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Für dich (Première partie)
[Histoire Terminée] | Auteur: Hirohito | Vue: 6981 |
| [Publiée le: 2007-08-22] [Mise à Jour: 2008-08-14] | ||
| 13+ | Général | Commentaires: 145 |
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Description: Pendant leur enfance, le petit Tom a subi, pour son frère Bill. Mais maintenant grand, il lui arrive de penser que Bill aurait pu faire quelque chose pour l'aider... Mais savait-il seulement pourquoi Tom endurait tout ça? De plus, tout deux viennent d'emménager à Hamburg avec deux amis à eux, Georg et Gustav, dans l'unique but de percer dans le milieu de la musique. Comment y parvenir lorsque le premier vrai concert est un désastre et que Tom commence à ressentir des sentiments nouveaux? (si vous aimez ma fiction, laissez des commentaires pour me le dire que je sache si je continue ^^, en tout cas bonne lecture) | ||
| Crédits: Cette fictions est inspirée de personne réelles (Les membres du groupe Tokio Hotel et leur entourage), et de personnages fictifs qui n'appartiennent qu'à moi. ^^ L'histoire racontée est également fictive, mélée parfois à des évènements réels. |
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Sauve-moi…[3779 mots] |
Publié le: 2007-09-19 Mis à Jour: 2008-03-02 | |
| Taille du Texte: (+) : (-) | ||
Chapitre 20 « Sauve-moi… »
Oo FLASH BACK oO
Gustav avait les yeux rivés sur eux. Sur ce petit garçon avec des dreads et cette petite fille en jupe écossaise rouge. Le garçon s’acharnait avec passion sur sa guitare, la tête en avant tandis que la fille bougeait gracieusement sur scène, occupant tout l’espace, chantant d’une petite voix cassée dans la micro.
Ils étaient incroyables ! Comment arrivait-ils à capter l’attention avec autant d’habileté ? Il fallait qu’il leur parle !
Le jeune blond attendit la fin de la petite représentation, et s’infiltra discrètement derrière l’immense rideau bleu derrière lequel s’était rendu les deux enfants pour ranger leurs affaires. Il aperçu alors une grande femme rousse devant le petit garçon à la guitare ; elle l’aidait à fermer la boite blanche dans laquelle reposait sagement l’instrument avant de lui déposer un baiser sur son front. Elle fit quelques pas en direction de la fille qu’elle enlaça tendrement.
« Je suis fière de vous mes amours. » Lança t-elle joyeusement en desserrant son étreinte. « C’était un bon concert, les gens ont eu l’air d’avoir beaucoup aimé. »
« Tu crois maman ? » Demanda la petite fille en rangeant le micro dans un sac.
« Oh oui ! Tu as chanté merveilleusement bien mon ange ! »
Elle caressa affectueusement la joue de la petite brune qui lui souriait.
« Et toi mon Tomi, tu était un dieu de la guitare ! »
« Exagère pas m’man, c’était bourré de faute… » Lui répondit le jeune garçon en attachant ses dreads en chignon.
« Pour moi, vous étiez parfais ! »
Ils restèrent un instant silencieux, sans s’apercevoir qu’à quelques mètres d’eux, un petit blond les observait intimidé.
« Bon ! » Reprit leur mère. « Je vais chercher Gordon pour qu’il nous aide à transporter le matériel. Soyez sages ! »
« Nein, on va foutre le feu ! » Déclara le jeune Tom un sourire espiègle aux lèvres, tout en disposant des câbles dans une mallette métallique.
Après une moue amusée, la femme disparue derrière une porte.
Gustav profita de cet instant pour se décider à aller leur parler. Il se rapprocha de quelques pas et les interpella timidement.
« Euh…excusez moi… »
Ils se retournèrent tout deux, les yeux rivés sur le petit blond.
« Pardon de vous déranger mais…euh…en fait, je voulais juste vous dire que je trouvais votre style génial et… »
●●●
Dehors, les parents de Gustav le cherchaient partout.
« Chérie ? » Déclara le père du blond. « Tu l’as trouvé ? »
« Non, il est peut être resté à l’intérieur, je vais voir. »
Elle traversa la petite salle mais elle ne vit personne qui ressemblait de loin ou de près à son fils. Un peu inquiète, elle décida alors d’aller jeter un coup d’œil derrière le rideau qui menait au coulisses, et son cœur fut soulager de constater qu’il se trouvait là. Elle s’approcha de lui à grandes enjambées.
« Gustav !!! Tu nous as fait une de ses peurs ! Tu aurais pu nous prévenir !! »
Le petit baissa la tête, interrompant sa conversation.
« Pardon maman. Je… »
« Ne discute pas ! Aller, viens. »
Elle s’empara doucement du bras de son fils mais celui-ci ne se laissa pas faire. Il se dégagea rapidement.
« Maman, s’il te plait, attends. » Lui demanda t-il, suppliant.
Après hésitation, la femme hocha la tête de haut en bas. Gustav tourna son regard vers les deux autres, puis sortit un stylo de son sac et un petit bout de papier. Il griffonna dessus son prénom et son numéro de téléphone et le tendit à Tom.
« Appelez moi… » Leur murmura t-il. « Il faut que je vous dise quelque chose qui va vous plaire je pense. »
« Aller Gus’ ça suffit on y va ! »
Après un dernier regard aux autres, il consentit enfin à suivre sa mère.
Oo FIN FLASH BACK oO
Gustav, les mains autours d’une tasse fumante, le regard vide, repensait à leur rencontre. Cette rencontre qui avait changé sa petite vie. Et dire qu’à ce moment là, le blond était persuadé que Bill était une fille. Il se mit à sourire tristement en repensant à cette anecdote. Et aujourd’hui, après sa dispute avec Tom, il avait été extrêmement attristé. Une si longue et si forte amitié qui venait de se stopper à cause d’une fille dont il ne connaissait rien. Il tourna les yeux vers la fenêtre pour laisser son esprit vagabonder au fil des nuages sombres qui s’annonçaient à l’horizon. Pourquoi Tom lui en avait-il voulut à ce point ce matin ? Gustav avait pourtant essayé d’empêcher Bill de se laisser entraîné par Anke, mais comment aurait-il pu le convaincre sans provoquer une scène !
Ce qui lui faisait le plus mal, c’était ce sentiment d’oppression qu’il ressentait en permanence vis-à-vis de ses amis. Lui, Gustav, essayait toujours de faire de son mieux pour les aider, pour les protéger, pour les rassurer et les comprendre. Mais en échange, c’était toujours lui qu’on attaquait lorsque quelque chose n’allait pas.
Il but une gorgée de son chocolat chaud en apprécia la sensation de chaleur qui se répandait en lui…
●●●
Deux jours s’étaient écoulés depuis les tristes évènements qui avaient brutalement brisé l’amitié entre Gustav et Tom. Désormais, ils s’évitaient poliment en tentant désespérément de ne pas laisser déteindre leur mauvaise humeur sur les deux autres. Pendant les répétitions, l’atmosphère était lourde et oppressante et pendant les repas, pas un mot n’était échangé et le temps où les quatre amis aimaient se réunir pour s’amuser était bien loin.
Le jour du concert arriva vite. Bill avait appelé la patronne du Messina pour lui annoncer qu’ils étaient prêts et elle lui avait répondu qu’elle serait ravie de les voir se produire le lendemain même, proposant également, par mesure de sécurité, de venir les chercher en voiture et de les raccompagner à la fin de la représentation.
21h00.
Une voiture s’engouffra dans un parking mal éclairé avant de s’y garer et une femme d’une quarantaine d’années sortit du véhicule.
En haut, les quatre garçons attendaient nerveusement devant la télévision, en silence. Bill regardait distraitement l’écran tout en raclant sa gorge pour être sur qu’elle ne le trahisse pas durant leur petit concert. Tom se servait du coussin en guise de manche de guitare pour répéter une dernière fois ses accords et Gustav tapait timidement ses genoux en essayant de se souvenir d’un rythme qui lui échappait.
« Mince ! » Déclara t-il.
Les autres se tournèrent vers lui.
« Qu’est ce qui se passe ? » Lui demanda Georg, les sourcils levés.
« Je…j’ai oublié un rythme… » Balbutia le batteur.
« On s’en fou. » Marmonna Tom.
« C’est pas grave. » Le rassura Bill en souriant, masquant ainsi la remarque de son frère. « Tout se passera bien une fois là bas, c’est juste le stress, ne t’en fait pas. »
Gustav hocha mécaniquement la tête de haut en bas, mais son estomac était noué. La sonnerie de l’entrée se fit entendre, le sortant momentanément de ses pensées.
« Bon, en route les mecs ! » S’exclama Georg en se levant, imité par ses amis.
Tom se rendit devant l’interphone et appuya sur un bouton.
« Ja ? »
« C’est moi, Madame Jürgenweit, je monte vous aider. »
« Entendu ! Troisième étage à gauche !»
Il retourna dans le salon où ils avaient soigneusement entassé le matériel. Quelques secondes plus tard, la femme pénétra dans leur appartement. Elle les salua et posa son regard sur la décoration.
« On voit bien que ce sont des garçons qui vivent ici » Leur lança t-elle en riant, constatent le désordre.
●●●
Arrivés sur place, ils déchargèrent la voiture et s’installèrent sur la scène, devant le regard intéressé des personnes présentes. Après avoir tout installé, il leur restait cinq minutes avant le début du concert, prévu à 21h30. Tom s’empressa de fuir la présence de Gustav et sortit prendre l’air. Il s’adossa contre un mur et l’air frais de la nuit le rassura, mais il était nerveux, il ne pouvait le nier. Sans compter le fait que jouer avec le batteur l’énervait au plus haut point. Une vois douce le tira de ses pensées.
« Ca va ? »
Bill se tenait à quelques centimètres de lui, les mains sur les hanches.
« Ja. » Lui répondit Tom d’un ton sec. « Mais toi tu devrais rentrer, tu vas attraper froid. »
Le brun esquissa un sourire.
« Ne t’en fais pas. »
Tom se décolla soudain du mur et ôta rapidement son sweet shirt qu’il tendit à Bill, l’air faussement agacé.
« Mets ça, et discutes pas. »
Ils furent interrompus par une voix qui s’éleva derrière eux ; Georg apparut sur le seuil de la terrasse.
« Oh, vous faites quoi ! C’est à nous ! »
Les jumeaux le suivirent à l’intérieur. Bill accourut derrière le micro et Tom passa la sangle de sa guitare autour de lui et ferma les yeux, tête baissée. Gustav massait ses poignets et Georg brancha sa basse. Mr Jürgendweit se tenait sur la scène, un autre micro à la main.
« Bonsoir à tous ! » Déclara t-il à l’assemblée.
Les discutions cessèrent et le silence régna.
« Il y a de cela quelques semaines, un jeune homme était venu me voir, me demandant presque timidement l’autorisation de venir se produire ici, accompagné de son groupe. Ma femme et moi avions refusé beaucoup d’autres personnes venues dans le but d’accéder à la même requête. Mais nous avons trouvé que ces jeunes gens ici présents dégageaient quelque chose de charismatique. Alors nous avons accepté. »
Il se tourna rapidement vers Bill.
« Quel est votre nom de groupe ? » Demanda t-il en tenant le micro hors de portée.
« Tokio Hotel… »
« Voici donc, pour notre plus grand plaisir, le groupe Tokio Hotel ! »
Quelques timides applaudissements se firent entendre, et la lumière se fixa sur Bill, pendant que le patron partait s’asseoir à l’écart pour assister au petit concert.
Le brun s’approcha du micro.
« Bonsoir. » Déclara t-il. « Ce soir, nous allons vous interpréter quelques unes de nos compositions. La première chanson s’intitule ‘Jung und nicht mehr Jungendfrei’. »
Il s’écarta du micro et visa un regard anxieux dans celui de son frère, qui, contre toute attente, hocha vigoureusement la tête de haut en bas, un sourire au coin de ses lèvres. Tom inspira profondément et fit doucement chanter les premiers accords de la mélodie, se tournant vers Georg qui, quelques mesures plus tard, le rejoignit, suivit de près par Gustav. Bill, répondit au sourire de son frère et commença à bouger une jambe en rythme tout en enlevant le micro de son pied. Il tourna son regard vers leur public.
Ihr steht immer pünktlich auf
und verpennt was bei uns geht
Ich seh was was du nicht siehst
gluck mal was auf unseren Jacken steht
‘Schuldigung du stehst im weg
und wir müssen hier vorbei.
Bill se raprocha de son frère en dansant d’un pied à l’autre.
Wir sind jung und nicht mehr jugendfrei
Tut mir leid ich weiß wir sollen nicht
Doch wir fangen schon mal zu leben an
Wir sind jung und nicht mehr jugendfrei
Eure Rechnung ist mit uns nicht aufgegangen
Wir fangen schon mal zu leben an
Le jeune chanteur ressentait en lui une impression de liberté et commençait à se sentir vraiment à l’aise. Il se rendit cette fois vers Georg qui lui souria.
Ihr guckt immer gerade aus
Habt uns nicht kommen sehen
Hallo ihr habt’n Problem
Weil wir das Kommando übernehmen
‘Schuldigung du stehst im weg
und wir müssen hier vorbei.
Wir sind jung und nicht mehr jugendfrei
Tut mir Leid ich weiß wir sollen nicht
Doch wir fangen schon mal zu leben an
Wir sind und nicht mehr jugendfrei
Eure Rechnung ist mit uns nicht aufgegangen
Wir fangen schon mal zu leben an
Wir sind jung und nicht mehr
jung und nicht mehr
jung und nicht mehr jugendfrei
Wir sind jung und nicht mehr
jung und nicht mehr
jung und nicht mehr jugendfrei
Wir sind immer was ihr grad nicht braucht
Das ist traurig
Aber mittlerweile scheiß ich drauf
Wir sind jung und nicht mehr jugendfrei
Tut mir Leid ich weiß wir sollen nicht
Doch wir fangen schon mal zu leben an
Wir sind und nicht mehr jugendfrei
Eure Rechnung ist mit uns nicht aufgegangen
Wir fangen schon mal zu leben an
Dans la salle, quelques personnes frappaient avec entousiasme des mains au rythme de la chanson.
Wir sind jung und nicht mehr
jung und nicht mehr
jung und nicht mehr jugendfrei
Wir sind jung und nicht mehr
jung und nicht mehr
jung und nicht mehr jugendfrei
Wir sind jung und nicht mehr
jung und nicht mehr
jung und nicht mehr jugendfrei
Wir sind jung und nicht mehr
jung und nicht mehr
jung und nicht mehr jugendfrei
Cette fois, tout le monde se mit à applaudir. Bill se sentait léger, Tom laissa flotter quelques secondes les derniers accords en souriant, Georg fit de même et Gustav inspira profondément, soulagé. Ils venaient de passer le plus dur, et apparemment, le public aimait leur musique.
« Danke ! » Lança Bill tout sourire, attendant que les applaudissements cessent. « J’espère que cette chanson vous a plue. Nous allons maintenant vous interpréter un titre qui s’appelle ‘Wenn nichts mehr geht’, mais tout d’abord, je vais présenter le groupe en quelques mots. Pour ma part, je m’appelle Bill, j’ai 15 ans, et comme vous avez pu le constater, je suis le guitariste du groupe ! »
Des rires s’élevèrent des tables, ainsi que derrière le chanteur. Ses amis n’étant pas au courant de ce que Bill avait prévu de dire, ils furent surprit et amusés.
« Nein, je plaisante. C’est mon frère jumeau, Tom, qui s’occupe de cette lourde tache ! » Reprit Bill en désignant son frère qui salua la foule d’un mouvement de tête. « Ensuite, nous avons Gustav, qui, de nature assez réservée à trouver l’instrument qu’il lui fallait pour se cacher, un batterie ! » Il indiqua Gustav de la main. Le blond, un sourire amusé sur les lèvres, se leva et s’approcha du micro, au grand étonnement des autres qui le suivirent du regard.
« Je tiens juste à préciser que, malgré le fait que je puisse me cacher derrière cette énorme batterie, je suis quand même celui qui fait le plus de bruit ! »
L’assemblée se prêta joyeusement au jeu et des rires sincères s’élevèrent à nouveau.
Heureux de ces réactions, Bill enchaîna.
« Et le meilleur pour la fin, Georg, l’aîné du groupe, mais également bassiste. »
Applaudissements.
« Maintenant le groupe présenté, nous allons vous interpréter notre deuxième morceau… »
Le silence revint, et Tom se tourna naturellement vers Gustav pour débuter la chanson, oubliant leur querelle l’espace d’un instant. Bill prit un air grave et commença :
Keiner mehr da der mich wirklich kennt
Meine welt bricht grad’ zusammen
Und es läuft ‘n happy-end
Um dich weinen soll ich nicht
Ich weiß unsterblich sind wir nicht
Aber du hast mal gesagt
Wenn nichts mehr geht
Werd’ ich ein Engel sein – für dich allein
Und dir in jeder dunklen nacht erschein’
Und dann fliegen wir weit weg von hier
Wir werden uns nie mehr verlier’n
Bis du mir das erste mal erscheinst
Stell’ ich mir vor dass du von oben
Mit den Wolken für mich weinst
Ich wart unendlich lang auf dich
Doch so unendlich ist es nicht
Denn du hast mal gesagt
Wenn nichts mehr geht
Werd’ ich ein Engel sein – für dich allein
Und dir in jeder dunklen nacht erschein’
Und dann fliegen wir weit weg von hier
Wir werden uns nie mehr verlier’n
nie mehr verlier’n
Wenn nichts mehr geht
Denk nur en mich und du siehst
Den Engel der neben dir fliegt
Denk nur en mich und du siehst
Den Engel der neben dir fliegt
Wenn nichts mehr geht
Werd’ ich ein Engel sein – für dich allein
Und dir in jeder dunklen nacht erschein’
Und dann fliegen wir weit weg von hier
Wir werden uns nie mehr verlier’n
Wenn nichts mehr geht
Wenn nichts mehr geht
A nouveau, le publique accueillit cette nouvelle chanson avec entousiasme.
« Danke ! » Lança Bill. « Nous arrivons maintenant à la dernière chanson de la soirée. Que ceux qui ont perdu quelqu’un qui leur était cher, de quelque manière que ce soit, trouvent toujours la force de continuer. Voici ‘Durch den Monsun’. »
Das fenster öffnet sich nicht mehr
Hier drin’ ist es voll von dir –und leer
Und vor mir geht die letzte Kerze aus
Ich warte schon ‘ne Ewigkeit
Endlich ist es jetzt soweit
Da draußen zieh’n die schwarzen Wolken auf
Ich muss durch den monsun – hinter die welt
Ans ende der zeit – bis kein regen mehr fällt
Gegen den Sturm – am Abgrund entlang
Und wenn ich nicht mehr kann, denk’ ich daran
Irgendwann laufen wir zusammen
Durch den monsun, dann wird alles gut
N’ halber Mond versinkt vor mir
War der eben noch bei dir
Und hält er wirklich was er mir verspricht
Ich weiß, dass ich dich finden kann
Hör’ deinen Namen in Orkan
Ich glaub noch mehr dran glauben kann ich nicht
Ich muss durch den monsun – hinter die welt
Ans ende der zeit – bis kein regen mehr fällt
Gegen den Sturm – am Abgrund entlang
Und wenn ich nicht mehr kann, denk’ ich daran
Irgendwann laufen wir zusammen
Weil uns einfach nichts mehr halten kann
Durch den monsun
Hey ! Hey !
Ich kämpf mich durch die Mächte, hinter dieser Tür
Werde sie besiegen und dann Führn sie mich zu dir
Dann wird alles gut
Dann wird alles gut
wird alles gut
alles gut
Ich muss durch den monsun – hinter die welt
Ans ende der zeit – bis kein regen mehr fällt
Gegen den Sturm – am Abgrund entlang
Und wenn ich nicht mehr kann, denk’ ich daran
Irgendwann laufen wir zusammen
Weil uns einfach nichts mehr halten kann
Durch den monsun
Durch den monsun
Dann wird alles gut
Durch den monsun
Dann wird alles gut
Un tonnerre d’applaudissement s’éleva de l’assemblée, pour le plus grand bonheur des garçons. Bill salua et s’apprêta à quitter la scène, mais Tom se dirigea vers lui et s’empara du micro.
« Il nous reste une dernière chanson, mais nous ne l’avons encore jamais répété ensemble. » Déclara t-il au public.
Bill lui tira vivement le tee shirt.
« T’es malade, elle est pas prête cette chanson… » Lui murmura t-il.
« On l’a bossé ensemble tout les trois, tu as juste à poser tes paroles dessus, j’ai hâte de les entendre ! » Lui répondit simplement son frère en lui tendant le micro. « Tu commences quand tu veux, on te suit. »
Bill reprit place, et lança un regard inquiet à Gustav et à Georg. Ils avaient l’air sur d’eux. Il inspira.
« Cette chanson s’appelle…Rette mich… » Déclara t-il timidement en regardant son frère qui commençait déjà à jouer les premiers accords. Bill écouta pour la première fois ce que Tom avait composé. C’était magnifique… Il se lança, en regardant le dreadeux droit dans les yeux.
Zum erste mal alleine in unserem versteckt Pour la première fois seul dans notre cachette
Ich seh noch unsere Namen an der wand je distingue encore nos noms sur le mur
Und wirsch’ sie wieder weg et les efface de la main
Ich wollt’ dir alles anvertrauen je voulais tout t’expliquer
Warum bist du abgehauen pourquoi t’es tu sauvé
Komm zurück –nimm mich mit reviens, emmène moi avec toi
Les yeux de Bill étaient toujours plongés dans ceux de son frère. Tom faisait de même, comprenant le sens de ces paroles. Bill s’adressait à lui…
Komm und rette mich – ich verbrenne innerlich
Viens et sauve-moi – ça brûle au fond de moi
Komm und rette mich – ich schaff’s nicht ohne dich
Viens et sauve-moi – sans toi je n’y arrive pas
Komm und rette mich – rette mich – rette mich
Viens et sauve-moi – sauve-moi – sauve-moi
Georg et Gustav, qui avaient laissé seuls Bill et Tom jusqu’à maintenant, s’infiltrèrent doucement dans la mélodie.
Unsere träume waren gelogen und keine träne echt
Nos rêves étaient mensonges et chaque larme fausse
sag dass das nicht wahr ist – sag es mir jetzt
Dis-moi que ce n’est pas vrai – dis le moi maintenant
Vielleicht hörst du irgendwo
Peut-être entends-tu quelque part
Mein s.o.s im Radio
Mon s.o.s lancé à la radio
Hörst du mich – hörst du mich nicht
M’entends-tu – oui ou non?
Le coeur de Tom se mit à pleurer silencieusement en écoutant ce que son frère tentait de lui dire à travers cette chanson.
Komm und rette mich – ich verbrenne innerlich
Viens et sauve-moi – ça brûle au fond de moi
Komm und rette mich – ich schaff’s nicht ohne dich
Viens et sauve-moi – sans toi je n’y arrive pas
Komm und rette mich – rette mich
Viens et sauve-moi – sauve-moi
Dich und mich - Dich und mich - Dich und mich
Toi et moi – toi et moi – toi et moi
Ich seh noch unsere Namen
Je distingue encore nos noms sur le mur
Und wirsch’ sie wieder weg
Et les efface de la main
Unsere träume waren gelogen und keine träne echt
Nos rêves étaient mensonges et chaque larme fausse
Hörst du mich – hörst du mich nicht
M’entends-tu – oui ou non?
Komm und rette mich – rette mich
Viens et sauve-moi – sauve-moi
Komm und rette mich – ich verbrenne innerlich
Viens et sauve-moi – ça brûle au fond de moi
Komm und rette mich – ich schaff’s nicht ohne dich
Viens et sauve-moi – sans toi je n’y arrive pas
Komm und rette mich – rette mich
Viens et sauve-moi – sauve-moi
Rette mich– rette mich– rette mich
Sauve-moi – sauve-moi – sauve- moi
Dich und mich
Toi et moi
hörst du mich nicht
M’entends-tu?
Rette mich
Sauve-moi
Les spectateurs frappèrent avec frénésie dans leurs mains, mais sur scène, tous avaient découvert la chanson en même temps qu’ils la jouaient et un malaise s’installa. Tom paraissait très affecté par les paroles et sans prévenir, posa sa guitare au sol et se dirigea vers la terrasse pour sortir. Bill s’apprêta à le suivre mais Georg le retint.
« Laisses le un peu seul, il a besoin de réfléchir… »
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