Coucou à tous ! Merci pour vos rewiews, qui une fois de plus m'ont fait super plaisir !
Et maintenant, le chapitre 7 !
Bonne lecture.
Chapitre 7 : Cendrillon
P.D.V de Bella
Comment une vie pouvait-elle changer aussi rapidement ? Comment pouvait-elle être un jour triste, déprimante et solitaire, puis passer un autre jour à heureuse, pleine de gens qui prendraient soin de vous et parfaite ? Les aléas de la vie étaient si versatiles, désorientants.
Ma vie était comme ça. Il y a quelques mois, j'étais seule, fille-mère au besoin, solitaire et déprimée. L'homme de ma vie, et bien plus, m'avait quittée. Et après des rencontres fortement bienvenues, mon moral remontait en flèche, j'étais heureuse et aimée. Les Cullens m'avaient à nouveau receuillis les bras ouverts. Edward prenait soin de moi, me laissait le temps, et accéder à tout mes désirs avec une facilité surprenante, au point de me rendre pourrie gâtée. Comme avant. J'étais heureuse qu'il soit là. Cependant, quelque chose en moi m'avertissait. Une cloche sonnait et me murmurait incessament :"Fais attention, les bonnes choses ont toujours une fin. Tu le sais."
Je savais que la cloche avait raison. Au tout début, au commencement, j'avais été heureuse. Puis, Edward m'avait quittée.Cela avait été la fin des bonnes choses. Comme le disait la voix. Je ne me laissait donc pas entrainer pas l'espoir fou qui m'avait envahie depuis que nous étions réunis, lui et moi. Je doutais affreusement. J'espérais ou je n'espérais pas ? Et Dieu sait combien j'en avais envie. Oh oui ! Je voulais tellement y croire. Croire que le prince charmant était revenu avec son cheval blanc et qu'il passerait l'éternité à m'aimer. Une chanson du groupe Téléphone me revint en mémoire :
Cendrillon pour ses vingt ans
Est la plus jolie des enfants
Son bel amant, le prince charmant
La prend sur son cheval blanc
Elle oublie le temps
Dans ce palais d'argent
Pour ne pas voir qu'un nouveau jour se lève
Elle ferme les yeux et dans ses rêves
Elle part, jolie petite histoire
Cendrillon pour ses trente ans
Est la plus triste des mamans
Le prince charmant a foutu l'camp
Avec la belle au bois dormant
Elle a vu cent chevaux blancs
Loin d'elle emmener ses enfants
Elle commence à boire
A traîner dans les bars
Emmitouflée dans son cafard
Maintenant elle fait le trottoir
Elle part, jolie petite histoire
Dix ans de cette vie ont suffi
A la changer en junkie
Et dans un sommeil infini
Cendrillon voit finir sa vie
Les lumières dansent
Dans l'ambulance
Mais elle tue sa dernière chance
Tout ça n'a plus d'importance
Elle part
Fin de l'histoire
Cette chanson, c'était moi. J'étais Cendrillon, Edward le prince charmant. Et j'avais peur que la fin de la chanson ne devienne la fin de ma vie.
Les jours passaient. Je ressemblaient de plus en plus à une baleine avec mon gros ventre d'ailleurs. J'étais à présent à six mois et demi de grossesse. Et l'attitude d'Edward m'étonnait au plus haut point. Jamais je ne lui aurait donné une image aussi paternel. Souvent, il s'asseyait à côté de moi sur le lit, et bécotait mon ventre de petits baisers. Ses yeux étaient remplient de tendresse et de bonheur lorsqu'il je le prenais à me regarder alors qu'il croyait que je ne le voyais pas. Il me choyait comme jamais. Toujours là pour moi. Je lui avais dit que je ne savais pas si j'étais prête à ce que notre relation recommence. Il avait respecté cette demande. Lorsqu'il m'embrassait, il se limitait à mon front, mes joues et mon ventre. Il caressait uniquement mes cheveux. Il débordait d'un enthousiasme incroyable pour tout ce qui concernait le bébé ou moi. Il avait insisté pour allez avec moi chercher des affaires pour le bébé. Il m'avait inscrite à un cours de préparation de l'accouchement, cours auquel il m'accompagnait. Il était présent à chaque échographie ou visite médiacale. Il se comportait comme un vrai futur papa humain. Mais derrière tout ça, je savais qu'il se cachait quelque chose. Et je pensais savoir quelle était cette chose.
Un jour que nous étions allongés sur le lit, je lui demandais :
"-Edward ?"
"-Oui ?", répondit-il.
"-Je peux te poser une question ?"
"-Je t'écoute."
J'hésitais. Et s'il le prenait mal ?
"-Vas-y, ma Bella. Tu peux me demander n'importe quoi, m'encouragea-t-il, perçevant mes hésitations.
"-Euh...Pourquoi...Pourquoi est-ce que tu fais tout ça pour...pour le bébé et moi ?
Il parut surpris de ma question.
"-Comment ça ?, me demanda-t-il, perdu.
Je me lançai.
"-Eh bien, j'ai l'impression que tu...que tu fais tout ça pour...pour te faire...pardonner . Que tu éprouve de la culpabilité par rapport au fait que j'ai été...violée. Que tu te dit que si tu avais été là, tu aurais pû empêcher ça."
Je vus que mes mots l'avaient renduent furieux.
"-Quoi ? Alors pour toi, ce n'est que de la culpabilité ? Juste pour me racheter ? Tu as oublier le fait que je le fais parce que je t'aime ! Mais je ne peux pas te le prouver physiquement parce que tu ne veux pas ! Et tu crois tellement bien les mensonges. J'ai l'impression que tu as oublier tout les baisers et les mots que je t'ai dit ! "
"-Evidemment ! Comment veux-tu que je te croivent alors que tu m'as quitté parce que tu ne m'aimais plus ? Je ne sais plus quoi pensez Edward ! Je ne sais plus quoi croire ! Je suis perdue ! Tu peux le comprendre non ? Et tu sais très bien pourquoi je ne veux pas qu'on reprennent une relation, toi et moi !"
J'étais en larmes. Déjà que mes humeurs de femme enceinte me rendaient à fleur de peau, ses paroles m'avaient fait craquer. Je me levais et sortit de la chambre en claquant la porte. Je sortis de la maison et prit ma voiture. Direction mon appartement. J'avais du mal à voir, ma vision étant brouillée par les larmes. Comment osait-il ? Je ne lui avait jamais dit qu'une peur des hommes et d'une relation amoureuse était apparue après mon viol. Je n'avais pas réussi.Mais il aurait dû comprendre, non ?
Je m'en doutais. Je savais que ça cachait quelque chose. Il ne me gardait pas parce qu'il m'aimait. C'était de la culpabilité.
"Fais attention, les bonnes choses ont toujours une fin. Tu le sais."
La cloche avait raison.
Toutes les bonnes choses ont une fin.
Toutes les bonnes choses ont une fin.
Et ma fin ressemblaient étrangement à celle de Cendrillon.
Fin de l'histoire.
Vous avez aimé ? Là, je l'ai joué mélo-dramatique. Pauvre Bella. Je suis cruelle avec elle.
Je part en vacances pendant une semaine, du vingt-deux juin au vingt-neuf juin. Donc, pas de nouveau chapitre jusqu'au vingt-neuf ! Désolée.
Mais dès que je rentre, je vous jure que vous aurez de quoi vous régalez, à moins que ne m'en vouliez d'avoir fait une fin à l'eau de rose pour le chapitre 7.
Gros bisous, je vous adore !
Bye !