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| Homo Machinery | Auteur: Aki-Chan | Vue: 416 |
| [Publiée le: 2009-06-02] [Mise à Jour: 2009-08-15] | ||
| AP Signaler | Cyberpunk/Science-Fiction/Yaoi (HxH) | Commentaires: 4 |
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Description: [UA / Science fiction / Couple à venir...] Dans un monde ou Technologie de pointe rime avec religion, dans un monde ou l'on croit tout pouvoir toujours décider, il arrive toujours quelque chose qui échappe à notre contrôle... | ||
| Crédits: Les gazette s'appartiennent mais le reste de l'histoire vient de mon cerveaux a moi ! Merci à Kika pour son aide au scénario non négligeable malgré tout.... |
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Chapitre 2[3829 mots] |
Publié le: 2009-08-06 | |
| Taille du Texte: (+) : (-) | ||
Titre : Homo-Machinery
Auteur : Akira
Genre : Science fiction, cyberpunk (il parait), surnaturel, romance, prise de tête, on va tenter de réussir à la faire aussi thriller que possible aussi…... (Souhaitez moi bon courage xD)
Pairing : hum, un truc compliqué, vous verrez bien XD
Disclaimer : les magnifiques jeunes gens qui servent à mes délires d’auteur ne m’appartiennent pas. (Snif)
Déclaration de l’auteur : J’espère que ce chapitre vous plaira autant que le premier, désolé pour l’attente, j’ai eu du mal a me motivé pour l’écrire, pour y arrivé de la manière que je voulais et puis par manque de temps aussi je dois avouer…
Dédicace : je remercie Kika pour son aide au scénar, Yunyun parce que c’est ma moman et que j’ai envie, et pis Yoko pour le titre et le soutient moral xD
Note : Ce chapitre n’est pas passé par ma bêta vu qu’elle est en vacances, j’espère que cela ne vous généra pas trop. Je l’éditerais quand il sera corrigé !
Homo-Machinery
- Chapitre 2 -
Il allait le créer, oui, maintenant il en était capable. Sa formule était parfaite. Alors pourquoi ne le croyaient-ils pas ? Il leur fallait une preuve, mais sans soutient il ne pourrait jamais la leur apporter. Non, ils devraient lui faire confiance, à lui, qui c’était si souvent trompé. Cette fois ci, il ne se trompait pas, il en était persuadé.
Devant cette armée de sceptique, peut être y en avait il un qui le croirait, jusqu’à la fin il l’aura espéré.
Dans la foule, des murmures, qu’il devine plus qu’il n’entend. Utopiste, fou, insensé. Tant de mots pour autant de fausse réalité. Une faille dans sa formule ? Oui, il y en avait une, et c’était justement là que se trouvait la réussite. Car pour « le » crée il fallait d’abords commettre « cette » erreur. Toute création commence par une erreur, non ? Qu’elle soit faite volontairement ou pas.
La conférence se termina finalement, et il descendit de l’estrade la tête basse. Il avait échoué à trouver des fonds pour la troisième fois depuis le début du mois. Il recommencerait jusqu’à ce qu’on le croit, jusqu’à sa mort si il le fallait.
Il allait sortir, lorsqu’il entendit son nom prononcé derrière lui.
Un jeune homme brun se tenait à quelques mètres de lui, et après s’être poliment incliné, prit la parole :
« Je m’appelle Joyama Suguru. Je tiens à vous dire que votre conférence était très intéressante. Je vous crois, et j’ai de quoi vous aidez, à la seul condition que vous acceptiez que je sois votre assistant durant toute la durée de la création. »
*
« Et si j’ajoute ça …et que je retire ça…non toujours pas. »
Takanori soupira, la formule était incomplète, et décidément, il ne voyait pas ou pouvait bien se trouver la faille. Il se laissa aller en arrière et respira profondément. Les yeux fermés, il visualisa l’équation sur laquelle il penchait depuis presque deux jours entier. Avec un soupir, il fit descendre son siège flottant et posa ses pieds sur le sol afin d’étirer tout ses muscles engourdit par ses trois dernières heures de travail acharné. Son regard se promena dans la pièce, il finit par se dire qu’il devrait peut être abandonné…
Non. Il ne pouvait pas, il le savait. Son travail était bien trop important pour qu’il l’abandonne à cause d‘une petite équation de rien du tout. Non, une pause lui ferrait le plus grand bien, mais l’abandon, sûrement pas.
« Démarrage, Neo Tokyo News, Volume à 40% »
Réagissant au son de sa voix, la télévision holographique se lança d’elle-même, et bientôt on put apercevoir la même présentatrice que la veille parler de sa voix robotisée des dernières nouvelles.
« La nouvelle série de clone dont le nom de code vient d’être dévoilé sortira avec presque un an d’avance. Comme annoncé dans notre dernier journal, la série, nommé K.A.I, sortira vendredi prochain avec en bonus…
- Sourdine !! »
La fin de la phrase partie dans le néant. Encore et toujours les mêmes histoires. Les clones, encore et toujours les clones !
Il ne les aimait pas. Ils étaient trop…trop parfaits, trop indestructible, et surtout trop incontrôlable s’ils décidaient de se révolter.
Voilà pourquoi il devait réussir, celle molécule était indispensable pour la survit de l’espèce humaine… « Pure ».
Il n’aimait pas ce terme mais lequel autre pouvait-il utilisé ? Bienheureusement, en plus d’être immunisé conte les maladies, les clones étaient aussi stériles. Que se passera t’il le jour ou leur concepteur parviendra à leur enlever ce défaut ? Le fera t’il seulement ? Dans un moment de folie peut être…
Joyama Suguru, ce nom résonnait à ses oreilles comme une insulte. Cet homme qu’in ne voyait pas vieillir, mais quoi de moins étrange dans ce monde ou la chirurgie et la cybernétique peuvent faire les miracles les plus inattendu ?
Dans les livres d’histoire, on lui attribut la création des clones, l’élaboration et leur conception. Certaines racontent qu’il aurait plus de cent ans, vérité ou mensonge, cela fait partie des choses que nous ne saurons sûrement jamais.
En réalité, certains textes de l’époque évoquent l’existence de son professeur, Sugihara Yasushiro, indiquant que celui-ci aurait délivré toutes ses trouvailles et ses recherches par testament après sa mort. La découverte de la formule du clonage ne serait donc pas forcément de son fait unique. Mais de nos jours, qui s’intéresse encore à ce genre de chose ?
Les premiers clones qu’il avait crée étaient presque ridicule. Takanori se souvenait des images de ces êtres étranges, presque difforme, mais doté d’une force musculaire sans égale. Bien peu humanoïde, ils avaient renforcé l’idée déjà soulevé de nombreuse reprise sur l’humanité réelle de ces faux humains. Certains, encore fervent croyant malgré les avancées technologique, ressortirent de la tombe leurs histoires d’âmes, tandis que d’autre émirent l’hypothèse que, de part leur conception industrielle, il ne fallait pas les considérer comme autre chose que des enveloppes contenant un ordinateur surpuissant. Une Intelligence Artificielle, somme toute, incapable d’éprouver des sentiments.
Cette théorie fut celle retenue par presque 90% de la population, et c’est ainsi que commença une nouvelle sorte d’esclavage. Appelé « Aru », ces clones étaient relégués aux basses tâche, souvent les plus dangereuse ou dégradante.
La série de clone qui la suivit n’avait pas une beaucoup lus longue durée de vie, celle-ci s’élevant entre trois et cinq ans. Ces derniers étaient plus souvent utilisés comme des cobayes, ce qui rassura grand nombre de scientifiques qui commençaient à être en manque d’animaux pour leurs expériences.
Les améliorations se faisaient lentement, jusqu’en 2118 ou un changement radical eu lieu. En effet, cette cinquième série atteint un taux d’esthétisme quasiment parfait et leur durée de vie oscillait maintenant entre dix et quinze ans.
Les deux qui suivirent se rapporochèrent de plus en plus de la perfection souhaitée et sortir chacune à deux ans d’intervalle, en 2120 et en 2122.
Takanori nota au fond de lui qu’en effet, la 9éme série arrivait avec beaucoup d’avance, étant donné que la société de création avait jusque là fait attention à en sortir une série tous les deux ans. Cela devrait il encore marqué une nouvelle amélioration significative ?
Le généticien poussa un soupir et se laissa tomber de tout son poids sur sa chaise. Toutes ces histoires ne lui plaisaient pas : que pouvait bien manigancer Joyama Suguru dans son bureau ? Quelque chose lui disait qu’il gagnait à ne pas savoir.
Il s’était re-pencher sur sa formule depuis une dizaine de minutes lorsque l’UCV [1] se mit soudain à sonner de son alarme stridente. Après avoir fait un bond similaire à celui d’un diable sortant d’une boite, il appuya sur le bouton vert non loin de là. La voix désagréable de la secrétaire se fit alors entendre, bientôt accompagnée de son image non moins agréable.
« Matsumoto-san ! Il y a eu un appel pour vous ce matin, comme vous aviez demandé à ce que l’on ne vous dérange pas j’ai pris le message, il est inscrit en post it sur l’écran principal de l’ordinateur de votre bureau.
- Et c’est pour cela que vous me dérangez ?
- Oui…enfin…non, c’est aussi pour vous dire qu’il est l’heure de manger, ça vous dirait de m’accompagné ? »
Le blond allait lui annoncer clairement sa façon de penser quand il se rappela qu’il lui avait lui-même demandé de le prévenir lorsqu’il était l’heure de manger. Il savait pertinemment que sans personne pour le lui faire remarquer il ne mangerait sûrement rien de la journée. Il murmura un merci et déclina aussi poliment qu’il put la proposition de la jeune femme. Il devait manger avec son meilleur ami, c’était d’ailleurs étonnant que celui-ci ne lui ai pas encore rappeler le rendez vous.
Avec un nouveau soupir, il posa à nouveau les pieds sur le sentier des…comment appelait t’on ces animaux déjà ? …il ne s’en rappelait plus. Bref, il rejoignit le sol et déposa sa longue chemise blanche sur le porte manteau installé à l’entrée avant d’enfiler son blouson de cuir marron, encore un rescapé de l’héritage familial.
La porte à air comprimé s’ouvrit d’elle-même devant lui, et il n’adressa pas un regard à la secrétaire assis à son bureau qui le regarda passé avec un air triste et renfrogné.
La porte de verre transparente de l’entrée du laboratoire coulissa sur son passage, laissant l’air extra purifié lui atteindre les narines. Il grimaça. Il sorti de sa poche un trousseau de capteur et appuya sur un bouton. Il ne fallut que quelques secondes pour qu’une voiture, ou du moins ce qui y ressemblait le plus à l’heure actuelle, apparaisse devant lui, comme sortie de nulle part. Il grimpa à l’intérieur et pianota sur le tableau de verre gravé pour entrer les instructions.
« Démarrage »
L’écran s’illumina et une image féminine en Trois dimensions apparue.
« Trajet auto sélectionné numéro deux, distance approximative, trois kilomètres, arrivée dans un quart d’heure. Trafic dense, bouchon probable sur la 56éme parallèle. »
Le généticien poussa un soupir et activa le pilotage automatique de l’appareil. Il garda néanmoins un œil attentif sur la route, prêt à reprendre les rênes si un problème devait survenir. La confiance qu’il portait aux senseurs extérieur du véhicule ne dépassait pas celle qu’il portait en l’être humain, elle-même déjà très basse.
Le trajet lui sembla d’une longueur interminable. Il y avait bien longtemps qu’il n’avait pas vu son ami, et cette occasion inespéré de le voir était la bienvenue pour ses nerfs mis à rude épreuve ces derniers temps. Un bon repas en sa compagnie lui redonnerait sûrement le courage dont il avait besoin pour mettre un terme à ses longues heures de recherche.
Il arriva à l’heure prévue par l’Intelligence Artificielle. Le véhicule atterrit sur la plateforme construite autour du restaurant. Il la regarda s’éloigner et se garer dans le parking prévu pour les clients habitués, reconnu par un système d’IP intégré à l’IA de leurs cartes de fidélité.
Il se dirigea ensuite vers la porte de l’établissement, reconstitution d’un véritable restaurant traditionnel Japonais comme il n’en existait plus depuis maintenant bien longtemps.
La porte était une magnifique reconstitution de plastique imitant à la molécule près le bois massif qui, en des temps plus ancien, aurait servit d’entrée. Celles ci coulissèrent à son approche afin de le laisser passer. Comme quoi, malgré leur soi disant respect des traditions, ils n’avaient pas pu s’empêcher d’intégrer de la technologie.
Le restaurant était presque vide, seul quelques habitués qu’il connaissait de vue pour la plupart et à qui il adressa quelque signe de tête. Ce genre d’établissements, de part son lien direct avec le passé, étaient très souvent boycottés par toute la nouvelle génération. Le passé est fait pour être oublié, il n’apporte pas grand-chose à part à donner les erreurs à ne pas refaire. Voila le discours que l’on entendait le plus souvent, aussi bien à la télévision qu’ailleurs.
La décoration étais simple, des table en bois, ou du moins ce qui à l’heure actuelle s’en rapprochais le plus. Les murs étaient peints de rouge et d’or, décoré de plusieurs éventails de papier. La musique apaisante qui passait n’avait rien à envier à la mode musicale actuelle, principalement composé de son électronique. Des voix venue d’un autre temps s’imposèrent à ses oreilles en des accents barbares, si bien que, malgré que cela soit énoncé dans sa langue, il aurait été bien en peine d’en comprendre la moindre phrase. Non loin, un aquarium rempli de poisson multicolore nageait paisiblement. Il avait beau savoir que ce n’était qu’un hologramme, ce genre d’animaux étant maintenant disparu, cela lui réchauffa le cœur de les voir là.
Avec un pincement au cœur, il ferma les yeux pour mieux s’imprégner un instant du cadre apaisant de l’endroit.
Lorsqu’il les rouvrit il poussa un profond soupir et regarda autour de lui. Ses yeux se posèrent sur une table légèrement à l’écart, à laquelle était installé un jeune homme de haute taille qui devait être a peu prés dans ses ages. Les cheveux blonds, Il sirotait un verre de saké en attendant quelqu’un. Avec un sourire, il s’approcha de lui et s’assit sans un mot sur le siège en face.
« Vous attendez quelqu’un ? » demanda t’il a l’homme avec un sourire en coin après un instant.
Reposant son verre vide sur la table, l’homme releva la tête avec un sourire.
« Oui, un généticien de géni, plutôt bel homme et qui, accessoirement, est pour moi ce qui ressemble le plus à un meilleur ami. »
Ils restèrent un instant à se regarder dans les yeux sans prononcer un seul mot, et finalement éclatèrent d’un rire sonore. Les yeux brillant, il se sourirent. On sentait entre eux la joie de revoir une personne dont on avait plus eu de nouvelle depuis un certain temps.
« Alors Akira, qu’est ce que tu racontes de beau ? »
Le dénommé Akira, sans abandonner son sourire, poussa un léger soupir avant de commencer la description détaillé de la monotonie de son travail.
Les deux hommes avaient passée leurs enfances ensemble, leurs parents habitaient dans le même immeuble, au même étage. Ils avaient été aux mêmes écoles, avaient passé leurs vacances dans l’une ou l’autre de leurs chambres. Ce n’était qu’arrivé à l’age ou il leur fallu déterminer leurs avenir que leurs chemins avaient bifurqués, sans pour autant véritablement se séparer. L’un avais choisit la génétique, tandis que l’autre c’étais tourné vers la cybernétique.
Leurs différence de métier mettait plus ne avant leurs différence que leurs caractères, une question d’éducation c’étais souvent dit en lui-même Takanori. Tandis que les parents de l’un restaient très attachés aux anciennetés, les parents de l’autre avait tout faire pour le mettre en contact avec la technologie. De nombreuse fois, cette différence de taille avait faillit rompre le fragile lien qui les liait, et pourtant, presque vingt ans plus tard, ils restaient toujours indemnes à relier ces deux cœurs.
Ils passèrent un long moment à discuter : l’un, de ses clients toujours plus exigent, et l’autre de sa formule toujours incomplète, seulement interrompu par les allées et venu de la serveuse qui leur apportait leurs plat.
Finalement, après un court silence imposé par la nourriture, Akira pris la parole, soudain grave.
« Takanori, tu ne crois pas que tu devrais changer de metier ?
- quoi ? Comment ça ? Je me plais dans mon petit laboratoire…
- ce n’est pas ce que je veux dire, mais tu n’avances pas. Tu ressasses toujours tes mêmes vieilles utopies. Peut être que tu devrais t’ouvrir un peu, changer de boulot. »
La manière qu’avait Takanori de faire semblant d’écouter ce que son ami lui disait, montrait clairement qu’il avait l’habitude de se genre de remarque. Il avait pris l’habitude de faire semblant de ne pas comprendre ce que Akira voulait dire afin d’évité de longue dispute qui finiraient, de toute façon, finiraient toujours de la même manière. Il ne souhaitait pas changer de metier, pour rien au monde : pourquoi son ami s’entêtais a ne pas comprendre.
Il finit par mettre un terme à l’embryon de dispute que Akira avait commencé à faire naître entre eux et lui dit d’une voix calme et pourtant sure d’elle :
« Ecoute Aki, je te l’ai dit cents fois déjà, je pourrais être le dernier généticien sur terre, et peut être est-ce déjà le cas, je ne changerais de metier pour rien au monde, ne serais-ce qu’en mémoire de mes parents. La discussion et close. »
Il restèrent silencieux, chacun dégustant son plat sans rien dire. Et finalement, un peu penaud, ce fut Akira qui relança la conversation.
« Tiens, j’y repense, j’ai eu la visite de ta secrétaire dans mon cabinet. Elle souhaite encore agrandir ses jambes…Je lui ai dit que je trouvais qu’elle en a déjà des biens assez longs selon les critères actuels mais elle a insisté. Et finalement, quand j’ai accepter et qu’elle c’est allongé sur la table d’opération, elle n’a pas arrêter de me parlé de toi.
- Ah c’est ça qu’elle me paraissait encore différent ce matin…Un jour je vais finir par ne pas la reconnaître… »
Akira haussa les épaules avec un sourire en coin. Il fixait son ami depuis plusieurs seconde quand ce dernier finit par lui demander s’il avais quelque chose sur e visage pour qu’il le regarde de cette manière.
« Oh rien, je me disais seulement que tu ne changeras jamais. C’est pour toi qu’elle fait tout ça tu le sais, non ?
- Oui, mais pour tout te dire, je n’en ai rien a faire. Tous ses artifices me font presque peur à force. Elle en fait trop.
- Plus personne n’en fait ‘trop’ maintenant, Taka. Au contraire, c’est le ‘pas assez’ qui deviens ringard. Nous devons avoir l’air de personne bien inintéressante à ressembler encore à des humains. »
Le regard des généticiens se perdit dans son assiette.
« Tu sais Aki, je ne t’en voudrais pas si tu voulais toi aussi suivre les modes. Tant que tu restes toi-même au fond…
- Qui a dit que je le faisais pour toi. De plus je me suis fait posé de nouvelles mains récemment, questions de précision.
- Ah… »
Malgré ce qu’il voulait bien dire, cette nouvelle chagrina Takanori. Ses yeux se posèrent sur les mains de son ami, et en effet, il remarqua qu’il n’en reconnaissait plus la forme. Elle n’était pas très différente, mais pour quelqu’un qui connaissait Akira comme il le connaissait, la dissemblance était là.
« Dit Aki…pourquoi le monde souhaitent ils a ce point s’éloigné de ce qu’il était à l’origine ?
- je n’en sais rien Taka. Peut être est ce la une évolution normale des choses.
- je n’aime pas ce genre d’utilisation de ton art, tu devrais sauver des gens, par leur donné des choses qui leurs sont inutiles.
- Oui, mais ce n’est pas en sauvant des vie que l’on survie maintenant. La sauvegarde n’apporte pas d’argent, l’inutile oui.
- Je préférerais encore vivre remplit d’arthrose plutôt que me faire remplacer les os et le cartilage par je ne sais quelle machine.
- Et si c’était vraiment grave ? Tu te laisserais mourir alors que tu as le choix ?
- …Je ne sais pas Aki…je ne sais pas. »
Le reste du repas se termina en silence, chacun ruminant les paroles de l’autre. Qu’auraient ils bien pu dire qui auraient changé leurs avis respectif ? Rien, leurs convictions étaient bien trop ancré en eux, ils ne leur fallaient que les accepter.
Ils se quittèrent après une dernière accolade et une invitation de l’un à venir passer une soirée chez l’autre.
Le trajet de retour de Takanori lui parut plus long que l’aller, assaillit comme il était de remord face à la froideur de son repas avec Akira. Il connaissait depuis toujours le point de vu de son ami sur leurs modes de vie respectif. Cependant, il ne pouvait pas s’empêcher de s’en vouloir de ne pas réussir à lui faire se rendre compte du danger de son attitude. Il se sentait à la fois impuissant et blasé.
Il arriva à son laboratoire et passa la porte coulissante. La secrétaire leva les yeux vers lui et ceux-ci se teintèrent d’une nuance verte phosphorescente, qui aurait pu paraître inquiétante si l’on n’en vantait pas tous les mérites à la télévision.
La jeune femme l’informa qu’il n’avait reçut aucun message et le suivit du regard jusqu’à ce qu’il pénètre dans son bureau. Instantanément, celui-ci ordonna aux vitres de se teinter afin qu’elle ne puisse l’épier comme elle aimait tant le faire, et enfila sa blouse blanche avec un soupir.
Il resta planté un long moment devant son tableau et d’un geste en activa la commande vocale. Il fit quelques vérifications rapides sur internet, chercha quelques détails, et finalement, s’installa sur sa chaise et remonta à hauteur de la formule sur laquelle il planchait.
Il n’était décidément pas sorti de la capsule.
Plusieurs heures passèrent et, lorsqu’il regarda la pendule, il se rendit compte que le temps avaient encore filé plus rapidement qu’un vaisseau équipé de l’hyper-espace : il était déjà presque dix-neuf heures.
Il soupira et fit descendre son siège avant de se rappeler de l’existence des échantillons qu’il avait reçut le matin même. Retard pour retard, seule mina l’attendait et la cuisine avait de toute façon déjà du pourvoir de la nourriture à la minette.
A peine arrivé à hauteur du sol, il sauta sur ses pieds et, biens qu’un peu engourdit par le manque d’utilisation qu’il en avait fait pendant les 4 dernières heures, marcha d’un bon bas vers le frigo ou il avait entreposé le colis.
Après avoir taper le code d’accès, la porte a air comprimé s’ouvrit d’elle-même, lui permettant de se saisir de la boite. Il lisait tranquillement l’étiquette collée dessus lorsque l’UCV se mis en marche.
« Vous avez un appel de votre mère, vous avez un appel de votre mère, vous avez…
- oui c’est bon j’ai compris deux secondes ! »
Le généticiens déposa la boite sur la table de travail et alla appuyer sur le bouton d’activation de communication.
« Oui, maman ?
- Ah quand même ! Une heure que j’essaye de te joindre !
- Oui désolé, je travaillais…Tu m’appelais pour quoi ?
- Une mère n’a donc plus le droit de s’inquiéter pour son fils ! Tu ne donnes pas de nouvelle depuis des jours !
- Je n’ai pas eu beaucoup de temps, je travaille sur une formule, d’ailleurs je vais devoir demander conseil à Papa à l’occasion.
- Je lui ferais passer le message, il se repose là. Mais toi comment vas-tu ?
- Je vais bien maman, fatigué mais tout va… »
Il n’eut pas le temps d’en dire plus.
Une forte chaleur accompagné d’une douleur au delà de tout ce qu’il avait connu se fit sentir dans son dos. Il n’entendait plus rien, il devinait sa mère qui devait hurler dans le téléphone, mais la douleur occultait tout le reste. L’alarme se déclancha et, alors qu’il sombrait dans l’inconscience, son résonnement strident résonnaient toujours dans sa tête.
A suivre
|1] Unité de Communication Visuelle
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