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Le Seigneur des Anneaux



La fatalité des Valar   Auteur: Lehonora Vue: 1826
[Publiée le: 2006-08-27]    [Mise à Jour: 2008-06-04]
G Général/Action-Aventure/RomanceCommentaires: 39
Description:
Le Seigneur des Ténèbres a vaincu les Peuples Libres et a retrouvé sa pleine puissance. Il a fait de Léhonora, l'unique fille d'Aragorn, sa captive. Elle se battra mais cela sera-t-il suffisant en sachant qu'elle a déjà tout perdu? Cependant, le sang des Nùmenorrèens qui coule dans ses veines la fera paraître aussi sauvage et froide que son ennemi afin de se protéger de lui. Et si cela se retournait contre elle à un point où tout retour est impossible?
Crédits:
Les personnages et les lieux ne m'appartiennent pas, ils sont la propriété de J.R.R. Tolkien et de ses oeuvres, sauf le nom de l'épée "Shannara" qui appartient à Terry Brooks. Seules les personnages de Léhonora alias Eldariel,Gryoth,Zakara et Sirakù qui sont de mon imagination.

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Commenter: Passé à oublier

Passé à oublier

[2928 mots]
Publié le: 2007-02-10Format imprimable  
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Je dédicace ce chapitre à ma p’tite Nae alias Aredhel. Biz ma Puce.

Merci pour vos reviews. Continuez à m’en laisser si vous voulez la suite,lol. Je suis cruelle, je sais.

 

Passé à oublier

 

 

 

    Léhonora avait refusé les haltes, elle allait droit devant, déterminée à fuir loin de cette citée. Des larmes coulèrent sur ses joues, larmes de colère et de chagrin. Elle venait de perdre sa famille, abandonnée son unique fils et plus encore, elle avait fait couler son propre sang. Aucun de ses compagnons ne tenta de l’arrêter, voulant, eux aussi, s’éloigner le plus rapidement possible. Mais devaient-ils la prier de se stopper une heure ou deux afin de faire souffler les chevaux ? Gryoth fit accélérer sa monture afin d’être à la hauteur de son amie et vit ses larmes.

  - Faisons souffler les chevaux. Ils ne tiendront pas à cette allure.

    Léhonora se contenta de hocher la tête et les dirigea vers la lisière de la forêt. Le jour allait bientôt se lever mais elle savait que les siens ne partiront pas à leur recherche. Il fallait qu’elle fasse définitivement un trait sur son passé. Durant sa captivité, elle avait toujours espéré pouvoir revoir sa famille, être de nouveau réunit mais cela n’avait été qu’un rêve. Son passé n’existait que dans sa mémoire et elle devait l’oublier sinon, elle ne cessera jamais de souffrir.

    Elle sécha ses larmes du revers de la main, stoppa Silmanarë et regarda ses compagnons.

  - Nous passerons par le Rohan. Je sais par mon cousin Meneldil que le Seigneur d’Angmar le dirige pour Sauron.

  - Tu sais qu’il ne t’a jamais porté dans son cœur, étant donné qu’il n’en a pas, et il ne t’aidera pas, au contraire, il jugera que tu as trahis le Seigneur des Ténèbres.

  - Nous n’avons pas d’autre choix. Nous n’avons ni eau ni nourriture, nous ne parviendrons jamais jusqu’au Gondor sans son aide.

    Gryoth voulu répliquer mais elle avait apprit à ne jamais le faire, surtout face à elle. Une fois que Léhonora était décidée, même la puissance des Valar ne pourraient pas la dissuader. Ils s’arrêtèrent à la lisière de la forêt. Comment parviendront-ils à rejoindre Edoras sans vivres ? Léhonora laissa ses compagnons dormirent pendant qu’elle tentait de trouver une solution.

    Au réveil de ses compagnons, elle s’empressa de se préparer au départ et les mena à grande allure. Edoras était à une semaine s’ils continuaient à avancer ainsi. De plus, maintenant que le royaume était sous l’emprise de Sauron, ils pouvaient voyagé sur les routes les plus directes tout en prenant garde de ne pas croiser les Dùnedain. Léhonora ne se sentait pas totalement libre, elle ignorait la réaction de Sauron à son retour et cela l’effrayait un peu.

    Un peu plus tard dans la journée, elle se sentit suivit mais elle n’en avait pas fait part à ses compagnons. Il ne s’agissait pas des Dùnedain ou des Elfes d’Imladris. Elle se montrait prudente, cependant, l’homme d’Harad comprit que quelque chose n’allait pas.

  - Vous êtes tracassée Dame Léhonora.

    Elle se tourna vers lui et répondit dans le Parler Noir :

  - Nous sommes suivis.

    Il regarda discrètement autour d’eux. Léhonora remerciait son amie de lui avoir enseigné le Parler Noir, de cette façon, leurs ennemis ne pouvaient pas savoir ce qu’ils disaient. La Princesse commença à mal supporter cette sensation d’être épiée et décida d’agir.

    Elle s’enfonça dans la forêt en quittant la route sous la surprise de ses compagnons. Que préparait-elle ? Ils ne la questionnèrent pas car ils comprirent qu’elle n’était pas d’humeur à répondre. Elle se stoppa, observa les alentours et s’écria :

  - J’ignore qui vous êtes mais montrez-vous ! Ma patience a des limites et je ne supporterai pas plus longtemps votre regard posé sur moi et mes amis.

    Dès lors, un rire sortit des buissons, un rire de femme.

  - Est-ce ainsi que tu parles à ta cousine ? demanda-t-elle dans la langue des Elfes.

    Léhonora écarta les yeux en voyant une jeune Elfe d’une belle chevelure rousse d’à peu près son âge sortir des buissons. Léhonora descendit de sa monture, elle n’en croyait pas ses yeux.

  - Aredhel ? C’est toi ?

    La nouvelle venue s’approcha en hochant la tête. Les deux filles se prirent dans les bras en laissant les deux compagnons très surpris. Des larmes de joie coulèrent sur leurs joues , puis, Léhonora se tourna vers ses compagnons.

  - Je vous présente Aredhel Isilra. Elle est la fille de mon oncle Elrohir. Elle a fuit Imladris pour l’amour d’un Haradrim il y a quatre ans.

    Les deux cousines s’étreignirent encore une fois, les larmes aux yeux. Elles ne s’étaient jamais revues depuis ce temps-là car elle aurait été tuée si elle avait tenté de revenir. Cependant, elles avaient essayé de garder contact grâce à de faibles lettres qu’elles parvenaient à s’envoyer.

     Aredhel les emmena à son camp qui constituait une dizaine d’hommes d’Harad. Comme beaucoup de monde sur cette terre, elle était au courant de sa relation avec le Seigneur des Ténèbres. Quand elle avait su que sa cousine avait rejoint Fondcombe, elle avait veillé les frontières et elle avait suivit les trois compagnons lors de leur fuite.

    Elle présenta sa cousine aux hommes qui s’inclinèrent respectueusement devant elle. Puis, elle s’écria :

  - Darianë !

    Dès lors, un homme sortit d’une tente avec une petite fille aux cheveux acajou et au regard bleu tirant plus vers le gris, comme sa mère.

  - Voici Darianë et Idril, notre fille. Elle a eu trois ans le mois dernier. Darianë, je te présente ma cousine Léhonora.

    L’homme s’inclina en lui baisant la main.

  - C’est un honneur de vous rencontrer.

  - Tout l’honneur est pour moi. Aredhel m’a beaucoup parlé de vous dans ses lettres.

    Après les présentations, Aredhel s’éclipsa seule avec sa cousine et Idril. Léhonora la trouvait adorable comme enfant. Elle avait la joie de vivre. Elles se remémorèrent les instants passés ensemble avant la séparation qui a été plus que cruelle. Personne n’avait accepté le fait qu’elle soit amoureuse d’un homme d’Harad et c’était cet amour qui l’avait désormais éloigné des siens. Léhonora se reconnu dans sa douleur car elle vivait la même chose.

    Léhonora lui raconta tout ce qu’elle avait vécu avec le Seigneur des Ténèbres, sa violence qui s’était transformée en une infime douceur. Elle lui expliqua la naissance difficile de son fils et la mort de sa fille. Sa cousine comprit son geste de l’abandonner. En agissant ainsi, elle permettait à son fils de vivre et non de mourir prématurément car elles savaient toutes les deux que Sauron l’aurait envoyé au combat dès son plus jeune âge. A cet instant, Aredhel lui promit de garder son secret et qu’elle ne parlera sous aucun prétexte.

    Puis, Léhonora voulu connaître ce qu’avait fait sa cousine durant tout ce temps et fut surprise de savoir qu’elle ne s’était pas mariée avec Darianë.

  - Imagine la réaction du Seigneur des Ténèbres si un de ses sujets prenait pour épouse la fille d’Elrohir, fils d’Elrond Seigneur d’Imladris. Il ignore même mon existence. Il m’a déjà vu mais ignore qui je suis et c’est pour cela que nous préférons garder secret notre relation. Le jour où il le découvrira, je ne veux pas mettre en dangers Darianë ni Idril qui est légitimement reconnu par son père non par moi.

  - Mais… il y a forcément une solution.

    Aredhel secoua la tête, elles ne pouvaient rien faire. Léhonora pourrait agir auprès de Sauron mais dans la situation actuelle, cela était impossible.

  - L’homme qui t’accompagne m’a confirmé que tu souhaites rejoindre Edoras pour gagner ensuite Minas Tirith, c’est cela ? demanda-t-elle afin de changer de sujet.

  - Oui, nous n’avons pas de vivres pour faire directement le voyage.

  - Dans ce cas, je te donnerai tout ce dont tu auras besoin et tu partiras directement pour Minas Tirith mais à la seule condition que je t’accompagne.

    Léhonora embrassa sa chère cousine sur la joue. Elle ne pouvait pas refuser son aide mais ce qui suivit la surprit.

  - Mais nous ne partirons que toutes les deux. Je n’ai pas confiance en cette Gryoth. Elle te trahira.

    Pourquoi ferait-elle cela ? Elle lui avait juré allégeance mais Aredhel lui rappela que le Seigneur des Ténèbres restait son Maître malgré cela. Léhonora savait que jamais sa cousine de lui fera du mal, alors, elle accepta en ignorant que cette décision risquait de mettre en colère Gryoth.

  - Pourquoi tu lui fais confiance ? Que fais tu de notre amitié ?

  - Le voyage sera long et nous avancerons à grande allure. Tu n’es pas habituer à cela et tu risquerait de nous ralentir.

    Gryoth n’en revenait pas. Elle ne comprenait pas la raison qui la poussait à agir ainsi. Ses paroles étaient vraies mais pourra tenir le rythme. Elle voulait partir avec elle mais sa décision fut sans appel.

  - Tu serais prêtes à donner ta confiance à cette… « fille » que tu n’as pas vu depuis quatre ans, plutôt qu’à moi ?

    Léhonora commença à s’énerver.

  - Cette « fille », comme tu le dis, est une Elfe et ma cousine. Elle est ma meilleure amie, nous nous connaissons depuis la naissance et ce n’est pas toi qui vas me faire douter sur elle. Durant la guerre, je n’avais personne car je passais mon temps à me battre. Elle est ma seule et unique amie, nous sommes pareilles, elle et moi. Je partirai demain matin seule avec elle. sache que si je devais choisir, je la choisirai elle.

    Le regard flamboyant de Gryoth ne fit ni chaud ni froid à la Princesse qui repartit en direction du camp. En la voyant ainsi, Aredhel comprit que son « amie », car dès qu’elle l’avait vu, elle ne l’appréciait guère, n’aimait pas le fait de rester en arrière. Et, bien sûr, elle avait su par sa cousine qu’elle s’était même querellée avec Meneldil qui commençait à peiner à contrôler sa colère.

    Aredhel observa Gryoth tandis que sa cousine revenait vers elle. Tout comme elle, elle possédait le Don de Voyance et savait que cette fille ne méritait pas l’amitié et la confiance de Léhonora. Elle avait vu sa trahison et se promit d’empêcher que cela arrive.

  - A quoi tu penses chère cousine ?

    Elle fut tirée de ses sombres pensées en se promettant de ne pas inquiéter Léhonora, elle avait assez de soucis comme cela.

  - A rien, belle Dame du Mordor.

    Léhonora manqua de tomber à la renverse à ses paroles. Sa cousine rit.

  - Tout ce que je sais, c’est qu’il t’aime malgré ce qui c’est passé entre vous. Pourquoi t’aurait-il envoyé un serviteur pour t’avertir de la prophétie ? Pourquoi, ces hommes ici, ne t’ont-ils pas attaché afin de t’amener à lui ? Il veut que tu lui reviennes de ton plein gré et il est prêt à attendre des siècles.

    Léhonora l’embrassa sur la joue.

  - Merci mais je ne serai sûr que lorsque je le verrai, et j’avoue que je crains ce moment.

    Sa cousine comprit ce qu’elle ressentait, un amour interdit était un crime et elle se promit de l’aider du mieux qu’elle pouvait.

    Le lendemain matin, Gryoth n’adressa pas la parole à Aredhel, apparemment, elle ne la portait pas dans son cœur mais tentait de faire bonne impression afin de ne pas s’attirer la colère de Léhonora et, ainsi, briser leur amitié. Quand à l’homme d’Harad, il avait bien prit la décision et l’acceptait. De cette façon, il rejoignait l’unité de Darianë mais souhaita bonne chance à la Princesse.

    Le départ fut fin prêt et l’amant d’Aredhel l’embrassa longuement avec toute la passion de leur amour. Il lui promit de veiller sur leur fille et leur pria d’être prudente en chemin. Léhonora laissa une lettre à l’attention de Gryoth qui la lira après le départ. La Princesse était heureuse de devoir voyager sans crainte avec sa cousine dont elle avait été séparée depuis longtemps. Le temps perdu ne sera jamais rattrapé mais au moins, elle était de nouveau ensemble.

    Le temps leur était favorable. Ni pluie ni brume pour ralentir leur chevauchée, à croire que les Valar veillaient sur le voyage, ce qui n’était que ironie. Léhonora pensait, bien sûr, à Morgoth. Connaissait-il l’avenir de son ancien disciple et de sa pire ennemie ? Elles pouvaient parier que oui, puissant comme il était, cela était fort probable. Au fur et à mesure de leur avancée, elles s’aperçurent de plus en plus des maléfices provoqués par le Seigneur des Ténèbres et de ses sbires. Le ciel était volé d’un faible nuage noir, les étoiles perdaient leur éclat et la terre devenait sèche. Les pouvoirs de Sauron ne cesseront jamais de s’accroître.

    Un soir, alors qu’Aredhel revenait avec du bois et Léhonora de la chasse, elles s’installèrent confortablement autour du feu, elle avait à grande allure et avaient déjà pénétré en Gondor, la Princesse semblait plus hésitante. Sa cousine s’en rendit compte et pouvait aisément comprendre cela. Comment savoir la réaction du Seigneur des Ténèbres ? Pouvait-il s’abaisser devant elle afin de lui demander pardon et de lui prouver son amour. Elles en doutaient fortement. Sauron ne s’abaissait jamais.

  - Tu peux encore faire demi-tour.

    Léhonora eut un rire ironique. Faire demi-tour ? Et pour aller où ? Elle était condamnée par les siens. Elle n’avait pas d’autre choix que de tenter d’avoir le pardon de son amant, s’il l’était toujours.

  - Est-ce que tu l’aimes ?

    Ses yeux quittèrent brusquement le feu.

  - Oui. Oui je l’aime. Je l’aime plus que ma propre vie, je vendrai mon âme pour lui appartenir.

  - Alors tu ne dois pas abandonner maintenant. Pas si proche du but.

  - Mais s’il ne veut plus de moi.

    Aredhel rit un bout coup, se qui surprit sa cousine.

  - Personne ne peut te résister. La preuve, le Seigneur Noir lui-même y a succombé. De toute façon, je sais que tu n’es pas une lâche. Tu te bats jusqu’au bout.

    Elles se sourirent puis se mirent à manger.

    Le lendemain, un silence de plomb s’était abattu, Minas Tirith n’était plus qu’à une journée de chevauchée. Elles firent ralentir leur monture afin de les faire avancer au pas. Léhonora avait le cœur qui battait la chamade. Aucun de ses serviteurs, aucun éclaireur ne les avait arrêté à leur approche dans le pays. Etait-ce une bonne nouvelle ? Elles l’ignoraient. Aredhel, afin lancer une conversation et finir ce silence pesant, se décida à demander quelque chose qui lui brûlait les lèvres depuis longtemps.

  - Dis-moi, mon père a-t-il parlé de moi ?

    Léhonora la regarda, le regard triste.

  - Depuis que tu es partie, c’est comme si tu n’avais jamais existé. La seule fois où il a fait allusion à toi est lorsque j’ai avoué au grand jour mon amour pour Sauron. Il a dit : « Tu es exactement comme ta cousine », elle est belle la pensée d’un père pour sa fille. Mais je te rassure en t’informant que le mien est devenu pareil à mon égard.

  - Deux cousines, proche de sang, reniées par leur famille, les mêmes êtres chers qui les ont aimé. Quelle ironie !

    Les deux filles eurent un faible sourire. Elles continuaient à aimer les leurs mais eux, n’hésiteraient pas à les tuer. D’un coté, elles savaient qu’elles feraient de même si elles y étaient contraintes.

    Léhonora retint son souffle jusqu’au moment où elles arrivèrent au sommet de la colline, en vue de Minas Tirith. Tout retour était désormais impossible. Malgré cette peur qui lui arrachait les entrailles, elle souhaitait tant revoir l’homme pour qui son cœur avait chaviré. Elle voulait de nouveau sentir ses baisers passionnés sur sa peau, son regard sombre rempli de désir posé sur elle, elle voulait goûter à tout jamais à son corps chaud.

    Elle lança Silmanarë, bien décidé à lui prouver son amour en espérant qu’il accepterait son pardon. Les Grandes Portes de la citée s’ouvrirent à leur arrivée et, en pénétrant, elles purent s’apercevoir que les travaux pour la reconstruction étaient bien avancés. Elles ne ralentir pas l’allure ni regardèrent ses regards rivés sur elles. Personne ne les arrêta. Etaient-elles déjà attendues ? En arrivant à la cour, les Wargs grognèrent et leur cavalier dut les retenir.

    Léhonora stoppa son étalon et mit pieds à terre. Le Seigneur des Ténèbres se tenait en haut de l’escalier menant au palais. Son regard de braise était posé sur Léhonora qui ne sut dire s’il s’agissait de la colère ou plus encore, de la haine. Peu importait, elle s’en moquait du moment qu’elle pouvait lui avouer ce qu’elle ressentait pour lui, ensuite, sa mort n’aura pas d’importance si elle lui transmettait le message de son cœur avant.

    La Princesse s’avança jusqu’en bas des marches tandis que sa cousine resta en arrière, à tenter de calmer Silmanarë qui semblait commencer à s’agiter. Sauron attendit qu’elle se soit arrêtée avant de descendre. Il ne lui restait que trois marches, puis deux, puis une, et il se retrouva face à elle. Le regard de Léhonora trembla tandis que celui du Seigneur des Ténèbres restait flamboyant, le même qu’il avait eu à leur première rencontre devant la Porte Noire. Léhonora faillit et se mit à genoux devant lui.

 

 


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