
| La fatalité des Valar | Auteur: Lehonora | Vue: 1824 |
| [Publiée le: 2006-08-27] [Mise à Jour: 2008-06-04] | ||
| G | Général/Action-Aventure/Romance | Commentaires: 39 |
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Description: Le Seigneur des Ténèbres a vaincu les Peuples Libres et a retrouvé sa pleine puissance. Il a fait de Léhonora, l'unique fille d'Aragorn, sa captive. Elle se battra mais cela sera-t-il suffisant en sachant qu'elle a déjà tout perdu? Cependant, le sang des Nùmenorrèens qui coule dans ses veines la fera paraître aussi sauvage et froide que son ennemi afin de se protéger de lui. Et si cela se retournait contre elle à un point où tout retour est impossible? | ||
| Crédits: Les personnages et les lieux ne m'appartiennent pas, ils sont la propriété de J.R.R. Tolkien et de ses oeuvres, sauf le nom de l'épée "Shannara" qui appartient à Terry Brooks. Seules les personnages de Léhonora alias Eldariel,Gryoth,Zakara et Sirakù qui sont de mon imagination. |
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Embrasement[3097 mots] |
Publié le: 2006-09-09 | |
| Taille du Texte: (+) : (-) | ||
Merci à vous tous pour vos commentaires. Désolée pour le retard, mais comme tout le monde, j’ai repris les cours et j’ai le Bac à préparer. Je vous promets d’essayer de publier des chapitres assez régulièrement. J’espère que ce chapitre vous plaira autant que les autres.
Embrasement
Quand Sauron se réveilla, Léhonora était toujours blottit contre lui et dormait d’un sommeil paisible. Il la regarda, caressant sa peau nue et douce. Il avait aimé cette nuit et ne regrettait pas d’avoir attendu si longtemps. Il sentit la main de la jeune fille glisser sur son torse et elle leva la tête vers lui. Une atroce douleur lui venait du bas du ventre mais Sauron lui affirma que cela était normal la première fois.
Léhonora se serra contre lui, elle s’y sentait bien.
_ Suis-je toujours ta prisonnière ?
Le Seigneur des Ténèbres fut surprit par sa question. Il l’embrassa tendrement et répondit :
_ Tu ne l’as jamais été. Pourquoi avoir attendu si longtemps avant de te donner à moi ? Sache que jamais que n’aurais osé te faire du mal.
La jeune fille s’allongea sur lui en riant ironiquement.
_ Malgré ce que nous pouvons penser, nous nous ressemblons beaucoup. Devrais-je te rappeler toutes les fois où tu m’as frappé ?
Sauron la regarda gravement. Avait-elle oublié les raisons qui l’avaient poussé à agir ainsi ? La jeune fille vit son regard s’enflammer. Afin de faire baisser la tension, elle l’embrassa mais Sauron l’arrêta.
_ Si je t’ai fais du mal, c’est que tu l’as mérité. Mais sache que cela m’a écoeuré.
_ Ce n’est pas l’impression que j’en ai eue.
Le Seigneur des Ténèbres passa sa main sur sa joue puis dans ses cheveux.
_ Pourquoi t’ai-je épargné sous la tente alors que tu étais à ma merci ?
_ Que veux-tu de moi ? Hormis mon corps pour porter ton héritier ?
Sauron ricana.
_ Tu connais la réponse Princesse.
Léhonora cacha sa surprise. Durant toute la nuit, il l’avait appelé par son prénom et maintenant, il la renommait par son titre. Comment elle a pu penser qu’il avait le moindre sentiment envers elle ?
La jeune fille se releva et s’assit sur le bord du lit, le drap autour d’elle. Tout ce qu’il voulait, c’était coucher avec elle, rien de plus, et il continuera à la traiter comme il l’avait toujours fait jusqu’à présent, en plus d’être sa catin.
Elle sentit les larmes lui couler des yeux et les refoula mais Sauron n’en fut pas dupe.
_ Que se passe-t-il ?
Elle se tourna pour le regarder.
_ Rien. Vous devez avoir du travail et il est déjà tard. Votre Second se demande sûrement ce que vous faites.
_ Pourquoi me vouvoies-tu ?
Elle lui lança son regard froid et répondit d’un ton sec :
_ Pourquoi m’appelez-vous Princesse ?
Sauron se redressa et s’approcha d’elle, l’air menaçant.
_ Ne joue pas à ce jeu avec moi. Tu l’as perdu d’avance.
Il se leva, s’habilla et sortit. Il était trop tard pour faire demi tour, désormais, elle lui appartenait. Léhonora se leva et s’approcha de sa garde de robes qu’elle ouvrit, et en sortit les Fleurs de Virginité.
Le Seigneur des Ténèbres traversa la tour, le regard dans le vague. Pourquoi s’entêtait-elle à vouloir le provoquer ? Cela le désespérait mais il admettait qu’il appréciait beaucoup son caractère bien trempé. Pourquoi lui avait-il parlé ainsi ? Il l’ignorait mais il savait que ses paroles étaient fausses. Il voulait être plus que son amant mais pouvait-il l’aimer en sachant ce qu’elle était, la fille de son ennemi ? Et elle, pouvait-elle l’aimer ?
Il erra dans les couloirs, en repensant à la façon dont il l’avait traité. Il ne voulait pas montrer ses sentiments, il était le Seigneur des Ténèbres et non un homme qui donnait son cœur pour une femme. Nombreuses étaient celles qui s’étaient retrouvées dans son lit contre leur volonté et jamais il n’avait éprouvé le moindre remord.
En le voyant si préoccupé, le Seigneur d’Angmar s’inquiéta.
_ Qu’avez-vous mon Seigneur ?
Sauron ne répondit pas. Il était peut être son confident mais il y avait certaines choses qu’il préférait garder pour lui.
_ Accorde l’accès aux écuries et à la salle d’entraînement à la Princesse.
Le Seigneur d’Angmar cacha son étonnement. Son Maître devenait de plus en plus étrange et il savait que la cause était cette fille. Même s’il ne pouvait pas voir son visage, Sauron comprit qu’il semblait méfiant envers elle.
_ Tu ne l’aimes pas, n’est-ce pas ?
Le Seigneur d’Angmar, ne pouvant pas lui mentir, dut avouer la vérité.
_ Je n’ai pas confiance en elle. Elle se sert de vous afin de mieux vous trahir. Bien que son père soit mort, elle restera sa fille.
_ Ton raisonnement est bon mais… ne discute pas mes ordres, ajouta-t-il sévèrement.
Le Roi Sorcier s’inclina. Quand le Seigneur des Ténèbres décidait, personne ne devait le contredire mais le Nazgùl pensait qu’avoir une petite conversation avec la jeune fille serait idéale.
Il parcoura les couloirs jusqu’à la bibliothèque où elle se trouvait avec Gryoth. La jeune servante, en le voyant arriver, se leva et s’inclina en signe de respect mais surtout de soumission en sachant qu’elle n’était pas censée être en ce lieu, tandis que Léhonora resta plongée dans son gros volume. Oh, bien sûr qu’elle l’avait remarqué mais elle préférait la provocation que l’obéissance.
_ Cesse ton petit jeu Princesse. Tu ne gagneras pas. Jamais tu ne pourras le duper.
_ Vous voulez parier ? demanda-t-elle ironiquement en leva son regard vers lui.
Quand cela n’était pas Sauron, c’était son Second qui la mettait hors d’elle. Elle se leva et répondit avec le plus grand des sérieux :
_ Je ne joue pas. Contrairement à votre Maître qui s’amuse avec ses victimes, moi, je les achève sur-le-champ, je n’aime pas perdre mon temps.
_ Eldariel, murmura son amie, arrête !
Mais la jeune fille ne la regarda pas. Ses yeux d’un gris orage étaient remplis de haine et de vengeance. Certes, en l’exprimant, elle risquait de gros ennuis mais elle préférait cela plutôt que de jouer la fille docile.
_ Tente la moindre action contre mon Maître et tu auras affaire à moi.
_ Est-ce une menace ? Vous ne me faites pas peur.
Le Seigneur d’Angmar l’attrapa par la gorge et la força à s’agenouiller devant lui.
_ Il t’a peut-être prise dans son lit mais sache que toutes ses maîtresses ont fini sous ma lame.
Et il la lâcha avant de quitter la salle.
Gryoth resta sans voix. Ainsi donc, ils étaient passés à l’acte. Elle aurait pensé être prévenue.
_ Pourquoi tu ne m’as rien dis ? demanda-t-elle un peu vexée.
Léhonora prit le temps de se relever et de s’asseoir. Décidément, il avait une poigne de fer.
_ Il y a certaines choses que tu n’es pas cessée savoir. Si je me suis donné à lui, c’était parce que j’étais consentante. J’ai compris que jamais il ne me prendra par la force. Je l’ai fais languir jusqu’à l’extrême.
_ C’est faux, lança Gryoth, c’est toi qui ne supportais plus d’attendre.
La Princesse fut surprise, non pas de ses paroles qui étaient vraies, mais de son ton. C’était la première fois qu’elle lui parlait ainsi. Elle avait l’impression qu’elle était en colère. Il y avait de quoi.
_ Ecoute, je vis ma vie comme je l’entends. Et si je veux partager son lit, c’est mon affaire, pas le tien. De plus, il s’agit de ma vie privée et tu n’as pas à t’y insérer.
_ Je t’ai juré allégeance Eldariel. Et je me dois de te protéger, de te prévenir que, lorsqu’il aura ce qu’il voudra, il n’hésitera pas à t’abandonner.
Léhonora respira un bon coup. Il ne fallait pas qu’elle s’énerve, elle prenait les Fleurs de Virginité, il n’y avait pas de quoi paniquer. Gryoth comprit qu’elle ne l’écoutait pas et savait que cela ne servirait à rien d’insister.
Un peu plus tard dans la journée, la servante devait faire la lessive et son amie, comme d’habitude, décida de l’aider. A deux, cela allait plus vite mais Léhonora avait la tête ailleurs. Elle repensait sans cesse à cette nuit et elle était prête à recommencer.
Elle reçu soudain de l’eau qui la sortit de ses pensées. Afin de se venger, elle en renvoya à Gryoth et une bataille d’eau éclata, ce qui provoqua la colère des quelques domestiques présents. Comprenant qu’elles étaient de trop, elles s’engouffrèrent dans les couloirs et se moquaient bien de l’impression qu’elles pouvaient donner.
Elles coururent comme des furies quand Léhonora percuta brutalement un homme à un croisement et, sous la surprise, son amie lui fonça dedans et tout les trois tombèrent à terre. Elles comprirent que leur amusement venait de prendre fin. L’homme s’était remit debout avant elles et lorsqu’elles s’aperçurent de qui il s’agissait, leurs éclats de rire cessèrent, Gryoth s’inclina et Léhonora recula. Le Seigneur des Ténèbres se tenait devant elles.
Il les regarda mi en colère, mi amusé. Qu’allait-il faire ? Les punir ? Elles l’ignoraient mais souhaitaient intérieurement qu’il décide vite de la sentence et déclara d’une voix à donner des frissons dans le dos :
_ Que je ne vous reprenne plus à courir ainsi dans ma demeure, est-ce clair ?
Les deux jeunes adolescentes répondirent d’une seule et unique voix
_ Oui Seigneur.
Et il partit mais Léhonora avait remarqué son regard de désir envers elle au moment où il l’avait regardé. Gryoth se releva.
_ Etonnant ! J’aurai pensé à tout sauf à cela.
Son amie fut de son avis mais ne répondit pas.
Gryoth la conduisit à l’endroit où se trouvait sa chambre en affirmant qu’elle voulait changer sa robe. Elles descendirent un long escalier et la Princesse s’étonna qu’elle puisse vivre si loin sous terre.
La servante ouvrit une porte et entrèrent dans une pièce où des lits de camp étaient installés. Elles la traversèrent et allèrent dans une autre salle identique. C’étaient les appartements des domestiques, une salle pour les hommes, l’autre pour les femmes. Léhonora fut complètement renversée.
_ Et tu vis ici ?
_ Depuis toujours. J’ai l’habitude, tu sais.
Une onde de colère traversa les yeux de Léhonora.
_ Oui, et bien si tu es ma servante, il va falloir changer certaines choses.
Et elle sortit d’un pas rapide, son amie derrière elle, affirmant qu’elle ne pouvait rien changer, que cela était perdu d’avance. Mais quand Léhonora avait décidé, rien ne pouvait l’empêcher d’agir.
Sa colère et sa détermination se lisaient dans son regard mais cela n’empêcha pas le Roi Sorcier de l’arrêter à son arrivée à la porte du bureau de Sauron. Apparemment, il était occupé avec un espion qui l’avait extrêmement déçu. La jeune fille décida d’attendre malgré le regard d’inquiétude de son amie et de haine du Seigneur d’Angmar qui ne souhaitait pas que son Maître la reçoive.
Une bonne demie heure passa avant qu’un homme ensanglanté sorte de la pièce et Léhonora commença presque à regretter d’être venue en voyant les yeux de braise de Sauron, qui n’indiquait pas sa bonne humeur, bien au contraire. Mais quand son regard se posa sur la fille, il sembla s’apaiser et lui fit signe d’entrer. Elle hésita mais la tête haute, elle entra.
Il ferma la porte et lui fit face.
_ Que me vaut l’honneur de ta visite ? demanda-t-il calmement.
_ J’ai vu dans quelles circonstances vit Gryoth et sachez que cela me déplait. Je vous demande de l’installer ailleurs.
Sauron se rapprocha d’elle en souriant.
_ Très bien. Elle prendra ton ancienne chambre. Cela te convient-il ?
En réalité, elle fut surprise de la rapidité des événements.
_ Oui.
Leurs yeux se croisèrent tandis qu’il s’avança encore plus près. Si près qu’elle sentit son souffle sur elle.
_ Tu continue à me vouvoyer ? demanda-t-il dans un murmure.
_ Cela vous déplait-il ? ironisa-t-elle.
Le Seigneur des Ténèbres sourit et l’embrassa. Une de ses mains passa dans sa longue chevelure tandis que l’autre descendit sur sa hanche. Léhonora frissonna lorsqu’il lui donna des baisés dans son cou, il avait remarqué qu’elle y était très sensible.
Puis, il s’arrêta.
_ Pourquoi tu t’arrêtes ? demanda la jeune fille en mettant ses mains sous son torse.
Il se pencha et lui murmura à l’oreille :
_ Patiente ce soir bébé.
_ Tu sais que cela n’est pas une de mes qualités, plaisanta-t-elle.
Sauron ferma la porte à clé afin que personne ne puisse les importuner et prit la jeune fille dans ses bras en l’allongeant sur le canapé. Leur respiration s’accéléra tandis qu’il remonta sa main sous sa robe mais ses baisé se furent plus violents et Léhonora n’y prit pas du plaisir. Au contraire de la veille, il lui fit mal et il la coinça sous son corps mais elle n’osa pas se débattre.
Comprenant ce qu’il faisait et qu’il ne se contrôlait pas, il s’arrêta en l’embrassant sur les lèvres.
_ Pardonne-moi ! Je ne voulais pas te faire du mal.
Léhonora le regardant en souriant, ce qui lui fit comprendre qu’elle ne lui en tiendrait pas rigueur.
La jeune fille sortit, les yeux pétillants de plaisir. Elle devait peut-être attendre ce soir mais la patience était une vertu, son père le lui avait si souvent répété. Dès lors, son sourire s’effaça. Chaque pensée de son père la faisait souffrir, il lui manquait tant. Elle avait juré de toujours se battre, de ne jamais abandonner. Il lui avait fait promettre de ne pas laisser la haine l’envahir. Résultat, elle s’était jetée dans les bras de celui qui l’avait assassiné. Elle aimait le Seigneur des Ténèbres, elle venait d’embrasser le Mal. Désormais, elle ne sera plus jamais comme avant. Peut-être que son père l’avait su ? Elle n’aura jamais la réponse.
Elle passa devant le Seigneur d’Angmar sans un seul regard et Gryoth la suivit. Elles passèrent le reste de la journée dans la bibliothèque. Léhonora se passionnait sur la version de la chute de Nùmenor faite par Sauron. Elle était légèrement différente mais elle l’admirait à sa juste valeur.
Le soir, après un dîner qu’elles avaient pris seules, Léhonora emmena son amie dans sa nouvelle chambre.
_ Il t’aime. Il fait cela pour toi. Je le pensais incapable d’aimer mais son amour envers toi doit être fort.
_ Je croyais que tu me désapprouvait ? Aurais-tu changé d’opinion ?
Gryoth ne sut pas quoi répondre, sauf :
_ Il est tard. Au lit, dit-elle en la mettant presque à la porte en riant.
_ Bonne nuit, répondit son amie avant de quitter la chambre.
En tout cas, la servante sut que Léhonora passera une très bonne nuit. Elle traversa le long couloir pour arriver jusqu’aux appartements de Sauron.
Léhonora se déshabilla et enfila sa robe de nuit. Elle coiffa sa chevelure, passa un coup d’eau sur le visage et se mit dans le lit. Elle s’engouffra sous les draps qui avaient une bonne odeur, une odeur de rose. Elle les sentit et s’endormit.
En arrivant dans la chambre, le Seigneur des Ténèbres sourit en la voyant dormir. Il aimait la voir ainsi, elle était belle à voir. Il s’installa à sa place et la serra contre lui. A ce moment, il sentit une main prendre la sienne et comprit qu’elle ne dormait pas quand il était arrivé.
Elle se tourna face à lui. Ils se regardèrent un long moment avant qu’il ne prenne ses lèvres dans les siennes. Il se rapprocha d’elle en l’enlaçant et la pressa contre lui.
Deux jours plus tard, Sauron remit Shannara à Léhonora qui cacha sa joie de la retrouver mais il le comprit. Elle passa une bonne partie de la matinée dans la salle d’entraînement. C’était là que Gryoth la trouva. Son épée était le prolongement d’elle-même, elle était une partie de son âme. La lame était aiguisée et Gryoth n’aurait pas voulu être à la place de ceux qui l’avaient reçu.
Léhonora s’arrêta quand elle aperçu que le Roi Sorcier venait de pénétrer dans la salle. Il cherchait vraiment les ennuis. La jeune fille était consciente qu’il ne l’appréciait pas et cela était réciproque. Ses longs cheveux détachés collaient sur son visage et leur ondulation était plus voyante que d’ordinaire.
Le Seigneur d’Angmar s’approcha d’elle en ignorant Gryoth qui se tenait près de son amie, l’air inquiète. Cela n’était jamais bon signe quand il était là. La provocation était la seule défense de Léhonora à sa présence, ne rien faire serait pire et il profitait de cette faiblesse, de cette peur qu’elle éprouvait lorsqu’elle se retrouvait seule avec lui.
_ Que voulez-vous ? attaqua-t-elle.
Il resta silencieux. Elle n’avait rien fait qui méritait d’être punit et le Seigneur des Ténèbres avait accepté à la présence de Gryoth dans la salle d’entraînement alors que ce lieu était interdit aux serviteurs.
_ Je pense qu’avoir ton arme est une mauvaise idée. Jamais mon Maître n’aurait dû te la remettre.
_ Il n’a pas demandé votre avis sur ce sujet alors vous n’avez rien à dire.
Pour toute réponse, il tira son épée et Léhonora recula sous la surprise de son geste.
_ Surveille tes paroles !
_ Si vous la voulez, venez vous-même la chercher.
Elle avait prononcé des paroles de trop mais elle le comprit trop tard. Gryoth s’éloigna brutalement au moment au le Seigneur d’Angmar attaqua la Princesse. Léhonora para son coup tant bien que mal. Jamais elle n’avait été confronté à lui mais savait d’avance qu’elle avait perdu.
Elle se défendit mais ses attaques répétitives commençaient à la fatiguer. Il ne fallait pas qu’elle baisse sa garde, sans Sauron dans les parages, c’était la mort qui l’attendait. L’épuisement se fit ressentir et le Nazgùl joua sur cela. Il lui arracha son arme en lui entaillant le bras droit. Elle hurla sous la douleur qu’avait provoqué la lame et s’effondra sur le sol gelé. Sa vue était trouble sous la souffrance qu’elle éprouvait et elle entendit le bruit de deux lames qui s’entrechoquaient. Elle sentit des bras puissants la soulever. Puis plus rien. Le noir.
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