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The GazettE



A fleur de mots   Auteur: Aki-Chan Vue: 4563
[Publiée le: 2008-03-09]    [Mise à Jour: 2008-12-24]
AP Romance/Yaoi (HxH)/PoésieCommentaires: 50
Description:
[Uruha x Aoi / Uruha x Ruki / Aoi x Kai / Reita x Ruki / Saga x Shou ]
[AU] Allongé sur l'herbe dans un parc, il réfléchit à ce qu'il pourrait bien écrire sur cette page blanche quand soudain, Il apparait...

//!\\ Chapitre 1 réécrit !! //!\\
Crédits:
Les gazette ne m'appartiennent pas, seul Minami est à moi ^^ les guests non plus sont pas à moi...

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Commenter: Chapitre 3

Chapitre 3

[1928 mots]
Publié le: 2008-03-09Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)

Auteur : Akira
Titre : à fleur de mots
Genre : AU, un peu moins triste que Dancer in the dark mais un peu dans la même veine quand même xD
Rating : [G] Je pense . . .
Groupe : The Gazette
Couple : Vous verrez bien mais ça change pas beaucoup de mes habitudes vous allez voir XD
Disclaimer : Ils sont à moi, ils habitent dans mon placard…
Mot de l’auteur :
Chapitre : 3/?
On change de point de vue !! POV Uruha ^^

A fleur de mots

Chapitre 3

 

 «  Allô mon cœur ?

- Oh c’est toi, qu’est-ce que tu veux ?

- C’est pour savoir si tu peux me rejoindre au parc cet après-midi ?

- Je devrais pouvoir me libérer vers 17h, oui… 

- D’accord…je t’attendrais sous notre cerisier…

- A tout à l’heure alors.

- Oui, je t’aime… »

 

Et il a raccroché. Comme d’habitude.  Je devrais avoir l’habitude au bout d’un an mais sa façon de faire me rend un peu plus triste chaque jour. Je sais bien qu’il est quelqu’un de froid, mais tout de même. Enfin, tant qu’il n’agit comme ça qu’au téléphone, pourquoi devrais-je me plaindre ? Hein ?

Assis sur notre lit dans notre chambre aux volets encore fermés, je soupire. Je repose le téléphone sur son socle et me dirige vers mon atelier, clignant des yeux à la lumière brillante qui règne dans le salon.

Cette pièce qu’il nomme ‘mon antre’, il n’y entre jamais. Jamais il n’a passé le pas de la porte de cette pièce, prétextant qu’il ne voulait pas violer mon espace personnel.

A croire qu’il ne s’est jamais dit que moi, j’aurais voulu qu’il entre, qu’il me voit travailler, qu’il s’intéresse un peu à moi…qu’il s’y intéresse vraiment, pas qu’il fasse semblant, qu’il joue cette comédie qui dure depuis presqu'un an maintenant. Ah oui, ce rôle, il le connaît pas cœur. Il n’est pas acteur mais il pourrait l’être.

Je peux supporter son narcissisme, je peux supporter son caractère de diva. Mais qu’il fasse semblant de s’intéresser à moi, non, ça, plus ça va et moins je peux.

 

J’avance entre les étagères où sont posées des toiles sans vie. Des toiles de lui, des toiles de nous, des toiles de rien du tout. Mon passage soulève de la poussière de rien, et j’attrape la seule chose qui pulse encore d’un peu de vie dans cette pièce morte depuis que je n’y mets plus les pieds pour autre chose que venir chercher une feuille ou un crayon.

Cette seule chose, c’est mon carnet à dessin. Le même depuis que je suis sorti de la fac, le même qui m’accompagne partout. Je dessine rarement dedans, il est réservé à ce qui me paraît le plus beau, le mieux. Aux moments où je me sens mal, ou j’ai besoin de me retrouver avec moi-même. Il est un peu cette passerelle entre moi et mon âme, il est la colle qui répare mon cœur brisé quand je souffre, la seule chose qui m’aide à traverser les coups durs…

Je t’ai si souvent dessiné dedans…

Je prends ma boîte où sont rangés les fusains, mes crayons et mes estompes et je sors. Rester dans cette pièce que tu as aménagé spécialement pour moi, sans que je ne te demande rien, me fait mal, j’ai besoin d’air. Le chemin jusqu'à la porte est rapide. Bruit de clef dans la serrure et je pars vers ce parc.

Le parc de mon âme déboussolée comme j’aime l’appeler.

 

Il est à peine 15h. J’ai le temps. Je traverse les rues sans même faire attention à ce qui m’entoure. C’est lui qui m’a forcé à venir m’installer avec lui en plein cœur de la ville.

Moi, j’habitais un petit loft en banlieue. C’était agréable, il y avait de l’herbe, des enfants qui jouaient dans des jardins bien entretenus. Des oiseaux qui chantaient, des chiens qui aboyaient parfois contre quelques chats qui traînaient par là.

Mais par amour pour lui, j’ai lâché ce que je qualifiais sans aucune honte de ‘paradis’ pour venir ici, au milieu de la pollution et des embouteillages. Où ce n’est plus des enfants qui crient, mais des gens énervés et stressés.

On m’a dit un jour que je n’étais pas fait pour ça, que j’étais un artiste et que c’était de douceurs dont j’avais besoin. Cette personne avait sûrement raison. Mais l’amour rend idiot et je l’aime cette diva, je l’aime tant.

 

A défaut de pouvoir lui décrocher les étoiles, je les lui avais peintes. Mais lui, y est resté presqu'indifférent. Il a accroché la toile dans le salon et depuis, il passe devant sans même la regarder.

 

Pourtant, moi, tant que je suis avec lui je suis heureux.

J’aime à croire qu’il m’aime, mais qu’il ne me le dit pas. Même lors de ces nuits d’amour que je n’échangerais pour rien au monde, pas un seul mot d’amour ne filtre entre ses soupirs de plaisir. Juste mon nom, des fois…

Pourquoi l’amour doit-il se faner un jour ?

Et pourtant, parfois, il redevient celui qu’il a été. Celui qui s’inquiétait de chacun de mes soupirs.  C’est à n'y rien comprendre…Mais en fait, y a-t-il vraiment quelque chose à comprendre ou est-ce juste moi qui ai une vision trop utopique de la vie de couple ? Au bout de deux ans de vie commune, ce genre de chose est normale…non ?

 

L’entrée du parc s’élève maintenant devant moi. Il est devenu mon nouveau paradis, celui où je vais quand je me sens perdu, ou quand je ne me sens pas bien. Quelle que soit la saison, rien que d’y venir me fait du bien. C’est un endroit où je retrouve cette ambiance que j’aimais dans ma banlieue. Un jardin d’Eden au milieu de cette ville hostile.

Le bruit de mes pas sur les graviers, les enfants qui courent autour de moi, surveillés par leurs parents. Les oiseaux qui volent d’arbres en arbres. Les fleurs de cerisier dont les pétales se détachent, volent et meurent finalement sur ce chemin sur lequel je marche.

Je respire.

Mes pas me mènent tout seul devant cet arbre devant lequel on s’est rencontré, ce jour-là où j’ai trébuché, toutes mes affaires à la main et où tu m’as rattrapé avant que je ne tombe. Cet arbre devant lequel, bien des mois plus tard on s’est avoué nos sentiments.

Posant mes affaires sur l’herbe au pied de son tronc je m’installe, calant mon dos contre celui-ci, laissant le soleil réchauffer ma peau. Le bruit de l’eau de la fontaine accompagne parfaitement les chants des oiseaux. Tout est parfait.

 

J’attrape mon carnet et l’ouvre sur une feuille vide et prends un fusain dans ma boîte. Je vais dessiner la fontaine…

Un trait, deux traits.  Quelques secondes et j’en ai déjà la forme principale. Pourtant, quelque chose me gène. J’attends, regarde, observe, tente de trouver quel trait ne va pas comme il devrait. Je mets quelques ombres, estompe un peu. Non, toujours pas.

Un soupir, je n’y arrive pas. Je prends une nouvelle feuille et recommence, j’ai dû mal débuter l’autre. C’est très dur de reprendre un dessin que l’on n’a pas bien commencé. On peut tout faire pour essayer de le rattraper, chaque couche de crayon que l’on ajoute ne fait qu’accentuer cette impression d’avoir raté. Parfois, mieux vaut reprendre au début plutôt que de s’acharner…

Ou de laisser tomber.

 

Un soupir, non décidément je n’y arrive pas. Je change une troisième fois de page et me laisse doucement aller en arrière jusqu'à ce que mon dos touche le tronc du cerisier.

Un coup d’œil sur ma montre, presqu'une heure est passée depuis mon arrivée. Je laisse mon regard doucement se promener autour de moi, m’imprégnant de l’ambiance douce et apaisante du parc.

 

J’ai l’impression de me sentir observé. Je tourne la tête et vois un homme assis près d’un arbre de l’autre côté du chemin de gravier. Il est blond et à moitié couché sur le sol.

Ce que je vois de son visage me fait me dire qu’il ne doit pas être moche. Peut-être même est-il beau ?... Un soupir et je me re-penche vers mon carnet. Je pose mon fusain et attrape un bon vieux crayon de papier. Je laisse ma main voyager sur la feuille, traçant de mémoire les traits de son visage. Un cheveu par ici, un trait de maquillage. La lèvre plus pulpeuse encore. Le piercing, cette lueur dans son regard.

Son visage, je l’ai tellement regardé, tellement admiré que je pourrais le dessiner les yeux fermés. J’en connais chaque courbe par cœur, aucune irrégularité de sa peau ne m’est inconnue.

Un sourire s’épanouit sur mon visage alors que je trace les traits du visage de mon amour. Je ne peux que sourire quand je pense à lui, même s’il me fait souffrir.

 

Je suis tellement pris par ce que je fais que je ne l’entends même pas arriver. Ce n’est que quand je sens ses bras entourer doucement ma taille que je me rends compte qu’il est là.

Son visage qui s’enfouit dans mon cou, respire mon odeur. Dans ces moments-là, je sais qu’il ne fait attention qu’à moi. Ses mains qui passent sous mon haut, caressent mon ventre. Je frissonne, j’aime sentir ses mains contre moi, c’est plus fort que moi.

Il se penche un peu et regarde ce que je dessinais.

 

«  C’est moi…

- Oui.

- Sans modèle ?

- Je te connais par cœur Su-chan… »

 

Il sourit et ses lèvres se posent sur les miennes. Ses baisers ont un goût de miel et la douceur d’une plume.

Mon cœur s’accélère et finalement, nos lèvres se séparent. Je pose mon carnet sur le sol et me blottis un peu plus entre ses bras. Il me serre, et sous mon oreille posée sur son torse j’entends son cœur battre calmement.

Moi le mien bat à cent à l’heure quand il me prend dans ses bras.

 

«  Et si on rentrait ? »

 

Pourquoi ne suis-je pas étonné que tu me proposes si vite de rentrer ? Je retiens un soupire et acquiesce avant de dire :

 

«  Mais avant de partir, je veux une glace ! »

 

Il sourit. Il est si beau quand il sourit…

 

« Tout ce que tu veux Atsu-chan »

 

Ce que je veux, c’est que tu m’aimes de nouveau comme avant Suguru, mais ça, peux-tu vraiment me le donner ?

J’attrape mes affaires et il me prend la main. On avance et lui, me raconte sa journée. Je ris parfois, pour faire bonne figure alors que je sais qu’il me dit tout ça pour meubler le silence.

Toujours cette impression d‘être observé. Je tourne la tête alors que Suguru m’achète ma glace et le vois, toujours assis sous son arbre. Les fleurs de cerisier lui tombent doucement dessus mais il ne semble pas y faire attention.

 

«  Tiens ta glace… »

 

Un léger sursaut et je me retourne vers mon beau brun qui me tend la sucrerie avec un sourire tendre.  J’attrape le cornet et lui dépose un baiser sur la joue pour le remercier. Il me prend  mon carnet et ma boîte des mains afin que j’ai une main de libre pour prendre la sienne. Il est adorable quand il cherche à tout prix à me tenir la main…

 

On est rentrés à la maison et la routine est redevenue la même. Il s’est posé devant la télé et m’a demandé ce qu’on mangeait au repas.

Depuis quand notre vie est-elle devenue comme cela ?

 

Je voudrais retourner au temps où nous étions heureux…

 

A suivre…

 


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