
| "Mein Engel" | Auteur: hell-or-paradise | Vue: 611 |
| [Publiée le: 2007-05-19] [Mise à Jour: 2007-07-10] | ||
| 13+ | Supernaturel/Romance/Drame | Commentaires: 11 |
|
Description: Elle disait qu’elle voulait disparaître, son vœu n’a pas entièrement été exaucé. Parce même si elle ne fait plus partie du monde, le monde à encore besoin d’elle. Elle n’a pas disparue, parce qu’elle doit les sauver eux. Mais qui a dit qu’il n’y a qu’eux qu’elle pourra sauver ? Et si eux pouvaient sauver son âme ? | ||
| Crédits: Les Tokio Hotels ne m'appartiennent (malheureusement) pas ='( Mais Lily est à moi (la pauvre xD) |
||
| << ( Préc ) | ( Suiv ) >> |
Chapitre 3 : Le Paradis -Partie 1-[1767 mots] |
Publié le: 2007-07-01 Mis à Jour: 2007-07-10 | |
| Taille du Texte: (+) : (-) | ||
Hey ! Finalement je poste avant de partir en vacances ^^ (oui bon en fait, je poste que la moitié [le quart ?] du chapitre). Normalement mon brevet s’est bien passé, j’espère >.< … Enfin bon, donc la peut-être-moitié-du-chapitre fait quand même quatre pages Word. Trop long ? Vous voulez que je mette des plus p’tits chapitres ?
A la suite vous l’aurez quand je rentre de vacances (21 juillet) je pense, j’aurais le temps pour écrire compte tenu du fait qu’on va en montagne (et oui, tout le monde va à la mer, mais mes parents eux vont à la montagne u_u) et que la grande ville la plus proche est à 80 kilomètres Y_Y…
Merci à Ikkakujuu pour m’aider à corriger les (nombreuses) fautes que je fais Y_Y Danke ^-^ JTDR =D
Les TH arrivent dans la fin de la 2eme partie au fait =) (il était temps xD)
Ah et mettez des comms hein =D, veux savoir si vous n’aimez bien ou pas =)
Chapitre 3
-Le paradis -
Une semaine avait passée depuis mon accident. Une semaine seulement. Et pourtant, des centaines de choses se sont passées. J’étais là, dans un cimetière. Peu de gens étaient présents, et pourtant tellement d’êtres chers à mon cœur. Près de ces personnes se tenait une pierre tombale sur laquelle était écrit :
Lily Marsden
18.05.88 25.09.07
“A beloved daughter”
“A precious friend”
J’assistais à mon propre enterrement. Tout les gens présents étaient vêtus de noirs. Ma mère était là, les larmes aux yeux, seule dans son malheur. J’étais triste pour elle; maintenant que j’étais morte elle allait rester seule. Mes anciennes amies étaient présentes elles aussi, elles se tenaient la main fermement, le symbole parfait de la solidarité, de l’amitié. Mon père n’était pas là, normal, on ne l’avait pas vu depuis plus de deux ans, il était donc « logique » qu’il ne vienne pas à l’enterrement de sa fille…
Le prêtre se tenait devant eux, devant moi, devant mon cadavre. J’essayais le plus possible de ne pas laisser mes yeux s’échapper sur la « version morte » de moi-même : bien trop déstabilisant.
Je me tenais en arrière, regardant nostalgiquement les personnes qui avaient partagé ma vie. Ils ne me voyaient pas, ça aussi s’était « normal », mais je n’étais pas très bien habituée à ma nouvelle condition.
Le prêtre avait commencé son discours, que j’écoutais d’une oreille distraite, préférant me concentrer sur des visages que je ne reverrai sûrement pas avant un long moment :
« Nous lui disons ce qu'il sait bien de toi, qu'il t'a placé sur cette terre où tu n'as pas choisi de venir »
C’était vrai, je n’avais pas choisi de venir au monde. Mais ironiquement, à cet instant je me disais que je n’avais pas tout perdu. Malgré ce que je pensais, je n’étais pas seule. Il y avait quelques personnes qui tenaient à moi. Et il a fallut que je meure pour m’en rendre compte.
« Et que tu as vécu avec une part en toi de jour et de nuit, de bien et de mal, d'amour et de haine, de grâce et de péché, comme il le sait ! Nous te disons adieu ! »
Les gens autour de moi étaient en larmes, et face à ce trop plein d’émotion. Mon masque de froideur s’effaça et quelques larmes silencieuses coulèrent sur mes joues…
A les voir tous pleurer, à voir l’homme d’Eglise prononcé son discours, à voir mon corps froid, mes yeux fermés pour l’Eternité, pour la première fois je me rendis réellement compte que j’étais morte..
Xx Flash-back xX
La voiture la propulsa quelques mètres plus loin, s’arrêta dans un crissement de pneu brusque et un homme en sortit, paniqué. Il s’approcha d’elle et sa main essaya de sentir les battements de son pouls inexistant à cette heure. Elle ne respirait plus. Le choc l’avait tué sur le coup. Peut-être qu’elle aurait pu s’en sortir sans les nombreuses autres hématomes qui parsemaient son corps récemment meurtri. L’homme ouvrit de grands yeux, de plus en plus paniqué en le remarquant. Il sortit un téléphone portable de sa veste de costume et appela les secours. Une fois cela fait, il se releva, jeta un dernier regard apeuré à la jeune fille couché par terre, morte, remonta dans sa BMW et repartit aussi vite qu’il était arrivé.
Les secours arrivèrent quelques minutes après puis arrivé à l’hôpital, ils essayèrent de la ranimer, peine perdue. Il y avait déjà pas mal de temps que l’âme de cette jeune fille avait rejoint les cieux.
Le chirurgien parla d’une voix monocorde et froide, il avait pris l’habitude de voir des gens mourir sous ses yeux :
« -Heure du décès ?
-21H24, répondit une jeune interne ébranlée: elle venait de voir la première personne d’une longue liste mourir devant elle.
-Est-ce qu’on connaît son nom ?
-D’après sa carte de bus, elle a 18 ans et elle s’appelle Lily Marsden.
-D’accord, essayez de prévenir sa famille s’il vous plaît.
-Oui, monsieur »
Xx. Fin du Flash-back .xX
Deux hommes en noirs s’affairèrent silencieusement à déplacer le cercueil à l’intérieur du trou crée à cette intention, lorsque cela fut fait, ils reprirent leurs anciennes places, comme si de rien n’était.
Le prêtre finit son discours, puis ma mère s’avança vers mon ancienne enveloppe charnelle, prit une poignée de terre dans le creux de sa main, la tendit au dessus de ma tombe et laissait la terre coulée entre ses doigts bleuis par le froid, de la même manière que les larmes qui coulaient sur ses joues. Puis une par une mes amies jetèrent une rose blanche sur mon cercueil. Le cimetière finit lentement par se vider, puis seule le femme qui m’avait donnée la vie fut présente. Elle s’agenouilla à quelques centimètres de ma pierre tombale et ses doigts tremblant effleurèrent la surface du marbre là où était gravé nom, puis elle murmura d’une voix encore plus tremblotante que ses mains :
« Adieu, Lily »
Elle étouffa un sanglot, se releva, et jeta un dernier regard à l’endroit où reposerait désormais sa fille, puis sortit du cimetière.
J’attendis qu’elle ne soit plus là, pour chuchoter à mon tour :
« Adieu, Maman. »
Je restai plantée là encore quelques minutes plongées dans mes pensées, puis je partis en direction des docks de Bristol, là où ma famille et moi allions nous balader les jours de beaux temps. Avant tout « ça ». Avant que rien n’aille plus.
Une vingtaine de minute plus tard, alors que je me retrouvais devant l’hôtel Berkeley, près de Brandon Hill, je fus prise d’une vertige qui me força à m’asseoir, ce que je fis dès que j’eusse trouver un banc. Puis j’essayai de me remémorer tous les événements qui s’étaient déroulés cette dernière semaine, j’essayais de me persuader que cela était réel.
Xx. Flash-back .xX
« « - … Puisque je vous dis… nous avons besoin…Oui… conséquences… - Je ne … non…très bien… »
Voilà les bribes de paroles qu’elle entendit alors qu’elle se réveillait lentement. « Alors je ne suis pas morte finalement... » Pensa-t-elle, naïvement.
La conversation s’était arrêtée, peut-être étaient-ils conscients qu’elle reprenait lentement conscience. Mais même si celle-ci était, un peu près, rétablie, ses yeux refusaient obstinément de s’ouvrir.
Lorsque enfin ils s’y parvinrent, une lumière d’une blancheur immaculé vint l’éblouir, ce qui la força à refermer ses yeux si difficilement ouverts, puis Lily les laissa papillonner quelques instants, pour qu’ils soient capables de s’habituer à cette luminosité auquel ils ne l’étaient plus, elle tourna la tête du côté gauche, l’endroit d’où il lui semblait avoir entendu les hommes parler. Et la jeune fille vit une dizaine de paires d’yeux fixés sur elle. Des hommes, des femmes et même un petit garçon qui tenait la main d’une femme, sa mère.
«- Lily, vous êtes réveillée ?
Nan, pov’ con je dors les yeux ouverts »cingla-t-elle intérieurement.
- Qui…êtes-vous ? »
Suite à sa réplique, tous les visages présents affichèrent un sourire, mais ce n’est pas pour autant qu’ils répondirent à sa question.
« -Vous vous sentez mieux ? Essayez de vous lever. »
-Je ne pense pas que … »
-Essayez »
A contre cœur, et aussi parce que elle ne savait pas qui ils étaient, leur intentions envers elle et leur nombre supérieur, elle fit ce qu’il lui demanda.
Un bourdonnement envahit un moment ses oreilles alors qu’elle se levait, puis s’en alla aussi brusquement qu’il était arrivé. Elle se tenait à présent debout face à eux.
« Bien et maintenant nous allons vous dire qui nous sommes. »
Xx. Fin du Flash-back .xX
Comme la nuit commençait à tomber je me remis à arpenter les rues, invisible auprès des rares personnes qui étaient encore dehors à cette heure, perdue dans les souvenirs de mon ancienne vie.
Sans que je m’en rende compte, j’étais arrivée au bord de la rivière qui arpentait la ville. Lorsque j’étais enfant, mon père, mon frère et moi venions souvent ici quand maman n’était pas là. Nous étions tellement bien ensemble.
Je m’assis et plongea mes doigts dans l’eau auparavant glacée de la rivière ; à présent, je ne ressentais plus rien, l’engourdissement provoqué par le froid, la chaleur dégagée par les flammes, tout cela m’était dorénavant inconnu.
Xx. Flash-back .xX
« Hein ? J’ai mal entendu là, pas vrai ? Parce que si ce n’est pas le cas alors je suis définitivement morte, et ça je ne veux pas le savoir. »
Ce furent ses premières pensées, alors que l’homme lui dévoila son identité.
«- Maintenant que vous êtes au courant voici les quelques parchemins, dit-il en même temps qu’il fourrait une dizaine des feuilles jaunies par le temps dans les bras de Lily, que vous devrez lire afin d’être prête.
-De quoi ? Qu’est ce que c’est que ces trucs ? Prête pour faire quoi ? »
-Vous le saurez en temps voulu, Miss. Pour le moment veuillez lire ces rouleaux très attentivement, et prenez en soin s’il vous plaît. Et ces « trucs », comme vous dites, sont très anciens et extrêmement fragiles. »Répondit-il, réprimant une moue vexée.
Il tourna la tête quelques instants vers les neuf autres personnes qui continuaient à la regarder, et il s’adressa à la femme qui tenait l’enfant par la main et lui demanda d’accompagner Lily dans ses « nouveaux appartements ». Ce qu’elle fit sans attendre, en prenant la main de la jeune fille dans sa main libre, tandis que l’autre tenait toujours celle de son fils, et conduisit Lily dans sa « chambre ».
| << ( Préc ) | ( Suiv ) >> |