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Der Untergang
[Histoire Terminée] | Auteur: L-sama | Vue: 89 |
| [Publiée le: 2008-08-10] [Mise à Jour: 2008-08-10] | ||
| 13+ | One-Shot/Drame | Commentaires: 3 |
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Description: Un petit voyage dans la tête de Bill Kaulitz... Attention, la chute sera lourde... | ||
| Crédits: Tokio Hotel ; Bill Kaulitz et Cie |
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Der Untergang[1277 mots] |
Publié le: 2008-08-10 | |
| Taille du Texte: (+) : (-) | ||
Titre: Der Untergang ("La chute")
Par: L a.k.a. L-sama a.k.a. Chaz Hatake
Inspiré par : Bill Kaulitz, chanteur de Tokio Hotel (alors que je n’aime pas ce groupe)
Genre: One-Shot
Affiche un putain de sourire à ta face.
Allez, vas-y.
Ouais, ça peut aller. C’est l’heure maintenant, je vais encore être en retard.
Des bruits sourds dans le couloir au fur et à mesure qu’il avance. Un son sous-jacent de cris et de sifflements, mais il n’entend rien. Ca y est, tu es prêt ? Prend ton micro et dépêche-toi. Il sourit encore, le regard vide. Il a peur. Vais-je encore tenir un soir ? Allez, c’est le dernier. Le dernier… avant le prochain. Putain, faut que je me concentre sinon on me tue… Tirer la gueule, ça vend pas.
La lumière l’aveugle d’un seul coup. Les cris, les applaudissements. Un acteur, je suis un acteur, prend le micro… SOURIS, PUTAIN !… Ok, allez, bonsoir tout le monde ! Waaaah ! Comme d’hab’, quoi. Ok, Tom, commence l’intro, j’enchaîne…
Il assure, tout le monde l’aime, il est tellement génial, osez se démarquer comme il le fait… Trop fort!…
Ouais, trop fort. Bravo, les gars ! C’était sublime. Vous avez bien mérité un peu de repos après votre tournée.
Sûrement. Foutez-moi la paix, maintenant… Un autographe ? Mais oui, avec plaisir ! Voilà… Merci ! Une photo ? Oui, pourquoi pas ?
Putain… Lâchez-moi.
Il est couché dans son lit. L’hôtel est calme, ça me fait du bien. Un peu de paix. Jusqu’à la prochaine tournée… Me*de, je devrais pas penser à ça.
Je suis si fatigué…
Qui es-tu ? Devant le miroir, il ne se reconnaît pas. C’est quoi ce maquillage de tapette ? Et ces cheveux ?! Putain ce que j’aimerai me les raser… Mais bon, je vais déjà me contenter d’enlever toute cette me*de…
Aaah… Tiens, salut Bill. Ca faisait longtemps.
Ses yeux sont noirs, profondément tristes. Il se regarde. Qui es-tu, toi ? Sur les côtés du miroir, il avait collé des photos de lui-même afin d’imiter à la perfection son propre modèle. Perfection… Laisse-moi rire. Ce mot ne veut rien dire. Il les arrache d’un seul coup, se blesse. Il s’en tape. Il regarde les photos. Sale con. Quelques gouttes de sang roulent le long de son bras. Calmement, il prend un chiffon, l’humidifie et panse sa blessure. Ca lui rappelle sa maman, qui le soignait quand son frère jumeau, plus turbulent, lui faisait mal. Pour la première fois de la journée, il sourit.
Il lève à nouveau la tête. De l’autre côté du miroir, un petit garçon, la main ensanglantée, le regard vide mais un petit sourire aux lèvres, l’observe. Me regarde pas comme ça…
Après quelques secondes, il éclate en sanglots.
Quelqu’un tambourine violemment à la porte. Ah me*de… Ouais, ouais, je sais, je me suis endormi dans les chiottes, merci…
Il se lève péniblement, le dos en compote. Il n’a aucune idée de l’heure qu’il pouvait bien être.
Putain, tu devrais voir ta gueule. Tu fais peur.
Et alors ? Rien à foutre. Vraiment rien à… Mais il a des responsabilités, une image à tenir. Tu dois venir.
Ok. Ok, c’est bon, j’y retourne… Je retourne à l’illusion, mensonge, apparences, bubulle, bubulle, bubulle… S’enfermer.
Retour au monde réel. Ca devient de plus en plus difficile. Etre celui que tu veux que je sois. Ton modèle. Ton dieu. Adule-moi. Aime-moi. Baise-moi et déchire ma chair. Déchire ce qu’il reste de moi.
Il est perdu.
Voudrais-tu me sauver ? Non.
Tu aimes que je sois ce que tu recherches.
Vous êtes l’icône des jeunes, la révolution des ados.
Expiation. Exutoire. Défouloir. Ils ont besoin de lui. Cette perfection à atteindre.
Alors comme ça, je suis parfait ?
NON. Je vais nuancer ça. Mon IMAGE est parfaite selon toi. Une parfaite illusion.
Je suis un excellent magicien, pas un excellent modèle.
Mais ça, tu t’en fous. Tu ne cherches pas à savoir ce qu’il se cache derrière mes tours. Exactement. Un public bluffé.
Mais que dirais-tu que je te donnes les trucs de tous mes tours ? Et si le magicien se mettait à nu… devant toi ?
Mais je ne peux pas.
Pression. Pression. PRESSION. Elle grandit. M’étouffe. M’achève.
Il regarde par la fenêtre du bus. Tête écrasée pour étouffer ses pensées. Ca ne marche pas.
Il rend son dîner. J’avais pourtant pas beaucoup mangé.
J’ai si peur pour l’avenir…
Alors, dites-moi, quelle est votre genre de femmes ? Vous savez que nos lectrices sont très friandes de ce type d’informations…
Ah ouais ? Et qu’est-ce que ça te ferai si je te disais que j’adore me faire enculer ?
Bon… Elles veulent entendre quoi ?
Gentille, câline, drôle. Compréhensive. Qui m’aime pour ce que je suis. Qui ait une queue.
Et plutôt blonde, rousse, brune ?
J’sais pas. Une qui se laisse sauter sans me toucher.
Ca me dégoûte. Je hais le monde.
Je hais ce monde qui me hait à sa façon. Tu m’aimes en m’accrochant à tes murs ? En achetant tous les magazines où j’apparais ? Ta gueule. Tu idolâtres une ombre…
Je ne pense plus, donc je ne suis plus. Je suis Rien. Le Néant. Une coquille sans âme. Cette coquille est lourde. Beaucoup trop. Je n’en peux plus…
Que quelqu’un m’aide… !
Il craque.
Reprend-toi, Bill ! Hey, tu m’écoutes ?!
Son frère, son jumeau, ne le comprend plus. Personne ne le comprend.
Qu’est-ce qu’il s’est passé, bordel ?!
Nos lectrices sont très friandes. Friandises. Disette. Etouffé. Fellation.
Il s’enferme dans sa chambre.
Toc toc toc.
Qui est là?
… C’est toi.
Quoi ?!… Je comprend plus… Je…
Une gouttes. Deux gouttes. Puis trois. Encore. Elles tombent au sol dans un bruit sourd. Il pleut. La pluie coule le long de ses joues. Les nuages sont ses yeux. La tempête est dans sa tête.
Les gouttes continuent de tomber. Maintenant, elles coulent à flot.
Il sourit comme un gosse. Les gosses, ça aime sourire. Les gosses, ça aime souffrir. Les gosses, ça aime mourir.
Ouvre cette porte !…
Quelle porte ? Celle de la Vie ? La franchir et passer de l’autre côté ?
J’espère qu’on m’y conduira. Je ne peux pas y aller seul.
Je ne suis qu’un pantin.
Prend-moi par la main. Prend-moi dans tes bras. Prend-moi.
Prend-moi ! PLUS FORT ! Je suis ton jouet ! Joue avec moi, fais-moi souffrir encore !!!
Je voulais tant qu’il arrête. Qu’ils arrêtent. Qu’elles arrêtent.
Mais je suis seul dans ma tête.
OUVRE CETTE PUTAIN DE PORTE, BILL !!!
Non.
J’ai trop souvent été seul dans ma tête. Je veux juste mourir seul avec moi-même.
En fait, je suis pas seul alors. Y’a deux Moi.
Il rit comme un bossu. Sa vue se brouille.
C’est drôle. Ca me rappelle quand je jouais dans les flaques d’eau, avant. Dans une autre vie. Hi hi hi. Je barbottais et après maman disait que je ressemblais à un ramoneur tant j’étais noir. Ha ha !… Trop drôle. Elle dirait que je ressemble à un boucher, maintenant !…
Il se couche. Ses forces le quittent.
BILL, JE T’EN SUPPLIE !!…
C’est drôle, ce goût. C’est âcre. Acropolis. Lisser. Masser. Masturber. Tomber.
La chute.
Ich schrei’ deinen Nam’ für dich [J'hurle ton prénom pour toi]
Stech dich bitte tief [S'il te plaît, enfonce-toi profondément]
Fick mich. [Baise-moi.]
Ah ah. Vous connaissiez pas la vraie version.
De la chanson.
De moi.
Ce garçon perdu.
Qui voulait qu’on le sauve.
Il eut beau le crier.
Le chanter.
Mais personne.
Personne ne l’a entendu.
Ne l’a écouté.
N’a voulu le sauver.
De lui-même.
Komm und… [Viens et...]
Rette… [Sauve...]
Mich. [Moi.]
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