquiétude ? Non.
Peur ? Non…
Mauvais pressentiment. Oui.
C’est cela.
Mauvais pressentiment.
Pour ma part, ben j’ai repris l’école... hé oui, fallait bien que ça arrive tôt ou tard L Ce qui fait que j’ai déjà moins de temps pour écrire. Heureusement, j’ai pris de l’avance ! ^^ Par conséquent, je posterai 1 ou 2 chapitre par week-end. Si ya des imprévus, ben vous les aurez plus tard...