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The GazettE



A fleur de mots   Auteur: Aki-Chan Vue: 4559
[Publiée le: 2008-03-09]    [Mise à Jour: 2008-12-24]
AP Romance/Yaoi (HxH)/PoésieCommentaires: 50
Description:
[Uruha x Aoi / Uruha x Ruki / Aoi x Kai / Reita x Ruki / Saga x Shou ]
[AU] Allongé sur l'herbe dans un parc, il réfléchit à ce qu'il pourrait bien écrire sur cette page blanche quand soudain, Il apparait...

//!\\ Chapitre 1 réécrit !! //!\\
Crédits:
Les gazette ne m'appartiennent pas, seul Minami est à moi ^^ les guests non plus sont pas à moi...

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Commenter: Chapitre 10

Chapitre 10

[2426 mots]
Publié le: 2008-05-02Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)

Auteur : Akira
Titre : à fleur de mots
Genre : AU, assez guimauve par moment…
Rating : [G] Je pense . . .
Groupe : The Gazette
Couple : Uruha/Aoi ; Kai / Aoi…
Disclaimer : Ils sont à moi, ils habitent dans mon placard…
Mot de l’auteur : Et voilà la suite ^^

Chapitre : 10/?

POV Uruha

 

A fleur de mots

Chapitre 10

 

Je ne veux pas ouvrir les yeux. Je veux rester dans ce rêve où je suis dans ses bras.

Mais je sais que cette chaleur que je sens contre moi n’est pas la sienne, tout simplement parce que cela fait presque trois mois que nous n’avons pas dormi l’un contre l’autre.

 

Ces bras qui me serrent me rassurent. Cette respiration qui me caresse les cheveux.

J’ai envie de garder l’espoir que cela soit les siens même si je sais parfaitement que c’est impossible.

 

Et finalement, mes yeux papillonnent et le visage de Takanori apparaît. Le soleil qui passe entre les rideaux fait briller ses cheveux…

Il est si différent de Suguru…son total inverse même.

Il me semble si fragile ainsi abandonné au sommeil. Il possède ce côté enfantin que je n’ai jamais vu en Suguru. Cette innocence qui a disparu de son être et qui semble si présente dans ce petit bout d’homme qui me tient entre ses bras.

Je voudrais réussir à arrêter de tout ramener à lui. Quand je parle et quand je pense, j’ai l’impression que ma vie tourne autour de son unique personne…

Mais d’un côté c’est vrai…jusque là, ma vie ne se résumait qu’à lui… Jusqu'à ce que je le rencontre…

 

Je soupire.

Sans réveiller Taka-kun, je me dégage de ses bras sans un bruit, comme je sais si bien le faire, et je sors du lit.

J’ai besoin d’être seul et de réfléchir.

Quelques pas et je suis dans le salon. L’air frais de la pièce me fait frissonner alors que je marche vers le canapé. Mon regard, durant le trajet, se promène. Son appartement est si diffèrent de notre loft. Si petit…si rassurant. Je n’ai jamais réussi à aimer ce que Suguru appelait ‘notre chez nous’. Je ne m’y suis jamais senti bien…

Je me laisse tomber dans le canapé et ramène mes jambes contre mon torse afin de lutter contre le froid qui règne autour de moi.

Des images de la veille me reviennent… J’aimerais les oublier, les faire disparaître de ma mémoire… Des flashes, des images qui se promènent devant mes yeux dès que je les ferme, un peu comme un film…

 

# Flash Back, POV Omniscient…#

 

Le défilé venait de se terminer, Atsuaki avançait, essuyant encore et encore les larmes qui coulaient sur ses joues sans vouloir s’arrêter. Les loges n’étaient à présent plus très loin. Il avançait, appréhendant déjà ce qu’il pouvait voir, quoi que ce fût. Partout autour de lui, des mannequins qui gloussaient en le regardant passer, se démaquillaient d’un air hautain. Comme si tous savaient quelque chose qu’il ignorait.

Il les détestait, tous autant qu’elles et qu’ils étaient. Toutes ces gravures de mode lui semblaient…si…stupides….si écervelées…comme si à part elles-mêmes, rien d’autre n’avait d’importance…

Et finalement, il arriva devant cette porte où, sur une feuille était tracé le kanji de son pseudonyme…et celui d’un autre qu’il ne connaissait pas.

Elle était entrouverte. Une voix d’homme s’échappa de derrière elle, il ne la connaissait pas. Elle était désagréable cette voix, elle avait quelque chose qui le gènait…Il stoppa tout mouvement, soudain incapable d’aller jusqu’au bout de sa volonté, de faire le moindre mouvement supplémentaire.

La porte était juste assez ouverte pour qu’il les voie, mais juste assez fermée pour qu’ils ne se doutent pas de sa présence…

L’une de ces formes qu’il voyait dans cet entrebâillement…il la connaissait si bien, il pourrait la redessiner les yeux fermés, il l’a déjà fait d’ailleurs…

Encore cette voix qui s’élèvait, cette voix qui l’insupportait.

 

«  A-chan, qu’est-ce qui t’arrive ?

- Rien…

- Si, j’ai bien vu pendant le défilé que tu n’étais pas comme d’habitude !

- Kai s’il-te-plaît… »

 

Il le vit tourner en rond comme un lion en cage. Comme s’il cherchait une solution à un problème…La deuxième forme s’approcha de lui et l’enlaça avant de parler :

 

«  Tu ne me fais toujours pas confiance hein… »

 

Il vit Suguru se retourner et se coller à cet homme qu’il ne connaissait pas, il les vit s’échanger un baiser, long et qui devait être bien savoureux. Il resta sans comprendre un instant, et finalement, il échappa un sanglot.

Suguru rompit le baiser et tourna la tête.

 

«  Atsuaki…MERDE ! »

 

Mais le peintre était déjà parti. Aoi s’élança à sa suite, oubliant qu’il y a quelques instants encore il était dans les bras de Kai…

 

# Fin du Flash Back…Retour POV Uruha #

 

Après cela, je ne me rappelle plus de grand-chose. Juste du visage de Takanori, éclairé par un lampadaire, et de ses bras qui se voulaient rassurants qui me serraient contre lui.

J’aimerais tant avoir rêvé, mais je sais que ce n’est pas le cas. J’aimerais tant que la soirée d’hier ne se soit jamais déroulée…

Les questions qui tournent dans ma tête ne trouvent pas de réponse. Comment, pourquoi, qu’est-ce que j’ai fait ? Toujours les mêmes que l’on se pose dans une situation comme celle-là et auxquelles seul le temps peut répondre…

 

Je lève la tête en entendant un bruit venir de la chambre. Je ne peux retenir un petit sourire attendri en voyant Takanori apparaître dans l’encadrement de la porte, la couverture enroulée autour de lui, en se frottant les yeux.  Je sens un timide sourire s’afficher sur mon visage, entre les larmes qui s’étaient remises à couler sans que je n’y prête attention.

Il ne dit rien. Son regard me scrute, comme s’il cherchait à savoir à quoi je pense. Il fait quelques pas, prenant garde à ne pas se prendre les pieds dans la couette et vient s’asseoir à côté de moi. Il écarte les bras, m’invitant à le rejoindre dans son cocon de chaleur.

Je n’hésite même pas. Peut-être que j’espère y trouver le courage de continuer à aller de l’avant sans…lui.  Je me lève et m’installe entre ses bras, dans l’épaisse couche de coton et de plume qui l’entoure comme une forteresse. Je me blottis contre lui, serrant mon corps contre le sien et enfouissant mon visage dans son cou pour y pleurer encore un peu. Il ne m’en veut pas de craquer lui, pas comme Suguru.

Suguru lui, il ne m'a jamais vu pleurer. Du moins jusqu'à hier. Il ne le supporte pas. Les larmes sont pour lui une preuve de faiblesse.

 

Je suis bien là, contre lui. Son odeur est rassurante, la douceur de sa voix qui me dit que ça va aller me rassure. Je me colle un peu plus contre lui, comme un enfant qui a besoin  de la présence de sa mère. Mes bras vont entourer sa taille et mes lèvres se posent dans son cou en une caresse involontaire. Je le sens se crisper, soudain mal à l’aise, et finalement, il se détend de nouveau et je sens sa main sur poser sur ma taille…elle tremble un peu.

 

«  Qu’est-ce qu’il y a ? 

- Rien, ne t’inquiète pas… »

 

Son regard est doux alors qu’il caresse doucement ma joue du bout de l’un de ses doigts.

Un long moment passe ainsi, moi dans ses bras et lui me caressant doucement la joue, puis le cou. Pas plus bas. Et finalement, sa voix brise le silence qui s’était installé.

 

«  Tu as faim ?

- Un peu…

- Allez, viens. Je vais te filer des vêtements et on va faire à manger ensemble. »

 

Un hochement de tête.

Une seconde passe, puis une autre. Aucun de nous n’a bougé, nous sommes restés dans cette position si confortable, serrés l’un contre l’autre. Il échappe un rire.

 

«  Allez, un peu de courage. »

 

Il remue, se relève un peu. Moi, je me sens comme un bébé koala accroché au ventre de sa mère. Je ne veux pas bouger, je suis trop bien, comme dans un rêve…

 

«  Allez Atsu…lève-toi. »

 

Sa voix, murmurée au creux de mon oreille me provoque un frisson. J’ouvre les yeux que j’avais fermés et je le vois me regarder tendrement.

Un sourire et je finis pas accéder à sa demande.

Il se lève à ma suite et on se dirige vers sa chambre où il me passe quelques vêtements. Il semble gêné…Sa voix me sort encore de mes pensées.

 

«  Tu veux manger quoi ? 

- Ce que tu veux… »

 

Il lance un regard sur la table de chevet où le réveil annonce ‘11h30’ , puis un autre à l’extérieur où trône un beau soleil au milieu d’un immense ciel bleu azur où quelques nuages blancs semblables à des moutons se promènent.

 

«  Et si on allait pique-niquer ? »

 

Un sourire accompagné d’un petit ‘oui’ timide et nous voilà dans la cuisine à préparer un repas léger à emporter. Je n’ai jamais passé un moment simple comme cela avec Suguru. Je me demande même s’il est déjà entré dans la cuisine... Je secoue la tête pour chasser le souvenir de mon dernier pique-nique.

Une heure passe et nous sommes prêts. Les boites pleines de nourriture sont empilées sur le bord de la table de la cuisine, prêtes à être emporter au parc.

Je souris en attrapant celle qui m’est destinée. Takanori a ce pouvoir incroyable de toujours réussir à me redonner le sourire, rien que sa présence me donne envie d’être heureux…

 

Le chemin jusqu’au parc me semble court. A vrai dire, je me sens un peu déconnecté de la réalité, seule la main de Takanori qui sert la mienne me raccroche encore à ce monde qui s’excite autour de moi. La circulation, les gens pressés, stressés, même en ce dimanche, pourtant censé être un jour de repos. Même à midi, l’heure où tout le monde devrait être installé à manger.

Mon esprit se focalise sur cette chaleur qui irradie de sa main. Je ne dois pas penser  à ce qui s’est passé hier. Pourtant, plus les minutes passent, et plus je me raccroche à son sourire rassurant pour ne pas sombrer plus profondément encore. Plus que quelques pas encore et nous arrivons.

 

L’été est déjà bien avancé, il fait chaud…presque trop en fait. Sous notre cerisier, installés pour manger, il fait un peu plus frais, c’est agréable. Ses feuilles nous protégent du soleil de plomb qui brille au-dessus de nos têtes et nous épargnent sa lumière trop brillante pour mes yeux fatigués par les pleurs. Dans ses branches, les oiseaux s’égosillent. Leur chant léger me semble si vide de tout soucis qu’il en est reposant.

Je lève la tête et vois Takanori assis contre l’arbre à fixer un point droit devant lui. Je me demande à quoi il pense…Il semble ennuyé, peut-être pense-t-il à hier…Il y a bien longtemps que j’ai compris qu’il n’aimait pas Suguru, et ce qui s’est passé hier ne va pas arranger les choses.

Un regard vers mon bento posé sur mes genoux. Un sourire, et d’un mouvement souple de baguettes, j’attrape un peu de riz pour le lui tendre.

Il sursaute et me regarde un instant avec une expression étonnée avant de finalement manger ce que je lui tends en…rougissant ? Oui, il est rouge comme une pivoine…

Il est mignon comme ça, il me fait penser à moi au début avec Suguru…

 

A son tour, il me tend un morceau de poisson. Je le mange et, sans trop savoir pourquoi, je me mets à rire avant de me laisser aller en arrière dans l’herbe.

Je m’allonge de tout mon long sur cette mer émeraude en dessous moi, en prenant garde à déposer mon repas sur le côté pour ne pas en renverser.

Au-dessus de moi, le soleil entre les feuilles des arbres rend leur couleur si pure…aussi parfaite que…Pourquoi je ne peux penser qu’à lui ?

Tout autour de moi me ramène à son visage, à sa voix, à ses paroles. Quoi que je fasse, j’ai un souvenir avec lui qui y ressemble.

Pourquoi je ne peux pas fermer les yeux sans le voir ?

Je sens la main de Takanori attraper la mienne. Je le devine, toujours assis contre le cerisier à me regarder avec inquiétude.

 

Je ne sais pas combien de temps nous sommes restés comme ça. J’ai la fâcheuse tendance à perdre très facilement la notion du temps. C’est quelque chose que Suguru m'a souvent reproché…

Encore lui.

 

Quelque chose d’humide tombe sur mon visage. Des gouttes ? Des larmes ? Qui me pleure dessus comme cela… ? Takanori ?

 

J’ouvre les yeux et vois le ciel devenu gris. Plus de soleil entre les branches des arbres, l’herbe qui me semblait si brillante me paraît à présent presque noire. Une nouvelle goutte me tombe dessus, ce n’est pas Takanori qui pleure, c’est le ciel…

 

Je tourne la tête et le vois appuyé contre le tronc de l’arbre, il semble endormi. Je me rapproche de lui. L’arbre est si épais que la pluie qui tombe autour de nous ne le traverse pas, seules quelques gouttes passent parfois entre les mailles du filet.

Il fait lourd, il a fallu moins d’une heure au temps pour devenir orageux. Je me blottis contre lui. Je n’aime pas les orages, au fond de moi, j’en ai toujours eu peur je crois…Ses yeux papillonnent.

 

« Qu’est-ce qu’il se passe ?

- Il pleut.

- Mais il faisait beau il y a encore cinq minutes….

- On s’est endormis au moins une heure Taka-kun. 

- Ah…bon ben, il va falloir qu’on attende ici que ça se calme alors…

- Je crois qu’on n’a pas le choix… »

 

Son bras vient entourer mes épaules et ma tête va se poser près de son cou.

Je suis bien là, je retrouve un peu mon cocon de chaleur que j’avais perdu ce matin. Mon regard se perd sur le paysage teinté de gris devant moi, les gouttes qui tombent…

 

«  Je n’aime pas la pluie…

- Moi non plus. »

 

J’ai pensé tout haut, je ne m’attendais pas à ce qu’il me réponde.

Je souris.

Suguru adore la pluie…

 

Autour de nous, l’averse finit par se calmer. Takanori se lève et me tend la main.

 

«  On devrait rentrer avant que cela ne repleuve.

- Oui. »

 

Son sourire si doux me redonne l’envie d’être heureux.

Pourquoi je ne tombe pas amoureux de lui ?

Pourquoi ce n’est pas lui que j’ai rencontré il y a deux ans…

 

Pourquoi je pense toujours à Suguru… ?

 

J’aimerais qu’il disparaisse de ma mémoire.


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