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The GazettE



A fleur de mots   Auteur: Aki-Chan Vue: 4564
[Publiée le: 2008-03-09]    [Mise à Jour: 2008-12-24]
AP Romance/Yaoi (HxH)/PoésieCommentaires: 50
Description:
[Uruha x Aoi / Uruha x Ruki / Aoi x Kai / Reita x Ruki / Saga x Shou ]
[AU] Allongé sur l'herbe dans un parc, il réfléchit à ce qu'il pourrait bien écrire sur cette page blanche quand soudain, Il apparait...

//!\\ Chapitre 1 réécrit !! //!\\
Crédits:
Les gazette ne m'appartiennent pas, seul Minami est à moi ^^ les guests non plus sont pas à moi...

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Commenter: Chapitre 2

Chapitre 2

[1890 mots]
Publié le: 2008-03-09
Mis à Jour: 2008-03-09
Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)

Auteur : Akira
Titre : à fleur de mots
Genre : AU, un peu moins triste que Dancer in the dark mais un peu dans la même veine quand même xD
Rating : [G ] Je pense . . .
Groupe : The Gazette
Couple : Vous verrez bien mais ça change pas beaucoup de mes habitudes vous allez voir XD
Disclaimer : Ils sont à moi, ils habitent dans mon placard…
Mot de l’auteur : Je sais c'est mal, j'ai plein de fics à finir et j'en commence une autre, je me flagellerais ce soir, promis. Le fait est que j'ai cette idée qui est venue me trotter dans la tête en me hurlant ‘écris moiii’, donc j'ai obéi.
J'aimerais bien que vous me disiez ce que vous en pensez...
Chapitre : 2/? (Y en a au moins quatre, j'ai le scénar' pour 4 chapitres XD)

Ah, et c'est toujours un POV Ruki~

 

A fleur de mots

Chapitre 2

 

 

Plusieurs jours ont passé et ils m’ont semblé interminables.

Je me suis trouvé un travail potable, vendeur de nuit dans un combini. Ce n’est pas super mais au moins, cela me permet de vivre et de payer mon loyer.

Je n’aime pas travailler. Cela implique trop de choses que l’on est obligé de faire et auxquelles j’avais choisi d’échapper quand j’ai décidé de devenir écrivain. Se lever le matin, avoir des horaires à respecter, ce que je peux détester ça ! Mais voilà, des fois, on n’a pas le choix.

 

Parce que si la vie était toujours telle qu’on la rêvait, ça serait un beau foutoir… Imaginez un peu, toutes les fans girls qui rêvent d’avoir leurs stars préférées à portée de mains, tous les gens qui rêvent d’être riches, tout ceux qui voudraient avoir des pouvoirs paranormaux... Non, sincèrement, c’est bien mieux que la plupart des rêves restent irréalisables, croyez-moi.

 

Bref…Le principal avantage de ce boulot, c’est que je bosse de nuit. Or, la nuit, non seulement il y a peu de monde, donc peu de travail, mais en plus c’est le moment où je suis le plus inspiré. On aurait pu plus mal tomber, je dois bien l’avouer.

 

Et finalement dimanche est arrivé. Mon seul jour complet de repos de la semaine.

 

Je suis retourné au parc, profitant du beau temps pour retrouver mon cerisier. Je me suis installé dessous et maintenant, me voilà à attendre.

Et à attendre quoi ? Lui.

 

Je ne pense qu’à lui ces temps-ci, il m’obsède. Je ne connais pas son nom, je ne l’ai vu qu’une seule fois, mais elle reste gravée dans ma mémoire. Cette incompréhensible envie de le revoir m’a poursuivi toute la semaine. 

C’est étrange comme parfois, un simple épisode de notre vie reste inscrit dans notre mémoire alors que d’autres s’enfuient aussi rapidement qu’ils se sont produits. Je ne comprends pas pourquoi cet homme m’a marqué à ce point, il n’avait rien d’extraordinaire, peut-être un peu plus beau que la moyenne, un peu plus intriguant mais finalement il n’avait rien de spécial.

 

Et pourtant je ressens cette boule au fond de mon estomac, cette boule que l’on attribut parfois au stress, d’autres fois à l’angoisse. Et cette boule, je sais qu’elle ne partira pas tant que je ne l’aurai pas vu.

Pourtant, je dois bien admettre que le pourcentage de chance que j’ai de le voir débarquer rien que pour mon bon vouloir est assez faible. Cependant, je ne peux m’empêcher d’espèrer.

 

Je soupire et me couche sur l’herbe verte. Sa fraîcheur contre ma peau me fait du bien, et la douce chaleur du soleil qui passe entre les branches de mon cher cerisier et caresse doucement mon visage me donne cette impression d’être au paradis. Une légère brise vient en agiter les branches et les fins pétales qui y étaient accrochés en tombe par myriade, comme une pluie de flocons de neige. Un flot de particules de velours qui viennent caresser mon visage, se posant de ci de là et me provoquant de doux frissons.

J’aime le printemps. C’est vraiment une saison magnifique. Elles ont toutes leurs charmes c’est vrai, mais le printemps a quelque chose de doux et de reposant que n’ont pas les autres.

Je ferme les yeux et laisse doucement tous les sons autour de moi devenir plus clairs. Quand je fais ça, j’ai parfois l’impression qu’ils n’attendaient que cela, que je les écoute, pour déployer leurs myriades de facettes.

Les notes qui composent le chant d’un oiseau, et auxquelles un autre répond avec sa propre gamme qui semble identique à l’autre mais qui pourtant, dans le fond, n’est pas la même.

Les oiseaux ont des voix, comme les hommes, simplement on n’est souvent pas assez attentifs pour s’en rendre compte. Il m’aura fallu longtemps pour le remarquer.

Ah, les oiseaux, ce sont des êtres fascinants. Ils possèdent quelque chose que les hommes n’auront jamais, malgré tous leurs rêves. Cette possibilité de toucher le ciel de leurs ailes, de côtoyer les nuages et de parler avec les étoiles.

Des rires d’enfant non loin me coupent dans l’agréable écoute du chant des oiseaux. Ce sont des rires de petites filles, des rires insouciants que l’on a tous eus un jour même si l’on ne s’en rappelle plus.

Le bruit de la brise qui agite les branches, celui des pas sur le sol, des roulettes des poussettes sur le gravier. Le bruit des insectes s’éveillant peu à peu après avoir passé l’hiver enterrés dans le sol.

 

Tous ces bruits apaisants, qui forment la vie qui se déroule autour de moi. Ces bruits qui sont si différents de ceux de la ville qui pourtant entoure ce petit enclos de paradis où règne la nature.

Je n’aime pas la ville, trop de bruits assourdissants, trop de bruits tout court. On n’entend pas les oiseaux, à vrai dire on ne s’entend même plus penser donc il n’est pas étonnant que le reste passe à la trappe aussi.  Non, je n’aime pas la ville, je n’y vis que parce que j’y suis obligé pour travailler.

 

Je me laisse doucement bercer par ces sons. Si bien que lorsque je rouvre les yeux et que je regarde ma montre, je me rends compte qu’une heure est passée. Le dos endolori je me relève et me frotte doucement les yeux. La lumière est un peu douloureuse mais je m’y réhabitue vite et alors…

 

Il est là, au même endroit que la dernière fois. Où plutôt, ils sont là. Ils ont profité que je dormais pour venir.

Il est assis en tailleur, je crois que c’est une palette de peinture qu’il tient aujourd’hui dans sa main droite. Une boîte emplie de petit tube colorés est posée à côté de lui, tandis qu’un chevalet est placé devant lui. Mon  regard se décale d’un mètre sur la droite et je le vois, l’ange froid, posant, une jambe repliée sur laquelle est posé un bras. Il a un air songeur sur le visage et le regard perdu quelque part loin devant lui. A quoi pense-t-il ? À lui ?

Mon attention se reporte sur mon artiste. Il a un pinceau posé sur son oreille et je devine que son bout coloré va lui faire une tâche sur la tempe. Un léger sourire fait relever un coin de ma bouche alors que je continue de le détailler sans aucune honte.

Après tout quel mal y a-t-il à regarder quelqu’un ?

Il est tout concentré à ce qu’il fait, traçant sur sa toile, déposant des couleurs, étalant puis remettant encore. Je devine que c’est Lui qu’il dessine.

Un pincement au cœur et cette boule dans mon estomac qui a refait son apparition. Je voudrais qu’il me dessine moi…

Mais pourquoi ?

 

Je le vois lever son pinceau de sa toile et la regarder intensément, comme s’il réfléchissait à ce qu’il manquait. Finalement, il enlève le pinceau posé sur son oreille, et le repose à côté de lui après l’avoir nettoyé. Puis, il fait de même avec celui qu’il utilisait.

Sa voix me parvient mais je ne comprends pas ce qu’il dit. Elle me semble chaude et agréable…

L’autre s’étire, les muscles sûrement engourdis d’être resté dans la même position durant si longtemps et se lève pour venir enlacer la taille de l’ange blond pour regarder la toile.

Deux grands sourires qui éclairent leur visage, et pourtant je ressens toujours cette froideur qui se dégage du brun. Comme si, malgré sa joie apparente, il ne parvenait pas à être vraiment heureux.

Il dépose un baiser dans son cou, du moins je le devine car mon ange blond s’écarte en riant, comme si ses lèvres sur sa peau l’avaient chatouillé.

L’ange brun le serre un peu plus contre lui et ils se laissent tomber dans l’herbe, bousculant la toile qui par bonheur tombe à plat sur l’herbe du bon côté. Le brun inverse les rôles et emprisonne le blond entre ses jambes pour déposer un baiser sur ses….

 

J’ai tourné les yeux. Pourquoi je ne supporte pas de les voir heureux ?

 

Quelques minutes passent, je lance parfois des regards furtifs aux deux amoureux allongés l’un contre l’autre dans cette herbe si verte. Et finalement une musique criarde me fait sursauter. Cela vient de leur direction. Je les regarde et vois l’ange brun décrocher son téléphone, tenant contre lui mon dessinateur qui crayonnait sur son carnet.

Il raccroche et dépose un baiser sur la joue du blond en lui murmurant quelque chose à l’oreille. Ils discutent un moment et le brun s’en va finalement, abandonnant l’ange blond au milieu de cette mer verdoyante.

 

Est-ce de la tristesse que je lis sur son visage. Pendant plusieurs longues minutes je le vois fixer l’endroit par ou était parti le brun, espèrait-il donc qu’il revienne ?  Finalement, il recommene à dessiner, mais le sourire que j’avais vu si éblouissant la dernière fois n’est pas là. Seul le mouvement de sa main qui vient essuyer les larmes que je devine couler sur ses joues est présent.

Autour de lui, les cerisiers semblent soudain pleurer leurs pétales. Leurs danses ne me paraissent soudain plus aussi apaisantes qu’avant.

 

Pauvre ange blond perdu au milieu d’un blizzard de velours…

 

Encore une fois, cette envie d’aller lui parler me prend. Mais toujours les mêmes questions qui m’empêchent de me lever pour lui parler. Le voir triste me fait mal, du moins je crois que c’est de la douleur que je ressens.

Un ange ne devrait pas pleurer. Il devrait rire, toujours rire…

 

Un soupir. Je le vois finalement ranger ses affaires et partir, la tête basse. Où est donc passé l’être plein de joie qui tenait cet ange froid par la main la dernière fois ?

Plus j’y pense, et moins je comprends comment deux êtres aussi différents peuvent s’entendre au point de s’aimer. La nature a décidément des raisons que la raison ignore…

 

Je crois que je devrais rentrer moi aussi, il ne faut pas que je me couche trop tard, à ne pas dormir la nuit je vais finir par tomber malade.

Je me dirige tranquillement vers l’entrée du parc, les mains dans les poches et le regard fixé sur le sol.

Et finalement, arrivé au niveau du portail qui marque la séparation du paradis qu’est ce parc et cet enfer qu’est la ville qui l’abrite, je lève mon regard droit devant moi.

 

La prochaine fois, j’irais le voir.


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