
| La Communauté de l'Anneau | Auteur: Lehonora | Vue: 1592 |
| [Publiée le: 2006-10-04] [Mise à Jour: 2008-06-04] | ||
| G | Général/Action-Aventure | Commentaires: 22 |
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Description: Bah, tout le monde connait déjà l'histoire,lol. Mais, je l'a refait à ma façon et ajoutant des personnages et modifiant des événements tout en respectant l'oeuvre de Tolkien car j'y reste fidèle. J'espère que vous aimerez cette version. | ||
| Crédits: Les personnages et l'histoire ne sont pas à moi. Sauf Léhonora ainsi que sa propre histoire m'appartienne. |
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Ame déchirée[3444 mots] |
Publié le: 2008-06-04 | |
| Taille du Texte: (+) : (-) | ||
Mille excuse pour ce retard mais j’ai eu pas mal de problèmes personnels.. Je vais tacher de me rattraper cette semaine, plein de chapitres sont en attentes pour vous. Je les posterai à quelques jours d’intervalle afin de vous laisser le temps de les lire.
Une âme déchirée
La Communauté sortit rapidement des mines de la Moria mais leur bonheur de respirer de nouveau l’air libre ne fut pas présent. Gandalf était tombé et chacun refusait encore de le croire. Le chagrin se voyait sur tous les visages plus ou moins expressifs. Le Seigneur de Gondor tentait désespérément de retenir Gimli qui voulait retourner dans les mines, tentant, en vain, de croire que cela était irréel. Les Hobbits s’étaient laissés tomber au sol, par la fatigue mais aussi par la dure réalité à laquelle ils devaient faire face. Legolas n’avait aucune larme sortant de ses yeux mais sa peine était bien visible à travers son regard. Seul Aragorn semblait avoir gardé la tête froide, essuyant rapidement son arme, il demanda à Legolas et Boromir de relever leurs amis afin de partir.
Boromir tenta de s’y opposer mais il n’en eut pas le courage, sachant que les collines seront envahies par les Orcs de la Moria maintenant qu’ils étaient réveillés. Ils sortiront et la Communauté devait se mettre à l’abri. Le Rôdeur informa qu’ils devront atteindre la forêt de Lorien vers la tombée de la nuit s’ils avançaient vite et, surtout, s’ils partaient maintenant. Ils se reposeront une fois là-bas car les créatures de l’ombre ne s’y aventuraient pas, en temps normal bien sûr. Bien qu’il vit la fatigue chez ses compagnons, Aragorn releva les Hobbits et se prépara à partir mais Léhonora l’arrêta.
Comme ses compagnons, elle était épuisée et cela se voyait clairement. Son père se demanda encore comment elle parvenait à résister à cela mais il était fier d’elle. Il l’a laissa retirer le bout de flèche qui était resté dans son épaule.
- Attends, tu saignes encore.
- Que très peu, la blessure n’est pas profonde.
Puis, il se tourna vers ses compagnons et demanda si personne n’était blessé. Tout le monde allait bien, sauf des égratignures dues au combat, excepté Léhonora qui avait de nouveau les mains ensanglantées et sa douleur à l’épaule.
- Cela ne m’empêchera pas de marcher ou de courir. On s’occupera des blessures superficielles une fois en sécurité.
La Communauté se remit donc en route pour la Lorien. Aragorn les menait grand train et avait une légère distance d’avance sur ses amis, cependant, cela lui permettait de voir si la route était libre et qu’elle ne comportait aucun danger. Il voulait à tout prix éviter de se battre de nouveau, le moral étant déjà assez bas. La Communauté descendit des collines en essayant de passer entre les rochers et de trouver un chemin pouvant la mener dans la plaine. Au bout de quelques heures, un plateau s’étendit devant elle et une forêt était visible plus loin en contre bas : la Lorien. Le Rôdeur fut soulagé de la voir enfin et encouragea ses compagnons, cependant, Léhonora l’attrapa par le bras.
- Nous ne pouvons pas continuer ainsi. Les Hobbits n’en peuvent plus et ne tiendront pas ce rythme.
La jeune Elfe avait le souffle court et due s’asseoir afin de récupérer. Aragorn regarda autour de lui et partit en avant afin de repérer les lieux pour descendre du plateau en attendant que les autres arrivent car ils étaient un peu à la traîne. Une fois à l’arrêt, les Hobbits se laissèrent lourdement tomber au sol, essoufflés mais leur caractère spécifique faisait que Pippin lançait toujours quelque chose de comique, ce qui remonta un peu le moral.
Legolas se positionna près de la jeune Elfe. Il savait que son père continuera quoi qu’il arrive. Pour lui faire comprendre qu’ils avaient tous besoins d’un peu de repos, ne serait-ce qu’une heure, il faudra que l’un d’eux s’écroule sous la fatigue et le Prince savait que son amie sera la première.
- Parle-lui. Moi, il ne m’écoute pas.
Legolas hocha la tête et partit à la rencontre d’Aragorn afin de lui faire entendre raison.
Pendant ce temps, Léhonora se releva lentement et invita les Hobbits à la suivre jusqu’à la rivière ainsi que Gimli car Boromir avait suivit Legolas. La jeune Elfe leur demanda de trouver de quoi se nourrir et de faire brûler un feu. Les Hobbits se regardèrent en comprenant ce qu’elle voulait faire, s’ils s’installaient, Aragorn ne pourra pas les forcer à continuer la route. Gimli ramassa du bois avec l’aide de Merry et Pippin tandis que Sam et Frodon se dirigèrent vers les buissons où des baies poussaient.
La jeune Elfe s’éloigna un peu et plongea ses mains dans l’eau glacée. Elle grimaça de douleur et se mordit les lèvres. Elle respira un bon coup et tenta d’enlever ce sang séché qui collait à la peau. Peu importait la rougeur qui apparaissait, elle voulait enlever ce sang. Une fois cela finit, elle put remarquer les plaies qui s’étaient aggravées. Elles étaient plus profondes, elles auront du mal à cicatriser.
Elle releva soudainement la tête lorsqu’elle sentit une main se poser sur son épaule et son père s’agenouilla près d’elle en prenant ces mains. Il sortit un tissu qu’il trempa dans la rivière et le déchira en deux afin d’envelopper les mains de sa fille après être sûr qu’elles n’étaient pas infectées. Par chance, son sang Elfique la protégeait de cela.
- Fais voir ton épaule.
Mais sa fille secoua la tête.
- Non, elle va bien. Elle tiendra jusqu’à l’arrivée en Lorien et …
- Léhonora, tu en souffres. Ne mens pas car cela se voit.
La jeune Elfe n’insista pas car elle n’avait plus la force de répliquer. Aragorn mit son épaule droit à nue mais de façon à ne pas intenter à sa pudeur. Cependant, il s’arrêta bien vite et son regard devint grave. Sa fille préservait certaines parties de son corps, de ses bras en réalité, et s’était cela qui avait attiré le regard du Rôdeur. Il recouvrit doucement son épaule afin de dénuder ses avant-bras et il comprit la raison pour laquelle elle les couvrait si bien.
- Papa, mais qu’est-ce…
Mais elle n’eut pas le temps de finir car elle vit sa colère dans ses yeux. Elle resta figée par peur de sa réaction.
- Tu avais cessé de te mutiler Léhonora et ne dis pas que tu n’as pas recommencé car ces marques ne sont pas anciennes.
- Papa…
- Quand ? Je veux savoir quand tu t’es fais cela.
La jeune Elfe avait les yeux au bord des larmes mais répondit cependant à son père.
- Dans la montagne, après la remarque blessante de Boromir et… et dans la Moria.
Aragorn soupira. Elle avait commencé à se mutiler après son agression, afin que faire sortir sa douleur et cela avait duré des années. Ces actes s’étaient espacés au fur et à mesure, et leur gravité avait diminué jusqu’à ce que Léhonora cesse il y avait à peine quelques mois. Cependant, Aragorn comprit qu’elle y était tentée lorsque quelque chose l’y incitait, une grande colère ou un immense chagrin, elle se faisait saigner pour oublier tout ce mal qui la rongeait. Le Rôdeur se leva, mi en colère mi inquiet, il ignorait comment agir pourtant, il savait que la réprimander ne fera qu’aggraver les choses.
- Je suis désolée. Crois-moi, je ne voulais pas cela.
Aragorn secoua la tête et préféra s’en aller car il craignait de faire ou dire ce qui ne fallait pas. Sa fille resta au sol, ses larmes coulant sur ses joues. Elle avait fait la promesse à son père de ne plus se mutiler mais elle l’avait brisé. La jeune Elfe resta là, assise, elle ne voulait pas retourner auprès de la Communauté, enfin, ce qui en restait. Elle avait mentit à son père, elle l’avait trahit. Léhonora s’appuya contre le rocher se trouvant derrière et la cachant de ses compagnons afin d’essayer de dormir.
Les Hobbits s’étaient vite endormis après un maigre repas qui avait cependant fait du bien à tout le monde. Gimli n’avait pas cessé de parler, racontant des blagues ou des anecdotes assez ironiques et cela avait souvent été complété par Pippin. Personne n’avait posé de question concernant l’absence de Léhonora mais le Rôdeur avait discuté dans la langue des Elfes avec Legolas. Tout deux semblaient préoccupés et Aragorn avait décidé de passer la nuit ici. De toute façon, les Hobbits dormaient déjà et Gimli somnolait. Les deux hommes et l’Elfe partageaient la garde. La nuit était noire mais la lumière de la Lorien se reflétait dans la Lune qui éclairait ce sombre endroit encore trop proche de la Moria.
La jeune Elfe se réveilla à de nombreuses reprises cette nuit-là, elle ne parvenait pas à trouver le sommeil. Ses insomnies à répétition commençaient à la fatiguer et elle ne savait plus quoi faire désormais. Elle se redressa en restant contre le mur. Elle se sentait étrange, affaiblit par un mal de cœur insoutenable. Elle compressa ses bras autour de sa poitrine en tentant de reprendre son souffle.
- Léhonora ?
Le Prince Elfe accouru à elle et la prit dans ses bras en essayant de la calmer. Son regard était vitreux et il entendit sa respiration sifflante qu’elle avait du mal à contrôler.
- Respire profondément et calmement. Ne brusque rien et ne panique pas sinon cela va empirer.
Léhonora suivit ses conseils et son souffle se calma lentement. Cependant, la douleur était bien présente. Une fois calmer, Legolas l’installa doucement contre le rocher et lui donna de l’eau ainsi que de la nourriture qu’elle refusa de toucher.
- Pourquoi cette douleur ? Jamais elle n’avait été aussi intense. J’ai l’impression d’étouffer à l’intérieur.
- Tu veux vraiment le savoir ?
La jeune Elfe le regarda et comprit qu’elle n’aurait jamais dû poser cette question.
- Ce voyage est épuisant et il le sera de plus en plus. Jamais tu n’as fais cela. Ton corps a subis de lourdes épreuves et tu continues à le faire souffrir. Il ne supporte plus cela. Mange maintenant, cela devrait aller mieux après.
Mais Léhonora continua à bouder la nourriture, elle refusait d’avaler quoique soit et Legolas commença à abandonner, peut-être que son arrière-grand-mère la Dame de Lorien parviendra à la raisonner. Le Prince savait ce que son père avait projeté de décider pour elle et il dû admettre qu’il avait raison, elle ne devait pas continuer à les suivre. Aragorn avait finalement prit la décision de se monter contre sa fille pour la laisser hors de la guerre mais comment le lui dire, comment lui faire comprendre qu’il ne voulait pas d’elle à ses coté ? Non pas parce qu’il ne l’aimait pas, mais pour la protéger ?
Legolas resta auprès de son amie afin de veiller sur elle. Il craignait qu’elle ne fasse des bêtises car il était au courant du retour de ses mutilations et dans l’état où elle était, il avait peur qu’elle y replonge. Il l’en empêchera, peut importait comment mais il interviendra. La jeune Elfe se resserra dans sa cape afin de se protéger du froid mais en vain. Elle était glacée et Legolas la prit contre elle. Il savait par quoi elle était passée, la vie ne l’avait pas épargné. Au petit matin, alors que Legolas se réveillait après avoir dormit durant une faible heure car les Elfes récupéraient vite, il vit l’absence de Léhonora. Il regarda autour de lui et la vit un peu plus loin, accroupit au bord de la rivière. Il eut un étrange pressentiment et s’avança. Il vit ce qu’il craignait.
La jeune Elfe ne l’avait ni vu ni entendu arriver. Elle était là, accroupit au bord de la rivière avec ce poignard dans sa main droite. Elle sentit le sang chaud couler sur sa peau et la froideur de la lame déchirer sa chaire. Elle demeura silencieuse malgré la douleur mais ses yeux parlaient pour elle. Elle continua à se trancher les veines jusqu’au moment où le Prince lui arracha ce poignard en l’envoyant au loin et prit son poignet afin d’arrêter le saignement.
- Laisse-moi. Je n’ai pas besoin d’aide.
- Je crois que si Léhonora. As-tu l’intention de continuer longtemps ainsi ? Ton père souffre de cela.
Léhonora tenta de se dégager de son emprise mais en vain. Elle refusait de l’écouter, disant que cela lui permettait d’extérioriser cette douleur qu’elle avait en elle. Le Prince essaya de la raisonner et fit ce que jamais il n’avait pu imaginer un jour : il l’a frappa avant de se saisir de ses deux poignets afin qu’elle le regarde. Surprise par son geste, Léhonora se calma et le regarda à travers ses larmes.
- Silmanarë est mort et agir ainsi ne le ramènera pas à la vie. Sa mort n’est pas de ton fait. Ne replonge pas dans ces actes d’où tu as mis des années pour y mettre fin. Cesse maintenant, avant qu’il ne soit trop tard.
La jeune Elfe, perdue, éclata en sanglot.
- Je fais du mal à mon entourage. Je suis mauvaise Legolas.
- Non, ne dis pas cela. Tu n’es pas mauvaise, loin de là.
Le Prince lui prit doucement son bras afin de le tremper dans l’eau.
Le reste de la Communauté se réveilla doucement mais se préparèrent rapidement au départ, il ne fallait pas s’attarder dans les collines, il leur fallait atteindre les frontières de la Lorien. Ils restèrent silencieux, ce nouveau jour leur fit rudement comprendre que la chute de Gandalf n’était pas un mauvais rêve, que tout ce qui s’était passé dans la Moria était bien réel. Gimli et les Hobbits ne parlèrent pas tandis que le Seigneur de Gondor et le Rôdeur discutait sur ce qu’allait devenir la Communauté sans le Magicien. Aragorn confirmait que cela ne changera en rien la quête. La Communauté devait continuer d’exister et d’aller jusqu’au bout.
Aragorn regarda l’endroit où il avait laissé sa fille, il avait honte de l’avoir laissé ainsi dans sa douleur mais que pouvait-il faire ? Pourquoi n’arrivait-il pas à l’apaiser ? Cependant, réagir maintenant n’arrangera pas la situation, elle avait besoin de temps et de repos. Il espérait que le séjour en Lorien lui change les idées avant de lui annoncer que leur route devait se séparer. Elle était bien mieux avec son peuple qu’à la guerre aux cotés des Hommes. Cette guerre n’était pas la sienne et il ne voulait pas qu’elle combatte car il savait ce qu’elle voulait dans cela et il refusait qu’elle meure au combat. Elle aura dix-sept ans dans quelques mois et elle avait encore beaucoup à apprendre de la vie malgré ce qu’elle croyait.
Legolas et Léhonora les rattrapèrent sans trop de difficulté mais ce repos avait redonné une nouvelle fougue aux membres malgré leur peine. Ils avaient hâte de goûter à la paisible demeure de la Lorien, sa chaleur et sa paix. Les deux Elfes restèrent silencieux mais ils n’avaient pas besoin de parler pour se comprendre. Le Prince partit en avant avec Aragorn tandis que Léhonora demeura avec les Hobbits qui avaient sourit à son retour en disant que sa présence les avait manqué. La jeune Elfe sourit à cette annonce, ce qui lui fit du bien.
- Dame Léhonora, Silmanarë était un magnifique cheval, dit Sam.
La jeune Elfe tourna brusquement la tête vers lui, étonné que l’on parle de lui maintenant.
- Je ne m’y connais pas beaucoup en chevaux mais je peux vous dire que je ne trouverai aucun autre étalon comme lui.
- Merci Sam.
- Vous l’aviez depuis longtemps.
La jeune Elfe sourit. Oui, il était avec elle depuis longtemps. Elle se mit à raconter sa rencontre avec lui lorsqu’il était un tout jeune poulain, rebelle et effrayé par tout ceux qui l’entouraient. Les Elfes de Fondcombe ne parvenaient pas l’approcher, il restait dans la prairie en compagnie de sa mère et des autres juments et poulains mais jamais il ne revenait à l’écurie, sauf en cas de mauvais temps, car il détruisait tout. Jusqu’au moment où Léhonora, ébahit par tant de fougue sauvage, avait décidé, contre la volonté de son père, d’essayer de le domestiquer. « Si je parviens à l’approcher et à le monter, il sera à moi » avait-elle dit. Son grand-père et ses parents n’avaient pas été contre, sachant qu’il ne se laissera pas faire. Pourtant, alors que les Elfes étaient parvenus à plusieurs à le ramener dans l’écurie pour nettoyage.
Flash-back :
- Bonjour mon beau. Tu es magnifique tu sais, dit la petite fille au jeune poulain de dix mois.
La jeune Princesse d’Imladris portait une simple robe bleu gris et ses cheveux châtains étaient attachés en queue-de-cheval. Son regard gris fixa la nuit profonde du poulain blanc. Du haut de ses six ans, Léhonora n’avait peur de rien et savait manier les armes, débutante certes, mais excellente élève.
- Je ne te ferai aucun mal.
Elle entra dans son box tandis que le poulain coucha les oreilles, prêt à attaquer l’intruse. Elle s’accroupit en tendant la main.
- Ais confiance en moi, Flamme d’Argent.
Léhonora sourit en voyant qu’il répondait à ce nom. Il s’avança vers elle, toujours avec une certaine méfiance. Il la renifla puis finit par lui lécher la main. La petite fille sortit du sucre volé dans la cuisine et le lui donna. Il hésita en hennissant mais se rapprocha encore plus car Léhonora faisait en sorte de pouvoir le caresser. Et s’est ce qui se passa. La jeune Princesse prit ensuite le licol afin de l’attacher et de le sortir.
- Je te baptise Silmanarë mon prince.
Fin du flash-back
Léhonora avait cessé de parler et ses pensées étaient tournées vers ce jour là. Elle sentit des larmes couler sur ses joues en y repensant. Le temps avait vite passé, plus de dix ans depuis et pourtant, elle avait l’impression que cela était hier. Pour la première fois, elle pensa à lui mais avec des larmes de bonheur. Les Hobbits avaient écouté cela et comprit pourquoi il existait un tel lien entre eux deux. La jeune Elfe soupira un bon coup et demanda aux Valar de veiller sur lui.
Les compagnons traversèrent une grande prairie et arrivèrent finalement dans la forêt de Lorien, pourtant, ils se sentaient épiés, une surveillance hostile. Cela n’était pas les gardiens de Lorien, loin de là, une présence les suivait et ils craignaient que les Orcs les aient suivis.
- Ils ne sont pas loin. Ils se sont arrêtés car ils n’aiment pas la lumière du jour mais ils reprendront la chasse dès la tombée de la nuit, fit Léhonora.
Aragorn fut en accord avec elle, pourtant, étant dans les frontières du royaume Elfique, il ne pensait pas qu’ils osent s’y aventurer.
- Ils viendront, confirma-t-elle.
Le Rôdeur décida qu’il fallait mieux pénétrer assez profondément à la lueur du jour, de prendre une longueur d’avance. S’ils continuent de les suivre, les gardiens les abattront. Ils avancèrent rapidement, évitant de regarder en arrière. Le Rôdeur et les deux Elfes guettaient le moindre bruit suspect ou la présence des gardiens. Ils savaient qu’ils étaient là mais ils préféraient peut-être attendre avant d’agir.
Aragorn demanda aux Hobbits de ne pas s’éloigner d’eux et de rester groupé. Gimli non plus ne s’éloigna pas. Les arbres étaient bien hauts, la lumière du Soleil couchant passait à travers les feuilles, leur donnant une couleur enflammée. Chacun regarda le ciel ainsi, tandis que les feuilles tombèrent avant l’hiver qui approchait rapidement. Mais soudainement, Léhonora s’arrêta et se retourna vivement. Legolas fit de même, comme s’il avait ressentit le même pressentiment. Les deux Hommes se regardèrent et comprirent que les Orcs n’étaient pas loin.
- Avons-nous le temps de trouver un abris ? demanda Boromir.
- Non, répondit Léhonora, il faut fuir ou nous battre.
Mais tous avaient décidé de fuir. Ils ignoraient combien ils étaient et la nuit n’allait plus tarder à ensevelir la forêt dans l’ombre. Les cris se firent entendre les membres de la Communauté s’enfoncèrent dans la forêt. Là, ils traversèrent une rivière mais Pippin trébucha dans l’eau. La jeune Elfe fit demi tour tandis que Legolas sortit son arc et abattit les premiers Orcs qui arrivèrent sur eux. Cependant, ils étaient trop nombreux et il ne vit pas les archers les viser.
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