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Un Chateau dans le Coeur
[Histoire Terminée] | Auteur: simplyme | Vue: 111 |
| [Publiée le: 2008-02-09] [Mise à Jour: 2008-02-09] | ||
| AP | Yaoi (HxH)/Romance/One-Shot | Commentaires: 8 |
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Description: Imaginez que son coeur, c'est comme une grande ville d'hiver. Il y a des banques, des centres commerciaux, des chantiers... Et au milieu, il y a une maison minuscule. Pour l'instant. La seule qui compte vraiment. Tom... | ||
| Crédits: Pas à moi, dommage, hein? |
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Un Chateau dans le Coeur[746 mots] |
Publié le: 2008-02-09 | |
| Taille du Texte: (+) : (-) | ||
Ca m’apprendra à regarder 4 films d’amour en Allemand d’affilée. *se mouche*
Trop émotive moi.
J’espère juste que ça vous fera un peu sourire.
Ou pleurer.
Ou rire.
Ou espérer.
Peu importe du moment que vous le vivez.
Je voulais écrire sur la liberté, mais je n’ai pas eu le courage.
Quand j’aurais pris du recul, ça va exploser, et alors ça devrait donner un de ces textes ou je crache à la société tout mon dégoût.
Vaut p’tet mieux prévenir.
Enfin.
Vivez-le un peu, ça me fera plaisir.
Un Château dans le Coeur
Il était une fois un enfant, un garçon, un homme. Il était une fois Bill.
C’était une personne comme une autre, un peu plus chanceuse que d’autre, un peu plus heureuse que certains, un peu plus seule aussi.
Bill avait un jumeau. Une moitié. Un manque. Tom.
La seule chose immuable qui le poursuivrait jusqu’à la fin de sa vie.
*
Le cœur de Bill, c’était un peu comme une ville. Une immense ville en perpétuelle évolution, avec un centre d’échange, un quartier des affaires, des boutiques, des maisons.
Et au milieu de la ville, coincée entre deux immeubles gris béton, il y a une petite maison aux volets bleus. Une petite maison avec un intérieur chaleureux, les mêmes meubles en bois depuis sa naissance, les rideaux toujours tirés. Une odeur de tarte aux pommes, un sourire de bonheur, une flèche dans l’âme. Une petite sphère de bonheur dans son cœur.
Les immeubles autour se développent sous un ciel plomb, sur un goudron glacial. Et cette petite maison, éternelle, perdue dans une ville fantôme, elle reste là, sous un coin de ciel bleu. Un rayon de soleil unique éclaire le petit jardinet qui entoure la bâtisse. Devant, assis sur le trottoir, les pieds dans le caniveau, il y a un petit garçon avec des dreadlocks qui attend le passage de son jumeau. Il y a aussi un grand cerisier qui fleurit en même temps qu’il donne des fruits. La maison disgracie les environs, brûle le paysage gris et enfumé.
Cette maison, c’est Tom, Tom, l’univers de Tom, les préoccupations de Tom, les rêves de Tom, Tom, Tom, Tom.
Mais voilà, un jour, la maison commença à grandir. Elle s’élevait, s’élevait, jusqu’à ce que les nuages la repoussent. Alors elle s’élargit, poussant les immeubles, détruisant les quartiers. Et il arriva un moment où la ville entière n’était plus qu’un immense château blanc aux volets bleus. Le soleil brillait sur toute la ville et la lune s’éclipsait le matin en dansant avec les premiers chants des oiseaux.
*
Bill était tout simplement amoureux.
Amoureux d’une petite maison bien camouflée au fond de son cœur.
Et cet amour prenait des proportions telles qu’il détruisait sa vie.
*
Le château grandissait toujours, et un jour, il en fit exploser le cœur qui le contenait.
*
Ce jour-là, Bill cracha tout son amour au doux visage de Tom, et s’enfuit comme un voleur, pour dernière image celle du visage surpris de son jumeau. Son jumeau. Son frère. Son sang. Lui. Lui-même. C’était un amour malsain peut-être, condamné sûrement. Alors Bill avait fait fermer toutes les portes de son château, fait barricader tous les volets.
Et perdu aux antipodes, il ne restait dans son cœur qu’un vide béant.
Mais jamais, jamais il ne renonça à cet amour. Il avait juste cessé d’espérer.
*
Seulement, il n’avait pas prévu que Tom puisse le chercher, le trouver. Et il avait encore moins prévu qu’il puisse avoir dans son cœur le même château blanc aux volets bleus.
C’est pourtant ce qui est arrivé.
Et alors il y avait eu comme une explosion de couleurs. Le château revivait à nouveau, le soleil sortait des nuages, les fleurs perçaient la croûte de la poussière. Et quelque part, très loin dans les entrailles d’une ville-château, deux reflets s’aimaient. Loin des regards appuyés et des langues de vipère.
*
Il était une fois un enfant, un garçon, un homme. Il était une fois Bill.
C’était une personne comme une autre, un peu plus chanceuse que d’autre, bien plus heureuse que certains.
Bill avait un jumeau. Une moitié. Un amour. Tom.
La seule chose immuable qui le poursuivait jusqu’à la fin de sa vie.
Et il ne s’en plaignait pas.
Et si vous déposiez une pierre de couleur sur les murs de mon château ?
Puissiez-vous avoir vécu ces maigres lignes. [je sais, c’est de pire en pire, mais j’fais pas exprès, je vous jure.]
Simplyme
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