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Renaissance
[Histoire Terminée] | Auteur: Celeb_Angel | Vue: 117 |
| [Publiée le: 2007-06-30] [Mise à Jour: 2007-06-30] | ||
| G | Général/Drame | Commentaires: 4 |
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Description: Réponse au concours de fanfiction organisé par le magazine Dream'up. Cette fic raconte un tournant important dans la vie d'Alia, jeune fille de 19 ans, ex-chanteuse dans un groupe de rock. Les personnages sont ceux de mon autre fic, ~4U Und TH~ ,mais cette fic n'a aucun lien avec l'autre. J'ai juste reprit les personnages pour ne pas m'embrouiller avec de nouveaux. | ||
| Crédits: Alia et ses amis m'appartiennent. Les Tokio Hotel s'appartiennent. Bonne lecture! |
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Renaissance[1232 mots] |
Publié le: 2007-06-30 | |
| Taille du Texte: (+) : (-) | ||
Renaissance
23H50.
Debout sur le toit de cet immeuble, tu attends. Tu attends un signe du destin. Tu attends que quelque chose ou quelqu’un te mette sur la voie. Sauter. Ne pas sauter. Vivre. Mourir. Souffrir. Sourire. Sourire à la mort. Tu n’as pas peur de mourir. Pourquoi en aurais-tu peur ? Tout le monde meurt un jour de toute façon. Alors pourquoi hésiter ? Parce que tu attends. Tu attends ce signe qui te dira que tu as raison de le faire. Tu attends que quelqu’un vienne te sauver. Tu attends que quelqu’un te montre qu’il a besoin de toi pour vivre. Ce que tu ne sais pas c’est qu’il a besoin de toi. Sans toi il n’est plus rien. Tu ne le sais pas. Tu crois qu’il t’a oublié. Qu’il a tourné la page. Ce que tu ne sais pas c’est que si tu sautes, il te rejoindra de l’autre côté. Tant pis pour sa famille. Tant pis pour ses amis. Tant pis pour les fans. Si tu sautes, il saute. Si tu sautes…
Dans ta tête tout se bouscule. Tu revois ces moments qui t’ont tant apportés. Le sourire de ton père. Sa façon de t’apprendre la musique et le chant. Sa mort quelques jours après tes 16 ans. La douleur. La tristesse. Mais tu revois aussi tes amis. Tes amis qui t’ont soutenue et encouragée. Puis tu revois son sourire. Ses yeux rieurs. Tu revois ces longs mois passés à ses côtés lors de la tournée dont tu assurais la première partie. Tu te souviens de la difficulté de cacher votre relation à eux, vos amis. Puis le voile s’est levé. Le secret a été découvert. Une semaine après, il te quitte. Arrive la descente aux enfers. Les soirées passées à boire. Les histoires sans lendemain. La dissolution du groupe. Tu délaisses tes amis. Tu t’enfermes dans ta solitude. Tu ne vois personne. Tu ne peux pas. Pourtant tu n’arrives pas à lui en vouloir. Tu l’aimes toujours. Tu le sais et ça te fait mal. Pour ne plus sentir cet étau qui t’enserre le cœur tu commences à jouer avec tes ciseaux. Puis tu découvres le cutter. Pendant quelques minutes tu oublies. Mais après ton cœur te fais encore plus mal. Tu n’en peux plus. Tu ne manges plus. Tu te limites au strict nécessaire pour survivre. Tu n’en peux plus. Tu te sens mourir à petit feu. Tu n’en peux plus. Puis vient cette décision. Tous les journaux, toutes les radios, toutes les chaînes de télévision, tout le monde ne parle plus que de ce concert donné aujourd’hui à Bercy. Tu as décidé. Aujourd’hui tu vas mettre fin à ton calvaire. Tu vas mourir. S’il vient te sauver avant le douzième coup de minuit tu ne sauteras pas. Tu sais que le concert ne va pas tarder à se finir. Bientôt tu sauras. Vivre. Mourir. Tu sauras. Tu sauras.
En contrebas des filles te remarquent. Comprenant que tu vas sauter, elles te hurlent de ne pas sauter. Tu ne les entends pas. Ton regard est fixé sur cette porte. Des dizaines de filles sont collées aux barrières les encadrant. Quand cette porte s’ouvrira, quand tu le verras, tu sais que ton cœur manquera un battement mais tu ne peux ôter ton regard de cette porte. Tu attends. Soudain la porte s’ouvre. Les filles hurlent leurs noms. Même de là où tu es, tu les entends. Georg et Gustav sortent les premiers. Un petit sourire naît sur tes lèvres quand tu vois Tom sortir, une fille à son bras. Il n’a pas changé. Il ne changera probablement jamais. Puis il arrive. Bill. Ton sourire disparaît aussitôt, laissant place à quelques larmes qui vont s’écrasées sur le trottoir, dix étages plus bas. Tu les laisses couler. Tu n’as plus la force de les essuyer. Tu fermes les yeux. Ton cœur te fait mal. Atrocement mal.
Les filles au pied de l’immeuble ne cessent de te hurler de ne pas sauter. Leurs hurlements ont attirés d’autres personnes. Un véritable attroupement se forme. Tu ouvre les yeux et remarque cette foule qui te crie de ne pas sauter. Intrigués par ces cris, ils arrivent. Ils sont tous là. Tom, Gustav, Georg, Bill. Ils lèvent les yeux vers le ciel et t’aperçoivent. Ils te reconnaissent. Tu le vois à leurs yeux effrayés. Il te reconnaît. Des larmes perlent aux coins de ses yeux. Tu les vois luire à la lueur des réverbères. Deux mots se forment sur ses lèvres. Sans les entendre, tu les comprends. Spring Nicht. Ne saute pas. Au loin tu entends le premier coup de minuit. Tu fermes les yeux et ouvres grand tes oreilles en t’approchant du bord. Il ne reste plus que onze coups. Lentement tu ouvres les yeux et regarde en bas. Il n’est plus là. Tu vois Tom, qui te fixe ébahi. Tu vois Georg et Gustav qui te supplient dans un murmure de ne pas sauter. Tu entends le deuxième coup. Tu ne le vois pas. En revanche, tu remarques que tes amis, ceux que tu as délaissés, sont là, en larmes. Il n’est plus là. Tant pis. Tu entends le troisième coup. Plus que sept. Que le temps passe lentement. Tu lèves les yeux et regarde la lune. Le quatrième, le cinquième et le sixième coup retentissent sans que tu bouges. Tu attends. Tu attends ce signe qui ne viendra pas. Tu attends ce douzième coup qui te libèrera de tes souffrances. Tu attends.
Le dixième coup retenti. Tu souris. Tu souris à la mort. Le onzième coup arrive. Tu es au bord du vide. Tu t’apprêtes à sauter. Plus rien ne te retient ici. C’est ce que tu crois. La porte donnant sur le toit s’ouvre brutalement. Tu te retournes lentement. Bill est là. Essoufflé d’avoir tant couru dans les escaliers. Essoufflé d’avoir couru pour te sauver.
«Spring nicht, Alia. Bitte spring nicht»
Un murmure. Un murmure que tu as parfaitement compris malgré le bruit du douzième coup de minuit retentissant dans la nuit parisienne. Un murmure. Le voilà ce signe que tu attendais. Pourtant tu ne bouges pas. Tu n’arrives pas à réaliser qu’il est là. Pour toi. Tu crois que ton cœur blessé te joue une farce. Lentement, il s’approche de toi en murmurant « Spring Nicht… ». Tu ne bouges pas. Des larmes coulent à flots sur tes joues amaigries. Ton cœur hurle. Tes poignets pas encore cicatrisés te font mal. Tu t’en fiches. Tu ne bouges pas. Tu n’en reviens pas. Il est là. Arrivé à ta hauteur il t’attrape par la taille et te serre contre lui. Tes larmes se mêlent au siennes. Tu sembles renaître. Tu le serres de toutes tes forces contre toi en pleurant. Ton cœur te fait de moins en moins mal. Tu ne sens plus la douleur de tes poignets. Tu renais.
Tu entends des pas dans l’escalier menant au toit. Tu lèves doucement la tête et aperçoit tes amis, essoufflés. Ils sont tous là : Tom, Georg, Gustav, Ambre, Liam, Mike, Matt. Tous. Ils sont tous là. Ils sont tous venus te sauver. T’aider à renaître. T’aider à revivre. T’aider à aimer à nouveau.
«Ich liebe dich. »
Trois mots. Trois mots murmurés par Bill dans ton oreille. Trois mots. Trois petits mots signant ta renaissance. Trois petits mots. Tu n’en utilise que deux pour lui répondre.
«Ich Auch. »
- Celeb-
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