
| "Qui êtes vous, Tokio Hotel ?" | Auteur: Mena | Vue: 4609 |
| [Publiée le: 2008-03-11] [Mise à Jour: 2008-06-21] | ||
| G | Général/Humour | Commentaires: 42 |
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Description: Ceci n'est pas l'étalage de mes rêves personnels ou encore de mes éventuelles pulsions hormonales. Ceci est le fruit d'un travail de recherches, de questions, d'observations (parfois même sur le terrain!), de déductions...le tout ajouté à ce que je sais personnellement d'eux. Je dédie cette histoire à leurs fans, et au mystère passionnel qui les envoûte, qui me fascine, et qui a donné naissance à cette fiction...pas si fictive que ça ! ... (EST-IL NECESSAIRE DE PRECISER QUE J'AI BESOIN DE VOS AVIS POUR SAVOIR SI CETTE HISTOIRE EST UNE SOMBRE BOUSE OU UN DEBUT PROMETTEUR ? oui ?? ah...bah c'est chose faite ! ^^) | ||
| Crédits: (Les personnages m'appartiennent, d'ailleurs, ils sont dans une petite boîte, sur ma table de nuit...) La réponse est non...je ne possède personne! |
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Chapitre 5 - "Jessica, Véra, Lauriane...und ich"[713 mots] |
Publié le: 2008-03-11 | |
| Taille du Texte: (+) : (-) | ||
Trois jeunes filles, peut-être un peu plus jeune que moi, fonçaient droit sur nous. Deux d’entre elles arboraient un style vestimentaire que je qualifiai directement de « douteux ». Une, brune aux cheveux très longs, portait un pantalon à treillis noir comme on en voit plus – mis à part dans les casernes militaires (et encore) – et un sweet à capuche rose. J’eu du mal à distinguer ses yeux sous la couche plus qu’épaisse d’eyeliner noir dont elle s’était artistiquement balafré. L’autre portait la jupe la plus courte du monde avec des collants résilles. Ses lourdes bottes noires clinquaient à chacun de ses pas, et ses longs cheveux blonds tombaient pesamment sur ses épaules. Elle avait certainement dû acheter le même eyeliner que sa voisine…cela dit, elle avait omit de mettre un sweet, et son corset à lacet exposait généreusement son décolleté extrêmement plongeant.
Bonté divine, mais que fous-je ici.
Ces deux jeunes demoiselles étaient certes habillées étrangement, mais je ne pus m’empêcher de les trouver tout de même jolies. La troisième jeune fille trottait un peu plus loin derrière les deux premières. Le contraste découlant de sa présence était choquant. Elle arborait un style beaucoup plus simple, se résumant à une chemise noire cintrée et une jupe. Ses cheveux châtains foncés étaient réunis en une petite queue de cheval légère et aérienne. Elle n’était pas d’une beauté fulgurante, et son style n’était pas aussi tape à l’œil que celui des deux autres, mais elle me faisait penser à ces « fausses moches » que l’on rencontre dans les films américains pour ados en manque de sexe. Ces filles qui ne payent pas de mine à première vue, mais dont le potentiel s’avère au final étonnant…
Elles n’étaient plus qu’à quelques mètres à présent, et ce fut la brune en treillis qui prit la parole. Elle claironna, d’une voix forte et excitée :
« Salut, j’m’appelle Jessica H., c’est bien là pour les téaches ?
- Oui, c’est là…grinça Monsieur Ischii.
- Putain, trop bien…
- Moi c’est Véra S., enchaîna la blonde en criant presque. J’ai mon sac, j’ai mon appareil photo, j’ai mon ordi’, j’ai tout ! On peut monter, on y va, on part ? Les téaches sont dans le train ? ».
Bon. Mathilde m’avait prévenu. Je ne peux pas me plaindre. Mais bordel, qu’est ce que c’est bruyant…Monsieur Ischii, à peu prés aussi calme et patient qu’un taureau affamé, répondit sèchement :
« Ce qu’on va faire, c’est tout simple, c’est que vous allez vous poster là et attendre. C’est MOI le responsable de ce concours, c’est MOI qui commande et qui donne les ordres. Je ne veux pas présenter des dindons hystériques aux premières interviews. Alors commencez à vous entraîner dés maintenant ».
Jessica et Véra se regardèrent, l’air choqué, mais s’exécutèrent. Il faut dire que le mot magique, « interviews », avait été prononcé…Monsieur Ischii se tourna brusquement vers la troisième fille.
« Et toi, c’est quoi ton nom ?
- Je m’appelle Lauriane…Lauriane F.
- Ouais, c’est bon…bon, les gamines, on attend la fameuse co-responsable, et après on grimpe dans le train. Tenez-vous prête, je n’attendrai personne… ».
L’évidence de la situation se profila devant moi : elles étaient toutes les trois des passionnées. A différents niveaux, certes, mais lorsque Monsieur Ischii avait mentionné ses fameuses « interviews », la même petite flamme s’était allumée dans les yeux de Jessica, Véra et Laurianne. Si j’étais tentée de qualifier la « passion » des deux premières de quasiment hystérique, il n’en était pas de même pour Laurianne. Cette passion se traduisait par une sorte de vague tristesse dans son regard, une tristesse presque nostalgique. Le tout couplé d’une étincelle presque aimante…je devinais sans mal que, si Véra et Jessica étaient tout à fait consciente de ce qu’elles allaient vivre, Lauriane de son côté menait une sorte de lutte spirituelle : « Est-ce-que ce qui m’arrive est bien réel ? Est-ce-que je rêve ? Et quand bien même c’est réel, est-ce-que je ne vais pas au devant d’encore plus de souffrances en allant là-bas ? ».
Mon Dieu, ce mystère de la passion allait me donner du fil à retordre, mais, face à un tel cocktail d’émotions regroupées en une seule personne, ma motivation à résoudre cette énigme en fut dédoublée.
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