
| La Communauté de l'Anneau | Auteur: Lehonora | Vue: 1588 |
| [Publiée le: 2006-10-04] [Mise à Jour: 2008-06-04] | ||
| G | Général/Action-Aventure | Commentaires: 22 |
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Description: Bah, tout le monde connait déjà l'histoire,lol. Mais, je l'a refait à ma façon et ajoutant des personnages et modifiant des événements tout en respectant l'oeuvre de Tolkien car j'y reste fidèle. J'espère que vous aimerez cette version. | ||
| Crédits: Les personnages et l'histoire ne sont pas à moi. Sauf Léhonora ainsi que sa propre histoire m'appartienne. |
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La flamme des profondeurs[4482 mots] |
Publié le: 2007-12-01 | |
| Taille du Texte: (+) : (-) | ||
Bonjour à tous, voici la suite attendue avec des informations concernant Omlalys, étant donné que certains se demandaient qu’elle était cette ville et ses habitants sans pour autant en dire trop car je ne veux pas mettre l’Anneau en second plan. Merci pour vos reviews et bonne lecture.
La flamme des profondeurs
Les membres de la Communauté n’avaient pas attendu Aragorn et sa fille, Legolas s’était assuré à ce que personne ne soit à la traîne, histoire d’écouter indiscrètement leur conversation. Mais cela avait été vite car ils les rattrapèrent sans difficulté, de plus, le chemin ne comportait qu’une seule route. Le sol était unit, sans trou ce qui permit une belle avancée des compagnons. L’écart de trajectoire était empêché par les murs de chaque coté mais le chemin était sombre avec le seul éclat du bâton de Gandalf comme source de lumière. Les Hobbits restèrent groupés derrière Gimli et le Magicien. Boromir les suivait de près, suivit par Léhonora, Legolas et Aragorn.
La Communauté marcha durant de longues heures sans compter quelques haltes. Il lui restait encore un peu d’eau qu’elle tenta d’économiser mais elle n’avait plus de quoi se nourrir. Les membres commencèrent à être affamés, cependant, ils savaient qu’il leur faudra tenir jusqu’au bout. D’après Gandalf, surtout d’après ses souvenirs, il devait leur rester une journée de marche si tout allait bien et chacun des membres l’espérait fortement. La situation risquait de devenir critique s’ils devaient s’éterniser dans ces mines sans nourriture, et bientôt sans eau.
Léhonora se rapprocha en avant, elle n’aimait pas le noir et voulait être proche de cette lumière. Personne ne savait encore la raison pour laquelle elle était revenue et personne ne se risqua à le demander, peut-être l’expliquera-t-elle une fois hors de ces mines. La jeune Elfe se perdit dans ses pensées en vrac jusqu’au moment où Pippin trébucha sur un caillou, ce qui entraîna une collision en chaîne parmi les Hobbits. Léhonora rattrapa Sam avant qu’il ne tombe au sol. Gandalf et Frodon se retournèrent et rirent en voyant l’expression des trois Hobbits, encore surpris. Pippin se releva, Merry tenta de se « rhabiller » après que son cousin l’ait attraper afin d’éviter de tomber, mais en vain, et Sam remercia la jeune Elfe qui lui sourit.
La Communauté reprit la route et Léhonora marcha aux cotés de Gandalf, elle avait besoin de lui parler. Le Magicien attendit qu’elle prenne la parole.
- Gandalf, mon grand-père vous a fait part de ses intentions concernant les Elfes Noirs ? Recevront-ils de l’aide ?
Le Magicien comprit son inquiétude pour Omlalys, ses amies se trouvaient là-bas.
- Je suis navré. J’ignore ce que le Seigneur Elrond projette de faire mais les Elfes Noirs sont de redoutables guerriers et la ville n’est pas sans défense.
Léhonora savait cela mais Deran le Seigneur des Elfes Noirs, après de longues années dans l’ombre, avait relancé la traque aux rebelles et à la recherche de la cité qui avait fini par être découverte. Son armée était puissante et Sauron était son allié pour les détruire.
- La Princesse Liliaeth est une excellente guerrière et sait mener les rebelles. Elle ne laissera pas faire son père, elle lui a déjà prouvé qu’elle ne cédera pas.
- Mais cela signifie qu’il a renforcé son armé car il sait de quoi elle est capable. Elle a fait évacuer ceux qui ne pouvaient pas se battre et a demandé de l’aide à grand-père, pourquoi ne répondit-il pas ?
Gandalf la regarda.
- Rien de vous dit qu’il n’a pas répondu. La Princesse Lessien est partit avec un message.
Léhonora comprit soudainement et murmura pour elle :
- C’est pour cela qu’elle n’a pas voulu de moi.
Le Magicien s’interrogea sur ces paroles et elle répondit :
- Quand j’ai quitté la Communauté, Liliaeth m’a demandé de ne pas venir. Elle m’a dit que le combat des Elfes Noirs n’était pas le mien, que je devais suivre mon chemin et ne pas m’en dévier.
- Elle a raison. Ce combat n’est pas le votre. Omlalys se sera pas seul, soyez-en sûr.
La jeune Elfe cessa ses questions. Son grand-père avait répondu positivement, elle en était convaincue mais espérait revoir ses amies un jour et elle craignait pour la vie de Liliaeth, il n’hésitera pas à l’abattre si elle refuse de se soumettre, contrairement à Lessien qui servira d’otage. Deran était un homme dangereux et fou.
- Dame Léhonora, appela-t-on.
La concernée se retourna et vit Frodon s’approcher.
- Je n’ai pas pu m’empêcher d’écouter ce que vous avez dit et … qui sont les Elfes Noirs ? Je sais qu’il existe de nombreuses races parmi ce peuple mais je n’ai jamais entendu parlé d’eux.
Léhonora sourit. Devait-elle leur en parler ? Elle savait par Bilbon que Sam et Frodon aimaient entendre parler de l’histoire des Elfes, elle pouvait très bien raconter celle des Elfes Noirs sans trop en dévoiler. Elle sourit aux Hobbits.
« Autrefois, il existait de nombreuses races parmi les Elfes, aujourd’hui, certaines ont disparu, disparu dans le sens où elles étaient partis à Valinor, mais certaines furent simplement divisées car les Elfes avaient le choix de partir ou de rester en Terre du Milieu. Les Elfes Noirs sont apparus à l’époque de l’apogée de Sauron où il parvient à corrompre ceux qui désiraient le pouvoir afin de les réduire en esclavage, les duper en terme. Cependant, ils ne furent pas aussi facilement trompés et, au lieu de le servir, ils devinrent alliés et nommés les Elfes Noirs. Sauron leur donna une partie du territoire du Mordor afin de mieux les surveiller. Au fur et à mesure, ce peuple vit son pouvoir et son influence augmenter et devinrent aussi craint que le Seigneur des ténèbres, et les rebelles furent torturés bien qu’ils fussent que peu nombreux.
Il a presque cent ans, l’un d’eux osa ouvertement prononcer ses positions et cela déplu fortement au Seigneur des Elfes Noirs surtout qu’il s’agissait de sa propre fille. Pour avoir oser se rebeller, il fit torturer son amant avant de le tuer de ses propres mains. C’est à partir de ce moment que le peuple des Elfes Noirs se divisa. La Princesse Liliaeth due fuir et un grand nombre des siens la suivirent. Ils furent traqués sans relâche jusqu’au jour où Sauron demanda au Seigneur Deran de stopper ces recherches car les rebelles n’avaient pas quitté le Mordor. En réalité, ils avaient trouvé un lieu caché dans les montagnes où ils construisirent la ville d’Omlalys. Personne, en cent ans, n’était parvenu à la trouver jusqu’à présent. »
- Longtemps les rebelles sont restés dans l’ombre, guettant les moindres gestes de leur ennemi et de pouvoir agir au moment voulu, termina Léhonora.
- Pourquoi n’ont-ils pas fait connaître leur position aux autres Elfes ? Je veux dire, ceux de Fondcombe ne sont pas leurs ennemis, demanda Frodon.
- Durant des milliers d’années les Elfes Noirs ont semé la terreur. Croyez-vous qu’il aurait été facile pour eux d’admettre qu’ils s’étaient divisés, eux qui étaient si unis durant si longtemps ? Lorsque Deran a reprit ses recherches, les rebelles comprirent qu’il était temps pour eux de sortir de l’ombre et Liliaeth quitta la ville afin de rejoindre Imladris pour demander aide au Seigneur Elrond.
Léhonora se rendit compte qu’elle avait dévié de son sujet principal, raconter l’histoire des Elfes Noirs mais à bien réfléchir, hormis leur indivisibilité et leur terreur, il n’y avait rien à dire jusqu’au moment de leur division et la naissance des rebelles. Elle soupira en espérant que les Hobbits n’en demandèrent pas plus et ils ne firent rien, se contentant de parler entre eux. La jeune Elfe sourit, elle connaissait mieux l’histoire des autres peuples que du sien. Elle le trouvait complexe et tout ce qu’elle se souvenait était l’histoire de Beren et Lùthien ainsi que de ses arrière-grands-parents, Eärendil et Elwing. Mais ce qu’elle aimait le plus, était l’histoire de Nùmenor qu’elle trouvait fascinante.
Plongée dans ses pensées, elle ne vit pas Legolas s’approcher afin de lui parler et cela le fit sourire. Il marcha près d’elle et soupira en sachant qu’une fois lancée dans ses pensées, il était plutôt difficile de l’en sortir. Pourtant, lorsqu’il l’appela, elle sursauta et le Prince rit de son effet. La jeune Elfe fit celle qui était en colère mais cela ne fonctionnait que rarement avec lui. Ils discutèrent durant le reste du trajet de l’histoire de la Terre du Milieu et se demandèrent si certaines légendes étaient vraies. Pour sa part, Léhonora hésitait sur certaines, trouvant qu’elles étaient un peu extravagantes, un peu irréelles. Ils durent débattre de cela durant plus d’une heure jusqu’au moment où Léhonora eut un vertige et se retenue à la paroi glacée. Legolas savait pertinemment de quoi il s’agissait.
- Depuis combien de temps tu n’as rien mangé ? demanda-t-il gravement.
Pour tout avouer, elle l’ignorait. Déjà, il y avait les deux depuis qu’ils étaient dans la Moria mais elle n’avait guère mangé aussi auparavant.
- Cela va passer. Ne t’inquiète pas.
- Je ne suis pas inquiet. J’ai peur pour toi.
Léhonora soupira et le Prince sut qu’il ne fallait pas insister, pourtant, pour la première fois, il comprit l’angoisse de son ami.
Au bout d’un moment, le chemin sembla s’élargir et déboucha dans une immense salle aux murs noirs et délicatement polis. Des piliers de plusieurs centaines de mètres de haut soutenaient le plafond qui était à peine visible malgré la lumière grandissante afin que tous puisse voir cette merveille. Personne ne sut dire la longueur de la salle et combien il y avait de piliers mais tous s’en moquaient, ils étaient ébahis par l’architecture des Nains. Qui aurait pu dire que ce peuple pouvait créer cela alors qu’il n’y avait eu que travaux, galeries et chemins assez difficiles d’accès ? Gandalf affirma qu’il faisait nuit car cette salle comportait un système qui laissait entrer la lumière du Soleil en journée.
C’était la première fois que Léhonora voyait les architectures des Nains et il y avait une grande ressemblance avec celle des Elfes malgré le fait que les Nains étaient un peu plus rudes et brutes. Les piliers prouvaient qu’ils aimaient les belles choses mais de différentes manières. Les Elfes représentaient tout ce qui était nature vivante, fine et délicate. Les Nains, quant à eux, représentaient ce qui était plus nature morte, telles que les roches, mais de telle façon à ce que cela les rendait vivantes. Ils connaissaient l’art contrairement à ce que certains pouvaient dire.
- Etant donné qu’il fait nuit et que nous ne risquons rien pour le moment, je propose de se reposer un peu. Quand le jour se lèvera, vous pourrez mieux admirer la beauté de cette salle, informa Gandalf.
Personne n’osa le contredire et tous furent de son avis. Après cette longue marche qui avait duré près de huit heures, les compagnons avaient besoin de se reposer. Il faisait plutôt froid là où ils se trouvaient mais ils ne pouvaient pas faire de feu, alors ils s’enveloppèrent dans leur cape et un tour de garde fut organisé, on ne sait jamais ce qui peut arriver. Léhonora profita de cette halte de nuit pour retirer les soi-disant bandages refaits par Legolas. Les plaies n’étaient pas très belles à voir mais le sang avait cessé de couler et n’avait pas collé à la peau. Son père s’assit auprès d’elle après avoir fait un tour de guet et elle se mit contre lui. Elle était glacée et souhaitait hâtivement sortir de ces mines. Elle ne supportait pas d’être enfermée et elle avait réussi à bien gérer cette peur pour le moment.
- Comment va ton épaule ? demanda-t-il.
- Elle me lance par moment. Une brûlure assez insupportable lorsqu’elle est en mouvement mais cela devrait aller.
Elle entendit vaguement la réponse de son père car la fatigue arriva brusquement. Elle resserra sa cape et s’endormit avant même de s’en rendre compte.
La créature repartit dans le lac. Un calme inquiétant s’était emparé du lieu et une épaisse brume apparue, un gris sombre et froid. Léhonora vit la surface du lac bouger et su qu’elle allait réattaquer. Elle recula jusqu’à la berge mais la bête noire se transforma dans une lumière aveuglante. Un étalon blanc marcha sur la surface du lac. Sa robe était tachée par le sang qui coulait de son encolure et de son flanc.
- Tu m’as abandonné. Tu sais que tu ne reviendras jamais sur les lieux.
- Silmanarë, c’est faux. Je…
L’étalon hennit de fureur.
- Je ne t’ai pas abandonné. Silmanarë, attends.
Mais l’animal fit demi tour dans la brume où l’eau du lac vira au rouge sang. Léhonora l’appela, le priant de revenir.
La jeune Elfe s’agita dans son sommeil et ne parvenait pas à se réveiller. Elle avait la respiration courte et des larmes coulèrent sur ses joues. Son père l’appela et elle se réveilla brusquement en criant le nom de son cheval. Aragorn la prit dans ses bras afin de la consoler mais en vain.
- Non Silmanarë, je ne t’ai pas abandonné. Je ne t’ai pas abandonné.
Les membres de la Communauté se regardèrent, silencieux. Ignorant quoi faire pour soulager sa peine.
- Pardonne-moi mon prince. C’est de ma faute ce qui est arrivé.
Aragorn aurait bien voulu lui prouver le contraire mais elle ne l’écoutera pas. Elle se blottit dans les bras de son père, essayant de trouver un réconfort, un lieu sûr afin de chasser ce rêve qui la hantait encore.
La Communauté rassembla le peu d’affaire qu’elle avait afin de repartir, pressée de quitter cet endroit. Léhonora s’était de nouveau murée dans le silence et son père n’aimait pas cela car il ne parvenait pas à savoir ce qu’elle avait en tête, ses pensées, mais son regard parlait pour elle lorsqu’il vit de nouvelles larmes jaillir. Elle se sentait responsable de la mort de son étalon, pourtant, Aragorn avait espéré que les paroles de Legolas l’avaient lavé de ce soupçon, en vain. Elle se souvint de son apparition, ce sang coulant sur lui, inondant le lac, elle avait cru sentir la froideur de la mort la frôler à ce moment.
La jeune Elfe s’arrêta et s’appuya contre un pilier. Elle sentit son estomac se nouer et une sueur froide couler dans son dos. Son regard devint flou, elle sentit ses mains trembler et crut que ses jambes allaient la lâcher. Elle allait se laisser glisser au sol lorsqu’une main ferme se referma sur son bras, l’obligeant à rester debout. Elle tourna son regard vers son père et vit son air inquiet. Léhonora ne résista pas et le laissa l’emmener. Elle voulu parler à son père mais ne dit rien finalement, s’il restait silencieux malgré son regard, cela signifiait qu’il était en colère et que s’il devait dire quelque chose, cela pouvait faire du mal.
Les compagnons marchèrent tranquillement mais Gimli se stoppa brusquement afin de se diriger vers une pièce illuminée par les rayons du Soleil qui passaient par une ouverture spéciale. Tous le suivirent sans rien dire, pourtant, en arrivant dans la pièce, le décor changea brutalement. Des cadavres de Nains jonchaient le sol avec des boucliers fendus, des lances brisées, un champ de combat s’était déroulé ici, dans ce qui était… un tombeau, remarquable par celui qui se trouvait au centre.
Gandalf s’en approcha tandis que Gimli pleura sur la pierre grise. En lisant les inscriptions sur la pierre, la Communauté apprit que le Seigneur de la Moria était mort. Legolas sembla inquiet et pressa le départ, cependant, le Magicien prit un livre en décomposition et lu ce que les derniers survivants avaient pu y écrire.
- Les Orcs. Ils habitent ces mines. Nous devons partir, dit Léhonora.
Pourtant, Gandalf termina la lecture. La jeune Elfe comprit ce qui s’était passé, comme tout les autres, les Nains avaient été pris au piège dans cette pièce. La Communauté risque de l’être aussi si elle venait à être découverte, elle se devait de passer inaperçu mais cela était sans compter sur Pippin qui fit dégringoler, involontairement, un cadavre dans le seul puit qu’il y avait. Chacun écouta afin de percevoir le moindre bruit suspect. Tout semblait calme jusqu’au moment où les cris des Orcs retentirent.
Boromir et Legolas s’empressèrent de fermer et de bloquer la porte en bois bien qu’ils savaient qu’elle ne tiendra sûrement pas. Aragorn leur lança des haches des Nains afin de la maintenir fermée et demanda aux Hobbits de rester près du Magicien. Tous se préparèrent au combat, chacun tira son arme. Gimli se mit sur le tombeau du Seigneur de la Moria, déterminé à venger les siens. Les deux princes et Aragorn étaient en avant avec leur arc afin de pouvoir en abattre avant qu’ils puissent entrer. Léhonora se rapprocha d’eux en prenant son arc mais le Rôdeur la repoussa en arrière. Surprise, elle exigea des explications qu’il n’avait pas l’intention de donner mais lorsque sa voix haussa brusquement, elle fut contrainte d’obéir. Léhonora pesta à voix basse et observa la salle.
La porte céda sous les coups des Orcs et ils durent abandonner leur arc pour l’épée. Les Hobbits se défendirent assez bien, surtout Sam qui les frappait avec une casserole, ce qui fit rire les membres de la Communauté. Les Orcs étaient nombreux et ils craignaient que cela ne se finisse jamais. Chacun veilla sur les autres et ce fut là qu’Aragorn ne vit pas sa fille mais s’aperçu que des flèches étaient toujours tirées. Il tenta d’en déterminer la source et il la vit en hauteur, cachée entre la paroi et les pierres.
Soudain, ce qui restait de la porte fut explosé par un Troll qui arriva enchaîné par les Orcs qui tentèrent de le contrôler. Il s’attaqua en premier lieu à Gimli et Léhonora le visa au cou, ce qui lui déplu. Il se tourna vers elle mais elle se cacha derrière les pierres afin de reprendre une flèche. Elle se remit à découvert et visa de nouveau, mais cette fois, elle avait été repérée. Elle sentit les plaies de ses mains se rouvrir et le sang recommença à couler. Heureusement que son épaule ne lui procurait plus cette intense douleur. Elle visa et tira mais elle manqua sa cible. Elle voulu prendre une autre flèche mais elle avait utilisé la dernière.
Le Troll, mécontent, s’avança vers elle et leva sa massue afin de l’abattre sur elle. Léhonora se baissa tandis qu’il frappa, détruisant son abri. La jeune Elfe se releva rapidement et tira son épée afin d’abattre les Orcs qui avaient réussis à monter. Tandis que Boromir et Aragorn s’occupèrent du Troll qui avait prit une nouvelle cible : Sam qui passa entre ses jambes. Les deux hommes tirèrent sur la lourde chaîne afin de le faire basculer en arrière mais en vain. Lorsqu’il se retourna, ils durent le lâcher. Quant à Gandalf, il variait entre son épée et son bâton qui, pour preuve, servait à autre chose que de faire de la lumière.
Legolas avait rejoint le « perchoir » de Léhonora qui commençait à être submergée par les Orcs. Il remarqua le sang sur ses mains mais elle ne montra pas sa douleur. Le Prince maniait deux longs poignards blancs, fabriqué par des forgerons Elfes de son royaume. Ils étaient légers mais tranchants et solides. Alors qu’il frappait avec agilité, un cri attira son attention.
- Legolas. Derrière toi, lui cria Léhonora.
Le Prince se retourna et se baissa rapidement lorsque le Troll, libéré des Orcs, se servait de sa chaîne comme fouet pour ses ennemis. Léhonora, n’ayant plus de flèche, dégaina son poignard et le lança dans la nuque du Troll qui resta debout.
- Par les Valar, c’est quoi comme genre de Troll ?
Cependant, elle n’eut pas le temps de se poser plus de question car il l’attaqua à son tour. Au moment où il allait frapper, elle se sentit plaquer contre terre afin d’éviter le coup, là, un cri de douleur jaillit de sa bouche. Ce fut son épaule blessée qui reçu le choc avec le sol. Legolas se releva en la tenant par le bras et la repoussa en arrière afin de s’occuper des Orcs qui chargèrent. Cependant, elle n’allait pas le laisser seul dans ce combat et se mit à ses cotés malgré sa douleur qu’elle paraît ou donnait un coup.
Le combat tournait à leur avantage, seul le Troll demeurait encore debout. Il avait finalement jeté son dévolu sur Frodon qui fut frappé par une lance et perdit connaissance. Dès lors, Merry et Pippin parvient à sauter sur son dos afin de le frapper. Legolas ramassa des flèches et visa le cou du Troll qui s’immobilisa. Il vacilla et tomba lourdement. Un silence régna dans la pièce tandis qu’Aragorn alla vers Frodon qui se releva avec peine.
- Je vais bien. Je n’ai rien.
- Comment est-ce possible ? Cette lance transpercerait un sanglier.
Frodon montra alors qu’il avait une cotte de maille faite en mithril, cela était un cadeau de son oncle Bilbon avant que la Communauté quitte Fondcombe. Les membres de la Communauté sourire malgré la situation. Cependant, les cris des Orcs résonnèrent encore dans la Moria, ils venaient de la salle qu’ils avaient traversée.
- Il faut aller au pont, informa Gandalf, il est tout proche.
La Communauté sortit rapidement de la pièce et vit des Orcs sortirent d’un peu partout, surtout du plafond qui devait contenir des failles et des galeries pour leur permettre de passer. Cependant, la course des compagnons fut vite stoppée car ils furent encerclés. Chacun craignait de devoir se battre de nouveau, pourtant, tous savaient qu’ils n’en auraient plus la force. Epuisés par la traversée, affamés et déshydratés, ils ne pourront pas tenir longtemps. Mais cette peine leur fut épargnée. Un étrange grognement et une lumière de la couleur du feu firent fuir les Orcs… de peur. Ils avaient peur de ce qui arrivé par ce tunnel à l’autre bout de la salle.
La Communauté resta là et observa cette « chose ». Les Hobbits s’étaient regroupés derrière les membres de la Communauté et Léhonora se rapprocha de son père. Elle avait rangé son épée après avoir récupérée son poignard, cela ne lui servirait à rien, la blessure de ses mains l’empêchait de tenir correctement son arme et son épaule ne lui permettait pas de parer les coups. Elle avait cependant ramassé des flèches car elle était encore capable de tirer.
- Un Balrog, dit Gandalf, un Démon de l’Ancien Monde. Cet adversaire est plus puissant que vous.
Les membres de la Communauté suivirent Gandalf qui prit un tunnel descendant dans la montagne par des escaliers. Boromir était en tête suivit de Legolas et des Hobbits. Ils arrivèrent dans une salle caverneuse et contenait une intense chaleur, celle du centre de la terre qui illuminait la salle. Un escalier suspendu descendait rapidement afin de rejoindre le coté opposé. Il était en ruine et les pierres le formant menaçaient de s’effondrer à tout moment. La Communauté s’empressa de l’emprunter bien que Léhonora sembla réticente et suivit de près son père. Cependant, une partie de l’escalier avait disparu et il fallait sauter pour atteindre l’autre coté. Legolas partit en premier suivit de Gandalf. La jeune Elfe se tourna vers son père.
- Je ne sauterai pas.
- Tu n’as pas le choix. Ne regarde pas en bas.
Léhonora secoua la tête et regarda Legolas qui l’encouragea du regard. Boromir sauta avec Merry et Pippin, puis Aragorn lança Sam. Mais lorsqu’il voulu faire de même avec Gimli, celui-ci refusa.
- Personne ne lancera un Nain.
Et il sauta… trop court. Legolas le rattrapa par la barbe afin de le retenir et le tira à lui. Le Nain profana un juron dans sa langue mais personne n’y prit garde.
- Léhonora, c’est à toi.
Mais la jeune Elfe n’était pas décidée à sauter et demanda à son père de passer avant elle avec Frodon. Le Rôdeur soupira et lança Frodon comme il l’avait fait avec Sam. Puis, il attrapa le bras de sa fille mais une secousse due au Balrog qui approchait fragilisa l’escalier qui commença à vaciller et des blocs de roches se détachèrent. Aragorn n’eut pas d’autre choix que de la pousser en avant. La jeune Elfe sauta malgré elle et ce fut Legolas qui la rattrapa en disant :
- Je sais que les Elfes ne volent pas mais quand même, plaisanta-t-il.
Léhonora lui lança un noir regard. Elle n’y pouvait rien si le vide la paralysait, cela avait toujours été ainsi, pourquoi changer maintenant ? La Communauté ne s’attarda pas et continua sa fuite jusqu’au pont. Là Léhonora commença vraiment à maudire les Nains pour leurs idées de ponts suspendus, mais pire, un vide total et noir se trouvait en dessous.
- Non, cette fois, cela en est trop.
Et de nouveau, elle s’arrêta, refusant d’aller plus en avant. Aragorn comprit que cela n’allait pas être gagné d’avance. Il l’a vit trembler et reculer malgré les flèches tirées par les Orcs et le Balrog qui les rattrapa.
- Léhonora regarde-moi. Tout ce passera bien. Tu n’as rien à craindre.
- Je le sais mais…
Mais avant qu’elle n’ait pu finir sa phrase, Aragorn la protégea d’une flèche qui lui était destinée. La jeune Elfe vit du sang couler mais cela n’était pas le sien, son père avait reçu le coup à sa place. Le Rôdeur brisa la flèche de son épaule et prit la main de sa fille.
- Tu as confiance en moi ?
- Oui, répondit-elle sans hésiter.
Dès lors, Aragorn tira sa fille avec lui sur le pont. Léhonora crut que la traversée allait durer des heures, elle l’a trouvé interminable jusqu’au moment où elle sentit son père s’arrêter devant elle. Pour quelles raisons ? Elle se retourna, encore tremblante, et vit Gandalf sur le milieu du pont, son bâton lumineux levé afin de faire face au Balrog. Il ne voulait pas qu’il suive la Communauté hors de la Moria, tous savaient que le Magicien voulait l’arrêter. Cependant, cela tourna mal et Gandalf, au moment où il brisa la partie du pont sur laquelle se trouvait le Démon, fut emporté avec lui.
Le Prince de Gondor retenu Frodon qui ne résista que guère tandis qu’Aragorn avait son regard perdu vers ce vide. Il sentit une main se refermer sur son bras afin de le tirer en arrière.
- Papa, viens. Sortons d’ici.
Le Rôdeur regarda une dernière les ténèbres de la Moria avant de suivre sa fille vers la lumière du jour.
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