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Für dich (Première partie)
[Histoire Terminée] | Auteur: Hirohito | Vue: 6980 |
| [Publiée le: 2007-08-22] [Mise à Jour: 2008-08-14] | ||
| 13+ | Général | Commentaires: 145 |
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Description: Pendant leur enfance, le petit Tom a subi, pour son frère Bill. Mais maintenant grand, il lui arrive de penser que Bill aurait pu faire quelque chose pour l'aider... Mais savait-il seulement pourquoi Tom endurait tout ça? De plus, tout deux viennent d'emménager à Hamburg avec deux amis à eux, Georg et Gustav, dans l'unique but de percer dans le milieu de la musique. Comment y parvenir lorsque le premier vrai concert est un désastre et que Tom commence à ressentir des sentiments nouveaux? (si vous aimez ma fiction, laissez des commentaires pour me le dire que je sache si je continue ^^, en tout cas bonne lecture) | ||
| Crédits: Cette fictions est inspirée de personne réelles (Les membres du groupe Tokio Hotel et leur entourage), et de personnages fictifs qui n'appartiennent qu'à moi. ^^ L'histoire racontée est également fictive, mélée parfois à des évènements réels. |
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Le concert[2634 mots] |
Publié le: 2007-08-22 Mis à Jour: 2008-03-02 | |
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Chapitre 7 « Le concert »
Tout était prêt, les instruments rangés dans leurs housses et la batterie de Gustav disposée dans plusieurs boîtes. Ils avaient décidé de n’emporter que trois amplis sur les cinq qu’ils possédaient, leur table de mixage et le micro de Bill. Le Messina, qui se trouvait à trente minutes de chez eux en marchant, était bien trop loin. Ils furent obligés de constater que le bus était, à l’évidence, le meilleur moyen d’y aller sans trop d’efforts. Malheureusement, ils avaient bien trop de matériel pour parvenir à tout porter en un seul voyage. Ils s’étaient donc mis d’accord :
« Tom et moi, nous y allons en premiers pour commencer à installer. Nous prendrons sa guitare qu’il portera sur son dos, deux amplis, le micro et je transporterai la table de mixage dans mon sac à dos. »
Déclara Bill, en glissant le pied du micro à son minimum pour qu’il soit moins encombrant.
« Georg, » continua t’il « tu mettras également ta basse sur ton dos et tu t’occuperas d’un ampli et d’une partie de la batterie de Gustav, votre bus passera une demi-heure après le nôtre. Gustav, je te laisse deviner ce que tu auras à prendre. »
Bill lança un sourire à son ami. Il n’était pas compliqué de deviner où il voulait en venir.
« Ok, je m’occupe de la télé et de la bière alors! Ah ! Ce n’est pas de ça dont tu parlais ? »
Ils éclatèrent tous de rire devant cette réplique quelque peu inhabituelle de Gustav. Le jeune blond, sous l’euphorie de cette soirée, n’était plus vraiment le même. Ils allaient jouer devant un public qu’ils ne connaissaient pas, et dont ils ne pouvaient prévoir la réaction. C’est pourquoi, le jeune batteur se sentait terriblement angoissé. Que se passerait-il si leur musique ne plaisait pas ? Il secoua frénétiquement la tête pour chasser cette idée et par la même occasion ne pas inquiéter ses amis.
La pendule indiquait 18h14, et leur bus passait dans un peu moins de cinq minutes. Bill et Tom, accompagnés des deux autres, amenèrent la première partie du matériel devant l’arrêt.
« Si vous n’arrivez pas à tout transporter tous les deux, appelez moi, je viendrai en renfort. Leur proposa Tom, en mettant sa guitare sur le dos. »
« Eh ! Pourquoi toi ? Hm ? » S’emporta Bill.
« Tout simplement parce que je suis l’aîné, et que je suis plus fort que toi. »
« T’es gonflé ! Qui a décrété que tu étais plus fort ? »
« Moi. »
Bill fronça les sourcils et croisa les bras sur son torse avant de tourner le dos à son frère dans un soupir exaspéré.
« C’est bon les gars, vous n’allez pas vous prendre la tête avant le concert ! » S’exclama Georg.
Le jeune brun se retourna vivement vers le bassiste et lui tira la langue.
« Bill… T’es vraiment un gros gamin des fois. » Le taquina le dreadeux.
« Même pas vrai d’abord ! »
Ils furent interrompus par un crissement de freins signalant l’arrivée du bus. Bill et Tom pénétrèrent à l’intérieur et Gustav leur lança avant que les portes ne se referment :
« Faites attention ! Et à tout à l’heure ! »
Les portes se refermèrent et le bus démarra.
« J’espère vraiment qu’il ne leur arrivera rien. » s’inquiéta le batteur en s’adressant plus à lui-même qu’à son ami.
« T’inquiète, ils sont grands maintenant. »
Sur ces mots, ils retournèrent à l’intérieur pour aller boire une dernière bière avant le concert.
●●●
Les jumeaux arrivèrent enfin à destination. Après être descendus du bus, ils s’engouffrèrent dans le bar. Ils cherchèrent des yeux l’homme qui les avait reçus la dernière fois. Mais ils ne le trouvèrent pas.
« Bill, t’es sur que c’est le bon bar ? »
« Euh… Maintenant que tu me le dis… Je suis plus très sur. » Déclara-t-il avant de se prendre un coup dans l’épaule. « Eh mais t’es malade ! »
« T’avais qu’à pas te gourer ! »
« Hum hum. »
Ils se retournèrent et découvrirent monsieur Jürgenweit, essuyant un verre. C’était un vieil homme au visage marqué par les années mais malgré cela, il avait l’air vif et énergique. Il portait une petite barbe grisonnante, ses cheveux s’harmoniant à merveille avec celle-ci.
« Monsieur Kaulitz c’est bien ça ? Oh…pardon, ma mémoire n’est plus ce qu’elle était. »
« Ja, bonsoir ! Je vous présente mon frère Tom. »
« Enchanté ! » Dit-il en tendant la main vers le jeune guitariste qui la serra de bon cœur. Après tout, c’était grâce à lui qu’ils pouvaient jouer dans ce bar, alors autant la jouer cool.
« Vous pouvez commencer à vous installer dans le fond sur l’estrade. Ma femme va arriver d’ici quelques minutes, et elle est impatiente de vous rencontrer. »
Bill adressa son plus large sourire à l’homme, et s’engagea vers l’estrade, déambulant entre les tables, suivi de son frère qui adressait des petites « Désolé, désolé… » à chaque fois que sa guitare touchait l’épaule d’un client. Ils arrivèrent à l’endroit qui leur était réservé. C’était une petite scène triangulaire, étroite sur le devant. Sur le sol, une moquette rouge avait été posée, et descendant du plafond, plusieurs guirlandes éclairaient l’endroit d’une petite lueur tamisée. « Heureusement que je connais les paroles par cœur », songea Bill. Il commença par poser le pied de son micro et le régla à sa hauteur pendant que Tom sortait la table de mixage du sac à dos. Quelques minutes plus tard, tout fût installé, et ils allèrent dehors prendre l’air. Tom s’alluma une cigarette et en proposa une à son frère.
« Nein, tu sais bien que je ne fume pas! »
« Comme tu veux. » déclara le jeune guitariste en haussant les épaules.
Il rangea la cigarette qu’il avait proposée à Bill et alluma la sienne. Dans un nuage de fumée, il entendit Bill murmurer :
« J’espère que tout se passera bien ce soir… »
Bill resta silencieux quelques minutes avant d’être interrompu par la sonnerie du téléphone de Tom. Le concerné décrocha et tout en parlant, il s’éloigna involontairement ne laissant entendre de sa conversation qu’un vague « Non mais t’es fou tu crois vraiment que j’ai que ça à foutre ?! », abandonnant Bill avec ses pensées, et revint quelques instants plus tard.
« C’était quiii ? »
« Le pape. »
Bill ouvrit de grands yeux :
« Sérieux ?! »
Tom pouffa de rire.
« Mais non idiot ! C’est dingue ce que t’es naïf ! C’était juste Georg. »
« Ben je le savait ! »
En fait il ne le savait pas. O_o
« Qu’est-ce qu’il voulait ? » Demanda-t-il.
« Que j’aille les aider. » Lui répondit son frère. « Ca te dérange pas de rester ici, tout seul, comme un grand ? »
« J’ai plus deux ans ! Vas-y, je vous attends là. »
« Où pourrais-tu aller de toute façon ? » Déclara Tom, se dirigeant vers l’intérieur du bar, laissant Bill sur la terrasse.
Le jeune homme profita de sa solitude pour réfléchir et tenter de faire disparaître le stress qu’il cachait depuis le coup de fil de la patronne. Il décida de marcher un peu, ignorant qu’il était observé. Il se dirigea vers un petit bois à quelques mètres du Messina avec l’intention de s’y dégourdir un peu les jambes. Il aperçut un parcours de santé et se posta devant le premier obstacle avant de réaliser que ce n’était peut-être pas une très bonne idée de se fatiguer avant son premier concert. Derrière lui, des bruits de pas le firent sortir de ses pensées. Il se retourna en sursautant et se retrouva nez à nez avec… Un chat (0_o). Un soupir de soulagement s’échappa d’entre ses lèvres.
« Eh ben minou ! Qu’est-ce que tu fais là tout seul, t’es perdu ? »
Le jeune chanteur, se croyant seul, se mit à parler au chat avant de le prendre dans les bras et de faire demi-tour, voulant continuer sa petite promenade. C’est alors que, ne prenant garde à rien d’autre qu’à l’animal qu’il ne cessait de caresser, il heurta quelque chose qui lui fit lever la tête, et ses yeux croisèrent le regard d’un homme bien plus haut et imposant que lui. Se sentant soudain petit, il voulut contourner cet homme quand trois autres vinrent l’entourer. Voulant sortir du cercle qui à présent le cernait, il comprit vite qu’il ne pourrait pas, que ces gens l’en empêcheraient. Cette révélation lui fit peur, et il recula avant de leur demander :
« Que… Que me voulez vous ? Laissez-moi passer… s’il vous plaît… »
Ce fût lorsqu’il entendit les ricanements des quatre hommes qu’il saisit que le « s’il vous plaît » était sûrement de trop. La peur en lui se transforma en panique. Qu’allaient-ils lui faire ? Et son concert ? Il risquait de ne pas y être à temps… Et ses amis, et Tom… Il souhaita alors de toute ses forces que son jumeau soit là, lui son frère, sa moitié, à qui il tenait tant…
Mais il ne vint pas…
●●●
Tom, Georg et Gustav arrivèrent enfin au Messina, chargés comme des mulets. Après avoir présenté le batteur et le bassiste au patron et à la patronne -qui était arrivée un peu avant eux- ils se rendirent sur la scène où Tom déposa bruyamment au sol les boîtes qu’il avait dans les mains et qui contenaient une partie de la batterie.
« Scheiße, Gus’ ! L’est lourde ta batterie ! Tu pouvais pas choisir un modèle de poche ? » Déclara-t-il en s’essuyant le front d’un revers de poignet.
« Au fait, où est Bill ? » S’interrogea Georg.
Tom lança un regard par la grande vitre qui donnait sur la terrasse et n’y vit personne. « C’est pourtant là qu’il était quand je suis parti » s’inquiéta le guitariste.
« Je vais le chercher. » proposa-t-il à ses amis.
Tom se dirigea vers le bar où le patron était en pleine discussion avec un client.
« Hum… Excusez-moi… » Les interrompit le jeune homme.
Le patron tourna la tête vers lui après s’être excusé auprès de son interlocuteur.
« Ja ? » Demanda-t-il. « Que se passe-t-il monsieur Kaulitz ? »
« Eh bien… C’est-à-dire que… »
« Merde ! C’est notre premier concert ici, si je lui dis que j’ai paumé le chanteur, ça va pas le faire… » Songea-t-il.
« Est-ce que vous sauriez… où se trouvent… les toilettes ? »
« Bien sur. Au fond à droite. »
« Danke ! »
Il fit semblant de se diriger vers le lieu indiqué et après avoir jeté un coup d’œil vers le patron pour s’assurer qu’il ne le voyait plus, il partit en courant vers la terrasse.
« Bill !!! » Appela-t-il.
Pas de réponse. Il s’aventura un peu plus loin sur un parking puis se dirigea vers le bois adjacent au Messina. Il entendit des rires, avant de croiser une troupe de jeunes. Quatre. Arrivé à leur portée, il leur demanda :
« Oh les mecs, excusez moi de vous déranger, vous n’auriez pas vu un petit brun avec les cheveux en pétard et un peu maigrichon ? »
« Ah nein, désolé, on n’a vu personne de ce genre là. » lui répondit un des quatre d’un ton mielleux.
« Ok c’est pas grave, merci quand même. »
Le jeune dreadeux se remit en route et pénétra à l’intérieur du petit bois. Le ciel s’était un peu couvert et sa vision en fut réduite.
« Bill ? » Retenta-t-il d’un air inquiet.
Toujours pas de réponse. Seul le bruit des feuilles s’agitant dans la petite brise qui se levait lui parvint. Soudain, au pied d’un arbre, il aperçut… un chat qui le regardait fixement.
« Bah! Je déteste les chats. » Pensa Tom.
L’animal s’approcha de lui et miaula.
« Qu’est-ce que tu me veux, toi ? » Lui lança dédaigneusement le jeune homme.
« Miaou ! » Lui répondit le chat.
Ignorant le félin, il passa devant lui et continua sa recherche. Tom se retourna et constata qu’il l’avait suivit de sa démarche gracieuse.
« Eh ! Pourquoi tu me suis ! »
Le chat s’arrêta, bifurqua vers la gauche, fit quelques pas, s’arrêta de nouveau et observa Tom en miaulant une nouvelle fois.
« Tu veux que ce soit moi qui te suive, c’est ça ? »
Le chat reprit son chemin en s’assurant que Tom le suivait. Ce dernier se sentit ridicule de parler ainsi à un chat, mais il ne s’arrêta pas pour autant. Au bout de quelques minutes, le jeune guitariste aperçut une masse sombre au sol. Avant d’avoir pu distinguer de ce qui il s’agissait, il courut, saisit de panique, redoutant le pire.
« Bill !!! » S’écria-t-il en se laissant tomber à genoux.
Tom retourna le corps. C’était effectivement Bill, inconscient, des ecchymoses recouvrant son visage, son tee-shirt déchiré, laissant apparaître une coupure profonde au niveau de l’épaule.
« Putain Bill non !!! »
Il regarda tout autour de lui, à la recherche d’une quelconque personne qui aurait pu l’aider, mais il n’y avait pas âme qui vive aux alentours. « Merde, merde, MERDE !!! » Pensa-t-il. Il fût interrompu par un gémissement. Il tourna les yeux vers son frère, qui ouvrait péniblement ses yeux.
« Oh putain merci mon Dieu ! Il est vivant ! Bill, ça va ? »
Le jeune brun ne trouva pas la force de répondre.
« Bill ! Réponds-moi ! Dis-moi que ça va ! Je t’en prie ! »
Les larmes coulaient à présent à flots sur les joues du guitariste. Il ne voulait pas perdre son frère. Il se mit à penser que c’était bien la seule personne au monde qu’il aimait, la seule personne au monde pour qui il pouvait se sacrifier, la seule personne au monde à qui il aurait donné sa vie. Pourquoi l’avait-il laissé seul ? Il s’en voulait terriblement d’avoir ainsi abandonné sa moitié, mais comment aurait il pu deviner qu’il se passerait quelque chose d’aussi horrible ? Pourquoi l’avait-il laissé seul ? Et comment avait-il pu se retrouver dans cet état ? Soudain, il réalisa. Il n’y avait personne dans ce bois à part les quatre jeunes qu’il avait croisé. Il releva la tête. Son expression avait changé. Il avait toujours en lui l’angoisse de perdre son frère et une tristesse indéfinissable, mais à présent un autre sentiment surmontait tous les autres. La colère, la rage… La haine. Il sortit son portable de la poche et composa le numéro de Georg. Ce dernier décrocha.
« Eh Tom ! Le concert c’est pas demain ! C’est dans cinq min… »
« Georg ! » Le coupa Tom. « Bill s’est fait agressé, faut l’emmener à l’hôpital ! »
« QUOI ?! »
« Je suis avec lui dans le petit bois derrière le bar, dépêche-toi de venir!!! »
Gustav n’eut pas le temps de demander à son ami se qui se passait que celui-ci était déjà parti en courant à l’extérieur. Il se lança à sa suite et ils arrivèrent dans un bois où Tom, effondré et paniqué, tenait un Bill inconscient entre ses bras.
« Wow mais il se passe quoi là ? » S’exclama Gustav en découvrant l’état du jeune chanteur.
« Pas le temps de t’expliquer ! » lui répondit Georg en aidant Tom à soulever Bill pour le transporter jusqu’au Messina.
Le corps de Bill fut déposé sur le dos de Georg, plus fort que Tom qui aurait eu bien trop peur que ses jambes ne le trahissent en chemin. Gustav, qui venait d’appeler le SAMU, s’assura tout le long que le corps inerte du jeune chanteur ne basculait pas du dos du bassiste…
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