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Le Seigneur des Anneaux



La fatalité des Valar   Auteur: Lehonora Vue: 1811
[Publiée le: 2006-08-27]    [Mise à Jour: 2008-06-04]
G Général/Action-Aventure/RomanceCommentaires: 39
Description:
Le Seigneur des Ténèbres a vaincu les Peuples Libres et a retrouvé sa pleine puissance. Il a fait de Léhonora, l'unique fille d'Aragorn, sa captive. Elle se battra mais cela sera-t-il suffisant en sachant qu'elle a déjà tout perdu? Cependant, le sang des Nùmenorrèens qui coule dans ses veines la fera paraître aussi sauvage et froide que son ennemi afin de se protéger de lui. Et si cela se retournait contre elle à un point où tout retour est impossible?
Crédits:
Les personnages et les lieux ne m'appartiennent pas, ils sont la propriété de J.R.R. Tolkien et de ses oeuvres, sauf le nom de l'épée "Shannara" qui appartient à Terry Brooks. Seules les personnages de Léhonora alias Eldariel,Gryoth,Zakara et Sirakù qui sont de mon imagination.

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Commenter: ...ou un cauchemar ?

...ou un cauchemar ?

[2009 mots]
Publié le: 2006-10-13Format imprimable  
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… ou un cauchemar ?

 

 

 

    Elle avait prit appuie sur un arbre et ses sanglots redoublèrent en repensant à ce qu’elle avait subit. Elle s’était tournée vers Sauron parce qu’elle n’avait plus personne et maintenant, tout risquait de changer.

    Elle sentit des bras la prendre par derrière et se débattit en suppliant cet homme de la lâcher.

  - Regarde-moi Léhonora.

    Mais au lieu d’un regard, il sentit sa main frapper sa joue. Léhonora s’était enfin retournée pour lui faire face et il leva ses yeux gris vers sa fille qu’il avait perdu depuis si longtemps.

  - Tu m’as abandonné. Je t’ai cru mort, lança-t-elle froidement malgré ses sanglots.

    Elle se dégagea brutalement de ses bras. Elle ne pensait pas qu’un jour elle aurait pu se comporter ainsi envers lui. Ils se regardèrent longtemps, lui, avec de la douceur dans les yeux, elle, avec de la colère et de la douleur.

    Puis, elle dit dans un simple murmure :

  - Prends-moi dans tes bras !

    Aragorn ne le fit pas redire et la serra contre lui.

    Ils restèrent l’un contre l’autre jusqu’à la tombée de la nuit. La Lune était encore pâle mais ses compagnes brillaient telles des boules de feu. Léhonora avait finie par s’allonger sur l’herbe, la tête sur les genoux de son père qui lui caressait sa magnifique chevelure. Personne n’était venu les déranger, ils avaient besoins d’être seuls pendant un moment.

  - Comment as-tu fais ? demanda soudain Léhonora.

    Son père regarda les étoiles, se demandant lui-même comment il était parvenu à s’en sortir vivant. Cette nuit-là a été la plus terrible de toute sa vie car il a été contraint de laisser sa fille en Mordor. Il inspira un bon coup en y repensant à lui raconta ce qui s’était passé.

    « Flash Back »

    Le Seigneur des Ténèbres, accompagné de deux Nazgùls, fit irruption dans le cachot d’Aragorn qui se redressa avec peine. Il avait beau être un Dùnadan de sang royal, il n’en restait pas moins un homme qui connaissait la souffrance. Sans un mot, Sauron fit signe de l’emmener et son prisonnier le suivit sans résistance car il était conscient que c’était sa fille qui risquait de payer pour sa révolte.

    Ils quittèrent la grotte pour se diriger vers les collines. Il faisait noir et la nuit n’arrangeait rien à la situation en enfonçant le pays dans l’obscurité. Ils furent rejoint par le Roi Sorcier qui arriva sur son dragon. Une fois isolés, à l’écart des curieux et de ceux qui pourraient les déranger, le Seigneur des Ténèbres jeta Andùril aux pieds de son ennemi.

  - Prends ton arme.

    Aragorn s’exécuta, ne comprenant pas les intentions de Sauron.

  - J’ai une proposition à te faire : accepte la liberté que je te rends en échange de ta fille, bien sûr, il ne te faudra pas chercher à la récupérer.

    Involontairement, Aragorn eut un rire ironique. Se moquait-il de lui ? Jamais il n’abandonnera sa fille même s’il doit y laisser la vie. Il comprit que le Seigneur des Ténèbres le craignait et ne souhaitait pas le garder dans son pays, alors, il trouva une solution.

  - J’ai une autre proposition : si je te bats en combat singulier, libère Léhonora, si je pers, j’accepte sa captivité.

    Il sut qu’il jouait gros mais savoir qu’il pouvait quitter cet endroit en la laissant derrière lui, lui était insupportable. Il préférait la savoir captive en sachant qu’il s’était battu pour obtenir sa libération. Le Seigneur des Ténèbres accepta et le duel commença.

    Bien qu’Aragorn soit quelque peu blessait, il avait une grande expérience du combat mais Sauron ne voulait pas le voir gagner ni la fille partir. Alors, il laissa le dragon se charger de son ennemi. La créature l’attaqua en le blessant gravement. Aragorn à terre, elle pouvait facilement le considérer comme son dîner mais une épaisse brume se leva, dissimulant tout et Aragorn entendit une étrange voix :

  - Lève-toi ! Un Dùnadan ne s’abaisse jamais face à un ennemi. Fuit vers le Nord et réunit les tiens. Prépare-les pour le combat final.

    Il sut qu’il s’agissait des Valar, ils agissaient afin qu’il puisse vivre et mener les Peuples Libres à la victoire, s’il pouvait en avoir une.

  - Et ma fille ? Je refuse de l’abandonner.

  - Nous la protégerons.  Fuit, avant que notre magie se dissipe.

    Avec peine, Aragorn se leva et fuit tant bien que mal le pays, le cœur gros de laisser sa fille.

    « Fin du flash back »

    Les prisonniers que Léhonora avaient libéré arrivèrent peu après lui à Fondcombe et sa survie était demeurée secrète. C’était pour cela que Meneldil ne lui avait rien dit quand il l’avait vu. Des larmes lui montèrent aux yeux. Sauron savait-il qu’il avait pu survivre ? Il lui avait mentit et elle s’était jetée dans ses bras.

    La jeune fille sentit la main de son père sur son ventre et s’y attarder. Elle savait ce qu’il pensait, il croyait que Sauron l’avait violé pour qu’elle puisse porter son enfant mais cela était faux. Cependant, comment lui avouer la vérité ? Elle ne le pouvait pas. Elle était consciente de ce que représentait cet enfant mais elle l’aimait déjà.

  - Que comptes-tu faire ? demanda soudain son père.

    La jeune fille prit sa main.

  - Je ne veux pas le perdre. Ne me demande pas d’avorter, je ne le supporterai pas.

  - Je ne t’oblige à rien. Mais cet enfant, qu’il soit fille ou garçon, est un danger pour nous tous si Sauron s’aperçoit de son existence, tu le sais.

    Léhonora se releva avec peine. Ses blessures continuaient à la faire souffrir. Son père la prit par le bras afin de l’aider à se maintenir debout et comprit que la discussion était close et ne la força pas. Il savait qu’insister sur un sujet dont elle ne souhaitait pas parler aggravera la situation.

    Cette nuit-là, Léhonora dormit mal. Elle mentait à ses amis, à ses parents et cela, elle ne le supportait pas mais tout révéler serait désastreux. Elle serait hait et rejetée. Comment aimer son Ennemi quand on aimait les siens ? N’y tenant plus, elle se leva, prit son châle et sortit de la chambre. Elle erra dans les couloirs durant une bonne partie de la nuit, jusqu’à ce que la fatigue eut raison d’elle.

    Le lendemain, elle sembla plus sereine mais ses proches surent qu’elle avait changé. Elle se faisait plus distante, n’aimant guère la compagnie et restant dans le silence. Seule Gryoth demeurait à ses cotés. En ayant vécu en Mordor, elle était la seule à pouvoir la comprendre. La Princesse prit la direction des écuries afin d’y trouver son ami le plus fidèle, Silmanarë. Elle siffla et il répondit joyeusement. Léhonora accouru vers l’étalon blanc.

  - Bonjour mon beau. Si tu savais à quel point tu m’as manqué.

    L’étalon secoua la tête en tapant du sabot. Lui aussi était heureux de revoir sa cavalière et le fit bien comprendre. Gryoth était restée à l’écart mais souriait face à cette retrouvaille.

  - Je suis désolée de ne pas être venue plus tôt Bébé.

    La jeune fille enfouit sa tête dans ses crins et demeura ainsi durant un long moment, jusqu’à ce que Silmanarë eu un brusque mouvement de recule qui la surprit.

  - Doucement mon grand. Tout va bien, rassura-t-elle en lui caressant l’encolure.

    Puis, elle se tourna vers son amie en lui demandant de venir mais celle-ci refusa.

  - Il ne va pas te manger, je te rassure, rit-elle.

  - C’est un cheval elfique, il peut sentir que mon père était mauvais et moi avec.

  - Ne dis pas de bêtises.

    Et elle lui prit le bras afin de la faire entrer dans la stalle. Gryoth, bien qu’elle aimait les chevaux et ne les craignait pas, était méfiante envers Silmanarë. Il sentait le mal provoqué par son père, ils avaient le même sang et cela suffisait. Léhonora aurait tant aimé le monter mais, avec ses blessures, elle ne pouvait pas se le permettre.

    Après l’avoir brossé, bichonné, les deux jeunes filles sortirent de l’écurie. Elles errèrent dans les couloirs, parlant de tout et de rien, bien que Léhonora voulu lui confier certaines choses à propos de Sauron, elle ne le pouvait pas. Si par malheureux des oreilles indiscrète les entendaient, le scandale éclatera mais elle su que tôt ou tard, la vérité sera dévoilée.

    Elles passèrent devant une porte fermée mais la Princesse, ayant l’ouïe fine, entendit la conversation qui parlait d’elle et de son enfant. Sous la colère d’être tenue à l’écart de ce qui la concernait, elle entra brutalement dans la pièce réunissant ses parents, le Seigneur Elrond, Gandalf, ses oncles et Halbarad.

  - Si vous avez quelque chose à dire, dite-le moi en face et pas dans mon dos comme des lâches, lâcha-t-elle froidement.

    Ils furent surpris par sa réaction, d’ordinaire, elle restait calme tout en étant autoritaire mais cette fois, sa dureté se fit clairement voir. Aragorn maudit Sauron d’avoir fait de sa fille une femme dont seule la haine semblait désormais l’habiter.

  - Justement, nous avons eu l’intention d’envoyer une personne te chercher, dit son grand-père dans l’espoir d’apaiser sa colère.

    Bien qu’elle ne le cru pas, elle s’avança vers eux et s’assit sur une chaise. Mais avant de reprendre la parole, le Seigneur des Elfes s’adressa à Gryoth :

  - Ce que nous avons à lui dire ne te concerne pas et je te demande de sortir.

  - Non, répliqua Léhonora, dans tout les cas, elle sera ce qui aura été dis ici alors, il veut mieux qu’elle reste. De plus, je n’ai rien à lui cacher.

    A contrecoeur, tous durent accepter son choix. Un silence suivit. Personne ne s’était attendu à ce qu’elle soit là et par conséquence, ils ne surent pas par où commencer. Cela fut Aragorn qui engagea la parole, en tant que son père, cela était de son devoir de lui parler d’un sujet aussi délicat la concernant.

  - Ton enfant est un danger pour nous tous et Sauron doit ignorer son existence.

  - Je le sais. Viens en au fait.

  - Tu partiras aux Havres Gris où tu seras apatriée à Valinor ainsi vous serez tout les deux protégés

    Cette déclaration eu l’effet d’un coup de poignard en plein cœur. Comment pouvaient-ils lui faire subir cela ? Elle ne voulait pas partir. Elle ne le voulait pas. Cela serait quitter ses terres et … Sauron. Elle se rendit compte que l’amour avait prit la place de la raison.

    Elle se leva brusquement.

  - Je refuse de partir. Vous voulez savoir pourquoi ?

    Personne ne répondit. Ils pensaient qu’elle voulait encore se battre, qu’elle se refusait l’idée d’abandonner son peuple, sa famille mais la vérité fut bien plus dure à admettre.

  - Sauron n’a jamais souhaité me faire du mal, cela le répugnait, je l’ai lu dans ses yeux. Il ignore que je porte son enfant mais sachez que je suis fière de le porter. Il m’aime plus que ce que vous pouvez imaginer et il a mon plus profond amour en retour. Oui, aujourd’hui, au lieu de démentir la rumeur, je l’affirme. Nous sommes amants et je n’ai aucune honte.

    Ses amis et sa famille ne la reconnu plus à ce moment, ses yeux avaient prit une couleur sombre, bien plus que le gris orage qu’elle avait lorsqu’elle était en colère. Cette fois, la Léhonora qu’ils connaissaient si bien, venait de disparaître et Aragorn comprit les paroles qu’elle avait prononcé à propos de l’enfant, elle l’aimait parce qu’il était de Sauron.

    Le Seigneur Elrond répliqua durement à ses paroles :

  - Dans ce cas, tu n’es plus de notre coté mais sache que tu resteras cependant ma petite-fille. Garde ! appela-t-il.

    Trois Elfes armés entrèrent dans la pièce.

 


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