
| Willow | Auteur: molly_stevenson | Vue: 680 |
| [Publiée le: 2008-08-02] [Mise à Jour: 2008-10-03] | ||
| AP | Général | Commentaires: 3 |
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Description: - Je ne suis pas fou ! Je l'ai vue ! Bien sur que tu l'as vu Tom, cette fille sur sa péniche, qui a jeté l'encre face à Bercy... Elle s'appelle Alice, elle est mère... Et elle a le coeur lourd... Peut-être, tu pourras la soulager un peu... | ||
| Crédits: Le groupe Tokio hotel appartient à... Ben ch'ais pas trop en fait... donc on peut dire qu'ils s'appartiennent à eux même. |
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Discussions[3281 mots] |
Publié le: 2008-08-15 | |
| Taille du Texte: (+) : (-) | ||
Bon, alors, un nouveau chapitre (quand on a de l’inspiration, on en profite… voilà… bonne lecture à toutes.
« Tu sais que je t’adore Bill, sincèrement… »
Gustav Shafer - 22 ans.
Chapitre 3 : Discussions
- Tom… On a dit quoi à propos de fixer les papiers trop longtemps…
Le blond leva les yeux vers sont frère en soupirant.
- La ferme le chevelu, je sais pas quoi faire, je l’appelle ou pas ? Ça se trouve, elle m’a donné son numéro simplement parce que je l’ai consolée…
Bill laissa sa tête tomber, de dépit : De mémoire de chevelu, il n’avait jamais vu son frère aussi torturé par une fille, même à son premier rencard, et là il se posait des questions de puceau.
Prit d’une subite impulsion, il lui arracha le papier des mains, et attrapant son téléphone, il commença à numéroter. Tom se leva brutalement pour l’en empêcher.
- Non, mais Hey… Qu’est-ce que tu fous ?! Rends moi ça. - s’exclama-t-il en tentant de rattraper le papier que tenait Bill à bout de bras alors qu’une première tonalité se faisait entendre.
- Hey, Gus‘, vient voir, les jumeaux vont se battre - s’exclama Georg en descendant des chambre.
Ledit Gus’ passa la tête par la porte de la salle de bain un grand sourire sur les lèvres.
- [Allô ?]
Bill étouffa un rire et passa le téléphone à son frère avant d’aller s’enfermer dans la salle de bain avec Gustav.
- Hem… Tu sais que je t’adore Bill, sincèrement, et tu sais que l’idée de me retrouver coincé dans une pièce de quatre mètres carré avec toi est fichtrement attrayante pour moi… Mais si tu m’expliquais ce qu’il se passe, se serait vraiment cool de ta part.
Le brun ricana un instant avant de répondre :
- Ça fait deux semaines que Tom passe ses journées à reluquer ce numéro de téléphone en soupirant comme une âme damnée, alors je me suis dit qu’il était temps de mettre fin à tout ça.
Le batteur à ses côtés hocha lentement de la tête.
- Ça n’explique toujours pas ta présence ici avec moi. - déclara-t-il.
- Ben, disons que je crains les foudre Tomiesque sur ma belle gueule… Quand l’appel va se terminer, il va très certainement vouloir me tuer… et comme tout replis extérieur est impossible, ben… La salle de bain reste mon seul endroit de salut.
À nouveau, Gustav hocha lentement de la tête.
- Bien, mais moi je peux sortir…
Bill ouvrit de grand yeux.
- Grand dieu non, parce que dans le cas où Tom défoncerait la porte, je compte sur toi pour faire rempart de ton corps.
Et sans répliqua quoi que se soit, Gustav s’assit sur la cuvette des toilettes.
ù
- [Allô ?]
- Hem… Bonjour Alice - bredouilla Tom - C’est Tom.
- [Oh, bonjour Tom, comment vas-tu ? La tournée se passe bien ?]
Le jeune homme lui trouva une voix plus joyeuse qu’à l’habitude.
- Ça va, ça va… à part que Bill me fait chier ! - termina-t-il de sorte que son frère l’entende bien.
Elle eut un rire à l’autre bout du fil, et le blond se sentit subitement mieux.
- [C’est ainsi dans toutes les fratries, non ? Ce ne serait pas amusant sinon…]
- Mouais… - rétorqua-t-il peu convaincu.
- [Alors Tom, que puis-je faire pour toi ?]
Rougissant légèrement, il hésita un instant. Pas grand-chose en fait, d’ailleurs, ce n’était même pas lui qui avait appelé, c’était Bill. Mais en même temps, il ne pouvait pas s’empêcher de se sentir bien quand il lui parlait.
- Rien, j’avais juste envie d’entendre ta voix. Comment va Summer ?
Elle laissa passer un silence avant de se reprendre et de répondre :
- [Elle est en super forme, tu t’imagines, c’est les vacances d’été… la période dans l’année qu’elle préfère depuis qu’elle sait ce que veut dire son nom.]
Tom rit un instant.
- Vous êtes toujours sur Bercy ? Nous, on sera à Lyon dans deux jours… et on a un concert à Strasbourg ce soir.
À nouveau, il y eut un silence.
- [Vous êtes à Lyon ? On est à Mâcon nous…] - répondit la jeune femme un étincelle de surprise dans la voix.
Tom réfléchit un instant avant de demander brillamment :
- C’est où Mâcon ?
Il entendit un soupire amusé au bout de la ligne.
- [À deux jours en péniche de Lyon…]
- Mais comment t’es arrivé là ?! Il y a un fleuve entre Paris et Lyon ?
Un nouveau silence, mais celui-ci semblait plutôt exaspéré et vexait légèrement le blond.
- [J’ai descendu la Seine jusqu’à une petite ville au nord de Dijon… Là, on a mis la péniche sur une espèce de grosse remorque, et on l’a replongée dans la Saône… Après, il nous a suffit de remonter le fleuve…]
Le blond eut un long hochement de la tête, aussi silencieux qu’inutile étant donné que sa correspondante ne pouvait pas le voir.
- Si t’es à Lyon dans deux jours, on pourrait se voir, dit ? J’aimerais te présenter aux autres membres du groupe… Et présenter Summer aussi… Parce que depuis que Bill sort des mots français à qui mieux mieux dans les conversations, ils veulent savoir qui est le petit génie qui a réussit à donner le goût des langues à mon frère… Ta fille est une super prof tu sais ?
L’éclat de rire qui retentit dans le téléphone mit du baume au cœur du jeune homme.
- [Très bien… dans ce cas, le premier arrivé à Lyon appelle l’autre.]
- Ok…
Il y eut un dernier silence et Alice murmura finalement :
- [Je t’embrasse Tom…]
Avant de raccrocher.
Et sans savoir pourquoi, un sourire stupide vint fleurir sur les lèvres du blond.
ù
- Alors ? - demanda discrètement Bill à son compagnon de salle de bain.
Gustav passa la tête par la porte entrouverte, regarda à droite et à gauche, et repéra finalement Tom, assit sur la banquette, jouant un air guilleret sur sa guitare, un air abruti sur la figure.
Le blond re-rentra sa tête dans la salle de bain.
- Ben chais pas… Il m’a l’air d’excellente humeur… je crois que tu peux y aller - puis plus bas - Et moi je pourrais terminer de me laver…
Bill hocha de la tête et se risqua hors de la petite pièce.
Son frère ne leva même pas les yeux vers lui.
- Tom… - commença le brun avec un air effrayé peint sur le visage - ça va ?
C’est seulement à cet instant que le guitariste s’aperçut de la présence de son jumeau, se levant brusquement, il alla serrer son frère dans ses bras.
- Billounet, tu sais que je t’adore ! - puis se détachant de lui, il ouvrit ses bras en grand - D’ailleurs je vous adore tous les mecs ! - et finalement en retournant s’installer à sa place, il murmura, plus pour lui-même que pour les autres - Alala… que la vie est belle…
Soudain apparurent les visage choqués de Georg, Bill et Gustav, chacun à un endroit différent du bus. S’entreregardant d’un air catastropher, se fut finalement à l’aîné que revint le fardeau d’aller interroger Tom.
- Hem… Tom… - hésita-t-il - Tu peux m’expliquer ce qu’il se passe pour que tu sois si heureux ?
Le blond leva un regard surpris vers lui.
- Ben quoi, j’ai le droit d’être joyeux non ? - percevant l’air sceptique de son vis-à-vis, il poursuivit - Dans deux jours, à Lyon, on va revoir Alice… J’adore la ville de Lyon… D’ailleurs j’adore tout les habitants de Lyon… Et j’adore les français… Surtout les française…
Et sans un mot de plus, il reprit sa composition musicalement joyeuse ne se souciant plus de ce qui l’entourait.
Georg échangea un regard indéfinissable avec les deux autres, un mélange de peur, de plaisir, et de doute.
- Je crois qu’à ce stade, il n’y a plus rien à faire… On vient de perdre notre Tom… - murmura-t-il en rejoignant ses compagnons d’infortune.
ù
Lyon, ville immense parmi les immenses, Paris quatre cent cinquante kilomètre plus au Sud… Troisième plus grande ville de France… En fait, à cette ville quasi parfaite, il ne manque que la mer.
Sauf qu’au grand plaisir de Tom, cette ville est croisé par deux des plus grand fleuve de France…
- Je ne comprend pas pourquoi tu ne veux pas plutôt l’inviter à l‘hôtel… c’est moins risqué pour nous…
- La ferme crétin de bassiste… Alice, sortit de sa péniche, ce n’est plus Alice… Et puis tu crois qu’on aurait pu la faire entrer facilement avec les hystériques qui dorme sous nos fenêtres ? - puis plus bas - Je ne veux pas l’effrayer.
Son vis-à-vis fronça les sourcils : Décidément, Tom n’était vraiment plus comme avant.
- C’est là ! - s’écria-t-il, faisant piler le conducteur.
La question étant pour ses compagnons de voyage : Comment, parmi les dizaine de péniche présente sur ce quai, avait-il pu reconnaître précisément celle qui l’intéressait ?
Leur garde du corps les escortèrent en serré jusqu’au ponton de la péniche, où la jeune femme était en train de bronzer en jean et en maillot de bain, pendant que Summer ‘’lisait’’ un livre pour enfant, un chapeau sur la tête, et une petite robe d’été sur le dos.
- Alice ! - s’exclama Tom en bondissant sur la péniche.
Relevant ses lunettes de soleil, la jeune femme se redressa sur ses coudes.
- Entrer à l’intérieur, la porte est ouverte… - déclara-t-elle en jetant quelques regards autour d’elle - J’arrive… juste le temps de ramasser mes affaires.
Obtempérant les quatre garçons entrèrent dans la péniche et s’installèrent sur le canapé.
Quand, cinq minutes plus tard, Alice descendit avec Summer, elle sourit au silence qui régnait dans la pièce.
- Bonjour Bill, bonjour Tom - déclara naturellement la petite fille avant de se tourner vers les deux autres - Toi, je te connais pas… et toi non plus.
Alice eut un sourire amusé mais ne dit rien, rangeant ses affaires comme si de rien n’était.
- Bon… - déclara finalement Tom - je vais faire les présentations sans quoi on va jamais s’en sortir. Les garçons, voici Alice… Alice, je te présente Georg et Gustav.
À nouveau elle sourit en hochant lentement de la tête.
- Enchantée de vous rencontrer messieurs. Vous voulez boire quelque chose ? Jus de fruit, eau, coca… Il n’y a pas d’alcool ici par contre.
Alors que chacun demandait quelque chose, Summer se précipita sur Bill.
- Alors, alors, c’est quoi ça ?! - demanda-t-elle en montrant la casquette de Tom.
Le brun sourit.
- Une casquette.
- Une Caaaaaa-Squette - répéta-t-elle difficilement.
Entendant cela, Georg se pencha vers elle.
- Alors c’est elle le professeur de génie ? Je l’imaginais plus… impressionnant.
La petite fille le regarda sans comprendre avant de parer son visage de son sourire le plus adorable. Elle planta alors son doigt dans la joue de batteur : Elle n’avait peut-être pas compris ce qu’il venait de dire, mais elle savait une chose, ce n’était pas gentil pour elle.
Se retournant pour les regarder, Alice émit un rire :
- Méfiez-vous, Summer sait se montrer impressionnant quand elle veut.
Dans le même temps, elle leur apporta un plateau remplit de coca.
- Alors messieurs, que puis-je faire pour vous. - demanda-t-elle en s’asseyant face à eux, dans un fauteuil.
- Maman, maman, tu peux me sortir des feuilles et des crayons s’il te plait ?! - s’exclama Summer en sautillant autour de sa mère.
La jeune femme soupira, mais se leva tout de même pour préparer le matériel à sa fille, installant le tout sur la table à manger.
Pendant ce temps, les garçons discutaient entre eux.
- Alors… alors - demanda Tom en souriant - C’est génial ici, non ?
Gustav eut un léger rire.
- Moi j’aime… Surtout la gamine… Elle t’a fait ravaler tes sarcasmes Georg.
Ledit Georg hocha de la tête en riant.
- C’est la première fois que je me fais avoir par une gamine.
- Au moins je suis contente de voir que tu n’es pas suceptible… - déclara Alice en revenant s’asseoir avec eux, un thé à la main - C’est rare de nos jours chez les rock stars.
La jeune homme eut à nouveau un rire.
- Tout le monde ne peut pas nous idolâtrer, se serait trop horrible… - rétorqua-t-il d’un air faussement sérieux - Vous imaginez ne plus pouvoir mettre un pied dehors sans se faire sauter dessus ?!
Les quatre garçons ouvrirent de grands yeux horrifiés, tandis que leur vis-à-vis éclatait d’un rire frais.
- J’imaginais c’était quelque chose qui vous arrivait souvent…
Tom prit un air mal à l’aise.
- Ben… c’est vrai qu’on a quelque fan un peu… hystérique, mais dans le fond…
- On peut pas dire grand-chose, c’est quand même un peu grâce à elle qu’on est là - termina Bill.
Une certaine gène flottait dans la pièce maintenant.
- Qu’est-ce qu’il vous arrive ? Vous semblez mal à l’aise… J’ai dit quelque chose qu’il ne fallait.
Au contraire, elle n’avait fait que dire la vérité, mais elle avait exposé les faits sur un ton tellement badin que c’en était étrange. Ils avaient l’impression d’être face à un journaliste un peu plus zen que la moyenne.
- Dit Alice… - hésita Tom - Qu’est-ce que tu fais comme boulot ?
Elle le regarda un instant, surprise de la transition. Puis un nouveau sourire doux vint fleurir sur ses lèvres.
- Je suis assistante maternel. J’aide les instit’s dans les écoles maternelles… Les petites écoles si vous préférez… Pourquoi ?
Les garçons s’entreregardèrent, encore plus gênés que précédemment, et c’est finalement Gustav qui se dévoua pour le groupe.
- Ben… En fait on a pas trop l’habitude que les gens réagissent de manière aussi normal face à nous… Même les non fans ont tendance à nous regarder différemment… Mais toi… depuis le début, tu te comportes avec nous… enfin, avec Bill et Tom, comme si c’était normal… comme si le fait d’avoir quatre rock stars dans ton salon était une évidence… ça nous perturbe un peu franchement…
Un silence pesant planait maintenant dans la pièce, chacun attendant tous la réaction de la jeune femme. Au bout d’un certain temps, celle-ci poussa un long soupir…
- Parce que vous êtes que des gosses… et que je ne vais certainement pas m’embarrasser de manière avec des mecs qui ont mon âge, voir moins.
Voilà la réponse : Alice était distante, elle portait un regard neutre sur tout ce qui l’entourait, ne se faisant pas d’avis.
- Vous seriez le président en personne, ça ne changerait rien pour moi, si j’ai envie de vous virer de là avec un coup de pied au cul, je le fais. C’est tout.
Il y eut un nouveau silence et finalement, alors qu’elle se levait pour ramener la bouteille de coca sur la table basse, Georg éclata de rire et se leva pour la serrer dans ses bras, de manière un peu brutale.
- Merci… Merci ! Ça fait du bien de rencontrer des personnes comme toi de temps en temps, histoire de dégonfler notre ego.
Elle sourit en lui rendant l’accolade.
Une expression indéfinissable passa sur le visage de Tom : Il l’avait enlacer, et elle avait répondu. Elle avait répondu.
- On va y aller maintenant - déclara-t-il en se levant.
Elle se détacha de Georg et sourit.
- Bien… Bill, Tom, c’était un plaisir de vous revoir, Georg, Gustav, j’ai été heureuse de vous rencontrer. - puis se tournant vers sa fille - Summy, vient dire au revoir.
La petite se leva précipitamment de sa chaise, emmenant avec elle son dessin, puis courant vers Bill elle lui tendit le papier.
- Tiens, c’est pour toi. - déclara-t-elle en lui faisant un grand sourire.
Sur le dessin était représenté les quatre membres du groupe - reconnaissable à leur coupe de cheveux - la petite fille et sa mère.
C’était curieux, il recevait des cadeaux de fan tout les jours, mais celui-ci, ce simple dessin peut-être parce qu’il montrait toute l’affection que la petite avait envers eux, le toucha énormément.
- Merci. - répondit-il, ému.
Alice eut un sourire attendrit.
- Au revoir. - sourit Summer avant de retourner à sa table.
Puis, à son tour, la jeune mère déclara :
- Au revoir les garçons… à une prochaine fois, peut-être.
-Sure à une prochaine fois, tu crois quand même pas qu’on va te laisser après ce que tu nous as dit… - s’exclama Georg - La prochaine fois qu’on se retrouve dans la même ville, on vient te voir !
Elle hocha de la tête.
- De toutes manière, on s’appelle. - répondit-elle en souriant.
Et sur ses derniers mots, ils sortirent, escorté par quelques garde du corps.
Alice sourit. Cette rencontre l’avait fait se sentir bien, Georg et Gustav étaient des garçons bien. Et Bill et Tom était… Un nouveau sourire fleurit sur ses lèvres alors qu’elle couvait Summer du regard.
Tout de même, Tom n’avait pas été très bavard aujourd’hui… Elle espéra qu’il n’avait pas de problème…
- Summy, tu m’aides à débarrasser, et après on retourne sur le toit ?
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