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Tokio Hotel



~ 4U Und TH ~   Auteur: Celeb_Angel Vue: 1846
[Publiée le: 2007-04-26]    [Mise à Jour: 2008-04-08]
G Romance/Drame/Lyric-FicCommentaires: 23
Description:
Alia, 18 ans, et ses amis d'enfance Liam, Ambre, Mike et Matt... 5 jeunes prêt à tout pour réaliser la promesse faite au père d'Alia sur son lit de mort: devenir célèbre. Pour celà la route sera longue, semée d'embûche et de recontres inoubliables...

Venez découvrir l'histoire d'un groupe de rock hors norme, n'attendez plus et cliquez !!
Crédits:
Alia, Ambre, Liam, Mike, Matt ainsi que la plupart des personnages sont tirés de mon imagination (débordante ? xD). Bill, Tom, Gustav' et Georg ne m'appartiennent en rien et ne joueront qu'un petit rôle dans cette fiction mais bon, je met quand même cette histoire dans la partie qui leur est réservée ^^

AUCUNE des chansons utilisées par le groupe d'Alia ne sont à moi !! Je mettrais à la fin de chaque chapitre le titre et l'auteur de chaque chanson utilisée ^^

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Commenter: Chapitre 1

Chapitre 1

[2288 mots]
Publié le: 2007-04-26
Mis à Jour: 2007-04-26
Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)

Mort. Il est mort. Je ne le reverrais plus jamais. Il s’en est aller, emporté par cette fichue maladie. Il va guérir, disaient les médecins. Ma mère les a cru. Elle les a cru car c’est ce qu’elle voulait entendre. Mais seulement voilà Il est mort. Ils n’ont pas su Le soigner. Mon guide, mon père, mon cher petit papa qui me prenait sur ses épaules pour que je domine le monde alors que je n’avais que 6 ans, mon chanteur préféré qui a quitté son groupe pour ma mère, mon père qui m’a appris à faire passer mes sentiments dans mes chansons. Seulement voilà, Il n’est plus là mon petit papa… Je ne verrais plus jamais son sourire chaleureux. Je n’entendrais plus sa voix grave me dire qu’il est l’heure de manger. Je ne sentirais plus son odeur. Je ne le verrais plus… Lentement Il s’en est aller, nous laissant seules avec nos souvenirs. Un cancer de la gorge… Un foutu cancer que les médecins ont été incapables de détecter suffisamment tôt… Voilà ce qui a tué mon héros, mon idole… Je le croyais invincible, c’est idiot, je sais, de croire ça à 16 ans mais il comptait tellement pour moi que je ne pouvais m’imaginer qu’il viendrait à mourir de cette façon… Il m’a apprit à faire du vélo à 3 ans, à jouer de la guitare à 6 ans puis au piano à l’âge de 8 ans, il m’a apprit à chanter… Il m’a aimé autant qu’il aimait ma mère. Il m’a aimé et je l’aimais… Mais le voilà partit dans un lieu où je ne peux le rejoindre. Ma mère ne supporterait pas de devoir enterrer à la fois sa fille et son mari. Je dois vivre, vivre pour elle, vivre pour qu’au fond de nos cœurs survive mon père. Je dois vivre, tout simplement…

 

****************

 

14H.

Je suis en retard. Comme d’habitude. Je cours dans les couloirs du métro. Mon sac se cogne contre mon flanc au rythme de mes foulées. J’entends un métro passer sous mes pieds. Je serre l’étui de ma guitare dans ma main et j’accélère. Je déboule sur les quais et me jette dans le wagon au moment où la sonnerie de fermeture des portes retentit. Juste à temps ! Je m’appuie contre la porte qui viens de se refermer et reprends mon souffle. J’ouvre mon sac et sort mon lecteur MP3. Deux secondes plus tard je fredonne les premières notes de Ich Bin Nich’ Ich. Je ferme les yeux. Je me sens bien. Je suis subitement ramenée à la réalité par l’ouverture des portes. Je me pousse et vais m’asseoir. Les stations défilent. Les chansons aussi. Bastille. Saint Paul. Schrei. Hôtel de Ville. Leb’ die sekunde. Châtelet. Je me lève, me faufile entre les voyageurs et parviens à sortir du wagon. Je me remets à courir. Il le faut si je veux avoir ma correspondance. D’escaliers en escaliers je finit par arriver sur le quai. Le prochain métro arrive dans une minute. Juste le temps de souffler un peu. Le voilà. Je monte, me colle contre la porte du fond et les stations reprennent leurs défilés. Cité. Durch den monsun. Saint Michel. Je descends et me dirige vers la sortie Notre-Dame de Paris en courant.

 

14H45.

J’arrive enfin devant la cathédrale. Les autres sont déjà là, assis au milieu du parvis. Je me dépêche de les rejoindre.

 

-         Excusez-moi, j’ai du aider ma mère …

-         C’est pas grave, t’en fais pas.

-         Merci Ambre.

-         On y va ? demande Mike

-         Aller où ?

 

Tain c’est quoi cette histoire ? On devait répéter devant la cathédrale normalement !!! Pourquoi suis-je toujours la dernière au courant de tout ?

 

-         Quelque part. Viens !

-         Mais Matt, on va où ?

-         C’est une surprise ^^ Tu vas voir ça va te faire plaisir, me dit Liam en me prenant le bras.

 

Une surprise ? Je hais les surprises ! Enfin… j’ai pas vraiment le choix là… Je les suit dans un dédale de rues que je ne connais pas. Heureusement que je suis avec eux sinon je me serrais perdue douée comme je suis ! Au bout de cinq minutes de marche nous arrivons au pied d’un vieil immeuble du XIXème. S’il n’y avait pas ce panneau « Vendu » accroché au balcon du dernier étage nous pourrions penser que nous sommes retourner deux siècles en arrière. Matt ouvre la porte de l’immeuble et nous entraîne dans un vieil ascenseur comme on n’en voit que dans les films. Je n’arrive pas à voir à quel étage nous allons tellement nous sommes serrés. L’ascenseur finit par s’arrêter. Mike ouvre la porte. Nous sortons. En face de nous il n’y qu’une seule porte et à côté j’aperçois l’escalier. Il ne monte pas plus haut. Nous sommes donc au dernier étage. Ne me dites pas que … Si ! C’est bien ce que je pensais ! Matt viens de sortir une clef de sa poche et l’introduit dans la serrure. Sans un bruit la porte tourne sur ses gonds. Nous nous retrouvons devant un immense appartement.

 

-         Bienvenue dans notre nouveau QG Alia ! s’exclament toute la bande en chœur.

-         Oh mon Dieu… Oh mon Dieu…

 

Qu’est-ce que je peux être cruche quand même… Je me retrouve devant un super appart’ qui est le nôtre et tout ce que je trouve à dire c’est « Oh mon Dieu… » Non mais franchement je suis bête !!!

           

-         Ça te plait ?

-         Et comment !!! Mais… ça a du vous coûter super cher O_o

-          En fait… commence Matt. Bah... On a rien payé !

-         QUOI ?!?

-         Bah en fait cet immeuble appartient au père de Matt et il a accepté de nous prêter cet appartement à condition de ne pas faire trop de bruit, explique Ambre.

-         Troooooop bien !!! Matt, tu le remercieras de ma part !!!

-         No soucy ! Allez viens on te fait visiter ^^

 

L’appart’ est immense : 8 chambres, 4 salles de bain, une grande pièce qui pourrait faire office de salon/salle de répét’, une cuisine et un immense balcon duquel nous dominons Paris. Je me sens vraiment bien. C’est si calme. Je ferme les yeux un instant. Le vent balaye mon visage. Les autres sont à mes côtés, contemplant notre ville. Sans préavis j’ouvre les yeux et commence à chanter. Je chante cette chanson écrite pour ses funérailles. Je chante sa chanson. Je chante pour lui et le reste du groupe se joint à moi en un hommage pour celui qui nous a tout apprit. Nous chantons et nos voix inondent le ciel, elles inondent la ville de lumière…

 

 

 

****************

 

16H.

Après une heure de répétition intensive dans notre nouvel appart’ nous descendons au café du coin histoire de souffler un peu. Avec notre premier concert qui approche nous passons tout notre temps libre à répéter et les moments de répits sont si rares que nous voulons en profiter un maximum. A peine assise je tire mon cours de maths de mon sac. Ce n’est pas que j’aime ça mais je suis bien obligée si je ne veux pas rater le Bac blanc. Bac blanc qui tombe… le jour du concert… Double couche de stress. Ne pas rater le bac blanc et encore moins le concert. Les autres me regardent bizarrement au moment où je me plonge dans les exponentielles et autres fonctions aux noms barbares.

 

-         Quoi ? Dois-je vous rappeler que nous avons un Bac blanc de maths le jour du concert, un bac blanc de physique et de bio le lendemain ?

-         … Pas la peine, ça m’soule suffisamment comme ça… Ils auraient pas put le mettre une semaine après ? Non, ils l’ont mit le MEME jour !

-         Mike… Tu crois qu’ils l’auraient décalé ? On est 5 que ça fait chier, ils vont jamais le déplacer… remarque judicieusement Matt

-         Ouais, encore heureux qu’on soit libérés l’après-midi sinon on était mal barré…

-         Bon, moi c’est tout vu, je révise pas ! De toute façon j’aurais une bonne note…

-         Liam… Tu es déprimante… Toi tu fous rien t’as 16, Ambre et moi on fout rien on a 3 et encore …

-         3 ? Oh… Vous me battez… rigole Mike. J’ai 2.5 de moyenne !

-         Et dire que ce type est en S… soupire Matt

-         Et alors ? J’ai 18 en bio et 12 en physique !!

-         Peut être mais tu es une merde en maths !

 

Et voilà c’est repartit… Bon j’vais les laisser à leur querelles de gamins et essayer de comprendre ce cours…

«  La fonction ln est la seule fonction f définie et dérivable sur ]0 ; l’infini[ vérifiant les deux conditions :

f’ (1)=1 et f (a*b)= f(a) f(b) »

Mais à quoi ça va me servir dans la vie de tous les jours ?? Franchement ça m’sert à quoi de savoir ce qu’est la fonction logarithme népérien ? Je ne comprendrais jamais rien aux maths… C’est une matière trop abstraite pour moi. Je ne comprends que le concret et les maths c’est loin d’être concret…

 

Perdue dans mes pensées mathématiques je n’ai même pas entendu que les autres me parlaient. Gloups, apparemment ils m’ont posé une question … Mais quoi ???

 

-         Euh… C’était quoi la question déjà ??

-         Ça te dit de venir avec nous acheter des meubles pour remplir l’appart’ ?

-         Quand ? Là, tout de suite, maintenant ???

-         Non, dans vingt jours, trente heures, quarante minutes et dix secondes. Mais bien sûr que c’est maintenant ! Je sais que les maths c’est passionnant mais tu pourrais nous écouter quand on te cause…

-         Matt, les maths ne sont pas et ne seront jamais passionnant. Enfin là n’est pas la question. Oui je viens avec vous ^^

-         Alors roule ma poule !! Direction Ikéa !

 

Nous nous levons, jetons sur la table le montant de nos consommations et filons vers le métro. De nombreux arrêts plus loin nous arrivons devant ce « magnifique » magasin qu’est Ikéa. Nous décidons d’un commun accord de nous séparer : les filles se chargent de trouver du mobilier pour la cuisine tandis que les garçons s’occupent du salon. Le tout le moins cher possible. Autant dire qu’on est pas rendu…

 

Deux heures plus tard et  beaucoup de sous en moins nous revoilà devant notre appart’. J’vous raconte pas la galère dans le métro avec nos grands sacs remplis de vaisselles, de tapis et autres trucs essentiels pour rendre notre chez nous habitable. Après une demi-heure de rangement intensif de vaisselle dans les quelques meubles offert par le père de Matt, l’appartement ressemble enfin à quelque chose d’habité. Profitant des derniers rayons de soleils nous squattons le balcon pour nous reposer. Mike s’approche d’Ambre et l’attrape par la taille avant de l’embrasser tendrement. Depuis qu’ils ont enfin ouvert leurs cœurs l’un à l’autre ils ne se lâchent plus. Je tourne la tête vers la droite et … tombe sur Matt et Liam en pleine découverte buccale. Bon, j’ai compris… je rentre dans le salon et appelle ma mère. Il est déjà 18H45 et la connaissant elle doit être folle d’inquiétude. Première sonnerie. Personne ne décroche. Troisième. Toujours personne. Cinquième. Bizarre, le répondeur ne se déclenche pas. Septième. Je n’en plus, pourquoi ne répond-t-elle pas ??? Huitième. Neuvième. Dixième. J’ai peur. Et s’il lui était arrivé quelque chose. Je raccroche et me précipite dans les escaliers. J’entends des voix qui crient mon nom mais je ne les écoute pas. Je cours le plus vite possible vers la bouche de métro. Mon sang bat à mes oreilles mais je ne l’entends pas. Je valide ma carte et me rue vers les quais. Un métro arrive. A peine les portes sont-elles ouvertes que je suis déjà dedans. Je souffle comme un phoque mais je m’en fiche. J’ai si peur. Je ne veux pas que ma mère le rejoigne. Non, j’ai encore besoin d’elle. Mais … si … si elle était morte, je deviendrais quoi moi ? Je n’ai plus qu’elle ??? Non, Alia, ne pense pas à la mort, pense… pense … pense à quelque chose d’heureux. C’est fou mais je n’y arrive pas. Alors que les portes se ferment quatre ombres entrent furtivement et se précipitent vers moi. Ils m’ont suivit. J’entends qu’ils me parlent mais ne comprends rien. Je ne cherche même pas à répondre, guettant les arrêts. J’ai l’impression que le temps passe en mode ralenti. Le métro est si lent… Enfin nous arrivons à mon arrêt ! Je me rue dehors, cours dans les couloirs et arrive enfin à l’air libre. Je poursuis ma course jusqu’à arriver dans ma rue… où se tient une ambulance. Pile devant chez moi. Mon cœur s’arrête un court instant. Je me précipite vers ce véhicule haïssable. Des médecins m’empêchent de passer. Je hurle que c’est chez moi, que je veux voir ma mère mais ils refusent de me laisser passer. Des voisins sont là. Mme Jones s’approche et pose sa main sur mon épaule. Elle me parle. Je tente de comprendre ce qu’elle me dit mais je ne comprends que quelques mots « mère… mauvaise chute… prévenu secours… ». Nooon !! Je parviens à retenir mes pulsions meurtrières et part à la recherche de mon sang froid. Une fois calmée je me tourne vers le médecin qui m’a empêché de passer et demande calmement :

 

-         Est-ce qu’elle va … bien ?

-         Vous êtes de sa famille ?

-         Sa… sa fille. Comment va-t-elle ? S’il vous plait, je veux savoir…

-         Vos voisins nous ont appelés il y a une demi-heure. Votre mère a fait une mauvaise chute dans les escaliers menant à votre jardin. Elle est dans le coma mais ses jours ne semble pas à danger.

 

A ses mots il rejoint ses collègues. Ses derniers font monter une civière dans laquelle j’aperçois ma mère. Mes amis me rejoignent et en voyant ma mère comprennent ce qui c’est passé. Ambre me sert dans ses bras. Les autres me parlent. Je ne les entends pas. Je ne quitte pas ma mère des yeux. J’ai si peur.

 

 


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