
| "Qui êtes vous, Tokio Hotel ?" | Auteur: Mena | Vue: 4612 |
| [Publiée le: 2008-03-11] [Mise à Jour: 2008-06-21] | ||
| G | Général/Humour | Commentaires: 42 |
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Description: Ceci n'est pas l'étalage de mes rêves personnels ou encore de mes éventuelles pulsions hormonales. Ceci est le fruit d'un travail de recherches, de questions, d'observations (parfois même sur le terrain!), de déductions...le tout ajouté à ce que je sais personnellement d'eux. Je dédie cette histoire à leurs fans, et au mystère passionnel qui les envoûte, qui me fascine, et qui a donné naissance à cette fiction...pas si fictive que ça ! ... (EST-IL NECESSAIRE DE PRECISER QUE J'AI BESOIN DE VOS AVIS POUR SAVOIR SI CETTE HISTOIRE EST UNE SOMBRE BOUSE OU UN DEBUT PROMETTEUR ? oui ?? ah...bah c'est chose faite ! ^^) | ||
| Crédits: (Les personnages m'appartiennent, d'ailleurs, ils sont dans une petite boîte, sur ma table de nuit...) La réponse est non...je ne possède personne! |
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Chapitre 6 - "Mais toi Mena...qu'est ce que tu fais là ?"[1041 mots] |
Publié le: 2008-03-11 | |
| Taille du Texte: (+) : (-) | ||
Tandis que Jessica et Véra poussaient des petits couinements épileptiques qui redoublaient au fur et à mesure que l’heure du départ approchait, je me tournai vers la dénommée Lauriane.
« Hum…euh…c’est très joli comme nom ça…Lauriane…
- Euh…on voit que ce n’est pas toi qui le porte ».
Bon. Je crois qu’on appelle ça se payer une bonne porte dans la tronche. Tant pis, tant qu’à faire, autant s’achever avec classe.
« Ok, en fait, j’essayais de trouver un moyen de sympathiser avec la seule personne qui me paraît pour l’instant être terrienne. Alors j’ai trouvé cette remarque bidon sur ton nom. Mais je t’accorde que l’approche craint.
- Oui, en effet, me répondit-elle, amusée. C’est quoi ton nom à toi ?
- Je suis Mena.
- D’accord, ça en revanche c’est joli… » me dit-elle gentiment.
Et là, je sais pas trop ce qui m’a pris, mais la question a surgi hors de ma bouche sans que je puisse l’en empêcher :
« Alors comme ça, tu es fan de Tokio Hotel ? ».
Pour l’Oscar de la question la plus pourrie de la Terre, j’ai nommé Moi…Lauriane m’adressa un regard surpris, se racla la gorge, et répondit :
« Oui…Oula, oui…ça va faire un petit moment maintenant…et là, je me rends pas trop compte tu vois…j’en ai souvent rêvé, ça me parait louche cette chance, tout d’un coup… ».
Elle se mordait les lèvres nerveusement et tripotait machinalement l’anse de son sac. Elle continua :
« Je suis aux anges, mais j’ai peur de comment je vais réagir, de comment ça va se passer…tout le monde idéalise ce genre de moment à sa façon, c’est inévitable…et je me dis : que se passera-t-il si ça ne se passe pas du tout comme je l’espère ? Que se passera-t-il si les garçons sont pris 20h/24h et qu’ils ne nous accordent que 5 minutes tous les 2 jours ?...Je sais pas si je pourrais supporter…mais en même temps, je suis tellement contente…je sais, pas la peine de me le dire, je suis tarée ! ».
Je ne pus m’empêcher de penser à Mathilde. Je suis sûre qu’elle aurait dit et ressentit exactement la même chose au même moment si elle avait été en face de moi…
« Non, tu n’es pas tarée ! La rassurai-je en riant. Tu es juste un peu perdue…et peut-être un peu accro aussi…mais au moins tu n’as pas l’air de faire le tapin… », finissais-je, en jetant un coup d’œil furtif à Vera et Jessica, qui, à présent, communiquaient entre elle en poussant des cris suraigus et en sautillant sur place.
La voix grave de Monsieur Ischii retentit alors :
« Mais c’est pas trop tôt ! Vous avez vu l’heure ? Vous auriez dû être là il y a maintenant 11 minutes ! Mais pressez-vous au moins ! ».
A quelques mètres de là, une petite femme assez enveloppée, âgée d’une quarantaine d’années environ, trottinait péniblement vers nous. Elle portait une authentique tenue de touriste composée d’un simple sweet gris, d’un jean et d’une paire de baskets. Son appareil photo pendait sur sa poitrine, et ses lunettes de soleil lui tombaient sans arrêt sur les yeux à force de courir. Malgré les râles accueillants de Monsieur Ischii, elle affichait un sourire bienveillant et des petits yeux rieurs. Elle s’adressa à nous tous en suffoquant :
« Je…je suis désolée…pfou…il y avait un de ces monde dans le métro, j’ai jamais vu ça ! Bon…voilà, je suis enchantée mesdemoiselles, je m’appelle Belinda, et je…
- …Belinda, que vous voyez ici même, sera votre nounou, si je puis dire » la coupa Monsieur Ischii… « elle s’occupera de vous dans les hôtels, pendant les moments de temps libre, pendant les trajets…c’est elle qui conduira votre bus personnel, et je vous ordonne de lui obéir, ce n’est pas compliqué…
- Voyons, Shotu…pas la peine de présenter les choses à la sauce samouraï ! s’indigna Belinda. Les filles, je suis là pour vous guider dans ce périple. Celui-ci sera bien entendu une chance inouïe pour vous, mais il sera également long et fatiguant, croyez-moi ! Si vous avez un problème, je serais toujours là pour vous venir en aide, vous conseiller, vous orienter. ».
Sa voix était presque maternelle, et je pensai alors que l’équipe Shotu-Belinda n’eut pu être meilleure. Le sérieux couplé à la gentillesse. Lauriane interrompit mes pensées et interrogea Belinda :
« Vous allez conduire notre bus ? Notre bus personnel ? Un peu comme les énormes tourbus de tournée ?
- Oula, le nôtre sera un peu plus petit mademoiselle ! Mais oui, c’est bien moi qui le conduirait…Shotu a déjà essayé, mais le résultat fut catastrophique…ajouta-t-elle, taquine.
- TOUT LE MONDE MONTE DANS LE TRAIN ! aboya Monsieur Ischii, tandis que Belinda ricanait sous cape, d’un air victorieux.
Jessica et Vera empoignèrent violemment leurs bagages respectifs et se ruèrent sans cérémonial à l’intérieur du wagon en nous bousculant presque, Lauriane et moi.
« Je n’ai pas l’impression que ces deux là soient ici pour écrire…remarquai-je tout haut.
- Non, en effet, approuva Lauriane.
- Et toi au fait, tu aimes ça, écrire ?
- Je ne suis pas experte, mais j’aime raconter des histoires…mes histoires, que j’invente…alors, ajouté à cela le fait que je suis fan, rédiger un report de tournée me motive énormément !
- Oui, j’imagine… » acquiesçai-je.
Au moins, j’avais de la concurrence…Bien entendu, je n’oubliais pas les paroles de Mathilde comme quoi « sous-estimé une fan de téache était une erreur à ne pas commettre », cela dit, à première vue, Jessica et Véra ne semblaient pas constituer des adversaires très sérieuses. Lauriane remontait le niveau des troupes…Je m’apprêtais à monter dans le wagon, quand celle-ci posa sa main sur mon épaule, m’invitant à me retourner. Elle me regarda dans les yeux, et me demanda, très doucement, sans aucune moquerie, mais avec une curiosité difficile à ne pas percevoir :
« Mais toi, Mena…qu’est ce que tu fais là ? ».
Je me suis alors senti extrêmement démunie devant la complexité d’une question au final très simple. Je ne savais pas quoi répondre, je n’étais même pas sûre moi-même de ce que je faisais.
Tout à coup très fatiguée et très lasse, je lui répondis en soupirant :
« Je ne sais pas Lauriane, j’y vais pour les voir…eux ».
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