
| La fatalité des Valar | Auteur: Lehonora | Vue: 1825 |
| [Publiée le: 2006-08-27] [Mise à Jour: 2008-06-04] | ||
| G | Général/Action-Aventure/Romance | Commentaires: 39 |
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Description: Le Seigneur des Ténèbres a vaincu les Peuples Libres et a retrouvé sa pleine puissance. Il a fait de Léhonora, l'unique fille d'Aragorn, sa captive. Elle se battra mais cela sera-t-il suffisant en sachant qu'elle a déjà tout perdu? Cependant, le sang des Nùmenorrèens qui coule dans ses veines la fera paraître aussi sauvage et froide que son ennemi afin de se protéger de lui. Et si cela se retournait contre elle à un point où tout retour est impossible? | ||
| Crédits: Les personnages et les lieux ne m'appartiennent pas, ils sont la propriété de J.R.R. Tolkien et de ses oeuvres, sauf le nom de l'épée "Shannara" qui appartient à Terry Brooks. Seules les personnages de Léhonora alias Eldariel,Gryoth,Zakara et Sirakù qui sont de mon imagination. |
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Douleur d'une trahison[3289 mots] |
Publié le: 2006-09-24 | |
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Douleur d’une trahison
Sa température avait augmenté dangereusement, ce qui entraîna du délire dans le sommeil de la jeune fille. Mais Sauron avait vite agit et maîtrisait la situation en maudissant intérieurement son Second. Il était conscient que lui et elle se provoquaient sans cesse, les rares moments sans problèmes étaient lorsqu’il était lui-même présent. Il fallait bien que cet accident arrive à un moment ou à un autre. Léhonora avait la fâcheuse tendance à attaquer, même quand cela n’était pas forcément nécessaire mais le Seigneur des Ténèbres l’avait comprit, elle cherchait seulement à se protéger en agissant ainsi.
Même s’il ne l’affirmait pas en publique, il remerciait intérieurement Gryoth d’avoir agit. Léhonora n’aurait pas fait le poids face au seigneur d’Angmar. Il l’aurait achevé sans hésitation. Sauron ignorait comme faire cesser cette querelle mais en attendant de trouver une solution adéquate, il devra les surveiller.
La jeune fille se réveilla durant la nuit, le Seigneur des Ténèbres était à ses cotés, soulagé de la voir sortir de son sommeil. Il s’approcha du lit et s’assit.
_ Comment te sens-tu ?
Léhonora hocha les épaules. A vrai dire, elle avait une affreuse migraine.
_ J’ai connu pire. Je survivrai, n’es pas d’inquiétude.
_ Je suis navré de ce qui s’est passé. J’aurais dû me douter que mon geste serait mal vu de sa part.
_ Ne t’excuse pas. Je l’ai provoqué.
Sauron l’embrassa. Il avait eu le récit de la servante et devait admettre qu’elle aurait dû tenir sa langue mais il ne parvenait pas à le lui reprocher. Elle avait son caractère et il ne voulait pas le changer, il l’aimait telle qu’elle était, intrépide et sauvage.
Il l’embrassa sur la joue et quitta la chambre afin de la laisser se reposer. Il ferma la porte avec précaution en ordonnant à l’haradrim se trouvant là de surveiller la chambre. Personne ne devait entrer hormis Gryoth et que, si Léhonora souhaitait sortir, de veiller sur elle jusqu’à son retour. L’homme s’inclina et obéit.
Le Seigneur des Ténèbres se dirigea vers les écuries, prépara son étalon et partit en direction du chantier où il savait trouver son Second. Mais il n’eut pas le temps d’arriver à destination car il croisa le Roi Sorcier.
En voyant son air mécontent, il comprit. Depuis l’accident, il n’avait pas décroché un mot.
_ Je t’envois en Gondor, j’ai besoin de quelqu’un de confiance là-bas depuis que je contrôle les deux Royaumes des Hommes. Tu dirigeras les opérations en attendant mon arrivé avec ma future épouse.
_ Vous allez l’épouser ? demanda soudainement le Nazgùl.
Sauron eut un regard froid et répondit d’un ton sec :
_ Je ne lui en ai pas encore fais part et sache que cette décision ne te reviens pas. Je te demande seulement de m’obéir.
Le Roi Sorcier inclina la tête. Il savait pertinemment pour quelle raison il l’éloignait, il ne souhaitait pas qu’un tel accident se reproduise. Il ne voulait pas contrarier son Maître, alors il partira même s’il n’appréciait pas le fait qu’il demeure seul avec la jeune fille.
Léhonora sentit son amant se glisser sous les draps. Apparemment, il sortait de la salle de bain car sa peau était humide ainsi que ses cheveux qu’elle sentit lorsqu’il se pencha pour l’embrasser. Il la prit contre lui en faisant attention à son bras et ils sombrèrent dans le sommeil.
_ Léhonora, appela-t-on. Léhonora.
La jeune fille fut réveillée par cet étrange appel dont elle ignorait l’origine. Près d’elle, Sauron dormait profondément et ne semblait pas perturbé par cette voix. Elle se leva et sortit de la chambre. Elle connaissait cette voix douce et apaisante, et la suivit. Elle la mena hors de la tour, à l’endroit même où son père avait été tué.
Léhonora regarda le lieu sinistre et sombre. Elle était seule jusqu’au moment où un homme apparut.
_ Papa ? Mais…
Elle ne put terminer sa phrase tant cela semblait irréel. Il était mort, elle avait vu son sang sur le pendentif et la lame de Sauron. Elle voulu sauter dans ses bras mais il l’a stoppa en levant la main.
_ Tu es un esprit, c’est cela ? C’est les Valar qui t’envois ?
Le regard d’Aragorn se fit menaçant et sa voix fut froide.
_ Tu nous as tous trahis.
_ Quoi ? fit-elle, surprise par ses paroles auxquelles elle ne s’y était pas attendue.
_ Tu es une traite envers les tiens.
Léhonora secoua la tête, refusant ces paroles. Puis, elle sentit des bras l’agrippèrent par la taille. Des mains osseuses aux griffes à la place des ongles. La jeune fille cria et supplia son père :
_ Non, pourquoi ? Papa ne me fait pas cela…
_ Je ne peux pas te laisser continuer ainsi.
Léhonora hurla de douleur lorsqu’elle sentit les griffes la lacérer. Le sang coula sur elle en souillant sa robe de nuit blanche. Elle cria à s’en casser la voix, quand soudain :
_ Léhonora, réveille-toi !
La jeune fille se redressa brusquement. Des bras l’attrapèrent afin de la serrer contre un corps puissant. Léhonora se débattit durant quelque temps jusqu’au moment où elle finit par se calmer.
Le lendemain, elle demeura silencieuse et extrêmement calme, contrairement à son habitude et Sauron s’inquiéta. Quel était ce rêve qui l’avait tant traumatisé ? Il essaya d’en savoir plus mais en vain, elle refusa de parler. Alors, il tenta auprès de Gryoth.
Un serviteur entra dans la salle d’entrainement où se trouvaient les deux jeunes filles. Léhonora continua, elle était en sueur, épuisée mais elle s’en moquait. Son amie la pria de s’arrêter mais sut que cela ne servirait à rien.
_ Gryoth, le Maître veux te voir tout de suite dans son bureau.
Elle le regarda, se demandant si cela était vrai. Pourquoi voudrait-il la voir ? Cependant, elle n’insista pas et se dirigea vers le bureau du Seigneur des Ténèbres.
Elle frappa et entra après avoir eu son consentement.
_ N’ai pas peur. Je veux juste savoir si Léhonora t’a parlé de son rêve, si elle t’a fait part de ses craintes.
_ Non Seigneur, elle ne m’a rien dit. Elle n’a pas lâché son épée depuis ce matin et elle va finir par s’écrouler à l’allure où elle va mais elle ne m’écoute pas.
Sauron resta silencieux durant quelques instants avant de rompre le silence.
_ Je te demande de savoir ce qui c’est passé et de m’en faire part ensuite. Tu peux partir.
La servante s’inclina.
_ Je le ferai Seigneur, dit-elle avant de sortir.
C’était bien la première fois qu’il lui confiait une mission et de le voir si inquiet pour une personne. Il était différent lorsqu’il était avec Léhonora, comme un autre homme mais sa froideur et sa cruauté se faisaient tout de même ressentir.
En arrivant dans la salle, la Princesse se trouvait à genoux, les yeux fermés. Ses cheveux coulaient sur son visage et des gouttes de sueurs se mêlèrent aux faibles larmes.
_ Tu devrais te reposer.
_ Je vais bien, mentit-elle.
Elle leva son regard vers son amie.
_ Que te voulait-il ? Tu as des ennuis ?
Gryoth secoua la tête. Elle s’approcha d’elle et l’aida à se relever. Léhonora savait pour quelle raison il avait voulu la voir. Elle devait sortir. Elle avait besoin de prendre l’air et quitta précipitamment la salle d’entraînement.
Depuis quelques jours déjà elle avait mal au cœur, souvent accompagné par des bouffés de chaleur. Elle avait, jusqu’à présent, réussit à le cacher mais elle su que cela serait de courte durée. Léhonora s’assit sur les marches et son amie l’imita. Elle ne la questionna mais la Princesse comprit qu’elle souhaitait une explication à ses malaises et elle posa sa main sur son ventre.
Gryoth ne montra aucune expression à cette découverte sauf :
_ Le sait-il ?
Le silence de son amie évoquait beaucoup de chose. Sauron l’ignorait. La servante n’aurait pas cru que cela arriverait un jour mais elle savait que Léhonora finirait pas arrêter de prendre les Fleurs de Virginité. Cependant, des questions demeurèrent en suspend, était-ce un oubli ou était-ce volontaire ?
_ Je voulais un enfant depuis longtemps, après avoir cessé de me dire que je déteste Sauron, mais j’avais peur. Je n’ai que dix-sept ans et je ne me sentais pas capable d’assumer cela. Dans mon rêve, mon père a voulu me détruire car il savait que je portais un enfant. Il a essayé de me tuer pour l’héritier que j’ai en moi.
_ Cela n’était qu’un rêve, le reflet de tes peurs. Tu feras une bonne mère, je le sais.
_ Mais je ne suis pas encore prête à cela, répondit-elle dans un murmure.
Gryoth promit de garder le secret mais mentir au Seigneur des Ténèbres était une lourde tâche. Elle lui parlera du rêve mais pas du bébé, elle avait fait allégeance à Léhonora et se devait de la respecter.
Cette nuit-là, Léhonora refusa de se donner à Sauron et le fit savoir d’une façon plutôt violente. Il n’avait pas pu empêcher sa main de se rabattre sur lui car il ne s’était pas attendu à cela. Elle l’inquiétait.
_ Que t’arrive-t-il ? Je veux le savoir.
Léhonora se dégagea de son étreinte et se coucha sur le coté. Le Seigneur des Ténèbres l’observa un moment puis se coucha à son tour.
_ J’ai vu mon père, avoua-t-elle, la voix tremblante. Je suis une traite à ses yeux et à tous ceux de mon sang. Il a voulu me tuer en disant qu’il ne pouvait pas me laisser continuer. Je suis une injure pour lui et pour tous les miens.
Sauron se leva et se dirigea vers la fenêtre. La jeune fille se redressa. Un lourd silence tomba jusqu’au moment où il fut rompu par le froissement de la robe de Léhonora qui s’approcha de son amant.
Il se retourna face à elle.
_ Tu en souffres. Tu souffres d’être loin des tiens.
Léhonora baissa la tête.
_ Je te rends ta liberté Léhonora. Vas-t-en !
La jeune fille releva son regard vers lui, surpris par ses paroles. N’avait-il pas comprit la raison qui la poussait à vouloir rester ?
_ Je ne veux pas te retenir.
_ Ecoute-moi bien. Si j’avais voulu partir, je l’aurais fais depuis bien longtemps. C’est mon choix de rester à tes cotés, plus rien ne m’attend, tu m’as tout pris. Mais tu me donnes bien plus.
Elle l’embrassa et lui murmura :
_ Je ne veux pas partir.
Le Seigneur des Ténèbres l’attrapa par la taille et la souleva afin de la mettre sur le lit.
Le lendemain matin, Léhonora sentit la chaleur des draps sur sa peau nue et une main la caressa dans le dos ce qui lui donna un frisson. Son amant lui fit des baisers dans le cou. Il la sentir frémir sous ses doigts chauds, puis il s’arrêta. La jeune fille se tourna vers lui et le regarda avec des yeux de désir.
_ Viens avec moi. Quelqu’un désire te voir.
Léhonora fronça les sourcils et se leva pour s’habiller et le suivre.
Le Seigneur des Ténèbres la conduisit dans des sous-sols, des cachots. Qui voulait la voir ? Elle ne connaissait pas les prisonniers demeurant dans la tour et la grotte n’était plus « habitée » depuis la fuite de ses amis. L’air était froid et humide. La jeune fille resserra ses bras autour d’elle. Sauron s’en aperçu et il détacha sa cape afin de la mettre sur les épaules de la Princesse.
_ Mon Second l’a trouvé errant sur mes terres au moment où il s’apprêtait à remplir sa mission, il n’a pas cherché à se défendre. Il a juste demandé à te voir.
_ Il n’a pas été maltraité mais il restera attaché aux chaînes, affirma le Seigneur d’Angmar.
Sauron ouvrit la porte du cachot et la jeune fille entra.
_ Meneldil, s’écria-t-elle en accourant à lui.
_ Mon Second restera derrière la porte pour te l’ouvrir, moi, j’ai du travail. Nous nous verrons plus tard.
Et il referma la porte.
La jeune fille regarda son ami, furieuse qu’il ait risqué sa vie pour elle.
_ Mais qu’est-ce qu’il t’a prit de venir ici ? Tu es complètement inconscient. Tu cherches la mort ?
_ Je ne cessais de m’inquiéter pour toi depuis la nuit dernière. Tout le monde s’inquiète pour toi.
Léhonora eut un léger rire.
_ Cela m’étonnerait. Je suis assez libre ici, contrairement à ce qu’on pourrait penser. Je vais trouver un moyen de te faire sortir.
_ Viens avec moi.
_ Non, je suis bien auprès de lui.
Les yeux de Meneldil virèrent au gris orage, le regard de colère des Dùnedain. Avait-il bien comprit ce qu’elle venait de dire ? Les rumeurs seraient-elles vraies ? Elle l’aimait.
_ Tu nous as tous trahis. Crois-tu que les sentiments que tu as envers lui sont réciproques ? Il se sert de toi.
_ Epargne-moi tes sermons ? Je ne veux pas te perdre mais mon choix est déjà fait.
_ C’est trop tard. Comment oses-tu souiller le sang qui coule en toi ? Ta trahison te coûtera chère. Jamais je n’aurais pu croire cela de ta part.
Léhonora ne répondit pas, désorientée. Elle recula, son malaise la reprit mais ne le fit pas voir. Elle mit sa main sur son ventre et tenta de bien respirer. Elle frappa à la porte du cachot afin que le Sorcier d’Angmar la fasse sortir.
_ Tu es enceinte n’est-ce pas ? Comment as-tu osé ?
_ Cela suffit. Laisse-moi ! Ouvrez la porte ! s’écria-t-elle.
Elle sentit un vertige la prendre et s’appuya contre le mur. Lorsque la porte s’ouvrit, ses jambes ne pouvaient plus la porter. Des bras l’attrapèrent et la remontèrent à la surface. Le Roi Sorcier l’aidait à contrecœur mais s’il refusait, son Maître serait en colère et il se rapprochera encore plus d’elle.
Léhonora ne se souvenait pas vraiment de ce qu’il s’était passé. Elle avait mal à la tête et une affreuse migraine la torturait. Elle roula sur le coté en s’enfouissant dans les couvertures. Une main passa dans ses cheveux.
_ Pourquoi tu es aussi mal Léhonora ? Que t’arrive-t-il ?
_ Je… je ne peux pas te le dire. Je suis fatiguée. S’il te plait, laisse-moi un peu seule.
Le Seigneur des Ténèbres n’insista pas. Il l’embrassa sur la joue et quitta la chambre. La jeune fille resta un long moment seule, allongée sur le lit à pleurer sur son sort. Sa famille perdue ainsi que ses plus proches amis, sans compter son amour interdit qui la condamnait aux yeux des siens. Qu’avait-elle fait pour mériter cela ? Elle méritait une vie avec un homme qu’elle aimait et de ses enfants.
Un frappement à la porte la sortit de ses pensées et Gryoth entra.
_ Le Seigneur des Ténèbres a fait préparer nos chevaux. Il m’a demandé de t’emmener en balade. Il n’aime pas te savoir enfermer ainsi, surtout qu’il ignore ce qui te met dans cet état. Tu devrais lui dire.
_ Pas maintenant. Je vais d’abord faire libérer Meneldil, ce qui sera dure, et afin de le rendre de bonne humeur après, je lui dirais.
_ C’est très stratégique ton système, ironisa-t-elle.
La Princesse eut un petit rire et décida de se lever.
Cette sortie lui fit le plus grand bien. Elles avaient chevauché hors du Mordor durant quelques heures, faisant des courses et Léhonora lui apprit des bases de défense, n’ayant que seule épée, elles ne pouvaient pas s’attaquer mais elles essayèrent comme même.
Puis, elles se posèrent sur un tronc d’arbre et discutèrent en riant ce qui fit du bien aux deux jeunes filles.
_ Dis-moi, qui t’as apprit à te battre ainsi ? Tu es… sauvage quand tu tiens une arme. Je comprends pourquoi le Seigneur des Ténèbres s’est retrouvé à terre. J’ai beaucoup aimé cela.
_ C’est mon père qui m’a tout enseigné. J’ai commencé avec une petite épée dès mes trois ans et j’ai eu Shannara pour mes sept ans, l’année où j’ai décidé de le suivre au combat avec les Rôdeurs.
Elle se pencha et lui murmura en souriant :
_ En fait, je l’ai suivit en cachette. Si tu avais vu sa tête.
Son amie rit. Elle restèrent là jusqu’au moment où la nuit tomba. Elles rentrèrent calmement à la tour. La Princesse sut que cette promenade lui avait fait du bien car elle en avait oublié ses légers malaises dus à la grossesse et se sentait bien pour enfin l’avouer à son amant ainsi que de lui expliquer les Fleurs de Virginité, il méritait de savoir la vérité.
Elles laissèrent les chevaux devant la tour en sachant que des serviteurs s’en occuperont. Elles montèrent dans la tour afin de regagner la chambre de Léhonora. Elles discutèrent librement mais tout se stoppa lorsqu’elles aperçurent Sauron près de la fenêtre, coléreux.
Il se tourna vers elles et Gryoth prit peur en voyant son regard mais la Princesse resta indifférente, elle s’y était habituée depuis longtemps et de toute façon, elle avait le « don » de le calmer, comme il le disait.
_ Tout s’est bien passé ?
_ Oui, répondit Léhonora.
Sauron s’avança, menaçant.
_ Sors ! ordonna-t-il à Gryoth.
Celle-ci ne le fit pas dire deux fois et quitta la chambre avec un regard d’inquiétude sur son amie. Léhonora l’attrapa par la taille et embrassa sur cou. Elle défit son haut en caressant son torse.
_ Qu’est-ce qui te met dans un tel état ? Mon cousin te pose-t-il des ennuis ?
Soudain, sans qu’elle ne puisse s’y attendre, elle sentit sa main l’attraper par le cou, le serrant mais pas de trop.
_ Tu m’as trahis.
Elle lui prit le poignet afin de le faire lâcher prise.
_ Tu me fais mal. Arrête !
Le Seigneur des Ténèbres la jetant au sol. Elle se releva tant bien que mal, elle avait apprit à ne jamais rester en situation d’infériorité en face d’un ennemi.
_ Qu’est-ce qui ne va pas ? Tu es devenu fou.
Sauron la frappa brutalement. La jeune fille ne comprit pas ce qui lui prenait. Savait-il pour l’enfant ? Elle en doutait car il n’agirait de cette façon. Il l’a prit par le bras et continua à la frapper en l’envoyant à travers la chambre. Léhonora était sonnée, sa tête saignait et ses os lui faisaient mal. Elle tenta de se relever mais encore une fois, il l’attrapa et elle passa par la fenêtre en retombant brutalement sur le balcon de pierre noire. Des morceaux de verre l’entouraient et ses plaies étaient innombrables. Sa robe déchirée était tâchée de sang. Elle resta au sol, épuisée, son corps la torturait affreusement.
Le Seigneur des Ténèbres s’avança vers elle et lui jeta les dernières Fleurs de Virginité qu’elle avait caché.
_ Je… je peux tout t’expliquer, dit-elle d’une voix tremblante, ce n’est pas ce que tu crois.
_ Qu’est-ce que je dois croire ?
Et il quitta la chambre, la haine dans le regard.
_ Je t’en pris, ne me laisse pas.
Elle tenta de se relever mais elle n’en eut pas la force. Elle sentit des mains l’attraper. Ni tenant plus, Léhonora se jeta dans les bras de son amie.
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