
| Vérité | Auteur: J-F | Vue: 431 |
| [Publiée le: 2008-06-03] [Mise à Jour: 2008-08-01] | ||
| AP | Romance/Action-Aventure/Supernaturel | Commentaires: 10 |
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Description: Je veux rendre... hommage, comme certains disent, à Jacob Black, qui est mon personnage préféré dans la saga Twilight de Stephenie Meyer. Nous sommes après le troisième tome, je veux continuer l'histoire à ma manière, donc il n'y a pas vraiment grand chose à dire, surtout si celles qui lisent cette fanfic connaissent la saga. Je me fiche des critiques à propos de lui ou de celles qui me diront qu'elles préfèrent largement Edward, c'est votre avis, je n'ai pas besoin de le savoir ! ^__^ Sur ce, bonne lecture ! | ||
| Crédits: Tous les personnages sont de Stephenie Meyer, sauf un... mais je ne vais pas spoiler, didju ! |
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Entends[1492 mots] |
Publié le: 2008-06-05 | |
| Taille du Texte: (+) : (-) | ||
Chapitre 2 : Entends
Sur le chemin du retour, je ne pris pas la bifurcation vers la maison des Cullen. J'avais besoin d'être seule, de pouvoir réfléchir sans qu'on me tourna autours et me posa des questions. Je me garai devant chez moi, et regardai un instant, dans le silence, cette maison que j'aimais bien. Il y avait quelques temps de cela, je ne m'aurais jamais imaginé rencontrer un vampire, en tomber amoureuse et me dire que je passerais ma vie avec. Je pensais à la place que mon existence serait probablement assez banale. Pourtant...
Je descendis de la voiture, et m'avançai sur le pas de la porte d'entrée. Mon père devait sûrement se trouver au travail, et je découvris donc un intérieur vide de toute présence. Le pauvre, je l'avais laissé se débrouiller seul pour la préparation du repas. Il fallait dire qu'il comptait toujours sur moi pour remplir cette tâche. Oui, il comptait sur moi. Je me sentis subitement triste, triste à l'idée de le laisser seul à l'avenir, ne pouvant lui expliquer ma future transformation en un être de légende. Charlie n'était plus tout jeune, et la solitude lui pèserait de plus en plus au fil des années qui passeront. Je fermai la porte doucement, montai directement dans ma chambre sans faire de détour dans les autres pièces pour voir si tout allait bien. Quand j'entrai dans la pièce, j'eus tout à coup l'impression de n'y avoir pas mis les pieds depuis longtemps. Je m'étais familiarisée à la vie de famille chez les Cullen, dans leur grande et belle demeure, loin de tout. Je déposai mes affaires sur mon lit, et commençai à ranger la pile de vêtements dans mon armoire. Sur une chemise je sentis l'odeur de ma mère, elle me l'avait donné pour ne pas l'oublier. Bien évidemment, je ne l'oubliais pas puisque nous nous envoyons des e-mails et autres lettres pour se donner des nouvelles. Son odeur me fit remonter le temps, dans ce lointain passé où nous étions encore une famille unie et heureuse. Je m'assis sur le lit, fixant le vêtement qui était dans mes mains, quand une vision nouvelle m'assaillit. Non, en fait ce n'était pas vraiment une vision. Juste un son. Le bruit de la pluie qui tombe. Je me retournai, mes yeux se posèrent sur la grande fenêtre de ma chambre, qui baignait la pièce de lumière. Cette fenêtre qui permettait à Edward de venir me voir au nez et à la barbe de mon père. Mais aussi cette fenêtre... ce jour où... il...
Je me détournai vivement, ne voulant plus penser à cette sensation étrange. Mais des flashs vinrent visiter mon esprit, des flashs courts et pourtant si intenses, qui ne me laissèrent aucun répit.
De l'eau s'écoulant sur sa peau... sa détresse... sa peur... son corps musclé près de toi...
Non ! non...
Des pneus de voiture crissant me sortirent de mes pensée. Je bondis vers la fenêtre et vis que mon père venait de rentrer. Je n'avais pas vu le temps passer, il était quasiment dix-huit heures.
- Bella ?
Mon père venait de me remarquer, penchée sur ma fenêtre. Un sourire éclaira son visage. Je descendis pour le rejoindre, et à peine avais-je atteins le palier qu'il me prit dans ses bras.
- Ah, Charlie, tu me fais mal ! criais-je, essayant de me dégager de son emprise pleine de tendresse. Il se recula, visiblement peu étonné par ma réaction.
- Je n'ai pas le droit de faire un calin à ma fille chérie ? répliqua t-il, ses mains serrant mes bras dans une pression affectueuse.
- Si... Mais tu réagis comme si tu ne m'avais vu depuis un siècle !
- Et alors ? C'est le cas je te signale ! Ca fait bien une semaine que je ne t'ai vu. Mais où étais-tu passée ? s'insurgea Charlie, sa sévérité de shérif reprenant le dessus.
Je soupirai. Visiblement, je n'avais vraiment, mais vraiment, pas vu le temps passer. Je me dégageai doucement, et posai une de mes mains sur son avant bras.
- Je suis désolée. Je pensais t'avoir prévenu que je dormais chez les Cullen.
- Hum... grogna t-il en rentrant dans la maison, peut-être que ma mémoire de vieux me joue des tours, mais là je ne m'en souviens vraiment pas.
Je rentrai à sa suite, l'aidant à enlever sa veste et son chapeau pour aller les déposer sur le canapé.
- Au fait, fit Charlie en se retournant vers moi, Billy m'a prévenu que son fils avait disparu.
Je m'arrêtai, stupéfaite.
- Comment ? Jake a disparu ? murmurai-je, n'y croyant pas. Et pourtant, c'était évident, avec les événements de ces derniers temps...
- Je n'aime pas ça, Billy s'inquiète beaucoup. En plus, cette fois-ci Jacob ne lui a rien dit. On a aucune information, sur où il est allé, et surtout comment, vu son état pitoyable.
Je pris mon visage dans mes mains, choquée par cette nouvelle. Mon père posa une de ses grandes mains chaudes sur ma tête, visiblement peiné que je fusse ainsi. Chaude...
- Au mon dieu. Il ne pouvait pas bouger quand je suis allée le voir, il y a quelques jours. Ses blessures étaient vraiment sérieuses.
- Ne t'en fais pas, il n'a pas pu aller bien loin. Le connaissant il est allé se promener dans la forêt, ou peut-être est-il à la falaise. Je ne suis pas encore aller voir ses amis, sans doute savent-ils quelque chose par rapport à sa fugue.
Oui, il fallait que je le trouve de mon côté. Et voir ses amis Quileute en premier était la meilleure chose à faire.
- Papa, j'y vais !
Et sans qu'il puisse répliquer quoi que ce soit, je courus vers la voiture, les clés en main. Quelques minutes après je me retrouvai en ville, cherchant du regard les amis de Jacob. Enfin, je vis Sam, Quil et Embry, tous trois sirotant un soda près d'un parking de motos. Je descendis de la voiture, et m'approchai vivement d'eux. Dès qu'ils m'aperçurent, ils se regardèrent entre eux, étonnés de me voir ici. Je m'arrêtai devant eux, les poings sur les hanches. Sam arborait une expression indéchiffrable. Il me fixa longuement, puis enfin, il me parla en premier.
- Salut Bella.
- Salut, répondis-je, peu rassurée par la taille imposante des trois garçons. Et pourtant, je les connaissais, mais il dégageait toujours d'eux une force qui ébranlait ma confiance.
Ils restèrent silencieux, leur regard soudain animé par une lueur glaciale.
- Je...
- Oui, on sait qui tu cherche. Nous aussi, d'ailleurs, on le cherche, me coupa Sam. Je peux savoir ce qui l'a mis dans cet état ? Ou plutôt, qui ?
- Ce n'est pas le moment de m'agacer ! répliquais-je, tout à coup énervée par leur attitude.
Quil s'avança vers moi, presque menaçant, mais je sus à ce moment là que son côté loup avait pris le dessus sur sa raison. Je me mordis la lèvre inférieur, consciente que je n'avais pas le droit de leur parler sur ce ton. Tout était de ma faute.
- Bon, écoutez, on a tous les quatre envies de retrouver Jake. Et même, j'en ai certainement plus envie que vous, car je suis vraiment inquiète et je sais que c'est à cause de moi qu'il a disparu. Mais, s'il vous plaît, ne nous disputons pas, il n'aurait pas voulu ça.
Sam soupira, puis se passa une main dans ses cheveux noirs.
- Leah l'a vu courir vers la forêt le jour où il a reçu ton "faire-part"... Elle a alors voulu le suivre, mais Billy l'en a empêché en lui disant que Jacob reviendrait vite. Malheureusement, ce ne fut pas le cas. Du coup toute la réserve est en alerte. Nous, les Quileute, faisons passer la fraternité avant tout. Le voir partir ainsi, aussi triste, nous a tous brisé le coeur, fit-il, baissant ensuite la tête.
Je ne l'avais jamais vu aussi abattue. Sam m'avait toujours paru incapable d'éprouver de la tristesse ou du désarroi, mais là, il était évident qu'il allait mal. Je posai alors ma main sur son bras, un sourire timide sur les lèvres.
- Je suis désolée. J'ai causé tout cela. Voilà pourquoi je veux tout réparer en le retrouvant moi-même.
Il ouvrit la bouche pour dire quelque chose mais je continuai.
- Merci pour cette information, mais je souhaite vraiment le chercher seule. Bien sûr, si ça prend trop de temps et que je ne le retrouve toujours pas, je vous demanderais de l'aide.
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