
| A fleur de mots | Auteur: Aki-Chan | Vue: 4561 |
| [Publiée le: 2008-03-09] [Mise à Jour: 2008-12-24] | ||
| AP | Romance/Yaoi (HxH)/Poésie | Commentaires: 50 |
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Description: [Uruha x Aoi / Uruha x Ruki / Aoi x Kai / Reita x Ruki / Saga x Shou ] [AU] Allongé sur l'herbe dans un parc, il réfléchit à ce qu'il pourrait bien écrire sur cette page blanche quand soudain, Il apparait... //!\\ Chapitre 1 réécrit !! //!\\ | ||
| Crédits: Les gazette ne m'appartiennent pas, seul Minami est à moi ^^ les guests non plus sont pas à moi... |
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Chapitre 11[1655 mots] |
Publié le: 2008-05-11 | |
| Taille du Texte: (+) : (-) | ||
Auteur : Akira
Titre : à fleur de mots
Genre : AU, assez guimauve par moment…
Rating : [G] Je pense . . .
Groupe : The Gazette
Couple : Uruha/Aoi ; Kai / Aoi…
Disclaimer : Ils sont à moi, ils habitent dans mon placard…
Mot de l’auteur : je sais pas quoi dire, bonne lecture, j’espère que cela vous plait toujours ^^ Et encore merci à toute celle qui laissent des commentaires ! j’ai pas le temps de répondre à chaque fois mais je els lis et ils me font très plaisir <3
Chapitre : 11/?
POV Kai
A fleur de mots
Chapitre 11
Il y a parfois des choses que l’on regrette, des rencontres que l’on aurait préféré ne pas faire, une phrase qu’on aurait voulu ne pas dire.
Moi, hier, j’ai regretté de l’aimer.
J’aurais voulu ne pas apprendre comme cela qu’il avait déjà quelqu’un, j’aurais préféré être le trompé plutôt que celui avec qui on trompe.
Il y a parfois des moments où l’on aimerait avoir un autre caractère. On se dit qu’on aurait dû réagir autrement, qu’on aurait dû s’énerver, crier, hurler…ou se taire.
Mais comment aurais-je pu dire autre chose que ‘moi aussi’ quand il m’a murmuré ‘je t’aime’ et ‘évidemment’ quand il m’a demandé s’il pouvait dormir chez moi hier ?
L’amour rend stupide, j’en suis une preuve vivante, mais je ne connais personne qui aurait réagi autrement face à la personne qu’elle aime.
Il y a parfois des moments où l’on fait tout pour se convaincre de quelque chose.
Je me suis répété que cet ange que j’ai aperçu à la porte n’avait pas ce regard blessé de personne qui se découvre trompée.
Je me suis presque convaincu qu’Aoi ne lui avait pas couru après comme un amant fautif.
Seulement voilà, il y a aussi des fois où il faut arrêter d’être aveugle.
Le regarder dormir m’aide à réfléchir. Une situation pareille, je n’en ai jamais voulu. Je l’ai aimé dès la première fois où je l’ai vu, à l’agence. Lui, le mannequin vedette, celui qu’on voyait sur toutes les affiches, celui qu’on adulait, que tout le monde respectait. Moi, j’étais le nouveau, le souffre douleur. Celui qui a encore tant de chose à apprendre.
Chaque fois que je le croisais, j’espérais qu’il me voie, j’essayais désespérément d’accrocher son regard avec le mien. Mais jamais, il s’enfuyait toujours, indifférent à tout. Une poupée au cœur de glace comme l’appelaient les autres mannequins.
Et puis un jour, le hasard a voulu que dans nos précipitations nos deux corps se rencontrent en une bousculade involontaire.
Je n’ai pas compris ce qu’il se passait mais lorsque je l’ai vu par terre, à mes pieds, j’ai eu honte. Honte d’avoir fait tomber une étoile. Avec précipitation je l’ai aidé à se relever, sentant son regard se promener sur moi comme si c’était la première fois qu’il me voyait. Pourtant, nous avions déjà fait des défilés, des photos, des pubs en tout genre.
Mais pour la première fois je n’étais pas ‘l’un deux’… j’étais ‘lui’ dans ses yeux.
Il a bafouillé des excuses qui n’avaient pas lieu d’être, tout était de ma faute. Pourtant, il semblait si perdu que je n’ai pu m’empêcher de sourire.
Ce jour-là, nous avons beaucoup parlé. Je crois qu’il reste pour moi le plus beau jour de ma vie…
Je ne m’attendais pas à ce que notre relation prenne le tournant qu’elle a pris.
De connaissance nous sommes devenus amis, puis amants. Et pourtant, il semblait toujours garder une certaine distance avec moi, comme s’il n’osait pas trop se donner de peur de se perdre. Maintenant, je comprends un peu mieux pourquoi…
Finalement, moi et cet ange avons tous les deux été trompés. Je n’étais pas plus au courant que lui qu’Aoi avait une autre relation…Pourtant, d’après ce que j’ai entendu murmurer les filles de l’agence après qu’Aoi ait couru à la poursuite de l’autre, il y a longtemps qu’ils sont ensemble…
Je lui en veux tellement…
Et pourtant, le sentir dormir paisiblement entre mes bras ne me dérange pas. Il me semble si fragile…il ne devrait pas pourtant, il est celui que l’on doit blâmer dans cette histoire…
Et pourtant, je ne me plains pas. Ce que je ressens actuellement est tellement moins douloureux que ce que doit vivre l’ange blond…
Quand je repense à l’expression d’Aoi quand il est revenu, je me demande ce qu’ils ont pu se dire. Se sont-ils disputés ? Ça ne m’étonnerait même pas…Pourtant, j’aurais cru le trouver blessé, j’aurais pensé qu’il ne voudrait plus s’approcher de moi. Mais non, il s’est presque jeté sur moi, les larmes aux yeux en me suppliant de le laisser dormir chez moi.
Je ne l’avais jamais vu comme cela…
Je ne sais plus vraiment ce que je dois faire, ni ce à quoi je dois m’attendre avec lui. Dois-je le rejeter en lui hurlant qu’il n’aurait jamais du faire ça, ou rester l’amant réconfortant, l’épaule sur laquelle on peut pleurer…
A vrai dire, je crois que je suis incapable de lui en vouloir, même pour une chose pareille. Ce que je ressens pour lui est proche de l’admiration, c’est quelque chose de fort, plus fort que l’amour encore je crois…
Presque malsain quand on y pense…
Un soupir s’échappe de mes lèvres et je sens ses bras se resserrer autour de ma taille. Il remue, lâche un petit gémissement de bien-être.
Je souris. Il a toujours adoré être dans mes bras…il m’a dit un jour qu’il s’y sentait en sécurité, est-ce donc cela qui lui manque avec l’autre ? Peut-être a-t-il besoin de devenir celui que l’on protège parfois, tandis qu'avec l’autre, il est celui qui doit protéger.
Oui, peut-être…
Je sens son visage s’enfouir dans mon cou et ses lèvres caresser ma peau. Je frissonne alors qu’il m’embrasse dans le creux de l’épaule. Il sait que c’est un endroit où je suis sensible…
Je me mords la lèvre légèrement en sentant sa langue remonter dans mon cou pour caresser ma mâchoire…
« Aoi… »
Mon soupir ressemble à un gémissement…Et soudain je réalise, je ne connais même pas son véritable nom. Son pseudonyme est la seule chose que je connaisse finalement de lui…
Je le sens me plaquer contre le matelas et se placer sur moi. Il a toujours été comme ça. Finalement, on ne se voit que pour le sexe, le reste, il n’en a pas grand-chose à faire…
« Aoi, arrête. Je sais que tu fais ça par dépit, alors arrête. »
Il relève la tête et ses yeux tristes plongent dans les miens. Il soupire et se lève pour aller dans la salle de bain. Je le suis, je ne voudrais pas qu’il fasse quelque chose qu’il regretterait. Lorsque j’arrive, il se passe de l’eau sur le visage, pour cacher ses larmes peut-être, il est bien le genre de personne à agir de cette manière.
« Aoi…
- Arrête de m’appeler comme ça…
- C’est le seul nom que tu ne m’aies jamais donné…
- Suguru…appelle-moi Suguru…
- …Comme tu veux.
- Merci. »
Il attrape une serviette et essuie son visage trempé avant de lever la tête vers moi.
« Explique-moi…
- T’expliquer quoi, il n’y a rien à expliquer…mon petit ami a découvert que je le trompais avec toi, et je me rends compte qu’en fait, j’en ai rien à foutre… »
Et il se met à pleurer. Et moi, je ne trouve rien d’autre à faire qu’à le serrer contre moi. Que veut-il dire par là ?
« Essaye quand même… »
Il laisse échapper un rire sarcastique et se détache de mon étreinte, ne gardant que ma main serrée dans la sienne pour me tirer vers le salon.
Il s’arrête, debout devant la fenêtre et c’est une voix monocorde qui s’échappe de ses lèvres…
« Au début, je m’en suis voulu, et puis finalement, je ne sais pas, quelque chose a changé sans que je ne m’en rende compte… La première fois, j’ai presque failli tout lui dire, me jeter à ses pieds pour m’excuser d’avoir fait ça, et plus le temps passait, plus on recommençait et moins je ressentais ce dégoût… Et puis un jour, je me suis rendu compte qu’il ne me faisait plus rien… »
Il fit une pause. Moi, le regard baissé sur le sol, je ne sais pas quoi dire, ni quoi penser. Mon regard se déplace et se perd par la fenêtre par laquelle j’aperçois le soleil éclairant la cime des arbres du parc non loin.
« Enfin plus rien non…mais les sentiments eux, sont partis… J’ai essayé de combattre, j’ai essayé, mais rien à faire. Quand je lui faisais l’amour, je te voyais toi. Alors qu’au début c’était lui que je voyais quand j’étais avec toi… »
La main posée sur le verre de la fenêtre, il se laisse lentement glisser au sol.
« Et pourtant je suis jaloux…jaloux de cet homme avec qui il passe tout son temps et que je ne connais pas…Je ne comprends plus rien… »
Je ne sais pas quoi dire. Où est la vérité, et où est le mensonge ? Me ment-il seulement ? Je ne sais pas. Je ne vois qu’un homme perdu dans un brouillard de sentiment.
Je m’approche et m’accroupis derrière lui pour l’enlacer, ma main caresse doucement sa joue trempée de larmes.
« Ne me laisse pas tomber Kai…
- Chut… »
Il se serre contre moi et pleure. Que dois-je faire ?
« Est-ce que tu l’aimes encore ?
- …Non. Plus comme avant…
- Alors tu devrais lui dire.
- Il ne voudra pas m’écouter !
- Alors, laisse faire le temps… »
Je me détache de lui et me dirige vers la cuisine pour nous faire à manger. J’arrive devant la porte et finalement, me stoppe.
« Suguru… Est-ce que tu m’aimes ? »
Un long silence et finalement, sa réponse me parvient…
« …oui…
- Alors, appelle-moi Yutaka. »
Et j’entre dans la cuisine.
A suivre…
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