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{Acanthe}
[Histoire Terminée] | Auteur: san | Vue: 49 |
| [Publiée le: 2008-08-28] [Mise à Jour: 2008-08-28] | ||
| G | One-Shot | Commentaires: 4 |
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Description: Indescriptiblement inutile. | ||
| Crédits: Je ne dis pas de noms donc... |
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¤Chapitre unique¤[465 mots] |
Publié le: 2008-08-28 | |
| Taille du Texte: (+) : (-) | ||
Titre : Acanthe
Auteur : San
Déclaration : C’est inutile de tenir compte de ce texte. Merci.
Bip……..Bip……Bip….
Une fenêtre diffusant un éclat aveuglant, un vase comblé d’une Acanthe fleurissante, un morceau de papier où persiste une vague phrase écrite au stylo plume. « Rien ne pourra nous séparer ».
Un sanglot d’amertume.
Bip……..Bip……Bip….
Tentative pour se souvenir, rappeler à sa mémoire l’événement conducteur qui l’a amené en ces lieux, si froids, si impersonnels, si dérangeants… Une image floue, cinq ombres, deux passants indifférents, une silhouette à terre gémissant dans un flot d’hémoglobine putride.
Bip……..Bip……Bip….
Les paupières se baissent, visualisent la scène sans pour autant conserver en commémoration les détails salutaires, les indices. Un bruit de talon résonne au dehors, et pourtant tout semble si silencieux et empli d’une quiétude médicamenteuse. Le bruit s’estompe telle une tâche d’encre sous un buvard. Un soupire plus discernable que ses semblables.
Bip……..Bip……Bip….
Une pénible bouffée de chaleur massive tranchant le rythme métronomique de sa cage thoracique le force à ouvrir ses yeux, visualisant ainsi avec précision la geôle le closant. Un plafond d’une infinie virginité, des murs identiques, renforçant l’impression de claustrophobie. Un voile devant les pupilles noires.
Tant d'angoisse, d’harassement, d’énigmes. Tant d’afflictions.
Bip……..Bip……Bip….
Le visage tourné sur le côté, les pupilles dilatées, la bouche entrouvert, le trépassement d’un regard autrefois épique, devenu pathétique. Un bras glisse sur l’âpre couverture blanche et bleue en se retrouve pendant dans le vide. Cette même vacuité abritant ses prunelles. Ce même bras qui a frappé ces hommes avant de succomber devant le nombre. Devant les lames.
Bip…...Bip..…Bip...
Une aridité austère dans le tréfonds de sa gorge. Des pensées métaphysiques convergentes toutes vers la folie douloureuse que de ne plus pouvoir commander ce corps, ces jambes, ce bras inlassablement suspendu qui vacille avec peine sous les efforts physiques de son possesseur.
Ce corps est étranger. Ce cœur qui bat n’est plus le sien. Ces pensées ne sont plus en sa possession.
Bip…Bip....Bip..
L’affolement, l’alarme interne de son organisme se déploie, les pulsations se font plus rudes, plus rapides, plus déplaisantes.
Bip..Bip..Bip..
Il pose sa main sur sa poitrine et appuie de toutes ses forces persistantes et de son bras encore manipulable. Pour l’arrêter. Arrêter ce cœur devenu si fougueux, flamboyant.
Bip.Bip.Bip.
Finalement, tous ses souvenirs encore indéfinis se chevauchent pour définitivement s’éteindrent comme un poste de télévision, laissant planer un silence funèbre.
Seul persiste ce son si incommodant, appuyant distinctement sur la dernière syllabe.
« Ne jamais souffrir serait équivalent à ne jamais avoir été heureux. » (Edgar Allan Poe)
{Fin ?}
Très court, que dire de plus de toute façon. Assez d’élucubrations.
Bonne nuit.
San
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