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Tokio Hotel



"Mein Engel"   Auteur: hell-or-paradise Vue: 612
[Publiée le: 2007-05-19]    [Mise à Jour: 2007-07-10]
13+ Supernaturel/Romance/DrameCommentaires: 11
Description:
Elle disait qu’elle voulait disparaître, son vœu n’a pas entièrement été exaucé. Parce même si elle ne fait plus partie du monde, le monde à encore besoin d’elle. Elle n’a pas disparue, parce qu’elle doit les sauver eux. Mais qui a dit qu’il n’y a qu’eux qu’elle pourra sauver ? Et si eux pouvaient sauver son âme ?
Crédits:
Les Tokio Hotels ne m'appartiennent (malheureusement) pas ='(
Mais Lily est à moi (la pauvre xD)

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Commenter: Chapitre 2 : Le début de la fin

Chapitre 2 : Le début de la fin

[1388 mots]
Publié le: 2007-06-13Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)

Enfin le chapitre 2, désolé de pas avoir mis la suite plus vite, mais j’ai eu du mal à écrire ce chapitre v.v. Merci pour les comm’s de l’ancien chapitre ^-^. Je posterais le prochain (le 3 donc.) vers le 30 juillet (parce que : j’ai le brevet dans deux semaines Y.Y *suicide* et je pars en vac’s du 14 au 24 (je crois ^o) ) En tout il est écrit à presque-la-moitié t il y a (déjà) 3 pages word *motivation pour le terminer è_é*

 

Ps : Hum, j’espère que j’ai mis le bon rating =s… En tout cas pour ce chapitre (celui-là uniquement je pense) « Ames sensibles s’abstenir » (?) Je pense, je suis pas très sûre du degré de chocation (néologisme *vient de se taper 1H30 de français, ca marque xD) possible… Donc dites le moi, si je dois changer de rating hein ^^’’

 

Ah et Bonne lecture ^^

 

Chapitre 2

-Le début de la fin-

 

 

La salle était sombre, les rideaux avaient été tirés et les lampes étaient éteintes. La seule source de lumière provenait de la petite lampe posée sur le bureau, où jonchaient plusieurs bouteilles d’alcool, toutes vides. Un mauvais pressentiment s’empara de moi à cet instant, et un frisson parcouru lentement ma colonne vertébrale. Maintenant, avec le recul, je pense que j’aurais dus faire confiance à mes sentiments et sortir de cette pièce le plus vite possible. Malheureusement, je les ai ignorés, je suis restée là, immobile, et c’est ce qui a scellé mon destin.

            Il est arrivé sans que je m’en rende compte, perdue dans mes pensées. Il s’est approché de moi, et je pus facilement deviner que l’odeur que je sentais, lorsqu’il fut près de moi, était celle de l’alcool. Je déglutis difficilement, dès que je l’entendis prendre la parole d’une voix rauque et sensuelle, enfin ce qui aurait été appelé « sensuelle » dans un autre contexte, mais pas dans celui-ci. Pas ici, dans cette pièce sombre et froide, où l’on sentait un relent de peinture et l’odeur si particulière de plusieurs alcools dont les parfums se mélangeaient, pour finir par ne former qu’une effluve insoutenable.

 

« -Alors, ma grande artiste, tu es venue finalement ? »

 

Je me retournai et faillis trébucher en essayant de mettre le plus de distance possible entre moi et cet homme qui avançait, un sourire froid sur les lèvres. Je me retrouvais vite bloquée, le dos contre le mur, ne pouvant plus reculer, ni m’enfuir loin de ces mains qui s’avançaient pour me toucher. A cet instant, j’aurais donné n’importe quoi, pour que quelqu’un entre dans la pièce, que je puisse échapper à mon pauvre sort. Je savais parfaitement ce qui allait m’arriver si quelqu’un, élève ou enseignant, n’ouvrai pas cette porte dans les prochaines minutes.

 

« On t’a déjà dit, que tu était très mignonne Lily, murmura-t-il, son visage collé au mien, très très mignonne,  rajouta-t-il alors qu’il me plaquais au mur d’une main tandis que l’autre descendait le long de ma poitrine, pour finir par se poser sur mes reins. »

 

Aucun son ne s’échappait de ma bouche, c’était comme si ma voix avait disparue. Je ne pouvais plus faire un seul geste, tout mon corps était paralysé, par la peur ou par le sentiment de trahison qui s’insinuait en moi, je ne le sais toujours pas,  mais le fait est que je j’étais incapable de bouger. La seule personne à qui je faisais confiance ici, la seule personne que je pensais capable de me comprendre, de comprendre mes sentiments, voilà ce qu’il s’apprête à me faire. Me violer. Un semblant de conscience me revint, je le repoussais, espérant m’échapper. A tort, je ne pouvais rien faire et il s’empressa de me le faire remarquer en resserrant son étreinte autour de mon épaule puis à m’attacher les mains avec sa ceinture. Mon cœur battait à tout rompre. Je priais des Dieux auxquels je ne croyais pas afin de me sortir de là mais mes prières furent vaines.  A cette heure le lycée était sûrement désert ; j’étais seule, avec cet homme qui m’avait trahie et qui commençait à remonter ses mains sous mon chemisier noir, ses mains froides caressant mon abdomen. Ses lèvres descendirent le long de mon cou, puis s’arrêtèrent sur ma clavicule, un frisson de dégoût me parcouru l’échine lorsque je sentis sa langue titiller ma peau.

Toutes mes pensées s’embrouillaient dans ma tête, rien n’était compréhensible. Mais je parvins tout de même à formuler une phrase sensée, bien que j’eu du mal à la prononcer :

 

« A…Arrêtez, pitié. Laissez-moi ! »

 

Je ne sais pas vraiment si il ne m’avait pas entendu où s’il avait préféré passer outre mais la seule chose qu’il fit, fut de me lancer un regard froid. Des larmes de désespoir me montaient aux yeux, tandis que je commençai à me débattre en hurlant, d’une seule main il attrapa mes poignets frêles, m’empêchant ainsi de le frapper. Son autre main tira d’un geste brusque sur un pan de ma chemise, ce qui fit sauter tous les boutons, sa tête plongea dans ma poitrine pendant que la main qui me tenait auparavant les poignets cherchait à déboutonner mon jean.

J’hurlais à l’aide mais personne ne m’entendait… Personne ne voulait m’entendre.

 

Lorsque sa tâche fut accomplie, il me projeta contre une des tables, sur laquelle je me cognai la tête, c’est donc sonnée que je le vis se rapprocher de moi, et descendre mon jean d’un geste brusque.

J’aurais voulu disparaître. Mourir.

Son jean, lui aussi baissé, il remonta mes mains au dessus de ma tête. Je gesticulais sans cesse, à défaut de pouvoir me dégager.

Je ne voulais pas, pas comme ça, pas avec lui. Est-ce que je n’avais pas le droit à une première fois « normale » avec un homme que j’aimais du plus profond de mon cœur, à un moment où je serais prête, et pas forcée comme maintenant.

Vu la force que je mettais dans mes mouvements, pour ne pas le laisser faire sans rien dire, sans rien faire pour m’y opposer. Il me frappa, encore et encore, jusqu’à ce que je ne bouge plus, jusqu’à ce que faire un mouvement m’arrache un cri douloureux. Je n’aurais pas du crier, parce qu’apparemment que je cris ne faisais que de l’exciter encore plus. Il entra en moi, d’un coup de rein brusque et violent, j’avais horriblement mal, encore beaucoup plus qu’à mes blessures, parce que en faisant ça il avait non seulement blessé mon corps, mais aussi mon cœur. Et les blessures de l’âme sont les plus difficiles à cicatrisées.

Il commença, directement par de rapides va-et-vient qui ne faisais qu’accentuer encore un peu plus ma douleur. Je me mordais la lèvre jusqu’au sang, pour éviter de crier, je ne voulais pas lui donner ce plaisir. Les larmes, tous comme mes plaintes s’arrêtèrent peu à peu, j’avais trop mal. Je me sentais sale. Je voulais à présent que ça se termine le plus vite possible, je voulais mourir.

 

Je le sentis se vider en moi, et je ne pus m’empêcher de faire une grimace dégoûtée. Il se retira, se rhabilla et partit en claquant la porte. Me laissant là, à moitié nue sur une table de salle de classe. Je n’arrivais plus à bouger, j’étais vide, je me sentais sale. Mon esprit était vide. Mes muscles ne me répondaient plus. L’unique chose que je ressentais était une immense douleur à l’intérieur de mon corps et à l’intérieur de mon âme. Les minutes passèrent ou peut-être étais les heures ?

Au bout de ce qui me sembla seulement quelques secondes, mes muscles consentirent à bouger, je me rhabillai dans une lenteur calculée, qui n’augmentait pas ma douleur physique, déjà insupportable.

 

Une vingtaine de minutes plus tard, j’étais de nouveau un peu près décente compte tenu du fait que mon chemisier ne tenait plus fermé, et que je ne devais pas être très belle à voir. Mais cela m’importait peu, plus rien n’avait d’importance. Ma vie. Ma famille brisée. Les amies que j’avais laissées tomber. Même pas la voiture que je percutai, en traversant la rue une fois à l’extérieur.  

 

 

 

 


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