
| Vérité | Auteur: J-F | Vue: 429 |
| [Publiée le: 2008-06-03] [Mise à Jour: 2008-08-01] | ||
| AP | Romance/Action-Aventure/Supernaturel | Commentaires: 10 |
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Description: Je veux rendre... hommage, comme certains disent, à Jacob Black, qui est mon personnage préféré dans la saga Twilight de Stephenie Meyer. Nous sommes après le troisième tome, je veux continuer l'histoire à ma manière, donc il n'y a pas vraiment grand chose à dire, surtout si celles qui lisent cette fanfic connaissent la saga. Je me fiche des critiques à propos de lui ou de celles qui me diront qu'elles préfèrent largement Edward, c'est votre avis, je n'ai pas besoin de le savoir ! ^__^ Sur ce, bonne lecture ! | ||
| Crédits: Tous les personnages sont de Stephenie Meyer, sauf un... mais je ne vais pas spoiler, didju ! |
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Touche - Partie 01[1840 mots] |
Publié le: 2008-07-14 | |
| Taille du Texte: (+) : (-) | ||
Chapitre 4 : Touche part01
Mon sommeil fut secoué de visions affreuses, comme si Edward avait jugé nécessaire de me faire souffrir en me lançant mentalement toutes ces horreurs. Je savais pourtant que ce n'était pas de lui que ça venait, il n'était pas capable d'une chose pareille. C'était mon esprit qui me torturait, ma culpabilité, mon ressentiment, mes craintes ressortaient de partout et sous toutes les formes. Je me réveillai en sursaut au petit matin. Il ne devait être que 5 heure à peine, mais je décidai de sortir de mon lit, incapable de me rendormir. Je m'habillai rapidement, descendis sans faire de bruit afin de ne pas alerter mon père, pour aller marcher tranquillement et souffler un peu.
Durant ma petite marche matinale je n'arrêtais pas de me repasser en boucle la scène d'hier soir. Il y avait quelques semaines à peine, je devais me marier avec Edward, l'élu de mon coeur. Ensuite il m'aurait transformé et nous aurions vécu très longtemps ensemble. Je pensais que mes sentiments envers lui ne changeraient pas, et pourtant, force était de constater qu'ils n'étaient plus les mêmes. Le vent froid soufflait un peu, le soleil était à peine levé et la rosée mouillait mes cheveux. Je marchais sans but précis, allant droit devant moi, vers une nouvelle destinée. Je remarquai soudain une silhouette assise près d'un arrêt de bus. Comme il y avait un peu de brouillard je ne pus déterminer exactement qui était la personne. Je m'approchai alors près d'elle.
C'était une jeune fille qui lisait un vieux journal, celui-ci cachant son visage. Je ne sus pourquoi mais... J'eus envie de m'asseoir pour attendre le bus. La fille ne semblait pas avoir remarquer ma présence, elle lisait toujours ce journal usagé qui datait de quelques années. Je tournis la tête, remarquant que je la fixais depuis un petit moment. Ce n'était guère polie. La pluie commença à tomber mais je n'y fis pas attention. Une petite musique apaisante faisait danser ses notes dans ma tête. Le brouillard se fit plus dense, m'entourant de son aura grise et morne. Je ne vis pas le journal s'abaisser. La jeune fille me fixa, un petit sourire aux lèvres, mais son expression était indéchiffrable. Je la regardai à mon tour, un peu gênée par son regard pénétrant, d'un bleu-gris clair. Ses cheveux bruns étaient attachés par une pince noire, et elle portait des lunettes rouges.
- Vous semblez soucieuse, dit-elle subitement sur un ton calme.
- Ca se voit tant que ça ? répondis-je, étonnée de savoir qu'on pouvait lire facilement mes sentiments sur mon visage.
- Eh bien, je dirais que non, mais j'ai un don pour voir ce genre de chose, dit-elle, son sourire s'élargissant un peu plus. Elle posa son journal à côté d'elle et croisa ses mains lentement sur ses genoux.
- Mais ce ne sont sans doute pas mes affaires, excusez-moi.
- Oh, non, ça ne me dérange pas ! m'exclamai-je en levant une main, c'est que je vis une dure situation en ce moment, et ce n'est pas évident pour moi de ne pas y penser.
Elle m'écoutait attentivement, alors que, d'une certaine manière, elle semblait ailleurs, rêveuse.
- Tu as l'air plus jeune que moi, je me trompe ? m'enquis-je, surprise de la voir ici de si bonne heure.
- Tu ne te trompe pas, mais toi, tu es jeune aussi. Je crois bien que nous avons le même âge, répliqua t-elle, passant de façon inattendue du "vous" au "tu".
- Je vois. Tu es d'ici ? Je ne me rappelle pas t'avoir vu au lycée.
- On ne peut pas se souvenir de tout le monde. Mais c'est exact, je ne suis pas d'ici.
Elle tourna la tête, regardant la route un instant, puis se détourna pour me regarder.
- Le bus va bientôt arriver.
Je regardai à mon tour, mais je ne vis rien, que le brouillard qui ne s'était pas encore dissipé.
- Euh, je ne vois aucun bu...
Un énorme bus jaune tourna d'un coin de rue, puis se dirigea vers nous dans un vrombissement sourd. Il s'arrêta devant nous et ouvrit ses portes.
La jeune fille monta une marche, or au lieu de continuer, elle stoppa sa montée pour se retourner vers moi.
- Tu reste ici ?
- ... Je... commençai-je, un peu perdue par sa question. Que faisais-je ici au fait ? Je n'entendais même plus la voix au fond de moi, alors que je savais qu'elle voulait encore me dire des tas de choses. Un instant d'hésitation, un instant de fascination, un instant de tentation.
Je montai à la suite de la fille aux lunettes rouges et m'assit à côté d'elle. Tout au long du chemin, le paysage défilait lentement. Des forêts, des champs, des maisons... Je quittais Forks pour un endroit inconnu.
- J'espère que tes soucis s'arrangeront, dit subitement la fille, me sortant de mes pensées.
- Moi aussi, je l'espère... murmurai-je en baissant légèrement le regard. Je...
- Oui ?
- J'ai aimé un garçon, qui était pourtant inaccessible. Il m'a aimé lui aussi, je n'aurais jamais pensé que ce serait possible entre nous deux. Mais ça a été possible. Et j'ai brisé tout cela, j'ai brisé ce rêve.
- Ce garçon, comment est-il ?
- Hum... Il est mystérieux. Au début, il n'arrivait pas à me parler, il me cachait des choses, un terrible secret en fait. Et quand je l'ai découvert, je n'y croyais pas, et pourtant c'était bien réel. Alors je me suis accrochée à lui comme un coquillage à son rocher, pensant que s'il me laissait, j'en mourrais. J'ai été très amoureuse.
- Trop d'amour tue l'amour.
- Exactement. Mais il n'y avait pas que ça...
- Quoi d'autre ?
- Qui. Un autre garçon. Un ami... un très très bon ami. Puis... l'amitié entre nous c'est transformée en amour. C'était très dur, beaucoup trop dur. Je ne pouvais supporter cette situation. Qui devais-je aimer ? Je n'arrivais pas à me décider. Et à cause de mes hésitations je les ai blessé tous les deux.
- Je connais une histoire. Tu veux que je te la raconte ?
Je hochai affirmativement de la tête, curieuse d'entendre son récit.
- " J'ai entendu dire qu'une fille était amoureuse de deux garçons, comme toi. Mais elle n'arrivait pas à se décider, à faire un choix, entre eux. Puis le premier garçon est parti, pour on ne sait quelle raison, laissant la fille seule. Le deuxième l'a alors soutenu dans cette dure épreuve de la séparation, croyant qu'il n'avait plus aucune chance avec elle, puisqu'elle semblait réellement prête à faire sa vie avec le premier. Ainsi, pendant cette absence, une amitié pure et forte c'est formée entre eux. Or, le deuxième garçon l'aimait toujours, et son amour grandissait de jours en jours, parce qu'elle était près de lui. Il l'aimait d'une façon si sincère, si puissante, que son orgueil remonta et blessa la jeune fille de son coeur. Le premier garçon revint, faisant comprendre à la jeune fille qu'il ne l'abandonnerait jamais. Elle laissa alors le deuxième derrière elle. Seul, perdu, ne sachant plus quoi faire de sa vie. Il décida pourtant de vouer son existence à protéger l'élu de son coeur, même au prix de nombreuses engueulades avec le premier. Tout ce qui comptait, c'était son bonheur. Et quand survint le mariage, plus vite qu'il ne l'aurait cru, quelque chose se cassa au fond de lui. Il était trop tard. Il s'est alors enfoui, pour cacher au monde son désespoir."
Et soudain une image apparut dans ma tête, plus nette, plus claire que jamais. J'écarquillai les yeux face à la vérité blessante de la fille qui me regardait alors autrement.
Jacob courait. La nuit enveloppait son corps blessé, et désormais son âme l'était aussi. Sa transformation fut plus douloureuse que jamais. Tout n'était plus. Rien, rien ne serait comme avant. Il fallait partir. Loin d'elle. De ses yeux, de ses cheveux, de son visage, de son corps... Partir, vite, loin, ne pas se retourner pour la regarder une dernière fois. Partir pour hurler sa douleur, sa douleur de loup blessé par milles flèches empoisonnées. Il faisait noir, froid. Le vent l'accompagnait dans sa course effrénée, seul compagnon de route désormais. Il fallait tout laisser derrière soi, tout oublier, tout abandonner.
"- Ne plus la voir... Ah... ne plus la regarder, ne plus la toucher. Pleurer, pleurer, encore et encore... à jamais."
- NON !
Je tombai à terre, car entre temps je m'étais levée, secouée de tremblements à cause de cette vision. Elle me torturait, elle tapait dans mon crâne comme un marteau sur un mur. Mes pleurs inondèrent mon visage, qui n'était plus qu'un amas de chair sans importance. Mes mains étaient tout aussi rougeâtre et mon âme meurtrit. La fille se leva et se pencha vers moi, pour mettre une main sur mon épaule tremblante.
- Sais-tu qu'Edward est un être immortel ? Je crois que oui. Jacob, lui, n'est qu'un simple humain. Tu veux toujours plus, toujours mieux. Mais penses-tu que le meilleur te permettra de vivre le véritable bonheur ? Des caresses, le vampire peut t'en donner, certes, mais de la chaleur, oui de la chaleur, non. Cette sensation qui disparaît avec la mort, cette douceur de vivre, cette humanité sensuelle. Jacob mourra seul, à cause de toi, il ne voudra personne d'autre comme compagne de vie. Et toi tu seras avec ce vampire et vous vivrez aussi longtemps que notre bonne vieille Terre le permettra. Mais au fond de toi, tu seras seule, plus seule que jamais. Froide, dure comme de la pierre, dangereusement belle mais incapable d'en profiter. Tu seras la prisonnière de cette destinée qui n'est pas tienne.
Son ton était glacial. Elle me regardait de ses yeux bleu-gris, si sévères, si durs, si...
Le bus s'arrêta dans un cahot brusque. Je fixais le sol, les yeux encore écarquillés, les pleurs trempant mon pantalon car je m'étais recroquevillée sur moi-même.
- Mademoiselle, ce n'est pas ici que vous vouliez descendre ? entendis-je au loin. C'était la voix du chauffeur que je ne voyais pas. Je levai la tête vers la fille. Elle n'était plus là.
J'espère que c'est un adieu.
Je me levai, titubai jusqu'aux portes pour sortir. Je ne vis pas la hauteur de la dernière marche. Je vacillai, essayai de m'accrocher à quelque chose mais je ne pus empêcher la chute. Ce fut douloureux, mais je n'y fis pas attention...
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