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Comment la Terre arrêta de tourner
[Histoire Terminée] | Auteur: simplyme | Vue: 107 |
| [Publiée le: 2008-02-02] [Mise à Jour: 2008-02-02] | ||
| AP | Yaoi (HxH)/Romance/One-Shot | Commentaires: 4 |
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Description: Le glas du soleil, la mort d’une étoile. Ce n’est pas sans conséquence. Le dernier battement de son cœur, il le lui réserve. Et la Terre arrêta de tourner. | ||
| Crédits: Pas à moi les TH... |
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Comment la Terre arrêta de tourner[528 mots] |
Publié le: 2008-02-02 | |
| Taille du Texte: (+) : (-) | ||
Si un jour votre seul soleil arrêtait de vivre…
Que feriez-vous ?
Je crois que j’en mourrais.
Il faut que le soleil brille, encore, toujours.
Parce que sans soleil, on ne peut pas vivre.
En-tête : Le glas du soleil, la mort d’une étoile. Ce n’est pas sans conséquence. Le dernier battement de son cœur, il le lui réserve. Et
Comment
Il s’appelle Bill.
Et il a un soleil dans sa vie.
Tom.
Mais un jour, l’averse est arrivée.
*
Il courrait dans les rues sombres et humides d’une ville fantomatique.
La pluie s’abattait durement sur le goudron luisant, et l’odeur lourde et étouffante de la terre mouillée saturait l’air chaud de cet été orageux.
Les lampadaires étaient entourés d’une brume humide, étouffés par ce déluge venant du ciel. D’un cœur.
Les routes étaient désertes.
Il tournait à gauche, peut-être à droite, il ne savait plus.
Il se frayait un chemin entre les gouttes de pluie, les lèvres ouvertes sur un souffle erratique, les pensées obstruées par une chanson amère.
Son cœur battait de plus en plus vite.
*
Il s’écroula sur le béton dur et brûlant.
Les gouttes de pluie chaudes s’écrasaient sur son corps, son visage, ses lèvres pâles.
Il ne pensait rien, il ne pensait pas, il ne pensait plus.
Ses yeux fouillaient le ciel vespéral à la recherche d’un rayon de soleil de minuit. Pas une lumière, pas un espoir.
Rien que la saveur âcre du sang dans sa bouche, et l’odeur angoissante de la vie.
Il ne voulait plus vivre, non il ne voulait plus.
*
Et ce fut comme si le barrage avait craqué.
La pluie continuait de s’infiltrer dans ses pores, se mêlant allègrement aux larmes qui ruisselaient sur ses joues blêmes.
Les flashs brûlaient ses veines, inondaient son cœur, crispaient ses paupières.
Les mots soleils, le poison rapide, trop tard, le souffle disparu, le soleil envolé.
Les images se succédaient, suspendant sa respiration.
Son cœur ne battait plus, mais il vivait encore.
Ses yeux se fermèrent sur le dernier souffle de son soleil.
Et son cœur laissa enfin échapper un battement. Sinistre, glacé.
Le dernier battement d’une histoire courte, ensanglantée par un amour si fort, qu’il s’en était brisé lui-même.
*
Il s’appelait Bill.
Et il avait un soleil.
Tom.
Mais comme le soleil s’était éteint,
Elle s’immobilise dans un dernier sifflement.
Et les étoiles ont disparu.
L’obscurité.
*
Et le silence.
D’abord un merci à Saany qui m’a inspiré avec un de ses commentaires que j’ai relu aujourd’hui.
Et merci à la pluie de m’avoir planté l’ambiance.
Merci au chauffage-qui-ne-marchait-plus de m’avoir permit si gentiment d’attraper la mort.
Merci à Indochine pour la musique de fond.
Merci à mon Ipod qui a visiblement décidé de remarcher, et qui m’a permis d’écouter Indochine.
Merci à mon ordinateur qui supporte en silence mon massacre intensif de clavier.
Merci à vous d’être passé par là.
Merci à ma Bouille qui me manque très fort et que j’aime très fort de me faire sourire.
Merci d’avance pour votre petit commentaire.
Merci d’avoir lu jusqu’ici.
Merci.
Simplyme
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