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A fleur de mots   Auteur: Aki-Chan Vue: 4568
[Publiée le: 2008-03-09]    [Mise à Jour: 2008-12-24]
AP Romance/Yaoi (HxH)/PoésieCommentaires: 50
Description:
[Uruha x Aoi / Uruha x Ruki / Aoi x Kai / Reita x Ruki / Saga x Shou ]
[AU] Allongé sur l'herbe dans un parc, il réfléchit à ce qu'il pourrait bien écrire sur cette page blanche quand soudain, Il apparait...

//!\\ Chapitre 1 réécrit !! //!\\
Crédits:
Les gazette ne m'appartiennent pas, seul Minami est à moi ^^ les guests non plus sont pas à moi...

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Commenter: Chapitre 1 - Réécrit !

Chapitre 1 - Réécrit !

[3113 mots]
Publié le: 2008-03-09
Mis à Jour: 2008-08-05
Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)

Auteur : Akira
Titre : à fleur de mots
Genre : AU, un peu moins triste que Dancer in the dark mais un peu dans la même veine quand même xD
Rating : [G ] Je pense. . .
Groupe : The Gazette
Couple : Vous verrez bien mais ça change pas beaucoup de mes habitudes vous allez voir XD
Disclaimer : Ils sont à moi, ils habitent dans mon placard…
Mot de l’auteur :
Chapitre : 1/25

Ah, et c'est un POV Ruki~

A fleurs de mots

 

Un soupir, une douce caresse sur ma joue. Allongé sur l’herbe de ce petit parc dans le centre de Tôkyô, je cherche l’inspiration.

Je suis poète, écrivain, journaliste à mes heures perdu. Depuis tout petite, j’ai toujours été attiré par la littérature. Les livres, les mots et leurs sens m’ont toujours passionné. Joué avec les multiple sens d’un seul kanji, chercher celui qui contiendra l’exacte nuance que je veux donner au texte, tout cela nourrit chaque jour ma passion pour l’écriture.

Mais ces temps-ci, aucun mot ne naît sous ma plume, aucun haïku, aucune phrase assez bien tournée ne sort de mon esprit  pour avoir l’honneur d’être marquée dans ce petit carnet si précieux posé à coté de moi.

 

On ne cherche pas l’inspiration, on attend qu’elle vienne, m’a-t-on toujours répété, et c’est ce que je suis en train de faire, ici, dans ce petit parc.

 

Je soupir, et chasse d’un mouvement brusque de ma main  le pétale de cerisier qui était tombé sur ma joue. Mon regard se perd dans le feuillage rose de l’arbre au dessus de moi.

Même cette saison idyllique qu’est le printemps ne parvient pas à me ramener l’inspiration. Ce n’est pourtant pas les métaphores qui manquent dans ce petit parc, mais aucune ne me semble assez bien, assez juste…

Il est pourtant beau ce parc, avec ses millions d’arbres différent, son allée de cerisier en fleur et ses petites fontaines. N’importe qui d’autre que moi aurais déjà écrit milles vers rien que sur ce brin d’herbe qui me chatouille les pieds.

 

Et pourtant, je ressens toujours ce manque de quelque chose qui fait que, même si j’essaye, je n’arriverais pas à marquer ne serait-ce que quelques mots sur cette page blanche.

Ah, la page blanche…elle est la plus grande peur des écrivains. Elle peut ressembler à un ravin infranchissable, ou à un gouffre sans fond dans lequel l’auteur à l’impression de sombrer lorsque l’inspiration ne vient pas.

Les débuts sont toujours plus difficiles que les fins c’est bien connu.

Et pourtant Cette page blanche reste toujours aussi immaculée, si lisse, plane…Mais c’est peut-être ça finalement qui est gênant, cette perfection, cette blancheur que l’on voudrait tâcher de mots pour la rendre normale. Cela me fait un peu penser lorsque deux personnes sont l’une à coté de l’autre…on ressent toujours besoin de tâcher le silence de mots, même inutiles, parce qu’on ne sait pas apprécier la beauté d’un moment ou aucun bruit ne plane…

 

Le fait est que cette page reste blanche, on n’arrive à rien, aucun mot ne vient. Et elle, elle semble nous narguer.

 

Peut-être suis-je trop heureux pour écrire ? Non, si je ne trouve pas un b travail correcte bientôt je ne pourrais jamais payer mon loyer à temps, ma vie amoureuse se résume à un vide intersidéral, mon seul ami est un idiot qui n’a rien trouvé de mieux pour se faire remarquer que se mettre un mouchoir sur le nez et de jouer dans un groupe de Rock…

Et le pire dans tout ça, c’est qu’il a dû succès…

Moi ? Jaloux ? Non…

Bon d’accord, peut-être un peu je l’admets.

 

Lorsque j’ai choisit de devenir écrivain, je me disais que je pourrais enfin être libre de ma vie. Je ne pouvais pas savoir à quel point je me trompais. On n’est jamais totalement libre, même si on essaye de nous le faire croire. La vie est une cage qui nous enferme tous plus où moins. Certain parviennent à l’oublier dans leurs travail ou bien dans leur passion, d’autre, comme moi, sont tellement plus attiré par leurs rêve qu’ils ne peuvent que se heurté à ses lourd barreau.

Oh oui, je me trompait lourdement. Quelque soit les rêve que l’on a et notre capacité à les réalisé, il arrive toujours le moment ou l’on doit payer. Car c’est ça le vrai carburant de nos sociétés actuelles : l’argent. Lorsque l’on est riche, on est capable de faire ce que l’on veut, même les choses les plus folles. Mais lorsque l’argent se compte en billet de mille yens, alors,  ne pas travailler devient un luxe que l’on ne peut plus se permettre.  Il y a quelques temps encore, je me souviens, écrire quelque poèmes et les faire publier était facile, presque un jeu d’enfant. A présent, ils deviennent plus regardants. Quant aux peu de roman que j’ai écrit, malheureusement, aucun n’est assez construit, ni réellement terminé, je ne peu donc pas les proposé a quelques maison d’édition que ce soit. Comment présenter quelque chose dont moi-même je ne suis pas fier ?

 

Je me sens las de penser à tout cela, les problèmes des autres semblent toujours plus simples à régler que les siens. Je ferme les yeux un instant avant de les rouvrir et de laisser mon regard se perdre entre les branches fleuries du cerisier en dessous duquel je suis couché.

Je me force à respirer tranquillement, penser à tout ça ne m’apporte que du stress et ce n’est vraiment pas ce dont j’ai besoin pour le moment. Je force chacun de mes muscles à se détendre. Je me force à me concentrer sur ma respiration, j’écoute chacun des bruits qui m’entourent afin de le reconnaître. C’est une méthode que ma mère m’a appris lorsque j’étais enfant.

Parce que ce n’est pas parce que l’on a l’air bien qu’on l’est réellement. Les gens qui sont les plus mal sont souvent ceux qui en ont le moins l’air, car ce sont aussi ceux qui arrivent le mieux à le cacher…la force de l’habitude sûrement.

Ce n’est pas toujours vrai, certes, mais ça l’est tout de même assez souvent.

 

Je crois que je pourrais m’endormir à rester là, comme ça, sous cet arbre. Mais quelque chose m’en empêche, comme un pressentiment, une intuition comme on dit. Tout le monde a déjà eu cette impression qu’il va se passer quelque chose, même une chose insignifiante. Quelque chose qui pourrait bien changer totalement notre façon de percevoir le monde. Parfois, il suffit d’un simple clignement des yeux pour le rater… Et bien c’est cette sensation là que je ressens actuellement…

 

Je reste allongé encore de longue minute, cherchant le son qui pourrait m’indiqué que l’événement que j’attend est sur le point de se produire mais rien ne vient. Ça aussi ce la arrive parfois, on se donne des espoir, on essaye de mettre du piment dans notre vie en s’inventant des choses qui n’ont pas lieu d’être. Je suis trop imaginatif, ça doit être ça. J’ai du me tromper…

 

Si l’on oubliait les chants es multiples oiseaux, tout était calme dans ce petit coin de paradis. Qui aurait pu croire qu’il restait encore des endroits comme celui-ci à Tôkyô ? Sûrement pas moi avant que je ne le voit. C’est un petit parc sans prétention, coincé entre deux quartiers résidentiels et pourtant non loin du centre de la ville. Je l’ai découvert par hasard, alors que je visitais des appartements dans le coin. Je crois que, inconsciemment, il m’a aidé à choisir mon logement. De la ou je vit, je peu voir la cime de ses arbres majestueux. Les arbres on toujours eu un effet apaisant sur moi, comme si leurs millions de feuille, les nœuds dans leurs écorces, comme si toute ces choses étaient les témoignage de quelque d’invisible et quoi nous est pourtant indispensable…Mais je crois que je divague…

 

 

Après un long soupir fatigué, je me redresse et m’étire lentement les bras et les épaules. Ne rien faire est éreintant, il : est grand tant que je m’active un peu. Tout concentré à ce que je fais, je n’entend pas tout de suite les bruits de pas dans les gravier. Je rassemble mes affaires, regroupant calepins en tout genre et stylos éparpillés et finalement, je relève la tête pour l’apercevoir…

 

Comment décrire un être pareil ? Même moi, l’écrivain je n’y arrive pas.

Il n’est pas parfait, personne ne l’est tout à fait, mais il dégage quelque chose d’indéfinissable. Il est debout, et malgré la distance qui le sépare de moi je le devine grand. Son corps est fin et élancé, presque féminin. Ses cheveux, qui semblent faits d’or fin, brillent doucement à la douce lumière de ce mois d’avril, lui donnant une sorte d’aura…un ange, oui c’est peut-être cliché mais c’est un peu à ça qu’il me fait penser. Il porte dans une de ses mains quelque chose qui ressemble à un carnet et dans l’autre une boîte.  Il me semble être quelqu’un d’aisé, ses vêtements sont classe, sans avoir l’air hors de prix, un jean relativement moulant et délavé dont la coupe à la mode fait ressortir de ce qui doit l’être, et un t-shirt simple. Son air nonchalant me le fait deviné artiste, dessinateur peut être au vue de son matériel.

 

Sans pouvoir le quitté des yeux, une question me vient à l’esprit. Pourquoi je le regarde lui, et pas un autre ? Nous sommes loin d’être seuls dans ce parc, ce n’est pas le premier à s’installer dans l’herbe, ni à passer prêt de moi.

A vrai dire, je n’en sais rien. Peut-être …peut-être qu’il n’y a pas de raison. Pourquoi faudrait-t-il qu’il y ait toujours une raison à tout ? Ne peut-on pas simplement suivre ses envies sans réfléchir ?

Peut-être est-ce simplement que je m’ennuie…ou peut -être pas. Peut être est-il ce que j’attendais tout à l’heure ?  Je crois que je ne le saurais jamais. Parfois, les choses arrivent sans que l’on comprenne réellement pourquoi, elles arrivent simplement qu’on le veuille ou non. Cela fait partie de ce que l’on nomme la vie et il n’y a pas grand-chose à ajouter à cela. J’ai appris à ne pas me poser trop de questions, cela ne fait pas avancer.

 

Je le vois s’asseoir dans l’herbe et déposer ce qu’il tenait entre ses mains sur le sol. Il s’installe et reprend le carnet avant de sortir des crayons de la boîte. Je ne m’étais pas trompé en le pensant dessinateur.

 

Les minutes passent et je n’arrive pas à regarder autre chose que lui. Je me suis reculer afin d’avoir le dos appuyé contre le tronc de l’arbre, le bras posé sur mon genou replié. Je le détaille autant que je le peux malgré la distance, son expressions concentré, contrarié, ou même satisfaite.

Je me demande ce qu’il dessine. Je me demande s’il dessine bien. Je me demande s’il me voit…

En fait, je me demande si c’est moi qu’il dessine

Peut-être dessine-t-il l’arbre derrière moi ? Peut-être ne m’a-t-il même pas vu… Après tout, je ne suis pas dans les directions directes dans laquelle il regarde. Peut être dessine t’il simplement la fontaine qu’il y a à quelques mètre de moi…

Pourquoi souhaite t’on toujours être le centre d’intérêt des gens ?

 

Je soupire et parvient finalement a le lâcher du regard. Mon regard descend, suit la ligne du parterre de fleurs non loin et arrive finalement sur mon carnet.

Deux mots apparaissent, noir sur la surface blanche. Ils s’enchaînent, s’imposent à moi…une idée ?  Je les vois clairement inscrits dans ma tête…

J’attrape mon carnet et mon crayon et écris à toute vitesse les phrases qui me viennent toutes seules. Les idées qui m’échappaient jusque là avant que je ne les immortalisent sur papier me semblent à présent aussi claires que si elles étaient gravées dans la pierre. Une phrase, deux phrase, déjà plusieurs lignes de noircies…

 

C’est une histoire triste dont j’écris les grandes lignes dans ce carnet, une histoire d’artistes itinérant, à la recherche d’un amour perdu…

 

Instinctivement, mon regard revient sur lui et je le vois tout absorbé à son travail. De là où je suis, j’arrive même à voir qu’un immense sourire éclaire son visage alors qu’il dessine.

Je me demande à quoi il pense… Est-il heureux ? Comment pourrait-on rendre malheureux un être aussi beau que lui ?

Je me suis appuyé contre le tronc du cerisier et je l’ai contemplé comme on admire un tableau, comme si c’était lui la plus belle des œuvres du monde. Combien de temps ai-je passé à laisser glisser mes yeux sur lui, je n’en ai aucune idée. J’ai perdu le fil des minutes lorsque j’ai commencé à le regarder.

 

J’ai toujours aimé détailler les gens, les regarder aussi longtemps qu’il le fallait pour que j’arrive à tout deviner sur eux. Leur vie actuelle, leur passé, leur futur. Je me suis souvent trompé je l’admets, peut-être mon coté écrivain qui fait que j’invente des histoires aux personnes que je croise.

Lui, je l’imagine étudiant en art. Je l’imagine heureux, riant avec des amis dans la cour de la faculté alors qu’il retourne chez lui, un large rouleau à dessin sur le dos et une pochette sous le bras. Je le vois, tout concentré sur une toile dans la pénombre d’un atelier…

Je pense qu’il n’a pas eu une enfance malheureuse, il sourit avec trop de simplicité pour cela.

 

Je me demande si je devrais aller lui parler. Oui, mais pourquoi ? Je me demande bien comment il réagirait si je débarquais tout sourire en lui parlant comme si on était amis d’enfance.

Pourtant j’en ai envie. Il a ce je-ne-sais-quoi qui fait que j’ai envie de le connaître, que j’ai envie de creuser un peu le personnage qu’il y a derrière cette apparence fragile. Peut être est il bien différent de la manière dont je l’imagine, peut être est il bourru et terre à terre. Cependant je pense que cela n’irais pas avaec son apparence extérieure.

J’ai hésité, longtemps. Plusieurs fois j’ai failli me lever pour y aller mais je me suis ravisé. A quoi cela me servirait-t-il ? Les chances que l’on se revoit sont minimes.  Et puis, qu’est-ce que je pourrais bien lui dire ?

On n’engage pas une conversation sur du vide. Or, ma vie n’est faite que de vide et d’absence. Le manque d’argent, le manque d’amour, le manque d’inspiration…

 

Je me suis laisser glisser dans l’herbe un instant, fermant les yeux pour mieux apprécier la douce brise sur mon visage. Il commence à faire de plus en plus chaud, la saison des pluies ne va pas tarder à arrivé et alors, adieu les  fleurs opaline de ces pauvres cerisier, adieu ciel bleu et balade dans ce petit parc…Le printemps est une saison trop courte et agréable pour ne pas en profiter.

 

Après un énième soupire, je me relève et tourne de nouveau la tête vers mon bel inconnu.

Il n’est plus seul. Je ne sais pas pourquoi mais cette constatation me fait l’effet d’un coup de marteau sur la tête.

 

Un homme est debout à côté de lui, toujours assis. Il est grand, brun. Beau comme un ange lui aussi, mais un ange froid, tellement plus froid que lui. Il doit faire à peu prés sa taille, et pourtant il me semble tellement plus imposant. Il dégage une aura de froideur et de confiance en soi presque désagréable. Il me fait penser à ces gens qui se croient parfait, à ces mannequins que l’on voit dans les magasines, sans jamais une ride ni un problème de peau. Il me tourne le dos, m’empêchant ainsi à voir son visage, mais je le devine aisément harmonieux. Ses longs cheveux noirs tombent en cascade sur ses épaules et dans son dos. J’en viendrais même à me demander s’il ne serait pas une femme mais il a décidément les hanches trop étroites et le buste trop large pour cela.

Je le voit le contourné et  s’accroupir derrière lui pour regarder par-dessus son épaule. Ses cheveux forment comme un rideau m’empêchant encore de voir son visage, cela en devient frustrant de ne pas pouvoir fixé un visage sur ce corps si…parfait.

Et puis finalement, il repousse le flot de cheveux brun et me laisse voir son visage. Apercevoir serait d’ailleurs un meilleur mot mais, malgré la distance je devine les principaux traits de son visage. Des pommettes hautes, des yeux harmonieux prolongés d’un nez fins et délicat se terminant par des lèvres pulpeuses. Il est beau, indéniablement.

Je le vois se reculer de quelques centimètres avec une mine étonnée. Je n’entends pas ce qu’ils se disent mais je devine que ce qui sort de la bouche du brun sont des compliments.

Mon inconnu rougit, il est encore plus beau ainsi, les joues roses de plaisir et les yeux étincelant …

L’ange blond se tourne vers le brun et je les vois échanger un baiser.

 

Il fallait bien que cela finisse par arrivé, quelque chose que je n’avais pas prévu dans mon scénario. Les personnages de fiction n’en font toujours qu’à leur tête, c’est bien connu de tous les auteurs, n’est ce pas ? Seulement eux, ce sont des personnages réels.

Ils ne vont pas ensemble.

Quoi ? Qu’ai-je pensé ? Qui suis-je pour décider cela hein ? Je ne suis pas l’écrivain de leur vie, ils font ce que bon leur semble.

 

Je les regarde tristement partir, souriant comme deux jeunes adolescents, main dans la main.

 

Un soupir triste franchit mes lèvres rendues sèche par le vent qui c’est rafraîchit soudainement.

Cet après-midi a commencé avec un goût de rêve et s’est terminé avec la saveur amère que laisse les cauchemars.

 

Un dernier regard vers la place maintenant vide où se tenait mon inconnu il y a encore quelques instants et je me lève. Moi aussi je devrais rentrer, ce n’est pas en flânant à longueur de temps que l’on vit.

Je ramasse mon carnet et prends le chemin gravier qui me ramènera à l’entrée du parc, sur ma droite, un petit vendeur de glace c’est installé. Quand je suis arrivé ce matin, il n’était pas là. Je m’approche et sort mon porte monnaies, une glace me fera du bien. La jeune femme me sert, souriante, et je m’éloigne après une dernière politesse.

Arrivé en dessous de la lourde grille de fer forgée marquant l’entrée du parc, je me retourne une dernière fois vers le cerisier qui a si bien accompagné mes pensées durant tout ce long après-midi et souris.

 

J’aimerais bien le revoir…


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