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Ma liberté d'acier
[Histoire Terminée] | Auteur: Sushi-chan | Vue: 118 |
| [Publiée le: 2007-08-03] [Mise à Jour: 2007-08-03] | ||
| AP | One-Shot/Drame | Commentaires: 7 |
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Description: Point de vue de Tom (encore) Bill en monstre possessif mangeur de liberté | ||
| Crédits: Personne à moi T.T |
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Ma liberté d'acier[1063 mots] |
Publié le: 2007-08-03 Mis à Jour: 2007-08-03 | |
| Taille du Texte: (+) : (-) | ||
Une fois que le processus de dégradation est enclenché, impossible de l'arrêter. Tout empire.
Les rapports sociaux, la forme, le mental, tout ce que vous avez construit il le détruit.
Mais saviez-vous que seulement un mot peut mettre en marche ce terrible engrenage? Non?
Prenons un excellent exemple, les rapports mon jumeau-moi.
Soit c'est lui, soit c'est moi. Un de nous deux forcément changé.
Soit c'est lui, en voulant prendre le contrôle de tout ce qui l'entoure, j'ai même l'impression que Maman est devenue son esclave.
Soit c'est moi parce que j'ai osé lui dire 'merde'.
Mais personne à part moi ne sait comment est devenu le grand Bill Kaulitz, contrôleur de toute forme de vie, les détruisant au passage en trouvant sûrement une sorte d'enrichissement sadique. En gros, je pense qu'il aime bien me voir me dépatouiller dans la merde qu'il fout partout sur son passage.
Le grand Bill Kaulitz est devenu une PESTE.
Oui, môssieur se permet de juger mes fréquentations, ouvrez les guillemets je cite : 'inapropriées à ma situation.'
mes envies, ouvrez les guillemets je cite:' Trop enfantines'
Et c'est comme ça dans tout ce qui façonne ma vie. Mes goûts, tout...il mononpolyse tout, juge tout, veux tout voir, tout faire, tout dire, bref, être Monsieur J'ai-tout-fais-tout-dis-tout-vu.
Mais je crois qu'il ne connait pas ses limites. Ca c'est parce qu'il pense qu'il n'en n'a pas.
Il pousse les autres hors des leurs.
Moi, ça fait bien longtemps que j'ai dépassé les miennes. Au point d'éviter d'être sur son passage, je me cache de lui, je me CACHE DE MON JUMEAU. On vit dans la même maison, on partage presque tout et il faut que je l'évite.
Puis, m'est venue l'idée de me créer un monde à moi, rien qu'à moi, où il ne pourrait rien saccager, où il ne pourrait pas même entrer.
Ce monde a prit la forme d'un rasoir.
Rasoir, objet quotidien, bien insolite pour créer quelque monde que ce soit, possède selon les variantes trois quatre cinq ou plus de lames, tranchantes, magnifiquement aiguisées, sans imperfections, dangereuses et si belles...
J'ai pris l'habitude de les comptempler une fois par jour, si ce n'est deux. Une fois mininmum.
J'ai pris l'habitude de faire parcourir cet objet lentement le long de mon bras, si lentement, rien qu'en l'effleurant, rien qu'en appuyant violemment d'un coup. Je n'en tire aucune jouissance morbide, ni autre plaisir gore.
Juste...une délivrance. Voir ces lames se noyer dans une mer rouge qui ne tarde pas à devenir un torrent, cette couleur si hypnotisante, cet acte qui ne génère aucune douleur.
Juste...une satisfaction.
Plus mes bras me montrent ces stygmates que je leur inflige matin et soir, plus j'ai l'impression d'échapper au contrôle de Bill. J'ai plus l'impression de me sentir libre.
Personne ne souçponne ce macabre loisir et de toute façon, personne ne voit ça de la même façon.
Un fléau, une délivrance, une satisfaction, une destruction...une drogue.
Je ne peux jamais rater une occasion de faire jouer la lame sur ma chair, d'abord marquant ma peau d'une longue éraflure blanche, ensuite rouge et pour finir, l'éraflure s'ouvre.
Aujourd'hui, mon frère ne me lâche vraiment pas les baskets. Je peux aller n'importe où, il se retrouve au même endroit que moi.
J'ai augmenté mes achats de bandeau de sueur et autre bacelet du même genre, histoire de garder mon loisir bien gardé.
Je ne montre aucun signe physique de trouble quelconque, ni de désordre mental, ni de dépression.
Je suis normal, avec un truc en plus.
Depuis cette monopolisation, cette intrusion dans les entrailles de ma vie privée, je rencontre moins de filles, je reste toujours avec les mêmes potes, Gustav, Georg et des autres. Gustav et Georg ont remarqué que je penais mes distances avec Bill, mais ils ne savent pas pourquoi. Ni lui ni moi leur avons touché un seul mot de cette dégénérécence comportementale si je puis dire.
Le groupe n'en souffre pas, tant qu'on peut terrer le changement de Bill au plus profond de nous-même.
Tant que ça ne déborde pas de la maison. Maman, quand tu veux tu arrête de lui lécher le cul et tu te réveilles.
Bill, tu veux ci? Bill tu veux ça?
C'est pathéthique...
Je devient inexistant. En plus de monopolyser ma vie, Bill me remplace, il joue aux deux jumeaux.
Ses remarques désobligeantes m'exaspèrent au plus haut point.
Ce soir, je me balade, seul, dehors. Je vais en boite, seul. Un espoir de rencontrer quelqu'un, de me détendre.
Mais aucune compagnie, même très charmante, ne me tranquilisait, ne me détendait, ne m'occupait. En temps normal, je serais déjà dans un hôtel ou autre...accompagné.
Je rentre chez moi bredouille, assaillis sous les questions de Bill, que j'ignore royalement.
Il me prend ma liberté, j'en trouve une autre.
Cette liberté, je l'ai appelé ma liberté d'acier.
Redonne moi ma liberté, être possessif que tu es, ai donc honte de tes agissements, tu t'autodétruit en passant par les autres.
Monstre que tu es garde ma liberté mais laisse-moi disparaitre dignement
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