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The GazettE



A fleur de mots   Auteur: Aki-Chan Vue: 4557
[Publiée le: 2008-03-09]    [Mise à Jour: 2008-12-24]
AP Romance/Yaoi (HxH)/PoésieCommentaires: 50
Description:
[Uruha x Aoi / Uruha x Ruki / Aoi x Kai / Reita x Ruki / Saga x Shou ]
[AU] Allongé sur l'herbe dans un parc, il réfléchit à ce qu'il pourrait bien écrire sur cette page blanche quand soudain, Il apparait...

//!\\ Chapitre 1 réécrit !! //!\\
Crédits:
Les gazette ne m'appartiennent pas, seul Minami est à moi ^^ les guests non plus sont pas à moi...

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Commenter: Chapitre 9

Chapitre 9

[2669 mots]
Publié le: 2008-05-01Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)

Auteur : Akira
Titre : à fleur de mots
Genre : AU, un peu moins triste que Dancer in the dark mais un peu dans la même veine quand même xD
Rating : [G] Je pense . . .
Groupe : The Gazette
Couple : Vous verrez bien mais ça change pas beaucoup de mes habitudes vous allez voir XD
Disclaimer : Ils sont à moi, ils habitent dans mon placard…
Mot de l’auteur : : une petite réponse aux commentaires !

                               Lisouille : Euh…ben…je préférerais pas en fait, je la poste ici et je n’aime pas trop que quelqu’un d’autre que moi la poste, comprend moi, c’est un peu personnelle je trouve…

Enfin je suis contente que ma fic te plaise quand même et j’espère que ça t’empêchera pas de lire la suite !

                               Rukyoshu : J’espère que cette suite sera à la hauteur de tes espérances. Je sais pas trop quoi te dire à part merci de suite ma petite histoire pas très intéressante avec autant d’assiduité, ça me fait tellement plaisir…

                               BlackCherry. :Je suis heureuse que le chapitre précédent t’ai surprise, j’ai longtemps hésité avant de l’écrire mais finalement je n’ai que de bon retour sur ce chapitre ! J’espère que cette suite ne te décevra pas.

 

Voilà, bonne lecture à toute et encore merci de me laisser des commentaires, ça me fait beaucoup plaisir de voir vos messages après une longues semaine/journée de cours qui me fait me dire que finalement, je fais pas tout ça pour rien…

Bonne lecture…


Chapitre : 9/?

POV Ruki

 

A fleur de mots

Chapitre 9

 

 

Je n’aurais pas dû venir. Je l’ai su dès qu’il me l’a demandé.

Un simple petit ‘Je ne veux pas y aller seul !’ agrémenté d’un timide ‘s’il-te-plaît’ et surplombé d’un de ses regards de chiot battu dont il a le secret et ça a suffi pour que je craque. C’en est pathétique…

Le fait est que maintenant, je me retrouve au milieu de gens plus riches les uns que les autres.

Je n’aime pas cette atmosphère, je ne sais pas comment Atsu fait pour être aussi à l’aise au milieu de ces bourgeois collés montés, chacun plus prétentieux que son voisin d’à côté.

Je ne suis même pas encore entré dans la salle et j’ai déjà envie de partir, mais je lui ai promis de venir et je suis un homme de parole, surtout quand c’est pour lui.

Les gens passent un à un devant moi, certains me regardent étrangement. Peut-être parce que je n’ai pas l’allure de la plupart des gens ici, mes cheveux platines dénotent, même si j’ai au moins fait l’effort de mettre un des rares costumes qui peuplent mon armoire.

Je soupire avant de jeter un coup d’œil à ma montre. 20h30. Je ne sais pas à quelle heure débute le défilé mais je commence à me demander si Atsu ne m’a pas oublié.

Une nouvelle longue série de minutes passe. Les mains dans les poches, je l’attends patiemment. Je m’amuse à imaginer les vies des gens qui passent devant moi, comme je sais si bien le faire….

Finalement, je me demande si je ne ferais pas mieux de partir…

 

«  Takanori-kun !! »

 

C’est sa voix, je la reconnaîtrais entre mille, et puis, il est le seul à connaître mon nom dans cette foule qui se presse autour de moi… Je me tourne vers l’endroit d’où venait l’appel…et je me fige…

Où est le Atsu si simple que je côtoie habituellement ? Je pensais bien qu’il ne viendrait pas en jean T-shirt mais à ce point…

Je le regarde de bas en haut…la robe…oui, c’en est bel et bien une.

Je secoue la tête pour me remettre les idées en place. Sa robe est faite de tissus vaporeux, presque transparents…elle est si longue qu’il doit en soulever légèrement le bas pour l’empêcher de traîner sur le sol. Le tissu blanc qui la compose fait ressortir ses yeux ombrés de fard à paupière doré et donne à ses cheveux des teintes encore plus claires…

Il aurait des ailes, je me croirais au paradis je crois… Cette soirée me semble soudain de bien meilleure augure qu’au premier abord…

 

«  Ah tu es là !...Takanori ? Ça va ? »

 

Je l’entends parfaitement mais ses mots ont mis un moment à monter jusqu’à mon cerveau. Je sens sa main attraper la mienne et je le vois me regarder avec inquiétude.

 

«  Oui, oui…désolé. Je…je pensais à autre chose.

- Ah, ouf je me suis inquiété… »

 

J’hésite et puis finalement ajoute :

 

«  Tu es magnifique ce soir… »

 

J’ai senti mes joues devenir rouge pivoine. Comment ai-je pu oser prononcer une chose pareille ? Je suis complétement fou...

Oui, complétement fou de lui…

Je lance un regard en coin et je vois son visage devenir rouge lui aussi. Il me murmure un léger ‘merci’ et reprend ma main pour me tirer vers l’intérieur. Nous nous dirigeons vers nos places, juste devant la scène. Un emplacement de choix, on voit que c’est Suguru qui nous a procuré les invitations.

Je me demande comment je vais pouvoir regarder autre chose que lui pendant toute la soirée. Aussi beau que pourront être les mannequins, ils me parraîtront tellement fades par rapport à lui…

Alors que l’on est assis à attendre que le défilé commence, il m’explique comment va se passer la soirée. Il a l’air tellement habitué à cette ambiance alors que moi je me sens comme mis en boîte au milieu de toutes ces pointures people…

Sa main se pose sur la mienne et me fait sursauter.

 

«  Ça va ?

- Oui, oui…ne t’inquiète pas. Tu me disais ?

- hum…ce soir c’est un défilé mixte…enfin je crois, mais ils sont un peu en manque de mannequins féminins si j’ai bien compris ce que Su-chan m’a expliqué. Il m’a dit qu’on risquait d’avoir des surprises et que ça allait encore faire jaser les journalistes…

- Oh…quel genre de surprises ?

- Son agence a un chef un peu farfelu. Yoshiki-sama, tu en as peut-être entendu parler…bref. Il a décidé que les mannequins les plus androgynes défileraient pour remplacer les filles qui manquent. »

 

Je souris. Tout cela risque en effet d’être marrant à regarder.

Finalement, le volume de la musique augmente et la lumière s’éteint pour ne plus éclairer que le podium devant nous.

 

«  Ah ! Ça commence ! »

 

Les premiers mannequins commencent à avancer sur la piste blanche, vêtus de vêtements haute couture compliqués. Leurs yeux plantés dans le vide devant eux. Ils ne regardent personne, ils pourraient être seuls ça ne changerait rien.

Les tops models m’ont toujours fait penser à des robots. Il me donnent toujours cette impression d’avoir perdu quelque chose…leur âme peut-être…

Comment peut-on réduire sa vie à marcher de long en large sur un podium, toujours le même chemin, toujours les mêmes visages qui vous admirent…

Je deviendrais fou je crois.

 

Suguru apparaît pour la première fois sur le chemin de marche. La main d’Atsuaki se resserre autour de la mienne, je lui lance un regard et vois ses yeux qui le regardent en pétillant et un sourire s’épanouir sur son visage à mesure qu’il s’approche de nous.

Mon regard retourne vers le mannequin et voit qu’il n’est pas seul, un autre avance à ses cotés. Lui aussi est brun et il porte une tenue plus féminine. Je comprends ce que voulait dire Atsuaki tout à l’heure.

Il est grand, élancé, assez bel homme il faut l’avouer. Ses cheveux bruns font écho à ceux de Suguru et son visage plus rond que celui de l’autre mannequin ne porte par ce côté hautain que je voyais sur ceux des autres jusque là. Au contraire il sourit quand il croise son collègue…

Il sourit…et ce sourire me chiffonne.

Ils repartent et je vois leurs mains qui se frôlent avant de se séparer pour retourner aux loges chacun de leur côté... J’ai dû rêver. Je veux tellement qu’il y ait quelque chose que j’invente n’importe quoi pour m’en persuader.

 

D’autres mannequins passent et finalement, après de longues minutes ils repassent vêtus différemment.

Encore tous les deux.

 

Un regard vers Atsu et je le vois froncer les sourcils.  Aurait-il remarqué quelque chose ?

Mon regard retourne vers les deux mannequins et je la vois…cette lueur que j’ai vue dans tant d’yeux amoureux avant aujourd’hui. Cette étincelle que j’ai si souvent décrite dans ce que j’ai écrit…

Je tourne la tête vers Atsuaki. Il fixe la scène avec une expression perdue entre la colère et l’incompréhension.

 

Au fond de moi, quelque chose me répète de ne pas faire de conclusions hâtives. J’ai trop peur de me faire de fausses idées, que ce que je crois voir ne soit que mon imagination.

 

Je lance un coup d’œil à ma montre, déjà presque une heure de passée. Plus qu’une demi heure et le défilé se termine.

Ma main va chercher celle de mon ange à côté de moi. Mes doigts se mêlent aux siens et j’ai l’impression qu’il la serre presque de manière désespérée. Je regarde à nouveau la scène et vois Suguru me lancer un regard noir pendant une fraction de seconde.  Je lui rends son regard. Comment peut-il oser me regarder ainsi quand on voit comment il agit avec ce mannequin juste en face de celui qui est censé être son petit ami !

J’exagère peut-être un peu…

 

Une fois de plus, les deux bruns repartent vers les coulisses. J’en profite pour regarder comment va Atsuaki.

Son sourire a disparu et les flashs des appareils photos qui inondent le podium laissent apparaître de fines lignes brillantes sur ses joues.

 

«  Atsu… »

 

Sans même réfléchir, je l’attire vers moi et l’installe sur mes genoux où il pleure doucement en fixant toujours la scène.

 

La fin du défilé finit par arriver et alors entre le dernier couple, la dernière tenue…celle des mariés…

C’étaient eux.

Je crois que ça plus que le reste me semble la meilleure preuve que les deux hommes sur cette estrade ne sont pas que de simples amis. C’est la coïncidence de trop comme on dit. Cela aurait pu être n’importe qui d’autre mais non, c’étaient eux deux qui avaient été choisis…ou qui l’avaient demandé.

 

Je vois Suguru me lancer un regard véritablement haineux alors que mon peintre a finalement arrêté de regarder la scène. Il pleure, le visage enfoui dans mon cou, les épaules secouées de sanglots.

 

Cette soirée aurait pu être bien oui…elle aurait dû.

 

Je le serre un peu plus contre moi et sans arrêter de fixer le brun debout sur son podium, je dépose un baiser dans les cheveux blonds d’Atsuaki.  Qu’il prenne ce geste de la manière qu’il le souhaitera, déclaration de guerre ou autre chose, je m’en fiche.

Autour de nous, les gens se lèvent et applaudissent. Le couturier arrive et salue la foule, debout à côté des deux gravures de mode.

 

Atsu, lui, continue de sangloter contre moi. Chacun de ses soubresauts est comme un appel au secours.

Je décide finalement de prendre les choses en mains, je lui murmure un ‘lève-toi’, auquel il obéit sans discuter. Je fais de même et l’entraîne au dehors de la salle, loin de cette foule, loin de lui, loin de son regard meurtrier qu’il n’a pas le droit de faire mais que je sens quand même brûler mon dos.

 

On arrive dans le grand hall. Il est totalement vide, pas même un homme de la sécurité. Tous sont en train d’admirer les deux stars sur leur piédestal.

Mon ange blond se laisse glisser contre le sol et continue de pleurer. Je m’approche pour m’accroupir devant lui et le prendre dans mes bras.

 

«  Dis-moi que j’ai rêvé Taka-kun… »

 

Sa voix entrecoupée de sanglots me fait mal au coeur. L’envie d’aller fracasser le crâne de Suguru me traverse l’esprit mais je la chasse d’un hochement de tête.

Je ne sais pas quoi lui dire, alors je préfère me taire. J’ai trop peur de paraître égoïste, de lui faire sentir que je profite de la situation alors que je fais tout pour que ça ne soit pas le cas. Je ne veux pas qu’il me déteste….

 

«  Je veux aller le voir… »

 

Une partie de moi le refuse, mais celle qui gère la partie sensée de mon cerveau l’aide à se relever. J’essuie ses larmes du bout de mes pouces et plonge mon regard dans le sien.

 

«  Tu es sûr ?

- Oui.

- S’il y a le moindre problème, tu viens me voir, hein ? Je suis chez moi. »

 

Il a acquiescé avec un regard triste avant de se diriger vers les loges.

Moi, je suis resté un instant, et puis finalement, je suis parti, les mains dans les poches et le regard fixé sur mes pieds. Sans que j’y fasse attention, mes pas m’ont mené au parc. De toute façon, il est sur le chemin de mon appartement, quel que soit l’endroit où l’on se trouve dans le centre ville.

 

La nuit est calme. Je préfère ce silence à cette effervescence que je viens de quitter. Les fêtes mondaines ne se sont pas pour moi, je préfère tant m’installer sur l’herbe pour regarder le peu d’étoiles qui parvient à percer la couche de pollution au-dessus de la ville.

Mes pas me mènent près de mon cerisier. Je souris et finalement, après avoir hésité, je m’allonge sur l’herbe froide du sol et laisse mon regard courir sur la voûte étoilée.

Je n’ai pas envie de rentrer. Cette soirée a été éprouvante d’une certaine manière.

 

Les étoiles laissent lentement tomber leurs pâles lumières sur le parc. J’ai vraiment l’impression d’être ailleurs. Le bruit incessant de la circulation ne parvient pas jusque là, seul le bruit de quelques criquets perdus dans l’herbe et la lueur virevoltante de quelques lucioles viennent troubler le calme du parc. Un long soupir s’échappe d’entre mes lèvres.

 

De longues minutes s’écoulent. Je sens doucement mes yeux commencer à se fermer quand une voix non loin vient troubler le calme environnant. Elle prononce un nom que je connais…

 

«  Atsuaki !

- Non ! Laisse-moi !

- Mais laisse-moi t’expliquer !

- Il n’y a rien à expliquer !! »

 

Je vois leurs ombres non loin et finalement, Suguru apparaît dans la lumière d’un lampadaire. Je vois sa main et j’entends le bruit d’une gifle.

 

«  Laisse-moi en placer une !

- Non ! Je ne veux pas entendre tes fausses excuses … »

 

J’entends Atsuaki pleurer… encore.

 

«  Quand tu te seras calmé, tu m’appelleras qu’on puisse discuter en adultes raisonnables. »

 

Il lâche sa phrase d’un ton sec et puis il part. Moi, dans l’ombre de mon cerisier, je le regarde partir avant de me lever pour courir vers mon ange  qui pleure toujours au même endroit. Il relève la tête, presque effrayé, et son regard s’est empli de désespoir en me reconnaissant.

 

«  Ta…ka… 

- Chut Atsu, dis rien…

- Je l’ai…perdu…hein ?

- Chut… »

 

Je le prends dans mes bras et serre contre moi son pauvre corps frigorifié. Malgré l’été, l’air de la nuit est froid et il ne porte toujours que sa fine robe vaporeuse.

 

«  Allez, viens. »

 

Je le relève. Il se laisse faire comme une pauvre poupée de chiffon. Mon bras entoure sa taille pour aider ses jambes faibles à le porter et nous nous dirigeons chez moi. A peine arrivés, je le couche sur mon lit et le borde doucement en lui murmurant des paroles que j’espère réconfortantes.  Il se calme et, alors que je me relève pour aller dormir dans le canapé du salon, je sens sa main attraper la mienne et la serrer.

 

«  Reste…s’il-te-plaît. »

 

Je me retourne et hoche la tête. Il me lâche et après avoir enfilé le T-shirt que je porte pour dormir, je me glisse entre les draps. Au bout d’un instant, je le sens se rapprocher pour se blottir contre moi et je sens une larme couler dans mon cou.

Je n’aime pas le voir comme ça… Mais je ne peux pas m’empêcher d’être heureux qu’ils se soient disputés…

 

Je suis horrible…

 

A suivre


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