
| Willow | Auteur: molly_stevenson | Vue: 683 |
| [Publiée le: 2008-08-02] [Mise à Jour: 2008-10-03] | ||
| AP | Général | Commentaires: 3 |
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Description: - Je ne suis pas fou ! Je l'ai vue ! Bien sur que tu l'as vu Tom, cette fille sur sa péniche, qui a jeté l'encre face à Bercy... Elle s'appelle Alice, elle est mère... Et elle a le coeur lourd... Peut-être, tu pourras la soulager un peu... | ||
| Crédits: Le groupe Tokio hotel appartient à... Ben ch'ais pas trop en fait... donc on peut dire qu'ils s'appartiennent à eux même. |
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Retrouvailles[2901 mots] |
Publié le: 2008-08-12 | |
| Taille du Texte: (+) : (-) | ||
Merci à Cocli pour son commentaire encourageant.
« Non, ne me dit pas que tu essaie encore ce truc de déglinguer le téléphone par la force de ta pensée… »
Bill Kaulitz - 21 ans.
Chapitre 2 : Retrouvailles.
Alice avait longuement réfléchit, elle avait tourné le papier entre ses doigts des dizaine, peut-être même des centaines de fois, sans savoir quoi en faire. La vérité ? Ce mec était un gamin pour elle… Bon c’est vrai qu’il n’avait que deux ans de moins qu’elle, mais c’était deux ans de trop : Elle le trouvait immature, et puérile. D’ailleurs, s’il ne lui avait pas donner son numéro, s’il ne lui avait pas murmurer ces mots à l’oreille, elle n’aurait même pas penser avoir l’occasion de le revoir…
Et il y avait son regard. Elle ne savait pas comment, mais il lui avait fait ressentir des choses qu’elle aurait cru définitivement oubliées, simplement avec ses yeux. Ces deux prunelles chocolat qu’inconsciemment, elle espérait revoir à chaque fois qu’un van passait devant chez elle, chaque fois qu’elle s’asseyant sur le ponton pour regarder sortir les musiciens du palais.
Mais ce n’était jamais lui.
Six mois avait passé, et elle ne l’avait pas appelé. Elle avait fini par se décider, parce qu’il était une superstar, parce qu’elle savait la réputation qu’il avait derrière lui, parce qu’après ce qui était arrivé avec Hugo, elle préférait attendre avant de souffrir à cause d’une histoire d’amour. Oh, bien sur, il n’était pas vraiment sur que se soit ce que Tom attendait d’elle, peut-être une simple amitié, mais Alice savait qu’elle, ne pourrait jamais être simplement son amie, à cause de son regard.
Dans les yeux de Tom, elle avait l’impression de revivre enfin, pour la première fois en deux ans.
ù
- Non, ne me dit pas que tu essaie encore ce truc de déglinguer le téléphone par la force de ta pensée… Maman t’avait expliqué quand on avait sept ans que ça ne marchait pas. - se moqua Bill en voyant son frère regarder son portable avec intensité.
- Elle ne m’a pas appelée. - répondit ledit frère en soupirant.
Le brun le regarda un instant.
- Qui ? - demanda-t-il, sceptique - Ce n’est pas dans tes habitudes d’attendre l’appel d’une fille…
Tom jeta son téléphone sur la banquette de tour bus en grognant.
- Alice n’est pas une fille… C’est une jeune mère de famille, qui vit sur une péniche, qui a su garder calme et sérénité malgré l’agitation constante qui gravite en face de chez elle, au palais Bercy.
Bill cligna deux fois des yeux, abasourdit. Depuis quand son frère prenait un membres du sexe opposé pour une personne à part entière ? C’était… irréel.
- T’auras qu’à passer la voir quand on sera à Paris si elle te manque à ce point là…
Le blond prit une moue boudeuse.
- Non non, elle ne me manque pas, et si elle n’est pas capable de voir la chance que je lui offre en lui donnant mon numéro, et bien tant pis pour elle.
Georg ricana, apparemment il avait entendu toute la conversation.
- La ferme le vieux - ronchonna Tom en lui jetant la canette de coca vide qui reposait sur la table - Plus moyen d’avoir un peu d’intimité ici.
Il se leva et empoigna la guitare qui était appuyée contre la banquette, improvisant un morceau.
Bill, accroupit sur la banquette à coté de lui le sondait du regard.
- Qu’est-ce qu’il y a ? - demanda Tom sans le regarder, continuant de gratter sa guitare.
- J’allais te retourner la question… tu m’as l’air tout perturbé.
Le blond haussa des épaules.
- Ça va, t’inquiète, juste que… bref.
Trop de précision, tue la précision. C’était ce que pensait Bill à ce moment, avec énormément d’ironie, évidemment.
Alors qu’il allait insister, le bus s’arrêta, et Saki, leur garde du corps, entra.
- Allez les gosses, on y va.
Les quatre membres se levèrent pour sortir du bus, musculairement escortés.
- Hep, Saki, on pourra faire un tour du coté de Bercy s’il te plait, il y a quelqu’un que Tom et moi aimerions revoir. - demanda Bill en s’approchant de lui.
L’homme eut une mine agacé mais hocha de la tête avant de les diriger vers l’entrée de l’hôtel où ils passeraient la nuit.
Bill allait prendre le taureau par les cornes, hors de question que Tom reste dans cette état mollasson encore six mois.
ù
Alice ouvrit de grands yeux de surprise quand on frappa à la porte de sa péniche à huit heure le matin : Qui pouvait bien la réveiller de si bonne heure ?
Uniquement vêtue d’un tee-shirt taille XXL blanc et d’un shorty rouge sang. Elle se passa une main dans les cheveux et ouvrit la porte, le regard encore un peu flou. La carrure de l’homme face à elle lui permit de se réveiller totalement : Soit ce mec s’étaient perdu et avait frappé là par hasard - peu probable à cette heure - soit les mafieux rencontré à Varsovie l’avait retrouvé - après cinq ans, se serait étonnant tout de même - soit…
Elle allait bientôt le savoir puisque l’homme ouvrit la bouche pour parler :
- Vous êtes bien Alice ? - elle hocha lentement de la tête, déglutissant avec difficulté - Bonjour, je suis Saki, garde du corps des Tokio Hotel… Bill et Tom voulaient vous voir.
Elle écarquilla un peu plus surprise alors que l’homme s’effaçait pour laisser passer les deux jeunes hommes. Inconsciemment elle fit de même, et très vite, les deux se retrouvèrent dans l’habitacle.
- Bon, les jeunes, je vous laisse, vous m’appelez si vous voulez sortir.
Ils acquiescèrent et Alice referma la porte derrière lui. Puis, se tournant vers les garçons, elle déclara :
- Ne faîtes pas trop de bruit, Summer dort encore.
Hochant de la tête, ils ne purent s’empêcher de suivre la longue courbe de ses jambes. Elle n’était certes pas grande, mais elle avait des jambes d’une taille plus que raisonnable pour une personne de sa taille.
- Je peux vous demander ce que vous faîtes là de si bonne heure ?
- Tu ne m’as pas appelé. - rétorqua Tom en plongeant ses yeux dans les siens.
Elle soupira, et leur tirant deux chaises de sous une table.
- Asseyez-vous. - déclara-t-elle - Vous voulez boire quelque chose ?
Bill rosit.
- Hem… Eh bien… Pour tout avouer, on est venue directement en arrivant sur Paris et… on a pas eu le temps de petit déjeuner…
Sans savoir exactement pourquoi, elle eut un rire amusé, et attrapa des bols dans les placards.
- Pff… De vrai gosses… - ronchonna-t-elle plus pour la forme - Café, thé, lait, jus d’orange ?
Alors que les deux jeunes hommes passaient commande, Summer arriva dans la cuisine/salle à manger en se frottant les yeux, une espèce de torchon grisâtre dans les mains (plus communément appelé doudou).
- Bonjour mon cœur, bien dormi ? - demanda Alice d’une voix plus douce que toutes celles qu’elle n’avait jamais adressé aux garçons.
La petite hocha mollement de la tête et alla s’asseoir à coté de Bill à qui elle adressait un sourire flou.
- Bonjour Bill. Bonjour Tom. - déclara-t-elle le plus naturellement du monde.
Sa mère déposa un bol de céréales mélangé à du lait devant elle avant de se tourner vers les garçon.
- Bien, et maintenant que vous êtes là, que voulez-vous ?
Jetant un regard à son frère, Bill se tourna vers son bol sans rien dire, quittant la conversation.
- Pourquoi ne m’as-tu pas appelé ? - demanda finalement le blond après un moment de réflexion.
Pourquoi ? Sa réponse aurait pu remplir les pages d’un roman si elle l’avait voulut, pour tout un tas de raison, toutes plus stupide, qu’obscure… Mais bien sure, elle ne dirait rien de tout cela.
- Et pour te dire quoi ? On s’est rencontré il y a six mois Tom, on s’est parler à peine plus d’une heure, de quoi voudrais-tu qu’on parle… Ce n’est même pas comme si nous avions des points communs… quel aurait été l’intérêt que tu reviennes ici ?
Il fronça des sourcils, tentant lui-même de se rappeler lui-même pourquoi il souhaitait qu’elle l’appelle.
- Parce que je me sens bien ici. Parce que pour la première fois depuis très longtemps, je me sens bien, ailleurs que chez moi. Et que j’aimerais comprendre ton secret.
Et là, aussi surprenant que ça puisse paraître, elle sourit doucement, presque attendrit : Après tout il passait son temps loin de chez lui, et il devait sûrement ressentir un manque… Comme elle, quand elle avait commencé à vivre ici avec Hugo.
Prenant le temps de se servir une tasse de thé, elle en but une gorgé, et s’assit sur le dossier du canapé qui était quasiment face à Tom.
- Je n’ai pas de secret. La vérité, c’est qu’avec le temps, j’ai appris à être partout chez moi, et que tout ce qui compose la décoration de cette péniche vient des quatre coins de l’Europe, de partout où j’ai pu aller… - elle but une nouvelle gorgée de thé et demanda - D’où viens-tu ?
Tom haussa un sourcil, sans s’apercevoir qu’il reprenait l’expression préférée de son frère.
- Leipzig, en Allemagne. - répondit-t-il finalement.
Elle écarquillant en grand les yeux. Leipzig ? Ça expliquait qu’il s’y sente bien, puisque le décorateur était né à Leipzig, et que c’était là bas qu’ils s’étaient rencontrés.
- C’est là qu’est né l’ancien propriétaire de la péniche. - murmura-t-elle.
Tom la regarda surpris.
- Ah oui ? Qui était-ce ?
Alice eut un moment de silence, non pas pour tenter de se rappeler de la personne, mais au contraire, pour tenter d’effacer de son esprit son image.
- Hugo, le père de Summer.
Et c’était là qu’était toutes la surprise pour elle, Hugo était né à Leipzig, ou dans un bled, juste à côté dont elle ne se souvenait plus le nom, elle l’avait rencontré alors qu’il avait une sacré réputation de coureur de jupon dans de nombreuse ville d’Europe, et surtout, surtout, Hugo était aussi blond que Tom.
Alors, coïncidence ou coup du sort ? Elle ne savait pas trop.
Tom, de son côté, était à la fois surpris et embêté, il n’avait toujours pas réellement lever le voile sur ce qu’il était véritablement arrivé au père de Summer, mais vu la façon dont elle en parlait, ça ne devait pas être un bon souvenir.
- Si je te demande ce qu’il lui est arrivé, tu me réponds ou non ?
Elle soupira, mais un sourire discret naquit au coin de ses lèvres. Tom était un incroyable curieux, mais, elle qui d’habitude détestait ça, trouvait que ce défaut, chez lui, avait quelque chose de mignon.
- Il est tombé du ponton il y a deux ans. Chaud/Froid brutal… - elle soupira - Il est mort.
Tom écarquilla brutalement des yeux : Il avait vraiment mis les deux pieds dans le plat ce coup-ci. Le regard d’Alice était maintenant infiniment triste, et il n’avait qu’une envie, celle de la prendre dans ses bras pour la consoler, pour lui dire que tout était finit, qu’il était là, et qu’elle n’avait plus de soucis à se faire.
Puis son regard se posa sur Summer qui jouait avec Bill en riant, et il fut triste. Longtemps, il en avait voulu à ses parents pour le divorce, mais lui, avait deux pères pour l’aimer maintenant, Summer n’en avait même pas un.
- Et ça, c’est quoi ? - demanda-t-elle à Bill en riant.
- Un placard. - répondit-il, riant également.
- Un plaaaaaa-Card ? - s’esclaffa-t-elle.
Pendant tout le temps qu’avait duré le simulacre de conversation entre Tom et Alice, Bill et Summer avait jouer à nommer, chacun leur tour, et bien sur, dans leur langue respective, les objets qui les entouraient.
La jeune mère eut un sourire attendrit, mais la lueur de douleur qui se reflétait dans ses yeux depuis un instant maintenant, ne semblait pas décidée à partir.
À ce moment, alors que personne, et surtout pas les principaux concerné, ne s’y attendait, Tom se leva et alla enserrer Alice dans ses bras. Et, contre toute attente, la jeune femme se laissait à pleurer dans les bras du blond.
Elle n’avait pas pleurer depuis la mort d’Hugo, elle ne croyait même pas être encore capable de le faire, mais là, dans les bras de Tom, lui qui lui rappelait si douloureusement son fiancé, elle ne pouvait que se laisser aller. Pas parce qu’elle l’aimait, il lui fallait plus de temps pour aimer quelqu’un, mais parce qu’une simple étreinte de cet homme suffisait à lui faire oublier sa solitude. Dans les yeux de Tom, elle avait l’impression de revivre, dans ses bras, de pouvoir à nouveau croire.
Ayant remarqué le changement qui s’était opéré chez la jeune femme, Bill s’occupa à distraire le plus possible l’enfant à ses cotés, pour que la petite ne s’aperçoive pas de l’état dans lequel se trouvait maintenant sa mère.
- Oh, et ça, c’est quoi ? - demanda-t-il en montrant quelque chose par la fenêtre.
- Un pigeon. - répondit-elle en souriant.
- Un Pichhhhhon.
- Nan, un Piggggggeon !
Tom, pendant ce temps là, entraîna à l’écart la blonde.
- Hey… ça va ? - demanda-t-il alors qu’elle sortait la tête du cou de Tom où elle avait pleurer tout son soul.
Elle s’essuya les yeux un instant et leva un regard rouge vers lui.
- Oui… - elle se frotta encore une fois les paupières - Excuse moi… Je ne sais pas ce qu’il m’a pris… - elle eut un rire nerveux - J’ai dû tremper ton tee-shirt…
Lui la regarda toujours avec un regard sérieux, et alors qu’elle baissa la tête, il posa sa main sur son menton et la redressa vers lui.
- Ne t’excuse pas… Il fallait bien que ça sorte. - murmura-t-il.
Et alors que les joues de la jeune femme s’enflammaient, il l’embrassa doucement sur la joue et appela son frère :
- Bill, on rentre.
Ledit Bill leva la tête un instant et hocha de la tête.
- Au revoir Bill. - lui sourit la petite.
Et à son tour il sourit.
- Au revoir Summer.
Puis se tourna vers Alice.
- À une prochaine fois.
C’était à la fois une affirmation et une question. Un affirmation car ça n’aurait tenue qu’à lui, il serait revenue dès que possible, un question car il fallait encore qu’elle accepte de les laissé revenir.
- Oui, à une prochaine fois - répondit-elle en souriant doucement.
Saki avait déjà ouvert la porte de la péniche et Bill sortit.
Alors que Tom allait sortir à son tour, elle lui attrapa la main et murmura à son oreille :
- Ça, c’est mon numéro, appelle moi si tu as besoin de retrouver tes racines… Ou simplement si tu repasses sur Paris. Toi et ton frère serez toujours les bienvenues ici.
Dans sa main, elle avait glissé un papier avec son numéro de téléphone. Et sans un mot de plus, il quitta la péniche.
Il était dix heures sur la péniche Willow, et Alice ne s’était pas sentit aussi entière depuis longtemps.
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