
| La Communauté de l'Anneau | Auteur: Lehonora | Vue: 1591 |
| [Publiée le: 2006-10-04] [Mise à Jour: 2008-06-04] | ||
| G | Général/Action-Aventure | Commentaires: 22 |
|
Description: Bah, tout le monde connait déjà l'histoire,lol. Mais, je l'a refait à ma façon et ajoutant des personnages et modifiant des événements tout en respectant l'oeuvre de Tolkien car j'y reste fidèle. J'espère que vous aimerez cette version. | ||
| Crédits: Les personnages et l'histoire ne sont pas à moi. Sauf Léhonora ainsi que sa propre histoire m'appartienne. |
||
| << ( Préc ) | ( Suiv ) >> |
Le chemin des ombres[4126 mots] |
Publié le: 2007-10-30 | |
| Taille du Texte: (+) : (-) | ||
Bonjours à tous, j’essaye de mon mieux pour répondre à tout les reviews et si je ne le fais pas, je m’excuse d’avance. Je dédie ce chapitre à ma Lily, mon Elfe Noire préférée. Ensuite, j’informe que dans ce chapitre, vous en serez un peu plus sur le passé qui ronge Léhonora avec un aperçu ce qu’elle a pu subir même si je ne dis que le strict minimum, et sur Omlalys, cet endroit que j’évoquais seulement, il va prendre un peu plus d’importance par la suite mais il ne prendra pas le rôle du sujet principal qui est l’Anneau. Je parlerai surtout de Omlalys dans Les deux tours. Les répliques en italique sont dites dans la langue des Elfes. Bonne lecture.
Le chemin des ombres
Merry et Pippin se tenaient près d’Aragorn qui se demandait presque ce qu’il avait fait pour subir cela. Il soupira intérieurement et comprit la raison de Boromir de leur fausser compagnie mais ils les appréciaient tout de même, cela apportait de la gaieté, de la joie dans ce dur voyage. Legolas se retourna en riant et décida de venir l’aider. Puis il se souvint d’un jour assez ironique où Léhonora avait cinq ans, un vrai petit Orc, et son père avait bien eu du mal à la calmer. Seul une petite menace de la part de son grand-père l’avait contraint à se poser calmement dans sa chambre avec un livre.
Il comprit que son ami savait à quoi il pensait car il avait rajouté que c’étaient ses oncles qui l’avaient embarqué dans cette histoire dont Imladris s’en souvenait encore aujourd’hui, même la Lorien avait été au courant. Ils la revoyaient encore, l’air penaud, la tête baissée face au Seigneur Elrond en sachant que ses oncles ne pouvaient pas lui venir en aide. Elle avait juste murmuré un petit « Oui grand-père » avant de partir illico dans sa chambre avec un livre d’histoire dans la langue des Elfes.
Mais Legolas et Aragorn furent arrachés de leurs pensées par les Hobbits. Cependant, ce fut Sam qui attira leur attention.
- Vous ne savez pas où est Léhonora ? Elle gardait Bill avec moi et, l’instant d’après, elle avait disparu.
Aragorn soupira en regardant autour de lui. Si elle voulait s’éloigner, certes, mais qu’il sache au moins où elle était.
Léhonora se sentait mal depuis quelque temps, elle sentait le pouvoir de l’Anneau en elle et cela la rendait malade. Elle s’assit au sol et respira un bon coup afin de se ressaisir. Elle s’était éloignée afin d’être hors de vue de la Communauté mais elle savait que son absence se fera remarquer maintenant qu’elle s’était bien intégrée dans le groupe. Elle prit appuis sur le rocher derrière elle et ferma les yeux. Elle se sentit partir dans le monde des rêves mais une main sur son épaule la fit sursauter.
Son père la regarda, inquiet. Elle ne l’avait pas entendu arriver et s’était cela qui n’allait pas. Même de loin, elle pouvait sentir quelqu’un s’approcher avant que cet intrus de la voit. Il s’agenouilla près d’elle. Il sentait un malaise en elle mais il ne parvenait pas à savoir d’où il provenait et ignorait comment la soulager.
- Tu as de la fièvre ma fille. Tu as dû attraper du mal dans la montagne. Tu n’attrapes que très rarement les maladies des Hommes grâce à ton sang elfique et ne te seront jamais mortels mais il ne faut pas les ignorer pour autant…
- Papa, cela n’a rien à voir avec cela. Je ne suis pas malade, je suis … fatiguée et mes visions ne cessent de venir dans mes rêves. Je dors mal mais cela n’a rien de si inquiétant. Je te demande de ne pas me réveiller dans ces cas là car après, je ne peux pas retrouver le sommeil.
- Je ne peux pas te laisser dans tes visions comme cela.
Mais Léhonora ne le laissa pas finir qu’elle se leva afin de rejoindre la Communauté. Aragorn soupira, sa fille était bien têtue, non, elle était indépendante et autonome, même trop. Elle ne pouvait pas résoudre tous les problèmes seule, elle ne devait pas croire qu’elle était la seule concernée. Ces ennuis étaient aussi ceux de son père, depuis ce jour là, il s’était promit de toujours l’aider lorsqu’elle était mal. Il l’avait sentit, il l’avait su dès son retour de mission mais il s’était convaincu, parce qu’elle l’avait convaincue, qu’elle était capable de se prendre en main. Cependant, certaines choses ne peuvent pas se défaire seules et il regrettait amèrement de n’être intervenu que trop tardivement. Il aurait pu la sauver, elle et son enfant, mais il avait échoué mais pire encore, il lui avait mentit, mais cela, elle l’ignorait. La vérité sera trop à accepter pour elle.
Le rôdeur réagit brusquement et couru afin de rattraper sa fille. Léhonora poussa un cri lorsque son père lui agrippa le bras. Son regard était dur et son emprise était forte. La jeune Elfe avait un regard surprit et effrayé, son bras lui faisait mal mais son père resta de marbre. Elle connaissait ce regard, elle l’avait déjà vu, une fois, oui, une seule et unique fois, quelques jours après son agression. Aragorn avait comprit que quelque chose n’allait pas et il avait employé la force pour connaître la vérité, ce regard l’avait effrayé et il le savait.
- Lâche moi…
- Ecoute-moi bien. Je t’ai laissé une fois, une unique fois qui a brisé beaucoup de chose, je ne referais pas deux fois la même erreur. Je refuse de te perdre alors dis-moi ce qui t’arrive.
Léhonora baissa les yeux, tenta de retenir ses larmes. Elle prit sa tête entre ses mains et se laissa tomber au sol. Aragorn s’agenouilla en face d’elle, elle n’aimait pas que l’on fasse allusion à son passé, cela la rendait folle, presque agressive.
- Calme-toi et raconte-moi.
Léhonora respira un bon coup en sachant que son père ne croira pas ce qu’elle lui dira.
- Je pourrai être une menace pour la Communauté.
Le Rôdeur fronça les sourcils en la regardant gravement. Comment pouvait-elle être une menace pour la Communauté ? Elle avait risqué sa vie pour ramener vivant les Hobbits vers Fondcombe, elle n’était pas de nature violente envers autrui et surtout pas envers ses amis.
- Je sens son pouvoir en moi. Il m’attire, il est bien plus fort que ma volonté. Le sang corrompu d’Isildur coule en moi, j’ai sa même faiblesse.
- Cela est faux…
- Si c’est vrai. Je… je l’entends, il m’appelle. Il veut que… que je le rejoindre, qu’il pourra me donner ce que personne ne peut imaginer. Il a dit qu’il pourra me rendre ce que l’on m’a volé. Je refuse mais l’Anneau… il…
- Léhonora, regarde moi. Tu ne sombreras pas tu entends ? Je te protégerai.
La jeune Elfe était en crise. Aragorn lui prit les mains afin de la calmer, elles tremblaient.
- Je ne le laisserai pas faire, je te le promets. Tu as peut-être le sang d’Isildur dans les veines mais tu n’as pas sa faiblesse.
- Si, sinon il ne s’adresserait pas à moi. Il me brûle la tête, il entre en moi dans mon sommeil.
- Tu es forte Léhonora, tu seras le vaincre mais ne garde pas tout pour toi.
Aragorn prit sa fille dans ses bras. Elle était effrayée et cela était normal.
Léhonora demeura à l’écart du groupe, elle évitait surtout Frodon, de peur de succomber à la tentation, et Boromir. Tous s’aperçurent de cet éloignement et personne n’osa lui parler hormis le Prince Legolas qui sentait bien son malaise. Il avait comprit que son père était parvenu à lui parler car il ne cessait de la surveiller du coin de l’œil. Il craignait quelque chose. Le Prince se rapprocha de lui. Aragorn lui confia les paroles de sa fille.
- Personne ne semble pourtant le sentit comme elle. Serait-ce possible que Sauron essaye de l’attirer ? Apparemment, il semble connaître sa blessure car il lui a dit qu’il pourra lui rendre ce qui lui a été volé.
Legolas regarda son ami, ils avaient tout deux la même pensée. Léhonora était la fille de rêve pour unir les deux puissants royaumes des Hommes à celui du Mordor. Il veut la faire fléchir afin de pouvoir régner sur la Terre du Milieu. S’il parvint à ces fins, le royaume de Rohan sera prit entre deux tranchées et plus personne ne pourra l’arrêter. Pour la première fois, Aragorn se rendit compte que sa fille courait un grand danger mais il manquait une chose, ni le Gondor ni l’Arnor n’avait de Roi, cependant, Aragorn savait que son ennemi fera tout pour avoir les pleins pouvoirs. Léhonora n’a aucun droit sur le royaume de ses ancêtres du fait que son père soit encore en vie mais lui-même pourra les faire céder à Sauron. Léhonora servira d’otage, d’esclave et Aragorn refusait cela.
Le Prince Elfe vit son inquiétude, il tenta de le rassurer que, tant qu’elle resta au sein de la Communauté, entouré d’amis et de son père, elle était en sécurité. Cependant, le Rôdeur ne fut pas de cet avis, ils devront se rapprocher du Mordor avec l’Anneau tôt ou tard. Il prit conscience que sa fille ne devait pas continuer. Plus elle se rapprochera du Mordor, plus la volonté de Sauron se fera sentir sur elle. Mais comment l’obliger à s’en aller ? L’obliger à retourner auprès des siens, elle qui voulait se battre pour son peuple ? Elle n’acceptera jamais cela, la preuve en était qu’elle avait caché ses ennuis à son père car elle savait ce qu’il aurait fait.
Ce soir là, Léhonora s’était de nouveau éloignée. Elle ne supportait plus cette proximité avec l’Anneau. Pourquoi cela devait-il arriver maintenant ? Elle l’ignorait et cela lui faisait peur. Elle était fatiguée, elle ne dormait plus du fait de ses rêves du passé qui ressurgissaient brutalement. Elle voulait cesser cette douleur en elle, de savoir ce qu’elle était devenue à cause de cela : stérile. Elle détestait ce mot et elle refusait encore de l’admettre, tout comme le fait que son père soit devenu un meurtrier rien qu’une nuit.
La jeune Elfe regarda vers les étoiles afin de trouver une réponse.
- Qu’ai-je fais pour mériter cela ? Pour quelle raison ai-je été punie de la sorte ? Le fait de vouloir se battre et d’avoir une vie de famille étaient-ils incompatibles ? Vous auriez dû me laisser choisir.
Léhonora accusait les Valar de tout cela bien qu’elle savait qu’elle leur était redevable d’être encore en vie. Elle l’avait souvent entendu, elle avait vu son père remercier les Valar de ne pas lui avoir enlever sa fille.
- Dame Léhonora, appela-t-on.
La jeune Elfe se tourna pour faire face à Frodon. Elle se retrouvait seule avec lui, pourquoi avait-il fallut qu’il vienne vers elle ? Elle faisait tout pour l’éviter, pour éviter cette tentation mais ce soir-là, elle craignait que sa résistance ne touche à sa fin. Elle entendit de nouveau l’Anneau l’appeler, des flashs du passé et cette voix sortant du néant. Ses anciennes blessures n’étaient pas refermées et cela la rendait faible face à lui maintenant qu’il le savait. Dans le noir, Frodon ne vit pas l’étrange lueur qui s’emparait de l’Elfe.
- Vous semblez vouloir m’éviter depuis un certain moment. Pour quelles raisons ?
Léhonora respira un bout coup afin de tenter de se calmer. Il devait le savoir, il devait savoir qu’il était en danger avec elle.
- Vous ne devriez pas rester seul avec moi. Je représente une menace pour vous.
Le jeune Hobbit ne comprit pas. Elle l’avait toujours protégé et aidé.
- Frodon, j’ai juré de vous protéger mais je ne peux pas vous protéger de moi.
Cette fois, il comprit mais il fut trop tard lorsqu’il tenta de fuir.
La Communauté se prépara à dîner, un faible repas était plus exact. Sam chercha Frodon du regard mais ne le trouva pas. Cependant, il ne s’inquiéta pas car il s’aperçu que Léhonora aussi n’était pas présente, il en conclut qu’ils devaient être ensemble et que Frodon ne courait aucun danger. Mais un cri d’appel à l’aide retentit. Dès lors, les compagnons se précipitèrent, armes à la main, vers cet appel. Puis, un autre cri résonna et les arrêta, mais celui-ci était un cri de douleur et la voix ne ressemblait pas à Frodon, il s’agissait cette fois de Léhonora. Aragorn et Legolas comprirent ce qui se passait et savaient que les armes ne serviront à rien, devant l’étonnement de tous, ils rangèrent leur arme avant de poursuivre leur course.
Ils s’enfoncèrent dans les arbres et seule l’éclat de la Lune éclairait leur chemin. Un silence pesant s’était installé. Lorsque Frodon fut à vue, tous furent soulagés de le voir encore en vie mais Aragorn chercha sa fille du regard. Elle se trouvait non loin, à genoux, et tenait quelque chose entre les mains. Son visage crispé fit comprendre qu’elle souffrait. Aragorn s’approcha mais celle-ci se leva brusquement en l’interdisant d’aller plus en avant. Tous avaient compris qu’elle s’était emparée de l’Anneau mais quelque chose n’allait pas, comme si un contre-pouvoir tentait de la sauver des Ténèbres et Aragorn vit de quoi s’agissait. L’Evenstar, le pendentif de sa mère étincelait telle une flamme. Le pouvoir des Elfes formait ce contre-pouvoir afin de la protéger mais Léhonora ne semblait pas vouloir le lâcher.
Léhonora sentait ses mains brûler, elle n’avait pas comprit au début pourquoi il faisait cela mais lorsqu’elle vit son pendentif briller, elle remercia sa mère pour sa protection, cependant, le pouvoir de son peuple ne sembla pas aussi fort que celui de l’Anneau. La jeune Elfe ne le lâcha pas malgré sa douleur. Elle entendait sa voix lui dire de résister, si elle l’avait voulu, elle aurait arraché son pendentif afin que cette souffrance cesse mais elle n’en eut pas le courage. Elle était une Elfe du peuple d’Imladris et de Lorien, elle ne cédera pas. Elle se surprit à appeler son père. Sa brûlure remonta dans les bras en pénétrant le sang. Son cœur s’accéléra et elle cria de douleur.
Elle sentit quelqu’un l’attraper par derrière. Elle voulu se débattre mais la douleur bloqua ses gestes. De puissantes mains la forcèrent à relâcher la pression sur l’Anneau, ce qu’elle fit jusqu’à ce qu’il tombe au sol. Léhonora avait la tête lourde, ses jambes ne la portèrent plus et elle glissa au sol, cependant, les bras de son père l’accompagnèrent jusqu’à terre. Elle avait le souffle court et les battements de son cœur avaient prit une accélération dangereuse. Les voix de ses compagnons lui semblaient lointaines, inexistantes, pourtant, elle sentit la présence de son père.
Boromir s’approcha, jamais il n’avait porté la moindre amitié envers cette fille et il avait eu raison. Il demanda clairement à ce qu’elle quitte la Communauté pour cause de danger sur leur quête. Personne ne l’arrêta mais personne ne fut en accord avec lui, pas même Frodon.
- Ces actes n’étaient nullement volontaires. Sauron s’est servit d’elle et elle a résisté autant qu’elle a pu.
Boromir voulu répliquer mais le Prince Legolas le bouscula, volontairement, afin de rejoindre le Rôdeur. La jeune Elfe ne parvenait pas à reprendre sa respiration normale, elle luttait afin de reprendre son souffle mais cela lui arrachait une intense douleur. Aragorn posa délicatement sa tête au sol afin de voir l’état de ses mains. La paume de ses deux mains était brûlée et du sang en coulait.
- Papa… pardonne-moi.
Sa voix était sifflante et Aragorn lui demanda de ne pas parler afin d’économiser ses forces. L’Evenstar était toujours enflammé, comme s’il tentait de l’aider, de chasser ce mal qui s’était propagé en elle.
Lorsqu’elle se réveilla, elle sentit la chaleur du feu et une épaisse couverture sur elle. Elle entendait les hiboux et le chant du vent dans les arbres. La paume de ses mains était recouverte par un bandage, pourtant, elle sentait encore son sang chaud couler. Elle ouvrit les yeux et se demanda combien de temps elle avait dormit, apparemment, peu de temps s’était écoulé car Boromir cherchait à l’exclure de la Communauté mais il était le seul à penser cela. Pourtant, elle savait qu’il avait raison, elle devait s’en aller. Elle rejoindra Omlalys, elle sera utile là-bas et ne sera une menace pour personne.
Elle se redressa, peut-être un peu vite. Les Hobbits se turent à sa demande et elle s’approcha du groupe en train de hausser de plus en plus la voix. A sa vue, Legolas se tut, suivit par Gandalf, cependant, Boromir et Aragorn étaient bel et bien lancés pour y passer la nuit. Soudain, la jeune Elfe déclara :
- Le Seigneur Boromir a raison papa. Je suis un danger pour vous tous et je dois m’en aller. J’irai rejoindre Omlalys, ils ont sûrement besoin d’un coup de main.
Aragorn voulu protester mais sa fille lui lança un regard d’acier.
- Vois ce qui vient de se produire. Je suis faible de par mon passé et il se sert de cela, j’ignore jusqu’où il peut aller et je n’ai pas l’intention de tester mes limites.
Léhonora était en colère contre elle-même. Elle savait ce qui aurait pu se passer, elle aurait pu tuer Frodon et fuir avec l’Anneau, cela s’était déroulé différemment mais cela tenait à un coup de chance.
- Attends au moins le lever du jour avant de partir, conseilla Gandalf.
La jeune Elfe ne fut pas contre et cela lui laissera le temps de l’appeler et pour lui, d’arriver. Et elle ne fut pas déçu, vers l’aube, malgré la brume, Silmanarë galopait sans encombre et il semblait aimé cela. La brume avait quelque chose de mystérieux et l’éclat d’argent de sa robe rendait cet instant magique. Léhonora avait vu le regard de son père, elle y lut de la peur pour elle et de la tristesse. Tout deux savaient que cette guerre arrivera à son terme avant même qu’ils ne s’en rendent compte et, dans le pire des cas, ils seront à jamais séparés. Aragorn s’était promit de toujours veiller sur elle mais il comprenait qu’elle avait vite mûrie et qu’elle avait son chemin à parcourir, quelque il soit, elle devait le prendre seule.
La cavalière s’éloigna à contre cœur mais cela était nécessaire, le plus dur avait été de quitter son père. Elle avait si peur de ne pas le revoir, cependant, elle devait prendre le dessus sur cela. Léhonora fit ralentir Silmanarë, au fond d’elle, elle refusait de partir ainsi, de plus, il y avait ce mauvais pressentiment, un danger guettait ses amis dans la Moria. Elle avait l’impression de les trahir mais plus encore, elle trahissait ses ancêtres. Ils avaient eu le courage de se battre contre Sauron, ils s’étaient dressés contre lui et elle, seulement à cause du fait qu’il se serve de son passé, elle renonçait à tout. Elle renonçait à son objectif : rendre ses terres aux siens.
Elle sentit une présence autour d’elle, une présence qu’elle connaissait fort bien. La brume se dissipa et deux jeunes Elfes apparurent, dont l’une n’était qu’autre que Lessien. La seconde avait des cheveux sombres avec un regard similaire, Liliaeth Amaurëa, fille des Seigneurs des Elfes corrompus par Sauron. Elle avait trahit les siens et avait été obligée de fuir son peuple en emmenant certains des Elfes Noirs qui avaient les mêmes penchants qu’elle. Aujourd’hui, ils vivaient dans cette cité nommée Omlalys.
- Le combat des Elfes Noirs n’est pas le tiens Léhonora. Ton chemin ne doit pas te mener ici, déclara Liliaeth.
- Mais vous risquez d’avoir besoin d’aide.
- Peut-être mais cela n’est pas à toi de venir. La voie que tu dois suivre est différente. Bien que tu ne t’en aperçoives pas pour le moment, les tiens comptent sur toi et veulent que tu les mènes au combat aux cotés de ton père. Bientôt, et plus tôt que tu ne le penses, nous combattront cote à cote, mais ce temps n’est pas encore venu.
Liliaeth avait toujours eu de sages paroles, surtout depuis qu’elle dirigeait les rebelles contre son père, Deran, et Sauron. Les fuyards s’étaient longtemps coupés du monde jusqu’au jour où elle avait comprit que Sauron reprenait de la puissance et que son père se remettait à les rechercher. Liliaeth avait rejoins Imladris afin d’avoir de l’aide de la part du Seigneur Elrond.
- Le passé est douleur mais tu as le choix de le fuir ou de lui faire face. Ne pas l’accepter, c’est cela ta faiblesse et en quittant ainsi la Communauté, tu lui prouves qu’il peut te vaincre et il finira par le faire au moment où tu ne t’y attendras pas.
Léhonora sentit une nouvelle force en elle. Liliaeth avait raison, elle ne cédera pas. La flamme des Nùmenorèens brûla dans son regard et le sang chaud d’Arnor coula dans ses veines tel un torrent déchaîné. Les trois amies inclinèrent la tête mutuellement en guise de respect et Léhonora fit faire demi tour à son étalon.
Silmanarë s’élança tel un éclair d’argent dans la forêt et s’envola par-dessus le buisson. Il galopa entre les rochers où ses sabots résonnaient comme le tonnerre dans le ciel. Au loin, elle vit la Communauté, les portes de la Moria étaient ouvertes mais quelque chose n’allait pas car ils ressortirent, armes à la main. C’est là, que Léhonora vit cette créature surgir du lac et attraper Frodon avec ces tentacules. Elle sentit la frayeur de son cheval mais elle le calma et il s’élança. La bête avait fini par le lâcher mais elle continuait à le guetter, à tenter de le reprendre. Ces tentacules se rapprochaient dangereusement vers Frodon qui était au sol. Ses compagnons essayèrent en vain de lui venir en aide.
Silmanarë sauta prestement du rocher afin de s’interposer et de permettre à sa cavalière de défendre le Hobbit. Ses mains, non cicatrisées, la faisaient souffrir mais lancée dans le combat, elle en oublia la douleur. Elle entendit Boromir et Aragorn rappeler les membres de la Communauté afin de se réfugier dans les mines. L’entrée était trop étroite pour la créature et cela pouvait leur donner une chance de s’en sortit. Les Hobbits furent les premiers à l’intérieur sous la protection de Gandalf tandis que les autres compagnons repoussèrent la bête, pris au piège par les tentacules. Boromir sauva de justesse Gimli de la noyade et l’emmena vers la grotte.
La créature sembla se calmer mais cela n’était qu’en apparence et Silmanarë le savait fort bien. Il s’agita en se cabrant et hennissant de peur tandis que sa cavalière tenta de l’apaiser. Soudain, avant même qu’elle ne comprenne ce qui se passait, la bête réapparut en frappant de plein fouet l’animal qui se cabra de nouveau. Léhonora retomba lourdement au sol en criant de douleur. Elle avait sentit une trop vive douleur à son épaule droite. Elle garda son bras replié contre sa poitrine et tenta de se relever. Elle chercha son arme du regard et vit Legolas la ramasser non loin de là tandis qu’Aragorn accouru vers elle. Elle passa son bras gauche par-dessus son épaule et il l’aida à se relever.
- Silmanarë, murmura-t-elle.
Pendant que son père la forçait à marcher, elle chercha son cheval. Il se trouvait contre la falaise, sa magnifique robe argentée était souillée par le sang. Elle l’entendait hennir de peur et de souffrance, il fit son possible pour se relever mais en vain. Léhonora voulu se dégager de l’emprise de son père mais il l’a tenait fermement. S’il la laissait partir, la créature la tuera. Laissant de coté la douleur de son épaule, elle se débattit.
- Non, laisse-moi. Il a besoin d’aide.
- Tu ne peux rien faire pour lui, répondit brutalement son père afin de lui faire comprendre qu’elle devait le laisser là où il était.
La bête sortit du lac afin de suivre la Communauté. Legolas tira sur elle afin de permettre à son ami de revenir vivant mais la jeune Elfe était tenace. Ce fut Boromir qui vint à son aide. A deux, ils purent la traîner dans les mines.
- Silmanarë. Je reviendrai te chercher, je te le promets, s’écria-t-elle en sachant pertinemment que s’il ne se relevait pas, cela voulait dire qu’il était condamné.
Elle entendit une dernière fois le hennissement de son étalon avant que l’entrée de la Moria ne s’effondre.
| << ( Préc ) | ( Suiv ) >> |