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Les Nuits De Crohn !
 par   - 489 lectures  - Aucun commentaire

Bonjour chers membres de Fanfic Fr ! :)

Je viens vous parler des « nuits de crohn » qui est un projet rassemblant plusieurs youtubers francophones qui feront des « live » sur le site Gaming Room du 18 octobre au 26 octobre afin de ramasser des dons pour faire avancer la recherche contre la Maladie de Crohn.

Vous pouvez offrir le montant de votre choix OU désactiver Ad Block et l'argent des publicités diffusées pendant les « live » sera offert à la fondation. L'an dernier, ce projet a permis de rassembler 13 000 € !

J'espère donc que vous participerez à ce projet en grand nombre ! :)

Voici le compte Twitter : https://twitter.com/LesNuitsDeCrohn (#LNDC)
L'adresse de Gaming Room : http://www.gamingroom.tv/lesnuitsdecrohn
Le planning : http://imgur.com/38OxyUw


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The GazettE

Le Glas du Renouveau
[Histoire Terminée]
Auteur: Aki-Chan Vue: 489
[Publiée le: 2008-12-24]    [Mise à Jour: 2008-12-24]
13+  Signaler Général/Yaoi (HxH)/One-Shot Commentaires : 3
Description:
/! ATTENTION Ce one shot est une Séquelle a "A fleur de mot" /!
[UA / Reita x Ruki] Parce que les voyages forment la jeunesse et parce que l'inconnu a toujours ce gout d'aventure...
Crédits:
ils sont pas à moi, je sais...
<< ( Préc )

Commenter: Le Glas du Renouveau

Le Glas du Renouveau

[10489 mots]
Publié le: 2008-12-24Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)

Auteur : Akira

Titre : Le glas du renouveau
Genre : AU / Enfance

Rating : [G].
Groupe : The Gazette
Couple : Toujours le même Reituki et un peu de Saga/Shou et le Miyavi/Minami…
Disclaimer : panamoua je sais

Mot de l’auteur : je vous préviens je me prend pour Zola dans ce chapitre (enfin chui moins doué quand même…) Bon alors c'est la première fois que je fais un one shot aussi long je crois, 10 354 mots °o° ça se passe juste après l’autre séquelle

Je me suis rendue compte que j’avais oublié de poster ça !

Et enfin de 4 : bonne lecture o/

Séquelle 2/4

 

Le Glas du renouveau


Le long serpent de fer passa entre les deux larges piliers qui indiquaient l’entrée de la gare en un sifflement strident. Le frottement des roues sur les rails s’intensifia, forçant le reste de l’appareil à ralentir pour finalement s’arrêter à quelques centimètres du bout du quai.
Les gens se pressèrent sur la bordure de la plate-forme, cherchant un ami, un parent, un mari derrière les vitres opaques du train. Une foule hétéroclite de personnes presser de se revoir, de collèges de travail, bref, plein de monde pour finalement pas grand-chose.
La porte de l’un des wagons s’ouvrit en un claquement sec, laissant apparaître une touffe blonde platine en pétard portant à bout de bras une valise qui devait bien faire le double de sa taille. Une autre la suivit de prés, portant un bagage de la même taille.
Les deux jeunes hommes cherchèrent un instant quelque chose, regardant autour d’eux pour tenter de se repérer au milieu de cette foule.
La gare était haute de plafond. La lumière arrivait directement du toit, construit totalement en verre. Levant les yeux, ils aperçurent les larges poutres de fer et d’acier qui soutenaient l’ensemble, formant comme une toile d’araignée de métal permettant à l’ensemble de tenir debout. Leurs yeux suivirent les filins partant de certaines des poutres et venant se ficher dans les murs de grosse pierre blanche qui servaient de matériaux de construction aux murs. Parfois, une large colonne venait percer le mur, ajoutant une décoration à l’ensemble sans mettre en péril la structure. L’ensemble n’était pas vraiment quelque chose de typiquement Japonais, et se vantait d’ailleurs dans nombre de brochure consacrées à sa construction d’être inspirées des grandes gares européenne.
Finalement, le plus grand des deux indiqua un endroit situé sur leur droite et ils s’y dirigèrent en se frayant un chemin à grand renfort de ‘pardon’, de ‘excusez moi’, et autre formules de politesse. Ils passèrent en dessous d’une arche de fer forgée et se retrouvèrent à l’extérieur.
Celui-ci était bien différent de l’environnement qu’ils venaient de quitter. Les murs extérieurs étaient recouverts d’une petite brique rouge, dont les jointures blanches faisaient ressortir la couleur. Les quelques fenêtres qui trouaient les épaisses parois, elles, gardaient encore pour rebords les lourdes pierres de taille qui avaient de toutes évidences servies pour construire l’armature solide du bâtiment. Sur certains cotés, on apercevait une tourelle, accrochée au coin du bâtiment, mettant la touche finale aux nombreuses ornementations de pierre blanche qui ornait la façade de la gare. [1]
Il ne leur fallut que quelques minutes et pas mal de difficulté pour trouver le métro et enfin atteindre l’hôtel dans lequel ils avaient réservé une chambre le temps de trouver un appartement.
Il pénétrèrent dans le petit hall de l’hôtel un peu miteux et Ryo s’adressa au vieil homme installé derrière sont petit bureau occupé à lire le journal.

« On a réservé une chambre pour deux. »

Des bruit de chaise et d’os qui grincent se firent entendre, apparemment il n’y avait pas que l’hôtel qui était vieux…Une voix rendu rauque et éraillé par l’age se fit entendre :

« A quel nom ?
- Euh…Suzuki.
- Ah oui, la 18 au deuxième étage. Vous avez un ascenseur sur la gauche mais je garantie pas qu’il fonctionne…
- …me…merci. »

Les deux adolescents se dirigèrent d’un pas inquiet vers l’endroit indiqué. Ryo appuya sur le bouton noir d’appel de l’ascenseur et entendit le bruit caractéristique de l’appareil qui se met en marche.
Attendant que la vieille machine de fer veuillent bien leur ouvrir ses portes, les deux jeunes gens laissèrent leurs regardes se promener le long des murs salit par l’age. Combien de mains avaient elles caressées ce vieux papier peint ?
Le petit couloir dans lesquels était installé l’appareil était sombre. Les murs jaunit par l’humidité et rougit par la lumière artificielle des lampes, elles même recouvertes d’une poussière grasse et d’insecte qui étaient venu terminer leur vie là, attirés par la lumière. Le papier peint avait dû être d’un orange clair, mais ce devait être il y a si longtemps que même le vieillard qui les regardait, dressé sur sa chaise à l’entrée, ne devait plus s’en souvenir.
La porte de l’ascenseur finit par s’ouvrir, laissant apparaître l’intérieure de la machine, guère dans un meilleur état que le reste. Les plaques de bois lambrissé qui montaient jusqu’à mi hauteurs étaient ternies par l’age, et même les miroirs qui recouvraient le reste des murs avaient pris cette teinte d’argenté jaunâtre que prennent souvent les miroirs dont on a négligé l’entretien pendant un long moment.
Les deux garçons soulevèrent leurs bagages dans une hâte mêler d’hésitation. La porte se referma et on entendit le ‘cling ‘ distinctif des vieux ascenseurs et la cage se mis difficilement en marche.
Le plus âgé des deux soupira. Tout ce voyage lui avait mis les nerfs à vif. Il avait fallu prévoir tant de chose pour juste quelques jours !
Il baissa les yeux vers Takanori et ne put s’empêcher de sourire. Le jeune garçon tenait fermement la barre qui courait autour d’eux, fixant des yeux l’aiguille du mécanisme archaïque qui leur indiquait à quels étages ils passaient. A vrai dire, il la serrait si fort que les jointures de ses doigts en devenaient blanches…

« Tu sais Taka-chan, ce n’est pas parce que tu te tiens comme cela que tu serras sauvé si la chaîne de l’ascenseur se brise. »

L’interpellé lui lança un regard noir, ce qui eut pour effet d’augmenter encore l’hilarité de son ami.
Avant que l’un d’eux ait pu dire autre chose, la porte s’ouvrit toute grande, laissant à leurs regards un mur d’un blanc improbable, tirant d’ailleurs plus sur l’ocre que sur le blanc cassé... Le sol, recouvert d’une moquette qui avait du être bordeaux un jour, s’étalait sous leurs pieds alors qu’ils sortaient du l’étroite cage de l’ascenseur.
Ryo baissa les yeux afin de regarder le numéro inscrit sur le vieux porte-clef que lui avait remis l’homme à l’entrée. Les chiffres étaient difficilement lisible, mais il parvenait à discerner un ’18’. Relevant la tête, il regardant d’un air circonspect autour de lui, cherchant quelque chose qui aurait pu lui indiquer de quel coté du couloir ils devaient se diriger.
Quelques secondes passèrent, quand finalement, un numéro sur l’une des portes leur indiqua qu’ils devaient aller vers la droite. Ils ne durent d’ailleurs pas aller bien loin pour arriver devant la porte donc le petit cadre de plastique leur indiquait le numéro 18.
Ryo, qui tenait la clef de fer rouillée fermement dans sa main, s’avança et fit entrer l’objet dans la serrure avant de la tourner. Il y eut le cliquetis attendu et la main lâcha le morceau de fer pour aller abaisser la poignée de la porte.
Le panneau de bois, dont le vernis et la peinture s’écaillait et restait accrochés aux doigts d’une manière parfaitement énervante, grinça sur tout le chemin qu’il fit pour s’ouvrir.
L’air qui s’échappa de la pièce leur parvenait, chargé de poussière, et contenait cette odeur de renfermé qu’on souvent les pièces peu utilisées. Takanori soupira et, lançant un regard de bête blessée à Ryo, entra le premier dans la pièce sombre.
Il laissa échouer sa valise contre le lit, n’osant regarder autour de lui pour le moment et s’avança d’un pas volontaire vers la fenêtre. Il tira les rideaux d’un coup sec, faisant virevolter de la poussière qui le fit tousser un instant et tourna ensuite la poignée de la fenêtre pour l’ouvrir en grand et repousser les volets. Il referma la fenêtre, tachant d’oublier les araignées et autres bestioles du genre, qu’il avait vu grouiller sur le rebord de cette dernière. Il referma la fenêtre vivement et s’écarta d’elle comme si elle était porteuse de la peste.

« Je ne sais pas où tu as dégoté cet hôtel, Ryo, mais il serait parfait pour un film d’horreur… »

Ryo eut un rire nerveux commença à enlever son manteau pour le poser sur un chaise non loin de là, avant de laisser son regard vagabonder dans la pièce.
La chambre était assez spacieuse. Deux lits simples trônaient en son milieu, séparés par une petite table de nuit en bois sur laquelle reposait une vieille lampe usée. Les murs avaient du être orange dans un temps reculé, mais le temps les avaient rendu plus jaune qu’autre choses et on pouvait par endroit discerner toiles de poussière et taches d’humidité.
Deux longs soupirs se firent entendre en un parfait synchronisme. Les deux garçons se regardèrent, et éclatèrent franchement de rire.

« On voulais partir à l’aventure, hein Taka. Je crois qu’on à réussit… »

Le plus jeune acquiesça d’un signe de tête et se dirigea vers le lit. Il s’y laissa tomber, remuant un lourd nuage de poussière dans sa chute qui le fit tousser pendant plusieurs minutes.

« Je pensais pas que ce genre d’hôtel était encore autorisé !
- à vrai dire, je pense qu’il ne l’est pas mais c’est tout ce qu’on pouvait se payer donc on fait avec hein… »

Avec un sourire triste, le plus âgé se tourna vers une porte blanchâtre sur laquelle était accroché un miroir.

« Tu crois que c’est la salle de bain ?
- Tu veux que ça soit quoi d’autre ? Un passage intergalactique qui va t’emmener dans une autre dimension ?
- Très drôle Taka…»

Ignorant les rires de son ami, le grand blond s’approcha de la porte et saisit la poignée avant de s’arrêter pour se tourner à nouveau vers Takanori.

« Mais imagine s’en est un…y a peut être un monstre derrière…dans un hôtel pareil, ça ne m’étonnerais même pas. Peut être que c’est une araignée mangeuse d’homme !!
- …Ryo…
- Oui ?
- Arrête de dire des âneries et ouvre cette porte s’il te plait.
- Mais euh ! »

Devant le regard peu patient que lui lança le plus jeune, Ryo se tourna a nouveau vers la porte, abaissant lentement la poignée avant de l’ouvrir brusquement en criant. Takanori sursauta et manqua même de tomber du bord du lit.

« Quoi ! Qu’est ce qui se passe ? »

Ryo se mit à rire devant la tête mi angoissé, mi courroucée de son meilleur ami. Il se tint les côtes un long moment, durant lequel Takanori grommelait le fond de sa pensée à cet idiot qui avait voulu lui faire peur.
Calmé, Ryo essuya les quelques larmes de rire qui lui avaient perlées aux coins des yeux et tendit une main pour appuyer sur l’interrupteur de la salle de bain.
Une lumière jaune tamisée ampli la pièce, colorant les murs d’un jaune peu accueillant. Il leva la tête et s’aperçut que c’était la lampe elle-même qui avaient cette couleur, les murs, eux, devaient être blanc ou une couleur s’en approchant.
C’était une salle de bain on ne peut plus normale. Dans le fond, une douche, coincé dans un coin. A coté, un petit radiateur poussiéreux qui avait du connaître de plus belles années. Sur la droite un simple lavabos, surmonté d’un miroir aussi poussiéreux que les précédents et de l’autre coté, un porte serviette. Enfin, juste à coté de l’entrée se trouvait ce qui devait être les toilettes…
Ryo referma la porte en se disant qu’ils ne resteraient sûrement pas assez longtemps ici pour attraper une maladie due au manque d’hygiène voyant de l’endroit.
Il y eut un bruit étouffé et Takanori se mit à remuer sur le lit, plongeant sa main dans la poche de son pantalon pour en ressortir son téléphone portable tout neuf, cadeaux de ses parents lors de son départ, et décrocher.

« Okasan, hai, tout va bien, on est arrivé à l’hôtel. Oui, c’est euh…correct. Si, si je t’assure que ça va, un peu fatigué c’est tout… »

Il continua à parler à long moment avec sa mère alors que Ryo cherchait à ranger les quelques affaires qu’il avait dans son sac, ne sortant des valises que ce qui était primordiale pour le moment. Ce n’était pas le moment de s’étaler, surtout au vu de la taille plus que réduite de la chambre.
Puis, une fois ses affaires triée un minimum, il remarqua que Taka avait cesser de parler. Il tourna la tête, et vit que son amis était allongé de tout son long sur le lit qu’il c’était apparemment choisit, les bras croisé en dessous de sa tête, fixant le plafond d’un air inquiet.

« Ryo…tu crois qu’on a bien fait ?
- De quoi ?
- De partir comme ça, sans presque rien préparer…
- Tu pense qu’on aurais du attendre ?
- On aurait pu au moins essayé de trouver l’appart’ avant d’arrivé ici, les mains dans les poches et des rêves plein la tête. Tu ne sais même pas si tu vas trouver un groupe, et moi je dois encore passer des examens avant d’être sûr d’avoir une place dans une école ou une faculté. »

Ryo lâcha un long soupir fatigué et se releva du sol sur lequel il était assis jusque la pour aller s’installer sur l’autre lit.

« C’est vrai qu’on aurait peut être du y réfléchir un peu plus mais…maintenant qu’on est là, on va pas rebrousser chemin, hein ? »

Il y eut un long silence, et finalement un petit non murmuré juste assez fort pour qu’il l’entende. Le plus âgé jeta un coup d’œil sur le radio réveil, seul appareil qui ne semblait pas dater de la dernière guerre dans l’endroit, et soupira. Il était déjà 21h. Ils n’étaient pas arrivés tôt mais tout de même, le temps était passé à une vitesse folle.
Il se releva du lit et alla attraper la nourriture qu’ils avaient apportée dans leur sac, ils n’avaient pas la force, ni vraiment les moyens, d’aller au restaurant ce soir. Un sandwich serait suffisant.
La fin de soirée se passa rapidement, et les deux jeunes garçon se couchèrent en se demandant comment allaient se passé les semaines qui allaient suivre…

OoO



Lorsque le soleil pointa le bout de ses rayons dans la chambre d’hôtel des deux jeunes hommes, ils se rendirent compte qu’ils avaient oublié de fermer les volets la veille.
Takanori ouvrit les yeux pour les refermer très peu de temps plus tard. Il faisait décidément trop clair dans cette chambre, ils devraient penser à fermer les volets la prochaines fois. Se tournant vers la droite, il parvint à voir l’heure indiquer par le réveil. Il était dix heures passés, la matinée était déjà bien plus qu’avancée.
Le jeune homme sorti de son lit péniblement, se frottant les yeux comme pour les aider à s’accommoder à la lumière ambiante. Dans le lit à coté, une forme en dessous les draps lui indiquait que Ryo dormait encore, la tête bien cachée sous les couvertures. Sans aucune considération pour le dormeur, il attrapa le haut des couvertures et les tira à lui, laissant apparaître le corps seulement recouvert d’un boxer de son ami.

« Aller, Ryo, on se bouge ! C’est le matin ! On a des rendez vous avec des propriétaires aujourd’hui je te rappelle et on ferait mieux de ne pas être en retard ! »

Le corps du grand blond encore couché eut un long frisson alors que l’air frais de la chambre entrait en contacte avec se peau réchauffé par les draps, et on entendit un grognement d’ours mal réveiller.

« Va te faire foutre, Taka, laisse moi dormir.
- Ryo ! Je ne te permets pas ! Oh et puis reste, j’irais tout seul, na. »

Laissant retomber la couverture, que Ryo ramena bien vite sur lui, Takanori attrapa les quelques affaires dont il avait besoin et se rendit dans la salle de bain.
Il n’en sorti que plusieurs minutes plus tard et vit avec un sourire en coin que son ami était assis sur le bord de son lit à tenter de sortir de ses rêves. Sans ajouter un mot de plus, le plus jeune alla s’asseoir sur son lit, enfilant ses chaussettes d’un air détaché. Ryo se leva en grommelant et entra dans la salle de bain, manquant de rater la porte de plusieurs centimètres.
Ils furent tout deux miraculeusement prêt une petite demi heure plus tard. Ils attrapèrent leurs affaires pour se diriger vers la sortie, presque motivé pour faire le tour des cinq adresses qu’ils avaient noté.


O Plusieurs jours plus tard. O


Lorsqu’il ouvrit les yeux, il faisait encore sombre dans la pièce, et pour cause, le réveil lui disait qu’il était à peine 7h du matin. C’était bien la première fois depuis leur arrivée que Ryo se réveillait le premier, il tourna d’ailleurs la tête pour vérifier que Takanori dormait encore, ce qui, vu l’heure, était bien évidemment le cas. Attendant un moment que ses yeux soient habitués au manque de lumière, il repensa, les bras croisés derrière sa tête, à ces derniers jours.
Cela faisait maintenant presque une semaine qu’ils étaient arrivés sur la capitale, et toujours rien. Aucunes des annonces auxquelles il avait répondu n’avait porté ses fruits, quant aux appartements, ils en venaient à croire que les propriétaires c’étaient passé le mots pour les empêcher d’en avoir un, chacun trouvant une bonne raison pour ne pas leur louer.
Cela en devenait particulièrement énervant, si bien que les deux jeunes hommes commençaient à sérieusement envisager de rentrer chez eux, ou de tenter leur chance dans une autre ville plus accueillante. Seulement voila, il restait à Ryo une chance de trouver un groupe.
Il avait comme un pressentiment, quelque chose qui lui disait que cette fois ci c’était là bonne.
Mais malgré son optimisme, Takanori lui avait alors rappelé d’une voix compatissante que c’était déjà ce qu’il avait dit pour les annonces précédente.
Mais il n’avait pas envie de raccrocher son rêve au placard, il fallait qu’il essaye. Même si cela devait se solder par un échec.
Le grand blond parvenait à présent à y voir assez clair dans la pièce, peut être aidé par le soleil qui commençait doucement à filtrer au travers des volets de bois de la fenêtre. Il poussa un long soupir et décida de se lever, puisque de toute façon il ne semblait pas déjà prêt à se rendormir. C’est donc la mort dans l’âme qu’il sortit de la douce chaleur de ses draps pour se diriger vers la salle de bain, fermant la porte derrière lui.
Aujourd’hui, il irait seul à ses rendez vous. Takanori devait passé un entretien pour une école dans laquelle il avait de grande chance d’être prit. Une école de lettre s’il se rappelais bien de ce que son ami qui lui avait dit. Lettre et spécialisation dans l’édition même, les souvenirs lui revenant peut à peu de la discussion de la veille.
Bref, leurs horaires n’étais pas les même puisque l’audition de Ryo se passait a 11 heure, tandis que le rendez vous de Taka était prévu pour 15h30. Le futur bassiste avait donc décidé de laisser son ami dormir pendant que lui irait faire ce qu’il avait à faire. Surtout que le pauvre Takanori avait passé la semaine à relire tout les cours qu’il avait emmené pour être prêt pour cet entretien, il était donc or de question qu’il ne dorme pas, sinon il ne donnait pas cher de sa tête devant le professeur.
Content de lui, Ryo enleva rapidement ce qui lui servait de pyjama et entra dans la douche, tirant soigneusement le rideau derrière lui. Tout en attrapant le savon afin de le faire mousser entre ses mains, Ryo réfléchissait à tout ce qui leur étaient arrivé depuis leur arrivé. Il avait d’abords pensés que la vie à deux serait difficile, mais finalement, pour le moment, tout ce passait bien. Mais qu’en serait il quand ils auraient trouvé un appartement ? Cela serait sûrement plus simple mais de nouveau problème arriveraient, comme la nourriture et autre choses onéreuse. Comment feraient t’ils si seulement lui travaillait ? Car il était hors de question de forcé Takanori à se trouver un travail, il aurait bien assez à faire avec ses études. Seulement la maigre paye d’un groupe amateur ne serait sûrement pas suffisante pour vivre à deux à Tokyo. Après un long soupir, le blond en vint à penser qu’il devrait sûrement se trouver un autre travail pour compléter…
Il se passa la tête sous le jet d’eau chaude et y resta aussi longtemps qu’il le pouvait sans respirer avant de finalement ressortir de la douche, attrapant une des serviettes posées sur le coté. Il en attrapa une seconde avec laquelle il se sécha rapidement les cheveux avant de les brosser et finalement, sortie tout doucement de la petite pièce confinée pour aller attraper quelques affaires. Il vit avec satisfaction que son ami dormait toujours profondément et, alors qu’il se félicitait pour sa discrétion, se frappa le pied contre le mur de la salle de bain.
Il réprima un cri de douleur à la dernière microseconde et entra précipitamment dans la pièce pour en refermer la porte et ainsi l’isoler du reste de la chambre.

« Aie, merde, joyeux chui trop con… »

Il frotta longuement l’orteil endoloris et grimaça en le voyant bleuir légèrement : il n’y était pas aller de main morte.
Finalement, il tenta de marcher pour voir si cela lui faisait mal pour se rendre compte que ça allait. Il enfila donc ce qu’il avait apporter pour s’habiller et sorti doucement de la salle de bain pour rassembler ses affaires en silence et enfin, se diriger vers la porte. Il allait enfiler ses chaussures lorsqu’il se rendit compte qu’il avait oublié de laisser un mot à Takanori. Il rebroussa chemin et gratouilla quelque mots sur le calepin de son ami qui était posé sur la petite table. Se retournant une dernière fois vers l’endormi, il lui lança un regard qu’on aurait pu interpréter comme mélancolique et sortit, sa basse sur l’épaule.
Il fit une pose sur le pallier et pris une longue inspiration, et enfin, se dirigea vers la sortie de l’hôtel. Il repassa devant le petit comptoir derrière lequel le vieillard était déjà là, c’était à croire qu’il ne bougeait pas de son siège. Ryo lui fit un rapide signe de tête poli et sortit du bâtiment pour se rendre dans le métro.

Assis dans la rame, il sortit de son sac le papier ou il avait noté l’adresse de l’endroit ou il devait passer l’audition. Il leva les yeux vers le plan et poussa un long soupir. Il avait bien faire de partir en avance, l’endroit était situé à l’autre bout de la ville.
Il arriva environs une heure plus tard. La rame de métro de Shibuya débouchait sur une place au centre de laquelle la grande statue de fer du chien Hachiko [2] trônait. Le blond s’arrêta un instant, regardant autour de lui. Il ne s’était pas encore habitué à l’ampleur de cette ville et n’était encore pas venu dans cette partie pourtant réputée pour être le quartier des « jeunes ».
Il suivit le petit plan qui était fourni avec l’annonce et arriva bientôt dans un petit boui-boui qui ne semblait pas dans un meilleurs état que l’hôtel ou ils séjournaient. Ryo se demanda longuement comment ils pourraient bien passer une audition dans un endroit pareil, et entra finalement après s’être longtemps demander si on ne s’était pas légèrement moqué de lui.
L’intérieur du bar était tamisé, les lumières du plafond et les accroches sur les murs ne diffusant que peu de lumière. L’endroit, plus grand qu’il n’y paraissait de l’extérieur. Sur le coté droit le comptoir de bois, derrière lequel un barman moustachu essuyait un verre à l’aide d’un torchons qui avait vu des jours meilleurs, s’étirait sur tout la longueur de la pièce, qui était somme toute assez grande et pourvu d’un grand nombre de table.
Ryo resta plusieurs secondes planté dans l’entrée sans faire un pas de plus, et finalement, se sentant ridicule et observé, il s’approcha du comptoir et s’adressa au tenancier :

« Euh, excuser moi…j’ai relevé une annonce qui…
- Au fond à droite la dernière table. »

La voix grave et profonde du barman l’avait fait sursauter. L’homme avait parlé d’un air blasé, presque ennuyé, comme s’il avait l’habitude de ce genre de visite. Tendant un bras musclé et velu, l’homme lui indiqua le fond de la salle où, maintenant qu’il regardait attentivement, il distinguait un groupe de jeune gens discutant avec animation.
Il murmura un rapide merci au barman et s’avança lentement vers le groupe. Ils étaient quarte assis autour de la petite table, chacun un verre devant eux. Ce que l’on pouvait dire aux premiers abords, c’était qu’ils n’étaient pas vraiment bien assortit. L’un deux semblait grand et ses cheveux étaient coloré d’un nombre de couleurs assez impressionnant. Il parlait avec emphase de quelque chose que les autres semblaient écouter avec attention, il était habillé de telle manière que Ryo se demanda s’il n’avait pas trouvé ses affaires au marché aux puces... En face de lui, une jeune fille qui ne devait pas avoir plus de dix-huit ans était assis, les jambe croisé et portait même encore son uniforme. Ses cheveux long et brun attaché en deux couettes haute lui donnait un air enfantin et remuaient doucement des qu’elle hochait de la tête.
Les deux derniers membres du groupe, l’un châtain clair et l’autre d’un blond presque platine étaient occupés à boire tranquillement leur verre en se regardant dans le blanc des yeux comme s’ils allaient y trouver les réponses à toutes leurs interrogations. Au final, mise à part leurs attitudes, c’était eux qui semblaient les plus normal de la bande, habillée de simple jean/-t-shirt.
Le petit groupe ne semblait toujours pas l’avoir remarqué. Cela commençait à devenir gênant de rester planter ici à attendre qu’ils fassent attention à sa présence, si bien qu’il finit par faire quelques pas de plus pour leurs dire :

« Ano…c’est bien ici pour l’entretient ? »

La jeune fille sursauta et se retourna violement vers le nouvel arrivant avec une expression surprise. L’exubérant personnage multicolore se retourna avec un grand sourire et les deux autres concédèrent enfin de se lâcher des yeux pour le regarder.
Finalement, après un silence qui parut durer des heures, la jeune fille prit la parole. Sa voix était fluette mais sure d’elle.

« Oui, c’est bien ici. Je m’appelle Minami et je suis le leader et la guitariste. Voici Miyavi, le batteur. »

Elle désigna de la main le jeune homme installé en face d’elle. Celui-ci adressa une légère courbette à Ryo pendant que Minami continuait les présentations. Elle désigna le châtain à sa droite.

« Saga, notre chanteur. Et en face de lui Shou, l’autre guitariste. »

Chacun lui adressa un signe de tête poli auxquels Ryo répondit sans attendre.

« Enchanté. Je…je m’appelle Ryo. Je suis bassiste. »

Minami lui indiqua une chaise sur laquelle il pouvait s’asseoir tandis que Miyavi l’interrogeait sur ce qu’il souhaitait boire. Considérant ce que les autres avaient commander préalablement, son choix s’arrêta sur quelque chose de simple qui ne donnait pas lieu à d’éventuel préjugé. C’est ainsi qu’il commanda un simple coca.
La jeune fille commença à lui poser les questions d’usage sur ses influences musicales, ses anciens groupes ainsi que la raison de leurs séparations.

« Tu viens de Kyôto ! Et ben, toi on peut dire que tu viens de loin…pourquoi t’as décidé de venir à Tôkyô ?
- Parce que j’avais envie de changer d’air, et puis je pensais avoir plus de chance de trouver un groupe ici.
- Hum, oui c’est une bonne raison. »

Le petit groupe discuta un long moment, parlant de choses et d’autre, et finalement, une fois que tout le monde eut terminé ses consommations, Minami lança qu’il était temps d’emmener Ryo dans leur local afin de quand même l’entendre jouer. Les autres acquiescèrent avec un sourire, sachant très bien que si le jeune homme était encore là c’est qu’il avait, soit taper dans l’œil de la jeune fille, soit qu’il l’avait déjà à moitié convaincu pour son entrer dans le groupe. Voir même les deux.
Ryo se laissa conduire par le petit groupe. Il ne leur fallut qu’une dizaine de minutes pour se rendre à leur lieu de répétition. A défaut d’un local digne de ce nom, les quatre jeunes gens avaient une sorte de hangars aménagés en périphérie de la ville, non loin du quartier résidentiel dans lequel ils devaient vivre. Minami expliqua rapidement que les parents de Miyavi étaient assez riches et que c’était eux qui avaient loué pour eux cet endroit prétextant qu’ils en avaient assez de les entendre jouer dans leur cave.
Ils entrèrent dans le bâtiment et Ryo laissa échapper un sifflement admiratif devant la taille du hangar. Les vieilles fenêtres salies par le temps laissaient filtré une lumière douce. La pénombre laissait deviné des formes d’instruments, de matériel en tout genre, et même dans un coin un long canapé, une table et un bureau sur lequel était posé un ordinateur. Minami s’éloigna du groupe pour actionner un bouton, et les lourds stores qui recouvraient le toit vitré s’ouvrirent pour laisser entrer un flot de lumière révélant un mur complet tapissé de glace.

« On a retaper une grande partie de l’endroit nous même. C’est notre petit coin à nous. » Expliqua Miyavi alors que Ryo regardait admirativement tout autour de lui. « Bon, et c’est vrai, j’admet que mes parents nous ont pas mal subventionné aussi…
- Ils font quoi ?
- Ma mère est styliste de haute couture et mon père PDG d’une grande entreprise locale »

Ryo fit un signe de tête entendu au batteur, ne faisant pas de remarque sur la chance qu’il avait de vivre dans une famille pareille. Cependant, la pensée que ça n’avait pas non plus du être facile pour lui de vivre avec des parents comme ceux là. Il n’avait pas du les voir très souvent.
Minami, à présent au milieu de la pièce, l’interpella pour lui faire signe de venir brancher sa basse sur un des amplis qui étaient là. Reita s’approcha timidement de l’appareil qu’il entendait grésiller doucement et son étui sur le sol avant de l’ouvrir pour en sortir une magnifique basse rouge et or. C’était un Cadeau de Takanori pour ses vingt ans et le bassiste y tenait comme à la prunelle de ses yeux.
Il se pencha pour brancher la prise jack sur l’ampli, puis sur l’instrument. Il passa presque amoureusement la sangle de la basse au dessus de sa tête avant de se pencher pour régler le son de l’enceinte. Il plaqua rapidement quelques accords et se releva vers la jeune fille qui l’observait avec un petit sourire satisfait.

« Vous voulez que je joue quelque chose en particulier ? »

Le reste de la troupe, qui s’était installé dans un des canapés de la salle, s’entre regardèrent un moment et finalement, ce fut Minami qui parla.

« Ce que tu veux, mais si tu as des compos à toi n’hésite pas. »

Ryo réfléchit un moment, et finalement opta pour une chanson assez classique pour commencer, le temps de s’échauffer. C’est ainsi qu’il joua les premières notes de ‘In Silence’ de Luna Sea. La chanson se joua facilement, c’était une des premières qu’il avait apprises, il était donc habitué à la jouer et elle était assez simple lorsque l’on avait l’habitude. Il enchaîna ensuite par une mélodie de son cru. Quelque chose d’assez simple mais qui permettait de montrer à son auditoire attentif ce qu’il était capable de faire.
Il enchaîna quelques autres morceaux, jetant parfois quelques coups d’œil aux spectateurs qui l’observait et finalement s’arrêta, jugeant en avoir montrer assez pour qu’ils aient pu se faire une idée de son jeu. Les quatre musiciens applaudirent et se levèrent pour s’approcher de lui. Minami lança un regard à la cantonade et annonça après une petite pose théâtrale :

« Et bien, je crois qu’on peut dire à l’unanimité que tu es engagé ! »

Tous acquiescèrent d’un mouvement de tête, et finalement, après un regard à l’heure qui était bien plus avancé qu’ils ne l’auraient pensé, ce fut Miyavi qui lança l’invitation.

« Bon, ben on a plus qu’à aller fêter ça, j’emmène tout le monde au restau et après, boite de nuit. Aucun refus possible ! »

Le rire général qui s’en suivit fut pris pour un oui et la petite bande pris le chemin d’un ‘petit restaurant génial, vous allez m’en direz des nouvelles’ comme disait Miyavi. Celui-ci pouvait l’être en effet, car les prix indiqués à coté des plats étaient relativement exorbitants.
Ils étaient installés dans une petite salle à la décoration classique. Table basse laquée et petits coussins confortables, les portes coulissantes, dont le papier était d’un léger ocre, donnaient à la pièce une ambiance rassurante, tandis que les lampions qui sevraient de lampe diffusaient une ambiance tamisé bien agréable. Tous installés autour de la table, ils regardaient avec attention le menu sans trop savoir ce qu’ils pouvaient bien prendre.
Après une longue et intense réflexion, chacun annonça au serveur qui attendait non loin le plat qu’ils avaient choisit, et les conversations se lancèrent peut à peut. Minami questionnait leur nouveaux bassiste avec attention, autant sur sa vie privé que sur le reste. Pendant qu’ils parlaient, Ryo scrutait avec attention ses nouveaux amis avec la curiosité de la nouveauté. C’est ainsi qu’il remarqua les petits regards que se lançaient Shou et Saga, ainsi que les petites attentions de Miyavi envers la cadette du groupe. Il ne put s’empêcher de sourire.
Il se replongea dans son plat de poisson pendant un long moment, et en fut finalement distrait par la voix de Saga qui lui parlait pour la première véritable fois de la journée.

« Et sinon Ryo, tu as trouvé un endroit ou vivre ? Ce n’est pas facile en ce moment. »

Le bassiste avala ce qui avait dans la bouche et répondit au chanteur.

« Ben, moi et l’ami avec qui je suis venu on cherche, mais pour l’instant on a pas vraiment trouver grand-chose…on est encore à l’hôtel pour l’instant.
- Si vous voulez, moi je change d’appartement. Saga et moi on s’installe en colloque chez lui. On avait prévue de le faire dans le mien mais en fait le sien est plus grand et plus pratique. Donc le mien est libre d’ici une semaine, je peux vous arranger avec le propriétaire. Il est assez gentil et pas très regardant sur les gens tant que l’appartement reste en bon état.
- Oh, et bien si ça ne te dérange pas…
- Si je te le propose.
- Ben, ok alors… »

Ils échangèrent un sourire, puis Shou tourna les yeux vers Saga et son visage prit une expression douce, presque rêveuse. Ryo tourna les yeux vers Saga…qui ne semblait pas s’en apercevoir.
Le bassiste se demanda un instant si cette collocation n’était pas plutôt un concubinage caché ou si les deux hommes n’en étaient pas encore à se niveau là de leur relation. Seulement il ne se voyait pas vraiment poser la question de cette manière, il décida donc d’attendre de voir comment allait évoluer les choses. Il y a des choses qui finissent toujours par se voir, et il était plutôt observateur dans son genre.

« Hey, Ryo ! »

L’interpellé sursauta. La voix de Minami avait retentit juste à coté de lui et il ne s’y attendait pas.

« Oui ?
- Tu veux un pseudo pour le groupe peut être ?
- Euh…oui pourquoi pas…
- T’as une idée ?
- Hum…dans mes anciens groupes c’était Reita, et j’ai pris l’habitude donc je vais peut être garder celui là. »

La jeune fille acquiesça, semblant trouver le nom à son goût. La fin du repas se passa tranquillement, chacun lançant une conversation à son tour. Mais de manière général, la discussion revenait toujours à la musique et sur le futur du groupe, qu’ils espéraient prometteur.
Le petit groupe fini par sortir du restaurant après que Miyavi ait forcé tout le monde à le laisser payer. La petite bande proposa à Ryo de les accompagner dans leurs boite de nuit habituelle histoire de terminer la soirée en musique. Le jeune homme lança un regard à sa montre avant de décliner l’invitation Il était déjà presque vingt-trois heure et il n’avait pas prévenu Ruki qu’il rentrerait aussi tard. Il échangea son numéro de portable avec Minami et se donnèrent rendez vous le lendemain après midi plus tard pour leur première répétition.
Avec un grand sourire, le blond prit tranquillement le chemin du retour, profitant de l’ambiance festive des rues de la capitale Japonaise illuminé par tous ces néons multicolores.
Depuis qu’il était arrivé dans cette ville, il avait été étonné de constater à quel point les rues ne désemplissaient pas. Lorsque le jour laissait place à la nuit, doucement, les gens qui se promenaient dans les rues changeaient eux aussi. Les Salary man de la fin se soirée laissaient leur place à des jeunes aux tenues bariolés. Tokyo était décidément bien différente de leur ville natale. A Kyôto, le charme des palais et des vieilles demeures faisait planer sur la ville comme une aura de sérénité que l’on ne ressentait pas à Tokyo.
Il glissa ses mains dans ses poches et entra dans le métro qui allait le ramener dans ce qui était pour quelques jours encore ‘chez lui’. Takanori serait il encore debout ? Sûrement, il devait se faire un sang d’encre.
Il arriva une demi heure plus tard devant le petit hôtel miteux et prit l’ascenseur jusqu’à l’étage de leur chambre. Arrivé devant la porte, il prit délicatement la poignée et la tourna doucement, cherchant à faire le moins de bruit possible. Il poussa la porte doucement afin d’éviter tout grincement intensifier et entra.
A l’intérieur, une lumière tamisée l’informa que Takanori ne devait pas encore dormir. Le bruit de la télévision se faisait entendre, pas très fort, mais présent quand même. Il enleva ses chaussures à l‘entrée de la chambre et passa la tête dans l’encadrement vide qui séparait l’entrée de la chambre proprement dire. Taka était allongé sur son lit, de nombreuses feuilles éparpillées autour de lui…endormit. Avec un sourire. Le bassiste s’approcha de son ami et enleva les dizaines de feuilles recouvertes d’écriture qui l’entourait. Il les rassembla et les posa en un paquet bien rangé sur la petite table à coté de la télévision.
Il se retourna et ne put retenir un sursaut en voyant son ami assis sur le lit qui le regardait avec un regard un peu trop noir pour être de bon augure.

« Bonsoir Taka…tu as passé une bonne journée ? »

Le blond allongé sur le lit ne répondit d’abord pas. Et finalement, après un long soupir, lâcha un ‘oui’ peu convaincu.

« Tu étais où ? » finit il par lâcher après un moment à regarder Ryo.
« A un entretient, je te l’ai marqué sur le papier que je t’ai donner.
- Ah oui, ce truc là… », Il désigna ledit morceau de papier. « Je serais pas la de la journée j’ai une audition, souhaite moi bonne chance ». Pas une adresse, pas une heure ou tu renterais rien. Et ton téléphone qui sonnait occupé. Génial…Je me suis fais un sang d’encre tu sais, j’ai pas réussit a retenir une seul de ces fichues feuilles de la journée ! Et toi tu rentres là tranquillement les mains dans les poches et tu me demandes si j’ai passé une bonne journée ! »

Ryo regardait son ami avec un air penaud. Il est vrai qu’il n’avait pas été précis sur son emploi du temps de la journée mais à vrai dire, il n’avais pas prévu que Miyavi les inviterait à manger et encore moins que la soirée durerait jusqu'à 23h !
Tentant le tout pour le tout, il lâcha la bonne nouvelle pour leur potentiel appartement, espérant que cela calmerait la colère de Taka.
Il n’en fut rien. Le jeune homme sembla en effet heureux de la nouvelle, mais finit par lancer un ‘n’essaye pas de changer de sujet Ryo !’ et de continuer à lui expliquer sa façon de voir les choses. Finalement, le bassiste lâcha :

« C’es bon j’ai compris je le referais plus. Maintenant s’il te plait Taka, on pourrais se coucher ? J’ai répétition moi demain…
- Répétition ?
- Oui, l’audition c’est bien passé et j’ai été choisit pour entré dans le groupe…tu n’auras qu’à venir avec moi demain pour les rencontrer si tu veux. »

Le blond acquiesça avec un grand sourire. Les deux amis se préparèrent finalement à se coucher et quelques minutes plus tard, la lumière s’éteignait alors que deux voix fatigués se souhaitaient une bonne nuit…


O … O


Une semaine s’était écoulée depuis que Ryo avait été officiellement intégré dans le groupe. Une routine c’était bien vite mise en place entre Takanori et lui pendant ces quelques jours. Le matin, Le plus âgé aidait son ami à réviser ce qu’il avait appris la veille, et l’après midi il se consacrait aux répétitions du groupe.
Le concours d’entrée de Takanori arrivait à grand pas, tout comme leur déménagement dans l’appartement de Shou.
Et finalement le jour J arriva. Ryo demanda à Minami de lui laisser les deux jours du concours de Takanori de libre afin qu’il puisse le supporter au l’aider à se détendre au maximum. La jeune fille, conciliante, accepta bien entendu sa demande. D’ailleurs, elle décida que la journée serait libre pour tout le monde afin qu’ils puissent tous aller attendre leur ami à la sortie de l’examen.

Les bâtiments de l’université pour laquelle Takanori tentait le concours étaient situés en plein centre de Tôkyô. C’était un grand bâtiment de pierre blanche dans le plus pur style old school anglais. Si il n’y avait pas eu tous ces étudiants clairement japonais, les cinq amis qui attendaient devant la lourde grille de fer forgée auraient presque pu le croire.

« On se croirait dans un mangas… » Lâcha d’ailleurs Minami alors qu’elle toisait l’imposant édifice, les poings posés sur ses hanches.

Tous éclatèrent d’un rire franc et sonore, ce qui leur valu des regards courroucés des élèves présent autour d’eux et qui relisait des feuilles avec un air stressé sur le visage.
Il était presque 17h lorsque la petite silhouette couronnée d’or de Takanori apparu dans l’allée menant à la sortir de l’université. Celui-ci avançait tête basse ruminant quelque chose qui semblait l’ennuyer.
Arrivant à la sortit, il daigna enfin relever la tête et ouvrit de grand yeux étonné en voyant le comité d’accueil qui l’attendait à la sortie. Il passa finalement l’entrée et s’approcha du groupe avec une timidité que Ryo ne lui connaissait pas.

« Alors, comment ça c’est passé ? T’avais quoi aujourd’hui ?
- Euh…l’épreuve de japonais et l’entretient…
-…Ben vas y raconte ! »

Takanori hésita et finalement raconta au petit groupe comment c’était passé sa journée. Il ne s’attarda pas longtemps sur l’épreuve écrite de japonais, préférant raconter l’entretient de A à Z. Il leur décrivit avec un luxe de détail le professeur qui l’avait reçut, et la manière dont il l’avait dirigé en douceur l’entretient afin de lui faire dire ce qu’il attendait.
Dans l’ensemble, le jeune homme semblait plutôt satisfait de lui, bien que gardant quelque réserve afin de ne pas se faire trop d’espoir pour finalement être recalé. Le petit groupe resta plusieurs longues minutes devant l’établissement à discuter avant de finalement décidé de rentrer chacun chez eux.

 

O Quelques jours plus tard. O

« Nori-chan ! Où est ce que je pose ça !
- N’importe où ‘kasan ! Là où il y a de la place ! »

C’était le bran le bas de combat. Le jour du déménagement était finalement arrivé et tout le monde avait été réquisitionné pour aider Ryo et Takanori à s’installer. Les parents de ce dernier avaient fait le déplacement exprès pour cela, s’excusant de la part de ceux de plus âgé qui n’avaient pas pu se libérer.
La journée était à présent presque terminée et le principal des meubles et des cartons avaient été installé dans le nouvel appartement des deux amis. Ceux-ci étaient justement affalés de tout leur long dans le canapé installé contre l’un des mus de la pièce principale du logement, le regard vide. Kazuo sortie de la cuisine, un torchon à la main. Elle resta un moment a admiré son fils et son ami, ou plutôt ce qu’il en restait.

« Nori-chan, j’ai ranger tout les verres à leurs places. »
L’interpellé grommela un vague merci. La jeune femme poussa un soupir et esquissa un sourire : ils avaient bien mérité une bonne nuit de sommeil.

« Si vous devez vous endormir, vous feriez mieux de le faire dans vos lits les garçons… »

Elle ne reçut comme réponse que deux grognement parfaitement synchronisé. Penchant la tête sur le coté, elle les regarda encore un instant avant de retourner dans la cuisine pour boire un verre d’eau. Son regard se perdit un instant dans le paysage qu’elle voyait de la fenêtre. A perte de vue, on ne voyait que des tours et des bâtiments plus gris les un s que les autres.
Elle soupira, se demandant comme son fils qui aimait tant la nature pourrait rester plus de quelque mois dans cette ville si peu hospitalière et reposa son verre sur levier. Deux bras vint alors entourera taille, la faisant sursauter. Elle se retourna et sentit des lèvres se poser dans son cou.

« Ah Fuyuuji, c’est toi. Tu m’as fait peur. »

L’homme sourit a à Kazuo et lui murmura au creux de l’oreille.

« Les garçon sont allé se coucher, je crois qu’il ne se réveilleront pas avant midi demain.
- Oui, ce fut une longue journée pour tout le monde. On devrait peut être dormir à l’hôtel ce soir au lieu de rentrer directement.
- Oui. Ou dormir ici, le canapé est clic clac.
- Ah, oui c’est vrai. »

Il y eut un silence.

« Fuyuuji ?
- Oui ?
- Tu crois qu’on a bien fait de le laisser venir ici ?
- Je ne sais pas Kazu…je ne sais pas. Seul l’avenir nous le dira, ne ? Et puis, il est avec Ryo.
- Oui…
- Ne t’inquiète pas… »

Kazuo soupira, priant pour que son mari ait raison. Elle se détacha de l’étreinte de ce dernier et se retourna vers lui pour lui sourire avant de dire :

« Bon, et si on allait dormir nous aussi ? On va partir tôt demain… »

Fuyuuji acquiesça et la suivit jusque dans le salon, laissant son regard caresser doucement le bois des deux portes derrière lesquels son fils et son meilleur ami dormaient du sommeil des braves.

~Une semaine plus tard~

Il y avait de la musique. Forte. Très forte.
Il y avait de la lumière tamisée, des rires, de la bonne nourriture et de l’alcool, beaucoup d’alcool.

La fête battait son plein dans le nouvel appartement de Ryo et Takanori. Le reste du groupe de Ryo avait décidé qu’il était plus que temps d’organiser une pendaison de crémaillère en bonne et due forme, ils avaient donc emmené de quoi tenir un siège pendant plusieurs jours si nécessaire.
Les CD se relayaient dans la chaîne hi fi, changé par celui qui en était le plus proche lorsque la musique s’arrêtait. Ils avaient déjà passé une bonne partie de la discographie de Luna Sea, et avaient attaqué celle d’X Japan avec un regain d’énergie inespéré vu l’heure avancé qu’il était.
Les premières notes d’Endless Rain se faisaient entendre dans l’appartement. Minami avaient rendu les armes au bout de la septième bière et dormait comme une bien heureuse sur le canapé, la tête posé sur les cuisses de Miyavi qui regardait droit devant lui avec un regard vitreux, alors que sa main se promenait aléatoirement dans les cheveux ou dans le cou de la demoiselle qui lui dormait dessus.
Shou et Saga dansaient tranquillement au milieu du salon, faisant de toute évidence abstraction de tout ce qu’il pouvait y avoir autour d’eux, les cadavres dégoulinant d’alcool de leurs amis y compris. Ruki était assis par terre, le regard vitreux fixé sur un point au loin. Reita, le plus sobre de tous avec seulement cinq bières à son actif, décida qu’il était grand temps que son ami rejoigne son lit.

Se levant en chancelant, le bassiste s’approcha de lui et l’aida à se relevé avant de le prendre dans ses bras. Le jeune homme éleva quelques récriminations à un tel traitement mais Ryo ne voulais rien entendre.
Le grand blond déposa son amis en douceur dans son lit et soupira en réfléchissant qu’il devait peut être le déshabiller un peu. Il poussa un long soupir et tenta d’oublier les doux frissons qui lui remontaient le dos au souvenir d’une soirée, il y a quelques années maintenant.
Il resta un long moment, là, à juste regarder Takanori dormir…

Dans le salon, Miyavi commençait a se dire sérieusement qu’il devrait peut être rentrer pour ramener Minami chez eux. Seul problème : bouger sans réveiller la jeune fille. Son regard se releva du visage enfantin de la guitariste pour se poser sur le couple qui dansait toujours au centre de la pièce. Il eut un sourire en coin. Cette soirée lui aurait au moins permis d’avoir la confirmation de ce qu’il soupçonnait déjà depuis quelques temps. Il n’avait pas vraiment été étonné lorsque Shou leur avait dit qu’il allait s’installer chez Saga…en collocation soit disant. Si à l’époque c’était vrai, le batteur aurait mis sa main à couper qu’il en serait différemment à la fin de cette soirée.
Il reporta finalement son attention sur Minami lorsqu’il la sentit remué.

« Mina-chan ?
- humpf…
- Allez, lève toi, je te ramène à la maison. T’es plus en états de continuer la fête. En fait, je crois que y a plus grand monde qui soit vraiment apte à le faire. »

Il repoussa doucement le petit bout de femme a qui il servait d’oreiller et se releva. Il alla chercher leurs affaires à tous les deux et lança aux deux tourtereaux au milieu de la piste de danse improvisée de dire à Ryo qu’ils étaient partis. Il ne reçut en réponse qu’un silence appuyé. Il choisit de prendre cela pour un oui et se tourna vers Minami qui semblait bien partie pour se rendormir contre l’accoudoir du canapé.
Miyavi eut un long soupir fatigué et se pencha pour prendre la jeune fille dans ses bras avant de lui déposer un léger baiser aux coins des lèvres. La serrant contre lui, il pris tranquillement le chemin de la porte, tout en se disant que la journée de demain allait être douloureuse vu la quantité d’alcool qu’ils devaient tous avoir dans le sang…

Sur la piste de danse improvisée, la musique s’estompa doucement pour laisser place au silence. Il ne se passa que quelques secondes avant que la chanson suivante ne démarre. I for You.
Les bras de Saga se resserrèrent autour de la taille du guitariste alors que celui-ci, le visage enfoui dans le cou du chanteur, se laissait aller à sourire. C’était leur chanson…
Les notes de guitares s’égrenaient doucement, et finalement, lors du deuxième refrain, les deux danseurs échangèrent un doux baiser.
Le bruit caractéristique de la fin du CD se fit entendre, mais les deux hommes étaient bien trop occupés pour l’entendre.

Dernière eux, la porte de la chambre de Takanori s’entrouvrit, laissant apparaître Ryo qui ouvrit des yeux étonnés en les voyant. Un sourire remplaça bientôt là surprise alors que ses deux amis se séparaient pour coller leurs fronts, les yeux rivés dans ceux de l’autre.
Le bassiste attendit un moment avant de finalement refermé la porte de Takanori et toussoté légèrement. Saga et Shou sursautèrent et tournèrent la tête vers lui avant de prendre une expression gêner.[3]
Ryo leur adressa un sourire aussi large qu’il pouvait corporellement le faire et regarda autour de lui.

« Miya et Mina sont où ? »

Les deux interrogé s’entre regardèrent, et finalement, Shou s’exclama :

« Il me semble les avoir entendu partir, mais…euh…j’avais la tête ailleurs à ce moment là…Il est quelle heure d’ailleurs ? »

Reita eut un éclat de rire avant de lui indiquer du doigt l’écran de cristaux liquide de la pendule à coté de la télé. L’appareil annonçait fièrement trois heures et demi du matin. Le guitariste lâcha un gémissement douloureux.

« Et dire que demain y a répét’…tu crois que si on pars maintenant on peut être chez tes parents avant demain ? Comme ça Minami nous retrouvera pas pour nous tuer parce qu’on pourra pas venir à la répét…
- Tu sais mon ange, à mon avis elle va être trop crever pour nous en vouloir de pas venir.
- Tu crois ? »

Shou avait ouvert de grands yeux pétillant d’espoir. Saga Lui déposa un baiser sur la joue en souriant avant de dire :

« Allez, viens, on ferais mieux d’aller se coucher quand même. Et puis je pense que Ryo a envie de dormir lui aussi. »

Il fit un clin d’œil à ce dernier avant d’entraîner sont guitariste vers la sortie, attrapant leurs quelques affaires au passage. Saga se tourna une dernière fois vers Ryo avant de sortir de l’appartement.

« Merci pour la soirée Rei-kun, repose toi bien.
- Merci Saga. Bon courage pour ramener Shou.
- …oh, tu sais le ramener ça va aller. C’est le forcer à dormir qui va être plus dur il est increvable au…enfin, euh…bref. Bonne nuit. »

Reita se retint d’exploser de rire au nez de son chanteur rougissant. Celui-ci réalisait doucement ce qu’il était en train de dire. Il poussa un large soupir et après un dernier signe de main, attrapa e bras de Shou pour le traîner vers l’ascenseur.
Reita referma la porte de l’appartement avec un sourire et retourna dans le salon. Les cadavres des bouteilles de bières traînaient ça et là dans le salon, dernier vestige de la soirée mémorable qu’ils venaient de passer .Cela avait été une bonne petite fête, indéniablement. Le bassiste regarda tour à tour le salon en désordre et la porte de chambre, pour finalement se dire que le lendemain et le ménage que cela impliquait arriveraient bien assez tôt. Il était plus que temps d’aller se coucher.
Passant devant la porte de Taka, il y risqua un coup d’œil. Le blond dormait toujours d’un sommeil calme. Il pouvait aller dormir tranquille.

~~~~~~~~~~


« Ryo ! Ouvre là, je ne veux pas le faire !
- Takanori, arrête de faire l’enfant et ouvre cette lettre.
- Mais imagine je suis pas pris !
- Arrête de spéculé et ouvre moi cette fichue enveloppe qu’on puisse finir de manger s’il te plait… »

C’était une grande enveloppe marron, comme on en voit des centaines. Sur le dessus était écrit ‘Université de lettre de Tôkyô’. Elle faisait la taille d’une feuille A4 et semblait assez épaisse pour être de bonne augure. Seulement Voila, Takanori avait peut rien qu’à l’idée de l’ouvrir.
Cette enveloppe, elle contenait tout l’espoir du jeune homme. C’était pour le résultat qui serait marqué noir sur blanc sur l’une des feuilles qu’elle contenait qui changerais sa vie, ou non. Et ce mot, il était composé de 7 lettres.
C’est fou comme sept lettres dans un alphabet qui en comporte vingt-quatre peut changer une vie du tout au tout.

On était le 24 août. Les deux jeunes hommes étaient tranquillement installé dans leur petite cuisine aménagée et prenait leur petit déjeuner. Du moins, Ryo le prenait, Takanori, lui, était jusque là aller faire le pieds de grue à côté de la boite au lettre dans l’espoir de recevoir la lettre qu’il tenait a présent dans ses mains.

« Ryo ! S’il te plait !
- Non, Taka. Je vais prendre ma douche, je veux que quand je reviens tu l’ais ouverte ! »

Le plus jeune poussa un soupir à fendre l’âme et regarda tristement Ryo sortir de la cuisine. Son regard revint sur l’enveloppe qui le narguait, posé sur la table et poussa un petit gémissement.
Il la regarda un long moment, et finalement, prenant son courage à deux mains, détacha l’ouverture facile qui se trouvait dans un des coins. Il ferma les yeux et enfouie sa mains entre les deux bords du plis pour en tiré un paquet de feuille. Il entrouvrit l’un de ses yeux et parcourut rapidement la feuille du regard pour lire les caractères écrits noirs sur blanc.
Plusieurs larmes dévalèrent ses joues et il sentit son cœur se serrer. Il sorti la feuille complètement de l’étui et la posa devant lui, les mains devant la bouche.
Une bonne minutes passa avant que Ryo, ettoné du peu de bruit qu’il entendait de la cuisine, n’entre dans la pièce pour trouvé son ami en pleure devant sa feuille.

« Taka ?! Qu’est ce qui se passe ? T’es pas pris c’est ça ? Hein, oui, c’est ça… »

Sans même prendre la peine de lire par-dessus l’épaule de son ami, il l’attrapa pour le serrer dans ses bras. Seulement avant qu’il puisse mener son mouvement à bien, Taka avait réussit à dire entre deux sanglots :

« Chui pris Ryo, je le suis ! J’ai été classé 7éme de la sélection…je suis pris !! »

Le bassiste hésita un instant entre frapper son ami pour lui avoir fait une peur pareille ou le prendre dans ses bras. Ce fut finalement la deuxième solution qui l’emporta…

~~~ 4 ans plus tard ~~~

Il faisait beau se jour là.
Il se promenait tranquillement dans la ville, savourant les vacances qu’il avait bien méritées. Les concours de fin d’année venaient de se terminer, marquant la fin définitive de sa scolarité. Il devait à présent trouvé du travail, vivre, fonder une famille même pourquoi pas.
Oui mais pour l’instant, tout ça il n’avais pas envie d’y penser. Il voulait juste se promener.
Il arriva dans un quartier semi résidentiel qu’il ne connaissait pas. Les hautes tours d’immeuble, pourtant bien moins imposante que cette du centre de la capitale, lui donnaient un peu le vertige. Parfois, des bâtiments plus menus s’intercalaient entre deux mastodontes d’acier, de verre et de béton qui l’entourait.
Dans ce quartiers, quelques magasins se faisaient concurrence sans plus de véhémence que ça. C’était un quartier tranquille presque banal en fait.
Et puis finalement, son regard fut attiré par cette grille de fer forgé noire. Il leva les yeux et aperçut des arbres, touffu et vert malgré l’automne approchant. Il suivit le trottoir un instant pour finalement arrivé à l’entré de ce qui semblait être un petit parc.
Une longue allée recouverte de petit gravier blanc s’enfonçait sous le couvert des arbres, si feuillu par endroit que le soleil ne perçait pas leurs ramages. Par endroit, il entendait le gargouillement significatif des fontaines, et même des rires cristallins de petites filles qui ponctuait le grincement des balançoires qu’il apercevait non loin.
Tout dans cet endroit respirait la sérénité. Son regard se porté vers la droite, ou la petite boutique ambulante d’un glacier était installé. Une jeune femme souriante était installée derrière le comptoir, servant l’un après l’autre les enfants qui venaient s’acheter leurs goûter du jour.

Il ne put s’empêcher de sourire…

Il serait bien resté dans ce petit parc, mais il avait malheureusement un rendez vous qui ne pouvais plus attendre. Il avait traîné longtemps dans le quartier, arrivant en avance justement pour pouvoir le faire, mais à présent, il était temps d’aller visiter cet appartement dont il avait vu l’annonce il y a quelques jours…
Il s’approcha de l’un des immeubles qu’il avait dépassé il y a quelques minutes et entra dans le grand hall ou attendant une femme d’age mur.

« Bonjour, vous êtes monsieur Matsumoto ? »

Il acquiesça d’un simple signe de tête, et la femme lui indiqua l’ascenseur d’une main. Takanori la suivit tranquillement, tout en la regardant de haut en bas. Elle était assez grande pour une japonaise, bien que plus petite que lui. Menu, les cheveux court et brun. Son tailleurs trois pièce bleu nuit jurait avec le rouge a lèvres carmin qu’elle avait étalé sur ses lèvres, tout comme son fars a paupière d’un vert criard.
Elle n’était pas belle, mais finalement, elle n’était pas là pour ça, elle était uniquement là pour lui vendre cet appartement.
La porte de l’ascenseur s’ouvrit, laissant enfin venir un peu d’air frais dans l’atmosphère suffocante de l’endroit. Trop de parfum, tue le parfum comme on dit, cette femme n’avait apparemment pas appris à doser ce genre de luxe.
Takanori la suivit jusqu’à une porte de bois de couleur sombre. Il l’a regarda sortir une clef et l’essayer, puis une autre, qui finalement fut la bonne.

Les deux personnes entrèrent dans l’appartement aux murs blancs. Ils retirèrent leurs chaussures, et entrèrent dans ce qui servait de salon. La pièce était grande et une bais vitré donnant sur un petit balcon donnaient un point de vue incomparable sur les alentours. A leur droite, la porte de la cuisine, et de la salle de bain, tandis que derrière eux se trouvaient les portes des deux chambres du logement.
Takanori entendait plus qu’il n’écoutait la voix aigu de la femme lui vanter tout els avantage de l’endroit, passant que les détails ennuyeux de manière un peu trop voyante.

Le jeune homme s’était approché de la grande fenêtre, laissant son regard se promener à l’extérieur. Au fond, des immeubles, des habitations, des bâtiments en tous genre… et finalement, un point vert au loin sur la droite attira son regard.
Sa main saisit la poignée de la fenêtre et l’ouvrit, puis il passa sur le balcon pour regarder plus attentivement les arbres du petit parc qu’il apercevait d’ici….

« Matsumoto-san ?
-…
- Matsumoto-san ? »

Réfléchissant quelques instants, le jeune homme se retourna vers la femme qui se tenait debout dans l’encadrement de la porte de la bais vitrée, et lui dit d’un air décidé :

« Je le prend. »


Owari
 


1] http://www.fgautron.com/weblog/wp-content/CRW_5587m.jpg pour ce qui est de l’extérieure de la gare, je n’ai pas inventer grand-chose, pour l’intérieure par contre je me suis inspiré de la gare d’Austerlitz à Paris et de celle de chez moi ixdé [brouillage SMS de mes deux] j’ai pas trouvé de photo de l’intérieur de la gare =/

 

2] http://japan.chez-alice.fr/Tokyo/Japon/Hachiko.htm cliquer ici pour plus d’info sur ce chien, c’est trop beau comme histoire !! Et puis petite dédicace à Kad en passant ixdé

 

[3] Sincèrement désolé pour le niannian de cette partie mais c’était le passage dédicace spéciale Yunyun qui me tannait pour l’avoir. Désolé maman, il est pas long ixdé j’aurais fait ce que j’ai pus, ils ont été récalcitrant…


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