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Für dich (Première partie)
[Histoire Terminée] | Auteur: Hirohito | Vue: 6988 |
| [Publiée le: 2007-08-22] [Mise à Jour: 2008-08-14] | ||
| 13+ | Général | Commentaires: 145 |
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Description: Pendant leur enfance, le petit Tom a subi, pour son frère Bill. Mais maintenant grand, il lui arrive de penser que Bill aurait pu faire quelque chose pour l'aider... Mais savait-il seulement pourquoi Tom endurait tout ça? De plus, tout deux viennent d'emménager à Hamburg avec deux amis à eux, Georg et Gustav, dans l'unique but de percer dans le milieu de la musique. Comment y parvenir lorsque le premier vrai concert est un désastre et que Tom commence à ressentir des sentiments nouveaux? (si vous aimez ma fiction, laissez des commentaires pour me le dire que je sache si je continue ^^, en tout cas bonne lecture) | ||
| Crédits: Cette fictions est inspirée de personne réelles (Les membres du groupe Tokio Hotel et leur entourage), et de personnages fictifs qui n'appartiennent qu'à moi. ^^ L'histoire racontée est également fictive, mélée parfois à des évènements réels. |
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Tokio Hotel[2110 mots] |
Publié le: 2007-08-22 Mis à Jour: 2008-03-02 | |
| Taille du Texte: (+) : (-) | ||
Chapitre 5 « Tokio Hotel »
Driiiiiiing!!!
Driiiiiiing!!!
« Tom, va éteindre ton réveil s’il te plaît! »
« Ok. »
Tom posa sa guitare et courut jusque dans sa chambre. Le bruit cessa enfin et il réapparut.
« Bon, on recommence. »
Bill avait écrit toute la nuit. Leur première chanson n’avait pas encore de titre, mais elle sonnait plutôt bien quand Bill leur avait chanté ce matin. Bien sûr, ils avaient déjà sept chansons à leur actif, mais elles appartenaient au passé.
Lorsqu’ils s’étaient rencontrés et après avoir décidé de faire de la musique ensemble, ils avaient passé des jours à chercher un nom pour leur groupe. Puis, à force de concerts anonymes où ils réunissaient au maximum dix personnes, les gens avaient finis par les surnommés « les petits démons de Magdeburg », en référence au style de musique qu’ils jouaient. Ils décidèrent donc de s’appeler « Devilish ». Mais cette époque était révolue et ils voulaient faire bien plus que des petits concerts privés ou familiaux.
C’est pourquoi, n’ayant pas perdu de temps, ils s’étaient mis au travail dès le lendemain, prenant plaisir à sortir leurs guitares et basses de leurs housses.
Tom fut tout ému de sentir sa Gibson contre sa hanche, avec sa sangle noir et rouge le serrant presque dans ses bras. Sa guitare, c’était la seule vraie femme de sa vie. Mis à part sa mère bien sûr. Il avait commencé par accorder chaque corde, puis fait quelques accords pour assouplir ses doigts de si bon matin.
Georg avait commencé par caresser du bout des doigts sa Sanberg, une belle basse quadrillée noir et blanc. Il l’avait ensuite suspendue à son épaule et été passé par le même rituel que Tom, consistant à accorder les cordes. Il les avait gratté une à une, sentant leurs résonances dans le creux de son ventre. Cette douce vibration, grave et profonde.
Gustav avait fait quelques étirements dorsaux et au niveau des poignets avant de s’installer confortablement derrière sa batterie. Il avait sorti de leur étui deux baguettes en bois noir, et avait tout simplement frôlé la cymbale, provoquant un froissement aigu. Il était tellement heureux de se retrouver à nouveau derrière son attirail.
Bill avait donc passé la nuit à griffonner sur des feuilles toute sorte d’idées, puis au matin, leur première chanson été là, mélodie et paroles terminées.
Cela faisait maintenant une demi heure qu’ils été la, dans le salon, Bill assis sur un fauteuil, une feuille en main, essayant d’aiguiller les autres vers son idée.
« Bon, je vous rechante la première phrase. »
Ihr steht immer pünktlich auf und verpennt was bei uns geht
Bill fixait les autres, s’attendant à les voir jouer ce qu’il entendait au fond de sa tête pour accompagner sa mélodie. Tom essayait quelques accords.
« Qu’est ce que t’en dis si je fais des arpèges au début. Genre… »
Il lui joua ce qu’il essayait de lui expliquer. Après avoir écouté, Bill se leva d’un bond. C’était génial comme début. Il adorait.
« Continu voir. » Déclara Tom.
Bill reprit.
Ich seh was was du nicht siehst gluck mal was auf unseren Jacken steht
Tom venait de trouver le deuxième accord.
« Ok donc... »
Il rejoua ce qu’il venait de trouver.
« C’est génial Tom ! »
« Chante par-dessus pour voir. » Proposa l’intéressé, sans relever le compliment de son frère.
Bill recommença, accompagné cette fois de Tom qui suivait parfaitement faisant concorder les accords avec la mélodie.
Ihr steht immer pünktlich auf und verpennt was bei uns geht
Ich seh was was du nicht siehst gluck mal was auf unseren Jacken steht
« Continue! » Déclara Tom.
Bill regarda sa feuille et continua de chanter, tandis que son frère trouvait au fur et à mesure la suite de l’accompagnement.
‘Schuldigung du stehst im weg und wir müssen hier vorbei.
« Ok c’est cool. » S’exclama Tom en s’arrêtant. « Tu peux faire le refrain une fois? »
Bill hocha la tête de haut en bas. Il était tellement content de voir son jumeau aussi investit qu’il ne se le fit pas dire deux fois.
Wir sind jung und nicht mehr jugendfrei
Tut mir leid ich weiß wir sollen nicht
Doch wir fangen schon mal zu leben an
Wir sind und nicht mehr jugendfrei
Eure Rechnung ist mit uns nicht aufgegangen
Wir fangen schon mal zu leben an
Tom gratta quelques accords puis il déclara.
« Ok c’est bon pour moi! Georg ? »
Georg regarda Tom un sourcil levé. C’était à son tour. Il écouta Tom jouer une fois les accords et il trouva, au bout de cinq minutes de recherche, ce qui convenait le mieux pour l’accompagner.
« On essaye une fois ? » Demanda Bill tout excité.
Les deux autres acquiescèrent d’un même mouvement, plaçant déjà leurs doigts au bon endroit sur le manche.
Ihr steht immer pünktlich auf
und verpennt was bei uns geht
Ich seh was was du nicht siehst
gluck mal was auf unseren Jacken steht
‘Schuldigung du stehst im weg
und wir müssen hier vorbei.
« Putain c’est géant ton truc Bill! » S’écria Tom pendant qu’il jouait.
Bill se mis à sourire aussi grand que sa bouche le lui permettait et il poursuivit :
Wir sind jung und nicht mehr jugendfrei
Tut mir leid ich weiß wir sollen nicht
Doch wir fangen schon mal zu leben an
Wir sind und nicht mehr jugendfrei
Eure Rechnung ist mit uns nicht aufgegangen
Wir fangen schon mal zu leben an
Pendant qu’ils jouaient, Gustav s’était discrètement (o_O) incrusté. Leur donnant une base solide pour continuer, ils refirent ce début de chanson plusieurs fois de suite, ajustant parfois quelques rythmes.
Quelques dizaines de minutes plus tard, ils avaient à peu près vu l’intégralité de la chanson et, les accords étant pratiquement tous les mêmes, ils avaient continué pendant près d’une heure, répétant et répétant toujours les endroits qui ne passaient pas très bien pour certain. Ils reprirent une dernière fois sans s’arrêter :
Ihr steht immer pünktlich auf
und verpennt was bei uns geht
Ich seh was was du nicht siehst
gluck mal was auf unseren Jacken steht
‘Schuldigung du stehst im weg
und wir müssen hier vorbei.
Wir sind jung und nicht mehr jugendfrei
Tut mir leid ich weiß wir sollen nicht
Doch wir fangen schon mal zu leben an
Wir sind und nicht mehr jugendfrei
Eure Rechnung ist mit uns nicht aufgegangen
Wir fangen schon mal zu leben an
Ihr guckt immer gerade aus
Habt uns nicht kommen sehen
Hallo ihr habt’n Problem
Weil wir das Kommando übernehmen
‘Schuldigung du stehst im weg
und wir müssen hier vorbei.
Wir sind jung und nicht mehr jugendfrei
Tut mir Leid ich weiß wir sollen nicht
Doch wir fangen schon mal zu leben an
Wir sind und nicht mehr jugendfrei
Eure Rechnung ist mit uns nicht aufgegangen
Wir fangen schon mal zu leben an
Wir sind jung und nicht mehr
jung und nicht mehr
jung und nicht mehr jugendfrei
Wir sind jung und nicht mehr
jung und nicht mehr
jung und nicht mehr jugendfrei
Wir sind immer was ihr grad nicht braucht
Das ist traurig
Aber mittlerweile scheiß ich drauf
Wir sind jung und nicht mehr jugendfrei
Tut mir Leid ich weiß wir sollen nicht
Doch wir fangen schon mal zu leben an
« On monte d’un demi-ton!! » S’écria Bill poussé par une montée d’inspiration.
Et ils s’executèrent.
Wir sind und nicht mehr jugendfrei
Eure Rechnung ist mit uns nicht aufgegangen
Wir fangen schon mal zu leben an
Wir sind jung und nicht mehr
jung und nicht mehr
jung und nicht mehr jugendfrei
Wir sind jung und nicht mehr
jung und nicht mehr
jung und nicht mehr jugendfrei
Wir sind jung und nicht mehr
jung und nicht mehr
jung und nicht mehr jugendfrei
Wir sind jung und nicht mehr
jung und nicht mehr
jung und nicht mehr jugendfrei
Tom garda la main en l’air après le dernier accord, encore imprégné par la chanson.
Georg, tête baissée sur sa basse, ne disait rien.
Gustav avait les baguettes levées, un large sourire sur les lèvres.
« Wow ! C’était… » Commença Gustav.
Tom laissa retomber son bras et s’essuya le front avec son poignet. Il regarda Bill, un air provocateur sur le visage.
« C’est vraiment toi qui as écrit cette chanson ? » Lui demanda t-il.
Bill fronça les sourcils.
« Tu crois quand même pas que je m’amuse à pomper les textes de quelqu’un d’autre quand même ! »
Tom éclata de rire face à la réaction de son frère. Il savait très bien que c’était Bill qui avait écrit cela, mais c’était sa manière à lui de le complimenter.
« En tout cas, ça bouge bien ! » S’exclama Georg en enlevant sa basse de sur son épaule pour la reposer sur sa housse avant de se laisser tomber sur le canapé.
Tom posa délicatement sa guitare par terre et rejoignit Georg.
« C’est franchement génial Bill ! Bravo ! » Le félicita Gustav.
« Bravo à vous les gars. On est une équipe. »
Ils restèrent là, rêveurs, et fiers de ce qu’ils venaient d’accomplir. Peut-être n’était-ce rien pour des yeux extérieurs mais pour ces quatre là, il en était autrement. Puis Bill lança :
« Comment on s’appelle maintenant? »
« Ben…toujours Georg, Tom, Bill et Gustav pourquoi? » Répondit Georg.
Les trois autres se mirent à rire.
« Je veux dire…le groupe. Comment on s’appelle maintenant ? On garde Devilish ? »
« Nein. » Répliqua du tac au tac Tom. « C’est une page de notre vie qui se tourne, autant donner un nouveau nom à cette nouvelle page. »
« Alors comment ? »
Ils se mirent à réfléchir. Quelques noms furent proposés, mais rien ne leur convenait. Ils décidèrent donc de rester sans nom jusqu’à ce que l’un d’entre eux trouve quelque chose.
Après avoir rangé le matériel, Bill se rendit dans la cuisine pour préparer le déjeuné pendant que Tom prenait une douche et que Georg et Gustav, attendant leur tour, patientaient devant la télévision.
« Plusieurs personnes que nous avons interviewé disent le contraire. Par exemple Sophie Delvaux, séjournant dans l’hôtel en question. »
Bill attrapa une pomme de terre et entreprit de l’éplucher.
« - Je trouve que le Japon est un pays merveilleux, remplit de gens charmant et je trouve également que faire un hôtel comme celui qu’ils viennent de construire à Tokio… (Tokyo s’écrit avec un « i » en Allemand.)…et dans lequel je passe mes vacances et la meilleure idée qu’ils aient pu avoir. Plus besoin de sortir de l’hôtel ! Vous pouvez même trouver un magasin de chaussure à l’intérieur… !
Bill posa l’éplucheur.
« Bon nombres de gens continuent cependant de penser que cet hôtel est anticonformiste, et qu’il empêche les touristes de profiter pleinement de leurs vacanceS. Certains restent dans cet hôtel, et ne sortent plus visiter. Qu’en pensez-vous ?
- Il est vrai qu’en arriver là est stupide. J’avoue que cet hôtel à un charme particulier. On aime ou on n’aime pas mais on ne reste pas indifférent. Regardez donc la polémique qu’il provoque ! Non, je pense que la réaction de gens est démesurée. A eux de faire la part de choses. »
Du sang perla au bout de son index. Mais c’est sans y prêter attention que Bill se dirigea en courant dans le salon où se trouvaient ses deux amis. Il se posta devant la télévision.
« Biiiill je veux suivre les infos ! » s’égosilla Georg.
Bill resta là où il était, les mains sur les hanches, les yeux ouverts, essayant de faire comprendre à ses colocataires ce qu’il pensait.
« Quoi ? Qu’est-ce que tu as ? » Demanda l’aîné.
« Je crois qu’il essaye de communiquer avec nous par la pensée Georg. » Proposa Gustav.
« Arrête tes conneries ! » Ricana le grand brun. « Bon Bill, tu nous dit ce qui se passe ? »
A ce moment-là, Tom déboula des escaliers.
« J’ai faim les mecs ! C’est prêt ? Eh Bill ! Tu t’es coupé !! »
Il se précipita sur la main de Bill mais celui-ci ne lui accorda pas un regard. Le jeune dreadeux tourna les yeux vers Georg et Gustav.
« Ben, il se passe quoi ici ? »
« Bill essaye de communiquer avec nous par la pe… »
« Gustav, chut. » Déclara Georg en portant un doigt sur ses propres lèvres.
Bill se décida enfin et déclara.
« Je…J’ai trouvé! »
« Trouvé quoi ? »
« Le nom… »
« Balance. » Lança Tom qui n’espérait plus rien compte tenu du nombre de noms qui avaient été suggérés.
Bill se tourna vers la télévision.
« Tokio Hotel… »
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