
| "Mein Engel" | Auteur: hell-or-paradise | Vue: 610 |
| [Publiée le: 2007-05-19] [Mise à Jour: 2007-07-10] | ||
| 13+ | Supernaturel/Romance/Drame | Commentaires: 11 |
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Description: Elle disait qu’elle voulait disparaître, son vœu n’a pas entièrement été exaucé. Parce même si elle ne fait plus partie du monde, le monde à encore besoin d’elle. Elle n’a pas disparue, parce qu’elle doit les sauver eux. Mais qui a dit qu’il n’y a qu’eux qu’elle pourra sauver ? Et si eux pouvaient sauver son âme ? | ||
| Crédits: Les Tokio Hotels ne m'appartiennent (malheureusement) pas ='( Mais Lily est à moi (la pauvre xD) |
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Chapitre 1 : Mon histoire[1932 mots] |
Publié le: 2007-05-20 Mis à Jour: 2007-05-20 | |
| Taille du Texte: (+) : (-) | ||
Merci Lucy pour ton commentaire *contente* J’espère que tu seras contente de la suite ^^
C’est donc le premier chapitre ^^. J’espère que vous aimerez =). Si vous avez des remarques, ou des questions ou des critiques aussi, n’hésitez pas à reviewver (< New Word ^^’’) So le chapitre, assez long quand même :
Le réveil venait de sonner, une émission débile provenant de ma radio me parvenait des rires bien trop joyeux à mon goût. Pas totalement réveillée, et voulant à tout prix arrêter ce bruit insupportable. Je frappais de toutes mes forces l’objet de mon mécontentement. Celui-ci atterrit sur le parquet de ma chambre et un doux silence parvint enfin à mes oreilles.
Je me rendormis. Du moins jusqu’à ce qu’une personne pas encore identifiée vienne me tirer de mes songes chaleureux.
« -Nom de Dieu Lily ! Vas-tu me faire le plaisir de sortir de ce lit ! Il est huit heures moins dix, hurla ma mère en ouvrant en grand les volets m’arrachant un grognement sonore Le bus arrive dans cinq minutes ! Et ce n’est pas la peine de râler ! Maintenant tu te LEVES ! »
Elle prononça ce dernier mot en ôtant la couverture chaude de mon lit, un grand froid s’abattit sur moi en même temps que mes yeux s’ouvraient lentement. Une vague d’injures s’échappa de ma bouche lorsque ma mère fut sortie de la pièce.
Je m’assis au ralenti, bien qu’étant consciente que je pouvais être en retard pour la troisième fois de la semaine. Mais ce genre de petit «problème» me passait complètement au dessus de la tête…
Alors que mon cerveau encore embrumé par le sommeil, cherchait encore la motivation nécessaire pour bouger, la voix de ma mère retentit encore une fois, du rez-de-chaussée. Elle frôlait lentement l’hystérie. Je la comprenais –d’une certaine manière, difficilement et pas très souvent, je l’avoue- mais le problème était, qu’au fond, moi je savais qu’elle avait raison ; Je ne faisais plus aucun effort en cours, j’arrivais en retard en moins deux fois par semaine et je finissais souvent en heures de retenue. Mais j’en avais marre, marre de faire des efforts en sachant parfaitement que ça ne servirait un rien, que ça ne m’apporterait rien d’avoir la volonté pour recevoir des bonnes notes ou au moins éviter la colle.
Alors j’avais finis par laisser tomber ces efforts inutiles. Au grand damne de ma mère, qui, elle, comme les trois quarts des mères de ce pays, voulait des enfants modèles, irréprochables ayant de bonnes notes et aucun problème quelque ce soit.
Mais ce genre de personne ce n’était pas moi, ce n’était plus moi.
Résistant à l’envie de me retourner sous la couette, je me levais et me dirigeais d’un pas traînant dans la salle de bains. Je pris une douche très rapide, enfilai une serviette de bain autour de mon corps, me coiffai, me maquillai et repartis dans ma chambre, où mes vêtements m’attendaient. Enfin prête, et accessoirement en retard, je vis ma mère étendue sur son lit tenant un cadre photo dans ses mains, les larmes coulaient sur ses joues pâles. Je baissai la tête, et sortit furtivement de la maison, le cœur lourd.
Depuis la mort de mon grand frère, il y a de cela un an, notre vie familiale était littéralement partie en lambeau. Nous étions devenu une famille brisée. Mon frère avait perdu la vie, dans un accident de moto, du moins c’est ce que ma mère m’avait dit, mais je n’y croyais pas –et je n’y crois pas plus maintenant- il était bien trop prudent et expérimenté pour avoir un accident, surtout qu’aucun autre véhicule n’avait été impliqué.
Quelques mois plus tard, mon père était parti, nous laissant ma mère et moi, seules et détruites par la mort du jeune homme qui avait pendant seize années durant partagé ma vie.
Je ne savais pas vraiment ce qui était arrivé à ma mère part la suite car pendant près de deux mois nous ne nous étions pratiquement pas vues, l’une étant plongée dans un travail acharnée, l’autre traînant dans les rues refroidies par l’hiver anglais…
Durant ces moments, plus rien n’avait d’importance, si la mort était venue me prendre, je l’aurai laissée faire et lui en aurais été reconnaissante.
Mais malgré mes souhaits silencieux, ce n’est pas arrivé. Dieu devait sûrement me laisser supporter ce calvaire un peu plus avant de décider d’y mettre un terme…
Arrivée au lycée, je parcourais les couloirs, vides à cette heure, en essayant de me souvenir dans quelle salle mon cours d’anglais devait se dérouler. Salle 432…434. Voilà c’est là !
Je fis, encore, une entrée remarquable et partis m’assoire au fond de la salle, sans porter attention au discours du vieil homme qui nous servait de professeur, j’avais l’habitude. L’homme frustré de mon manque de réaction, se retourna face aux autres élèves, qui riaient sous cape, et lança de sa voix sarcastique et nasillarde, bien fort de sorte que tout le monde entende bien :
« Bien, contrôle surprise ! »
Les rires de mes camarades s’arrêtèrent aussitôt, et ils me lancèrent un regard chargé de reproches auquel je répondis par un grand sourire. Bien fait pour eux !
Lorsque l’enseignant passa près de moi et m’offrit son sourire victorieux - dont l’état des dents me fit douté que les dentistes existaient encore de nos jours- pour ma part je lui fis un grand sourire agrémenté de dents qui elles étaient blanches et parfaitement en ordres – pour cela je ne devais que remercié mon pire allié : l’appareil dentaire, qui avait été posé pour mes douze ans et que j’avais retiré il y a de ça environ un an et demi – ce qui le fit déguerpir aussi vite qu’il était venu, pestant contre l’insolence des jeunes d’aujourd’hui.
Je ne pris pas la peine de jeter un œil sur la feuille, j’écrivis mon nom, mon prénom et ma classe dans les cases prévus à cet effet puis, avec le moins de soin possible écrivit, en diagonale sur toute la longueur de la feuille en capitale : « Fuck You ». Contente de moi, je retournai la feuille et attendis patiemment que l’heure passe, Simple Plan dans les oreilles –Dieu bénisse l’inventeur du MP3- sans la moindre considération pour le professeur qui me lançait un regard furieux.
La sonnerie tant attendue retentit enfin, et, pendant que les autres élèves étaient encore entrain de plancher sur le devoir, je me dirigeait d’un pas assuré vers le bureau de mon grand ami au dents ébréchés –que ferions nous dans la vie sans l’ironie et les sarcasmes - je déposai ma feuille retournée sur son bureau et sortis, retenant un fou rire, à l’extérieur de la salle, me rendant compte qu’il valait mieux ne pas tenter le diable et rester à l’intérieur alors que le visage du professeur tournait rapidement au rouge cramoisi, signe, chez lui, d’une très grande colère. Ce qui me rendis de meilleure humeur encore.
Je devais aller en arts plastiques à présent, un des seuls cours que j’appréciais autant pour le professeur qui l’enseignait que pour la matière en elle-même, avec une préférence pour le professeur…
Il avait une trentaine d’années même s’il en paraissait vingt, il était réputé pour sa sympathie et son originalité en ce qui concernait les projets qu’ils donnaient à ces élèves. La preuve, le dernier sujet en date, que nous avions commencé à la séance précédente, était défini en seulement trois mots « Votre monde parfait ». Nous devions imaginer ce que serait notre monde idéal et utiliser tous ce que nous voulions pour le réaliser –feutres, acier, fleurs, peinture etc.…-
Je n’avais pas vraiment d’idée, sur la façon de matérialiser l’image de mon monde parfait. Dans ma tête, je savais parfaitement à quoi ressemblait ce monde, mais je n’avais pas le moindre projet pour tenter de le décrire.
C’est pour cela que, voyant que je fixais la feuille, le crayon en main, sans posé sa mine délicate sur la feuille cartonnée, que mon professeur de dessin, s’accroupit en face de ma table, me fixa quelques secondes et me demanda de sa voix enjouée :
« -Alors, ma grande artiste n’a pas d’idée aujourd’hui ?
-Pas vraiment non… En fait dans ma tête tout est clair, mais je ne sais pas comment le retranscrire sur le papier.
-Et… A quoi est-ce que ton « monde parfait » ressemblerait ?
-Hum, je relevais la tête et fixait sans le voir l’horizon à travers la fenêtre, il n’y aurait ni guerre, ni problèmes. Toutes les personnes vivantes devraient pouvoir rirent à chaque instants de leur vie, dans la joie et dans l’amour. Sans aucune souffrance… »
Ces paroles furent suivies d’un silence, gêné pour moi et sûrement pensif pour mon interlocuteur. Un ange passa, puis il reprit, dans un chuchotement pratiquement inaudible :
« -C’est très… généreux tout ça. Mais ça c’est le monde parfait en général, pas le tien. Ce travail demande d’être très égoïste, mais aussi de se connaître très bien soi-même. Parce que si tu ne connais pas tes sentiments, tu ne pourras pas savoir ce que tu veux vraiment. C’est ça qui doit transparaître sur ta feuille : Ce que TOI tu veux. Pour toi-même et non pour les autres. »
Sur ces quelques paroles, il s’éloigna et passa voir d’autres élèves. Quelques minutes plus tard, la sonnerie se fit entendre pour la deuxième fois de la journée.
Avant de sortir de la salle, il me retint quelques minutes supplémentaires et me dit que je devais passer le voir à la fin des cours pour qu’il me donne quelques conseils sur ma composition. J’acquiesçai silencieusement, et souris, puis rejoignis la cantine. Vu l’heure à laquelle je m’étais levée, et les conditions de mon départ, je n’avais pas eu le temps de manger mais bizarrement je n’avais pas très faim, je me contentai donc d’une salade et partie m’installer sur une des tables en acier de la salle, j’en trouvai une, assez isolée du bruit et de la cohue du reste de la salle, et m’y assis, seule.
Depuis la mort de Mike, mon frère, j’avais coupé les ponts avec mes amies, au début elles avaient continué à appeler chez moi, à me parler, puis en voyant que je ne répondais ni à leurs coups de téléphones, ni aux paroles qu’elles m’adressaient, elles avaient finis par laisser tomber. Les coups de fils s’étaient espacés, pour finir par ne plus existés.
Mais j’étais contente de cette situation… enfin je crois ? Au début ça m’avait vraiment plu, puis au fil du temps, la solitude avait fini par me peser. Mais c’était trop tard, mes amies s’étaient éloignées de moi, et je n’avais pas envie de m’excuser, j’étais bien trop fière pour cela. Beaucoup trop fière. Alors je ne faisais rien, je souffrais en silence. Et je pense qu’inconsciemment je ne voulais pas les mêler à tous mes problèmes. Je ne voulais pas qu’elles sachent à quel point j’allais mal. Je ne voulais pas qu’elles me voient faible…
Les cours de l’après-midi passèrent aussi rapidement que ceux du matin, c'est-à-dire d’une extrême lenteur. Lorsque la fin du dernier cours de la journée s’annonça, je me rendis dans la salle du professeur d’arts plastiques. Toquai et entrai.
Je n’avais pas imaginé que cet instant allait marquer le début de la pire heure de toute ma vie. Le début de la fin. Le début de ma vie, de mon monde, de tout.
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