
| La Communauté de l'Anneau | Auteur: Lehonora | Vue: 1593 |
| [Publiée le: 2006-10-04] [Mise à Jour: 2008-06-04] | ||
| G | Général/Action-Aventure | Commentaires: 22 |
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Description: Bah, tout le monde connait déjà l'histoire,lol. Mais, je l'a refait à ma façon et ajoutant des personnages et modifiant des événements tout en respectant l'oeuvre de Tolkien car j'y reste fidèle. J'espère que vous aimerez cette version. | ||
| Crédits: Les personnages et l'histoire ne sont pas à moi. Sauf Léhonora ainsi que sa propre histoire m'appartienne. |
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vive douleur[3802 mots] |
Publié le: 2007-11-23 | |
| Taille du Texte: (+) : (-) | ||
Salut, merci pour vos reviews et désolée si je n’y ai pas répondu, quand je les reçois je n’ai pas forcément le temps d’y répondre et après, je ne sais plus où j’en suis. En tout cas, cela me fait plaisir que vous continuez à lire et j’espère ne pas vous décevoir par la suite. Beaucoup ont été surprit par la mort de Silmanarë mais cela était nécessaire. Vous en apprendrez aussi un peu plus sur Léhonora et son passé. Ce chapitre est court mais c’est pour éviter de couper le chapitre suivant qui sera un peu plus long mais qui ne pourra pas être coupé.
Bonne lecture.
Vive douleur
L’entrée de la mine s’effondra comme si la terre elle-même s’était battue contre cette créature. Les blocs de roches s’étaient entassés, laissant piégée la Communauté à l’intérieur. Les Hobbits tremblaient encore après ce qui s’était passé, refusant de croire l’existence de cette bête. Gimli avait la barbe dégoulinante d’eau et prononça des jurons dans sa langue natale, mieux ne vaut pas savoir ce qu’il avait dit. Gandalf fit naître de la lumière grâce à son bâton et Legolas en profita pour ramasser des flèches tandis que Boromir nettoya son arme après avoir lâché la jeune Elfe.
Des corps de Nains et d’Orcs remplissaient cette entrée, ce qui provoqua des frissons chez les compagnons mais ceux de Léhonora fit d’une tout autre nature. Elle était livide, le regard dans le vague mais son père put y voir une immense tristesse, celle d’avoir perdu un fidèle ami. Elle ne prononça pas un mot, restant murée dans le silence et chacun le respecta, elle expliquera la raison de son retour plus tard. Ce fut le geste de Boromir qui surprit tout le monde.
L’homme de Gondor s’était approché d’elle, comme s’il souhaitait dire quelque chose mais ignorait la manière dont l’annoncer, cependant, il se lança.
- Je suis désolé pour votre cheval, enfin, je veux dire… pour Silmanarë.
Mais elle ne le regarda pas, elle s’en moquait. Elle se tourna brusquement vers l’entrée alors que Gandalf annonça qu’ils devront affronter les ténèbres des mines de la Moria, et tenta d’escalader les blocs de pierres. Aragorn commença sérieusement à s’inquiéter, il avait toujours su que, si un jour Silmanarë venait à disparaître, sa fille ne pourrait pas le supporter mais il devait avouer que jamais il n’avait pensé à ce que cela arrive. La pauvre Elfe essaya de dégager ses rochers bien trop lourds pour elle en criant auprès de ses compagnons de venir l’aider. Mais personne ne vint.
- Il est vivant, je le sais. Il ne peut pas mourir, répéta-t-elle sans cesse.
Des larmes coulèrent sur ses joues tandis qu’Aragorn l’attrapa par derrière afin de la reculer des décombres de peur qu’il n’y ai un éboulement. Il la tint doucement mais fermement afin de la calmer.
- Tu ne peux rien faire. Il sait que tu l’aimes mais je crois qu’il mérite un repos désormais après les combats qu’il a mené.
- Il… il savait que la bête allait réattaquer. Il le savait et il s’est cabré devant elle, expliqua-t-elle.
Les compagnons ne firent rien, à vrai dire, ils ignoraient quoi faire ou même dire et ce fut Legolas qui intervint, réalisant la raison pour laquelle cet étalon s’était cabré.
- Léhonora, s’il ne s’était pas cabré devant cette créature, vous seriez mort tout les deux. Silmanarë t’aimait tellement qu’il a préféré se sacrifier pour te préserver.
Disait-il vrai ? Léhonora refusait de le croire mais en y repensant, il avait été bien nerveux avant la riposte de la bête, elle avait vu son geste pour la frapper, elle et son cheval, mais Silmanarë avait été plus malin et rapide. Ce fier étalon s’était dressé contre elle pour prendre le choc qui était destiné à sa cavalière qui aurait été tuée sur le coup. Léhonora se laissa glisser à terre en criant sa douleur et en laissant ses larmes inonder son visage. Si elle n’avait pas eu cette faiblesse face à Sauron, jamais elle ne serait partit et Silmanarë serait encore en vie. Tout cela était de sa faute et jamais elle ne pourra se le pardonner.
Au bout de quelques minutes, elle sembla se calmer car ses yeux avaient finalement été vidés de ses larmes. Elle essuya son visage du revers de sa manche et se releva dignement en regardant Gandalf.
- J’espère que vous connaissez le chemin pour nous faire sortir d’ici Gandalf.
Le Magicien hocha la tête en informant que cela risquait de prendre quelques jours pour traverser la Moria mais les compagnons se moquèrent un peu du temps que cela prendra du moment qu’ils avaient un peu de répit durant cette traversée. Tout était calme et vide, la Moria était déserte et ils pourront rependre leurs forces. La jeune Elfe voulu mettre sa main gauche sur le pommeau de son épée afin de sentir sa présence rassurante mais il n’y avait rien. Elle regarda avec un air de panique le fourreau vide au moment où Legolas lui tendit quelque chose. Elle releva la tête.
- Merci.
- Crois-tu sincèrement que j’aurais laissé cette précieuse lame avec la puante créature qui habite le lac ?
Le Prince voulait tenter de lui faire oublier sa douleur mais en vain. Il la vit prendre son arme de la main gauche pour la ranger dans le fourreau attaché à sa gauche, cela n’était guère pratique. Il remarqua soudainement son bras droit qu’elle tenait serré contre elle, durant sa crise, le chagrin avait dû lui faire oublier sa blessure mais elle était bien présence. Legolas, voulant en avoir le cœur net, posa sa main sur l’épaule de son amie qui recula brusquement en étouffant un gémissement de douleur.
- Tu as dû te déboîter l’épaule lors de ta chute. Il faut soigner cela sinon, tu ne pourras pas te battre.
Cependant, Léhonora répliqua sur un ton qui ne lui ressemblait guère. Un ton sec et froid, sa voix tranchante surprit même son père car ce caractère n’était pas celui de sa fille, loin de là.
- Je suis peut-être droitière mais je serai tenir mon arme de la main gauche, je n’ai pas besoin de ton aide.
Les Hobbits sursautèrent brusquement car ils ne s’étaient pas attendus à une telle violence dans sa voix. Ils voulaient faire quelque chose pour elle, n’importe quoi afin de lui faire oublier Silmanarë mais ils savaient que cela était inutile. Seul le temps pourra guérir sa blessure.
La Communauté se mit en marche avec, à sa tête, Gandalf qui la guidait, même Gimli, connaissant très bien ces mines, n’avait rien dit, il se contentait de le suivre. Boromir venait après lui, suivit des Hobbits qui restaient groupés, un peu effrayés dans ces sombres grottes. Legolas et Aragorn fermaient la marche mais veillaient tout de même la jeune Elfe qui suivait à l’écart. Pourquoi était-elle revenue ? Qu’est-ce qui l’avait poussé à faire demi tour ? Le Rôdeur aimerait bien le savoir mais il savait qu’elle ne dira rien, pas maintenant en tout cas. Il lui laissera le temps de faire le deuil puis tentera de l’arracher à ce silence.
Le groupe avança lentement et en silence. Seuls les Hobbits murmurèrent entre eux jusqu’au moment où Gimli s’approcha d’eux afin de leur parler des mines. Elles ruisselaient de trésor et de richesse, des joyaux qui brillaient comme la Lune, mais plus encore, il y avait du Mithril, un joyau qui surpassait tout les autres. Solide mais fin et léger, il était très utilisé pour les cottes de mailles des guerriers Nains et autre, tout comme les runes sur la porte d’entrée. Les Hobbits regardèrent autour d’eux, se demandant comment un tel endroit pouvait se retrouver aussi sombre.
Legolas finit par dire que les Nains n’avaient cure de la nature, qu’à force de creuser dans les mines, les fondations devaient se fragiliser au fur et à mesure. De plus, exploitées depuis des siècles, les mines devaient avoir perdu toutes ces richesses. Cependant, Gandalf le contredit. Se trouvant sur un chemin longeant une falaise, tous regardèrent vers le bas. Il y avait encore des échelles, des traces montrant qu’il y avait eu une forte activité mais ce n’était pas cela qui attira le regard de la Communauté, c’était le Mithril qui étincelait et donnait une onde de lumière.
Sam se retourna afin d’inviter Léhonora à venir voir, cependant elle refusa catégoriquement. Elle avait une peur affreuse du vide et, il était vrai que, depuis leur ascension sur ce chemin, elle ne cessait de longer le mur. Et ce fut à cette lumière argentée qu’Aragorn vit le teint encore plus blanc de sa fille et du sang qui avait fini par traverser le bandage de ses mains. Son père la vit lutter pour se maintenir debout malgré sa douleur. Il voulu s’approcher mais elle le rejeta brutalement.
- Laisse-moi. Après ce que j’ai fais à Frodon, je mérite ce qui m’arrive.
Aragorn la regarda continuer en ayant un pincement au cœur. Contre son gré, il va falloir remettre cette épaule à sa place et enlever les bandages. Cependant, cette peine ne lui fut pas attribuée car Léhonora s’en chargea elle-même. Le sang commençait à coller le bandage à sa peau et cela devenait insupportable. Elle fini par les enlever doucement en se mordant les lèvres car elle due faire travailler son bras droit et comprit qu’elle était sans défense si elle devait se battre. Son père avait raison mais elle refusait à ce que l’on touche son épaule, un simple contact lui procurait une intense douleur.
- Elle ne peut pas rester comme cela, s’inquiéta Legolas, plus on attendra, plus il y aura un risque d’infection interne.
- Je sais mais je crois que cette douleur lui permet d’oublier la mort de Silmanarë. Quand nous aurons quitté ce chemin, Gandalf aura l’intention de faire une halte pour se reposer, j’en profiterai pour remettre tout cela en ordre.
Le Prince comprit que, derrière ces paroles, son ami obligera Léhonora à se laisser faire, cependant, la connaissant bien, Legolas lui proposa son aide qu’il ne refusa pas. Aragorn avait décidé de faire cela dans la rapidité, sans qu’elle puisse le prévoir mais dans l’état où elle était, elle ne sera pas capable de s’en rendre compte. La Communauté, malgré la fatigue apparente, due encore faire un effort afin de monter un immense escalier un peu trop raide à son goût, surtout les Hobbits qui finirent par marcher à quatre pattes.
Gimli sembla un peu plus à l’aise et devança presque Gandalf qui sourit en le voyant ainsi. Boromir grommela contre son bouclier qui le gênait pour la montée mais il ne le laissera pas et envia Legolas qui progressait sans difficulté, les Elfes étaient assez étrange et jamais il ne les comprendra. Soudain, Pippin fit glisser une pierre et son cousin l’empêcha de tomber à son tour.
- Est-ce que sa va ?
- Ne t’inquiète pas Merry. J’ai cru entendre Gandalf dire que l’on était bientôt arrivé en haut.
Merry souffla et murmura :
- C’est pas trop tôt.
Les compagnons firent encore un effort et avaient hâte d’avoir finit cette montée qui devenait éreintante. Léhonora se trouvait devant son père et bien qu’il avançait plus vite, il restait derrière elle et il avait raison car la jeune Elfe, épuisée et souffrante, rata une marche. Aragorn la retenu et elle s’arrêta. Elle était terriblement assoiffée sans compter que son épaule ne cessait de lui procurer une intense brûlure. Son père vit des larmes de douleur. Elle attendit une réprimande de sa part mais il ne dit rien, il se contenta de passer son bras gauche autour de son cou et l’aida à se lever.
La Communauté manquait de vivres, elles avaient été perdues durant la bataille au lac. L’escalier sembla s’aplatir lentement et Sam en profita pour donner quelques gâteaux qu’il avait sur lui à ses compagnons qui acceptèrent avec sourire mais seule Léhonora refusa. Son corps n’était plus habitué à manger quotidiennement, loin de là, il lui arrivait parfois de ne pas s’alimenter durant deux ou trois jours et se moquait de ces malaises que cela provoquait. Son père lui-même avait abandonné la lutte.
Un peu plus tard, la Communauté arriva enfin à terrain plat et cette montée prit fin. Les compagnons soufflèrent un peu puis s’aperçurent qu’ils se trouvaient face à trois entrées qui plongeaient dans les profondeurs de la Moria. Gandalf s’arrêta en s’appuyant sur son bâton. Il ignorait par où passer, en réalité, il ne se souvenait plus de cet endroit. Dès lors, il informa ses amis qu’ils pourront se reposer en attendant qu’il ait trouvé le bon chemin. Le Magicien s’assit sur une pierre en face et enleva son chapeau pointu. Il soupira en maudissant sa mémoire.
Tous s’installèrent non loin de lui, juste derrière qui était un peu en contre bas. Personne n’alluma de feu, de peur d’attirer des choses qui devraient rester dans l’ombre et ne pas être réveillées. Aragorn regarda sa fille se mettre à l’écart, à l’abri des autres, et décida d’intervenir en faisant signe à Legolas qui comprit et le suivit. La jeune Elfe ne se méfia pas de leur présence, ce fut qu’au moment où le Prince se positionna derrière elle afin de l’obliger à s’asseoir qu’elle comprit. Elle tenta de se relever mais Legolas la tenait fermement et son père se mit face à elle.
- Non, ne fais pas cela. Je t’en prie.
Elle savait pertinemment ce qu’il avait l’intention de faire et était consciente que, même s’il agit vite, elle sentira vivement la douleur. Le Rôdeur sortit son poignard qu’il mit entre les dents de sa fille.
- Cela risque de faire mal, je le sais mais je n’ai pas le choix. Détends-toi…
Ce fut sur ces dernières paroles qu’il agit, en sachant que sa fille ne s’y attendait pas. Léhonora avait brusquement agrippé le bras de Legolas, surprise par la douleur. Elle avait cru qu’on la marquait au fer chaud, sans le poignard, elle se serait fait saigner les lèvres. Très vite, des larmes coulèrent sur ses joues et elle rapprocha son bras près de son corps lorsque son père le lâcha. Elle s’appuya contre Legolas et sentit la lame glisser. Elle ferma les yeux, au bord de l’inconscience mais elle put entendre.
- Ses mains sont dans un sale état mais il faudra attendre que je trouve de l’Athélas pour mieux désinfecter, informa son père.
- Cela risque de s’infecter encore plus à votre avis ?
- Je le crains, surtout si l’on doit se battre. Elle aura du mal à tenir son épée et, même si son épaule est remit, il ne doit pas faire d’effort.
Aragorn alla alors prendre ses mains mais elle les maintenait bien fermée et répliqua :
- Laisse-moi.
Le Rôdeur ne fit rien de plus, sa fille était parfois difficile et le chagrin n’arrangeait rien. Il préféra la laisser en compagnie du Prince qui regarda, en colère, la jeune Elfe.
- Ton père s’inquiète pour toi. Tu ne te nourris plus et cela peut avoir de graves conséquences, tu le sais.
Mais elle ne répondit pas. Elle savait qu’il avait raison mais que pouvait-elle y faire ? Cela faisait des années qu’elle réduisait ces repas au minimum, maintenant, il était trop tard pour revenir en arrière même si elle avouait que cela s’aggravait. De plus, ses pensées étaient tournées vers Silmanarë. Etait-il en train d’agoniser ou avait-il déjà succombé ? Elle ne pouvait pas effacer cette image qui s’était gravée dans sa mémoire, celle où l’étalon blanc était au sol, au pied de la falaise avec ce sang qui coulait de son encolure et de son poitrail, son envie de se lever mais sans le pouvoir. S’il l’avait pu, il se serait redressé afin de s’enfuir mais … Léhonora secoua la tête mais elle n’empêcha pas ses larmes de couler. Le Prince laissa tomber son masque de colère afin de la serrer dans ses bras où elle se réfugia.
Frodon vit Aragorn revenir avec un triste regard, préoccupé. Une envie d’aider en sachant que cela sera une action vaine. Frodon avait plein de questions en tête mais jamais il n’avait osé les poser car il voulait rester discret. Il se leva de sa place et se dirigea vers Gandalf qui ne sembla pas surprit. Le Magicien était très concentré mais savait que le jeune Hobbit se tenait près de lui. Son regard quitta les trois sombres entrées pour se tourner vers Frodon et l’encouragea à parler. Il commença à exprimer son inquiétude car il avait cru apercevoir une étrange créature les suivre.
Gollum était le nom de cette créature qui fut autrefois un être normal. Il a été le premier à découvrir l’Anneau de Pouvoir qui l’avait finalement consumé. Bien des années après, alors qu’il se terrait dans sa grotte, Bilbon y pénétra et lui vola cet anneau. Frodon ne connaissait pas toute cette histoire et se dit que cela était bien que son oncle l’ai abandonné sinon, il serait devenu comme lui.
- Autre chose vous tracasse Frodon.
Le Hobbit hésita. Cela était indiscret de sa part de demander ce genre de chose à une personne autre que le concerné mais s’il voulait des réponses, seul Gandalf acceptera de lui répondre.
- Je sais que cela ne me concerne pas mais… pourquoi Dame Léhonora est-elle ainsi ? Je veux dire, j’ai cru comprendre qu’elle ne pourra pas avoir d’enfant.
- Frodon, je ne devrai pas dévoiler son passé mais je pense que vous ne démordrez alors je vais seulement en dire le minimum. Depuis sa naissance, son père lui rendait visite à intervalle régulier mais un jour, il ne vint pas. Elle a attendu des jours puis des semaines jusqu’au moment où elle eu une vision de lui prit en embuscade et blessé. Elle avait six ans lorsqu’elle quitta Fondcombe pour le rejoindre. Dès lors, elle est devenue une Rôdeuse dans l’obligation de cacher son identité.
- Cela n’a pas dû être facile.
- Pour elle si mais pas pour son père. Les années ont passées et elle s’est transformée. Elle a oublié son rôle de Princesse pour celui de combattante. C’était son choix. En ce qui concerne sa stérilité, je pense que vous posez trop de questions mais sachez qu’elle n’a pas toujours été ainsi.
Frodon n’insista pas, il savait que cela était inutile. Léhonora l’intriguait de plus en plus et il aurait voulu lui poser la question mais il n’osait pas, en réalité, il avait peur de la blesser et il refusait cela. Peut-être ne le sera-t-il jamais. Il maudit son envie de vouloir aider les autres, il s’inquiétait trop pour autrui et il comprit aujourd’hui que, parfois, on ne pouvait rien faire.
Un peu de temps après, Legolas revint avec la jeune Elfe qui semblait plus sereine, pourtant, tout ses compagnons vit sa douleur mais personne n’en parla. La Communauté mangeait de ce qu’il y avait, c’est-à-dire du pain et quelques biscuits, plus grand-chose en réalité. Léhonora s’assit près de son père en lui souriant. Ses mains étaient nettoyées, enfin, avec ce qui avait pu le faire et Aragorn comprit que son ami était parvenu à lui faire prendre raison. Parfois, il doutait de sa capacité à être père, il avait tant fait d’erreurs. Elle l’appelait « papa » mais il n’était qu’un compagnon d’armes et il voulait être plus, il n’avait pas la maturité d’un père, il ne l’avait jamais eu. Pourtant, Léhonora semblait vouloir lui prouver le contraire à chaque occasion et elle le faisait si bien qu’il avait une nouvelle force en lui lorsqu’il voyait son sourire, il y voyait là une raison de se battre, il avait une fille à protéger.
Léhonora, afin de rassurer son père, lui lança un sourire et elle, sachant qu’elle l’avait blessé, se blottit contre lui afin de se reposer comme tout les autres membres de la Communauté. Elle avait peur de le décevoir, peur de lui montrer qu’elle était faible sans lui. Elle ne faisait pas la différence entre résoudre des problèmes mineurs seule et ceux qui demandaient d’avoir du soutien pour s’en sortir. Elle était indépendante et n’aimait pas recevoir des ordres, cela était contre sa nature, pourtant, elle savait obéir mais à contrecoeur, elle le faisait par respect envers son père, envers les siens mais elle ne pouvait exécuter les ordres donnés par d’autres. Pour la première fois depuis le combat au lac, ses pensées pour Silmanarë furent mises de coté mais elles reviendront contre son grès, elle le savait.
Gandalf décida de laisser les Compagnons se reposer durant une heure ou deux, de toute façon, ces mines ne représentaient aucun danger et tous avaient besoin d’un peu de répit, le combat et la montée avaient été exténuants. Cependant, il n’attendit pas que Pippin et Gimli se réveillent pour le faire lui-même, il avait finalement trouvé le bon chemin et il voulait que la Communauté se remette en route. Elle avait encore du chemin à parcourir et elle manquait de vivre, si elle traînait trop, cela risquait de poser quelques problèmes.
- Comment savez-vous qu’il s’agit du bon chemin ? demanda Merry.
Le Magicien sourit en riant.
- C’est le passage le moins nauséabond et l’air y est plus frais. En cas, de doute Mériadoc, fiez-vous à votre flair.
Dès lors, la Communauté emprunta le passage indiqué par Gandalf qui passa en premier. Les compagnons restèrent assez groupés mais Aragorn et Léhonora se tinrent un peu en retrait.
- Je suis désolée d’avoir agit comme cela envers toi. Je ne voulais pas te blesser, expliqua Léhonora.
- Tu n’es pas la fautive, crois-moi. Je pense juste que je ne suis pas un si bon père que cela si je ne peux pas soulager la douleur de ma fille.
Léhonora fut surprise de ses paroles, elle refusait de croire cela. Son père l’avait toujours soutenu, aidé, même un peu trop mais c’était le fait de se sentir aimer qui donnait cette force à la jeune Elfe.
- Tu te trompes. Sans toi, je serai morte à l’heure qu’il est. C’est toi qui m’as enlevé des mains de la faiseuse d’ange. C’est toi qui m’as relevé du mal que m’a fait cet homme.
La jeune Elfe vit les larmes noyer les yeux de son père bien qu’elles ne coulèrent pas. Léhonora baissa la tête mais son père la releva en la prenant dans ses bras où ils lâchèrent finalement quelques larmes.
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