
| Je suis un salaud, aimez-moi. | Auteur: Mena | Vue: 106 |
| [Publiée le: 2008-07-11] [Mise à Jour: 2008-07-11] | ||
| AP | One-Shot | Commentaires: 2 |
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Description: One Shot, étalage des pensées présumées de Tom Kaulitz. | ||
| Crédits: Crédits toi même... (il n'est pas à moi oh) |
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OS[1801 mots] |
Publié le: 2008-07-11 | |
| Taille du Texte: (+) : (-) | ||
Je ne peux pas dormir cette nuit.
Pourtant, le concert du jour a été intense et éprouvant. Sans parler de la journée le précédant. Une bonne quinzaine d'interviews, si mes souvenirs sont bons. La moitié en anglais, sans traducteur. Éreintant. Crevant. Habituel.
Mais je ne peux pas dormir. Et ce, malgré le lit extrêmement confortable, la petite brise nocturne et fraîche qui s'immisce discrètement par la fenêtre entrouverte, les effluves infiniment agréables du gel douche fourni par l'hôtel...
Je n'arrive jamais à dormir quand je ne suis pas seul. Et cette nuit, j'ai de la compagnie. Lara...ou Laura... Je ne me souviens plus. C'est malheureux à dire, mais après tout, ça n'a pas tellement d'importance. Ce n'est pas comme si elle était la première ou la dernière à avoir fait un tour dans mon lit. La première ou la dernière à m'avoir tapé dans l'œil parmi la cohue des fans devant nos hôtels, à la sortie de certaines représentations, ou encore lors de ces soirées privées très alcoolisées...
Celle-là, je l'avais cueillie juste en bas.
Il y a des jours où j'ai vraiment envie de sexe... Ces jours-là, je me concentre plus qu'à l'habitude sur les filles qui se présentent, et je me mets en quête d'une nana pas trop moche et plutôt bien foutue à faire monter dans ma chambre. Comme par hasard, c'est aussi ces jours-là que Bill et moi nous prenons la tête le plus souvent. Je suis en manque, je suis à fleur de peau, et je me conduis, selon lui, comme un « pervers dégueulasse ». Je le laisse dire... Il y a beaucoup de choses que je pourrais changer pour lui, mais certainement pas ce rituel. Je l'affectionne particulièrement... Je suis un salaud.
Je sens qu'elle bouge à côté de moi, dans l'obscurité. Son mouvement n'a rien de naturel. Je sais bien qu'elle ne dort pas... Elle se rapproche, mine de rien, de mon corps, et va jusqu'à soupirer d'aise dans son sommeil simulé. Je sais que cette comédie vise à tenter de m'attendrir, ou encore à réveiller mon envie de la baiser. Hors, c'est peine perdue. Je n'ai aucune envie de me la retaper... Elle est bien foutue, mais elle ne me plaît pas plus que ça... J'inspire profondément, étire mes jambes et me couche sur le côté, dos à elle. Je devine aisément sa déception, mais je m'en fous... Je ne suis pas du genre à discuter des heures et des heures... Surtout quand il n'y a aucun intérêt au final.
Derrière moi, je la sens se retourner, contrite. Je ne sais pas si elle cherche le sommeil... De mon côté, dormir m'est toujours impossible. J'ouvre les yeux et me mets à fixer vaguement la fenêtre, juste en face de moi. L'odeur musquée de l'accouplement violent qui a eu lieu flotte encore dans la pièce, et l'air de la nuit vient purifier progressivement l'atmosphère, tentant certainement, par la même occasion, de m'inculquer le sens de la pureté, du respect, de l'honnêteté...
Je souris en coin... A ce niveau là, mon âme n'est plus à sauver.
C'est toujours la même chose, et ce depuis que j'ai appris à me servir de mon pénis. Cela remonte au tout début de notre succès, lorsque la chenille est devenue papillon, et que notre groupe a décollé. Le timing n'a pas été parfait. Je me suis rabattu sur cette solution... Les coups d'un soir... Hors de question de m'en priver... Bill le peut, moi non. Sur ce point là, je dois l'admettre, je suis plus faible que lui. Mais moi, j'ai besoin de ça. J'ai besoin de me taper un certain nombre de filles, comme un gros connard dénué de tout sentiment. Je suis un mec simple et pas trop dur à cerner, mais sur ce problème, seul mon frère peut me comprendre.
« Déshabille toi », avais-je ordonné, doucement mais fermement, à la recrue d'aujourd'hui. Elle a 16 ans, je crois, les yeux bleus et les cheveux blonds clairs. Des jolies fesses, des seins pas mal, et l'air pas trop con. Ça m'avait suffit. J'étais allongé, encore vêtu de ma tenue de scène, sur le large lit encore fait. C'est elle qui m'avait assis de force là, avant de se planter debout, au pied du lit. Elle me regardait avec des yeux qui se voulaient provocateurs, et commença, très lentement, à ôter ses vêtements, l'air aguicheur.
Tout ça m'excite violemment. Je ne parle pas de l'espèce de parade amoureuse qu'elle m'offre. Non, non, pas du tout. Je vais au delà de ça, bien au delà.
Elle pense avoir le contrôle de la situation... C'est presque émouvant. De mon poste d'observation, je fais mine d'apprécier son manège, mais je me concentre avec vice sur toutes les failles de cette scène de théâtre. Ses mains tremblent légèrement, ses lèvres sont sèches, sa respiration saccadée. Et, surtout, elle ne me regarde pas dans les yeux. Elle n'ose pas. C'est délicieux.
« Et toi, tu te déshabilles pas ? », m'avait-elle demandé, une fois nue devant moi. C'est l'instant que je préfère, presque plus que l'acte sexuel en lui même. Je savoure... Je jubile de cette domination. Je capte toute la détresse émanant de ce pauvre corps, à ma merci. Détresse que je respire par les pores de ma peau, et dont je tire la jouissance qui commence à brûler mon bas ventre.
Mécaniquement, mais en me forçant tout de même à sourire d'un air encourageant, je retirai mes chaussures, mes chaussettes, mon jean et mon caleçon. Elle adopta un air faussement assuré, et, mariant le geste à la parole, me suggéra d'enlever le haut. Je bloquai ses poignets, fît fermement « non » de la tête, et éteignît la lumière, closant ainsi le sujet.
Hors de question que mes proies me voient nu. Ça, c'était mon privilège. Certainement pas le leur.
Je n'ai que très peu d'amis, pas d'amour, aucune idée quant à mon avenir à long terme, et quasiment aucun secret sur ma vie actuelle qui ne soit dévoilé à la presse internationale... je ne suis même pas sûr d'avoir une âme. Mon corps, c'est presque tout ce que j'ai. Et se déshabiller, cet acte insensé et d'une violence extrême, je le réserve à ces filles. J'ai le pouvoir de tout leur refuser, et également de tout leur imposer. J'en profite.
Généralement, je prends le contrôle, et devient alors le plus charmant et le plus doux des mecs. Oui, c'est complètement contre ma nature. Mais elles doivent m'aimer. Je le veux. J'exige qu'elles me trouvent irrésistible, qu'elles me veuillent, me désirent, me cherchent, et m'aiment. Pour cela, je dois être doux. J'ai l'habitude, c'est devenu mécanique. Mais je ne supporte toujours pas qu'elles m'enlacent avec espoir lorsque je viens. Je baise pour moi. Pas pour elles. C'est comme ça. Alors j'anticipe, et je plaque leurs bras sur le matelas, ce qu'elles interprètent à priori comme un signe d'affection, vu la façon dont elles gémissent quand je fais ça. J'accélère la cadence, ferme les yeux, jouis brutalement, et me décrispe. Je joue mon rôle jusqu'au bout, et les enlace quelques instants après les avoir souillées. Elles sont aux anges, soupirent d'aise, me caressent, m'embrassent. Je m'en délecte. Elles m'aiment à en crever.
« Pourquoi tu fais ça ? Me demanda Bill, au tout début.
- Pourquoi tu ne le fais pas ? Rétorquai-je.
- Parce que j'ai un minimum de respect pour ces filles...C'est nos fans. Tu les brises.
- Je sais ça, répondis-je. Qu'est ce que tu veux ? Je suis un mec, j'ai besoin de m'accoupler, c'est naturel, c'est tout.
- Je sais qu'il n'y a pas que ça... insista très justement Bill.
- Bien sûr que tu sais... », me rendis-je, presque honteux. Il n'y a que devant lui que je peux avoir honte, que je peux baisser la garde...que je peux me montrer nu.
« Mon amour ne te suffit pas, hein ? Me questionna-t-il, immense, grand de sagesse et de vérité. Tu as besoin de semer cette malédiction partout, comme un virus, pour te sentir exister ?
- J'y peux rien.
- Ton amour me suffit, à moi », finît-il, le ton ferme et aimant.
Heureusement qu'il est là. Car dans le cas contraire, il me faudrait faire bien plus que baiser sauvagement pour combler le vide de mon coeur.
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