Ne pas suivre ce lien !
Bienvenue sur Les fanfictions (fanfic ou fanfiction) de Fanfic FR

Fanfic Fr


Publiez et gérez vos fanfics en ligne

Langage SMS Interdit !
 Créer un compte. 8 janvier 2009 Accueil | FANFICTIONS | Votre Compte | Reportages | Tous les Sujets

Sommaire

 

Accueil


 

FANFICTIONS


 

Lecture


 

Entre Vous


 

Infos Perso


 

Divers


 

Internet & Liens



Partenaires


Japon Online

Bienvenue sur le site des fanfictions de Keina et isy

Mutantx-fr.net

Alice 19th

des centaines de poèmes, citations et bientôt des livres virtuelles ainsi que des biographies

Pensées de l Aube: Le Forum où Vous Avez la Parole !

Stellar Fan Fic Library

Fictions, héros et analyse

Manga Café

Visiter le site de BulleJapon (Lien externe)

Le monde d'Edenya

[ Nos Partenaires ]

ShoutBlock

Liste des connectés


kem


ShoutBlock

Derniers Blogs Modifiés


Evénements à venir


Derniers liens


Anciens articles


[ Tous les articles ]

Accueil des Fanfics Liste par Auteurs/Date Recherche Hasard...

Livres-Romans

 > 

Le Seigneur des Anneaux



La Communauté de l'Anneau   Auteur: Lehonora Vue: 1581
[Publiée le: 2006-10-04]    [Mise à Jour: 2008-06-04]
G Général/Action-AventureCommentaires: 22
Description:
Bah, tout le monde connait déjà l'histoire,lol. Mais, je l'a refait à ma façon et ajoutant des personnages et modifiant des événements tout en respectant l'oeuvre de Tolkien car j'y reste fidèle. J'espère que vous aimerez cette version.
Crédits:
Les personnages et l'histoire ne sont pas à moi. Sauf Léhonora ainsi que sa propre histoire m'appartienne.

<< ( Préc ) ( Suiv ) >>

Commenter: Vaincue

Vaincue

[3473 mots]
Publié le: 2007-09-10Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)

Bonjour, je tiens tout d’abord à remercier mes fidèles lecteurs de continuer à me lire, vos reviews me font très plaisir et j’espère ne pas vous décevoir. Ensuite, je tiens à mettre quelque chose au point, la relation qui unit Legolas et Léhonora n’est que de l’amitié, il n’y aura pas d’amour entre eux. Je préfère vous en avertir afin d’éviter de recevoir des reviews disant « Ils finiront ensemble » ou autres choses dans le même genre.

Voilà, c’est tout ce que je voulez vous dire et bonne lecture.

 

Vaincue

 

 

 

    Léhonora sentit son souffle se couper lorsque la chute de neige l’engouffra. Son corps se frigorifia malgré le corps de Legolas contre elle, mais ils furent séparés brusquement. Léhonora ne sentait plus rien de son corps, avec la fatigue qu’elle avait depuis quelques jours, elle ne parviendra pas à rester consciente bien longtemps dans ce froid mordant. Qui avait lâché qui ? Legolas ne l’aurait jamais abandonné mais si elle n’avait pas eu assez de force pour s’accrocher à lui, cela était de sa faute. Elle maudissait sa faiblesse, lorsqu’elle faisait surface, elle n’avait plus conscience de rien.

    La jeune Elfe tenta de creuser afin de remonter à la surface et de pouvoir respirer l’air, elle étouffait sous cette couche de neige. Mais ses forces l’avaient désertées, elle cru sentir son sang se figer, elle aurait voulu dormir afin de ne plus sentir ce froid en elle, cette souffrance qui l’emprisonnait. Tout était calme, silencieux, idéal pour pouvoir s’abandonner au sommeil mais elle savait qu’elle ne devait pas faire cela sinon, elle ne se réveillera sûrement jamais. Le sommeil et le froid étaient synonymes de la mort, son père le lui avait toujours dit. Léhonora cessa de lutter. Son corps lui faisait mal et elle sentit ses poumons brûler sous l’air glacé qu’elle inspirait.

    Soudain, elle sentit des bras la prendre, l’arracher à ce froid de mort pourtant, elle ne parvenait pas à respirer. Chaque effort lui arrachait une intense brûlure en elle. Une chaude cape fut mise sur elle mais cela ne la réchauffa pas pour autant. Elle entendit vaguement des voix préciser que cette montagne les tuera tous et qu’il fallait faire demi-tour. Elle voulu ouvrir les yeux mais elle ne le put pas. Elle comprit que la Communauté passera par les mines de la Moria avant de perdre légèrement connaissance.

    Elle secoua la tête et tenta de se relever mais son père, qui la tenait dans ses bras afin de la réchauffer, l’arrêta.

  - Non, ne bouge pas. Ton corps n’est pas en état de faire un effort.

    Mais elle était bien têtue. Elle regarda Legolas qui la supplia du regard de rester allongée. Léhonora fixa ailleurs et s’appuya sur son père qui l’aida à se lever mais un cri de douleur retentit.

  - Léhonora ? Tu es blessée ?

    Elle cacha ses larmes.

  - Ma cheville. Elle me brûle.

    Aragorn la fit s’asseoir au sol contre la falaise et Gandalf décida de rester ici, à l’abri contre la paroi. L’avalanche avait emporté ce qui aurait pu les mettre en danger et tous avaient besoin de se reposer. Les Hobbits s’emmitouflaient dans leur cape, Gimli faisait rire tout le monde à cause de sa barbe gelée. Legolas affronta la tempête afin de pouvoir trouver quelque chose à manger pour la Communauté et Gandalf tenta d’allumer un feu mais en vain.

    Boromir fixa la jeune Elfe et continua à penser qu’une femme n’avait rien à faire avec eux. C’était à cause d’elle qu’ils s’étaient arrêtés après l’avalanche. Décidément, il n’arrivera jamais à la supporter même si elle ne faisait rien pour l’énerver. Aragorn regarda sa cheville tandis qu’elle tentait de se réchauffer. Son père examina avec soin sa cheville qui était légèrement enflée mais cela ne semblait pas si grave.

  - Ta cheville ira mieux demain. C’est juste une petite foulure.

    Il leva son regard vers elle, inquiet.

  - Tu n’as pas l’air d’aller bien.

  - J’ai froid. J’ai si froid et je ne parviendrai pas à repousser le sommeil pendant longtemps.

    Aragorn ne pouvait rien faire de plus et fit comme ses compagnons. Il s’installa contre la falaise en prenant sa fille dans ses bras. Il la serra contre elle et sentit bien que quelque chose n’allait pas, sa respiration était faible à cause du froid qui l’envahissait.

  - La preuve qu’une femme n’a rien à faire parmi nous, déclara soudainement Boromir.

    Le Rôdeur ne répondit pas, il s’était lassé de ces remarques blessantes et l’homme de Gondor le comprit et ne continua pas. Ce fut un lourd silence qui tomba, Boromir s’était rapproché des Hobbits car il avait bien comprit qu’Aragorn ne voulait pas qu’il s’approche de sa fille. Gandalf, lui aussi, veillait la jeune Elfe car elle s’était endormie, elle n’avait pas pu lutter contre cela et son père surveillait la température de son corps.

  - Comment va-t-elle ?

    Tous se tournèrent vers Legolas qui venait de revenir. Il n’avait rien trouvé pour satisfaire la faim des membres de la Communauté.

  - Elle va mieux et se réchauffe lentement. Son sang Elfique est en train d’agir.

  - Cela est une bonne chose…

  - Nous attendrons que la tempête se calme avant de redescendre, décida soudainement Gandalf.

    La Communauté sut qu’il voulait bien faire et que cela était une bonne solution mais ils n’avaient plus de nourritures à disposition. Jamais ils n’auraient dû passer par la montagne, elle les tuera tous s’ils ne descendaient pas rapidement. La neige ne cessa pas de tomber mais sa force diminua peu à peu, ce qui permit à la Communauté de se ressaisir et de reprendre des forces. Chacun des membres avait faim mais chacun faisait face à cela car, de toute façon, ils n’avaient pas le choix.

    La tempête fut bientôt sans danger pour la Communauté et Gandalf décida de reprendre la route, enfin, faire demi-tour. Gimli se secoua un peu afin de se débarrasser de la neige sur sa barbe tandis que les Hobbits se resserrèrent autour de Bill. Legolas prit un peu d’avance afin d’être sûr que la route était libre et Aragorn aida sa fille à se relever même sa cheville ne la faisait plus souffrir.

  - Non, lâche-moi. Je peux me débrouiller seule.

    Dès lors, son père fut contraint de la lâcher car elle se dégagea en boitant. Il crut comprendre ce qui lui arrivait, elle voulait montrer au Seigneur Boromir qu’elle n’avait pas besoin de son père pour l’aider. Il soupira et jeta un regard noir à l’homme du Gondor. Il savait qu’elle n’abandonnera pas, qu’elle fera tout pour gagner son respect et cela l’inquiétait. Il faudra qu’il lui parle, de lui demander de ne pas laisser son caractère prendre le dessus car Boromir n’était pas un homme à se laisser faire.

    Léhonora devança largement la Communauté et se moquait pas mal de sa cheville qui la lançait légèrement. Elle avança rapidement afin de rattraper Legolas, il était bien le seul à la comprendre par moment car parfois, même son propre père ne savait pas comment réagir avec elle, peut-être cela venait du fait qu’elle avait le sang des Elfes dans les veines, pourtant, son père aussi l’avait mais il était bien discret étant donné que son ancêtre remontait à bien loin.

  - Legolas, appela-t-elle.

    Le Prince s’arrêta et se retourna, surprit de la voir.

  - Cela ne te dérange pas si je te tiens compagnie ?

    Legolas sourit, comment pouvait-il refuser ? Ils avancèrent sans trop de problème mais le silence qui régnait été un peu lourd. Il la connaissait assez pour savoir que, si elle se taisait durant un certain temps, c’était que quelque chose n’allait pas. Elle aimait le calme mais là, il sentait qu’elle avait voulu fuir la Communauté.

  - Qu’est-ce qui ne va pas ? demanda-t-il soudain.

    Léhonora le regarda brusquement et répondit précipitamment :

  - Rien. Je vais bien. Pourquoi ?

    Mais Legolas n’était pas dupe. Il continua d’avancer car il ne voulait pas alerter leurs compagnons.

  - Cela se voit dans ton regard.

  - Ce Boromir est insupportable. Il me considère comme une bonne à rien tout simplement parce que je suis une femme.

    Legolas soupira. Si cela était seulement à cause de cet homme, il devait trouver le moyen de la réconforter. Il ne cessait de la critiquer pour ce qu’elle était et il était vrai que si elle avait été un homme, il n’agirait pas comme cela envers elle.

  - Ceux qui critiquent sont ceux qui nous voudraient différents car nous sommes ce que eux ne seront jamais.

    La jeune Elfe eut un moment de réflexion avant de regarder étrangement son ami. En quoi le Seigneur de Gondor l’enviait-il ? Elle ne s’enviait même pas elle-même.

  - Ecoute-moi bien Léhonora. Beaucoup de femmes Elfes t’envie. Tu un courage pur, tu agis par amour envers les tiens malgré le danger. Un jour, un homme te choisira pour ce que tu es à l’intérieur de toi et non par ta beauté.

  - Je veux mourir au combat car je ne veux aucun homme et aucun homme ne voudra de moi. Tu le sais. Voudrais-tu d’une femme ne pouvant pas te donner d’héritier ? Je ne veux pas vivre en sachant que je ne pourrai jamais avoir d’enfant. Non, je ne le veux pas.

    Legolas devait admettre qu’elle avait raison. Les Hommes voulaient des héritiers, c’était pour cela qu’ils se mariaient, cependant, les Elfes n’étaient pas comme cela. Elle n’était pas obligée de demeurer auprès des Hommes mais rien que le mot mariage lui faisait peur car elle savait qu’une fois l’engagement fait, elle devra se donner à son époux. Elle s’était jurée que plus jamais un homme ne la toucherait, c’était pour cela qu’elle voulait finir sa vie sur un champ de bataille. Legolas ne pourra rien y changer mais son père le pouvait en l’obligeant à s’éloigner de la guerre. Elle n’avait que seize ans, elle était trop jeune pour mourir, elle avait la vie devant elle pour réapprendre à aimer et à faire confiance mais elle ne devait pas le faire seule.

    Le Prince fut tiré par ses pensées lorsqu’il s’aperçu que le paysage avait changé. La neige disparaissait peu à peu et les rochers furent bien visibles. La descente s’annonçait rude mais après tout ce que la Communauté avait traversé dans la montagne sous la tempête, cela était un jeu d’enfant. Léhonora s’était de nouveau éloignée, elle repensait à ce que lui avait dit son ami sur Boromir mais elle avait un peu du mal à le croire car cet homme était cruel. Dès sa première rencontre avec lui, elle n’avait éprouvé que du mépris envers lui. Non, jamais cet homme n’aura son respect.

    Soudain, Léhonora s’arrêta et regarda en contrebas. Elle vit les éclats du Soleil refléter comme dans un miroir, un lac ? Il y avait un lac en bas de la montagne. Les mines de la Moria devaient se trouver sous leurs pieds. Elle se sentit mal rien qu’à l’idée d’être enfermée, elle détestait cela mais plus encore, elle avait un étrange pressentiment sur cette route qu’ils allaient emprunter. Elle sentait le feu, un feu si intense qu’elle se sentit brûler de l’intérieur. Elle regarda autour d’elle et s’éloigna afin de se mettre à l’abri des regards mais elle ne put pas duper son père.

    Léhonora s’arrêta au bord d’une petite source d’eau qui était glacée. Elle s’agenouilla au bord et se mouilla le visage. Elle haïssait ses visions, elle n’aimait pas avoir ces sentiments de dangers, de méfiance ou de peur que quelque chose tourne mal. Une main se posa sur son épaule et vit son père.

  - Est-ce que tu vas bien ?

  - Oui, c’est que… je ne sais pas. On ne devrait peut-être pas passer par la Moria, j’ai un mauvais pressentiment, un très mauvais papa.

    Aragorn, regarda la Communauté au loin et, même si elle avait raison, ils n’avaient plus le choix désormais. Mais il sentit autre chose et il mit sa main sur son front.

  - Je suis juste fatiguée. Rien de grave, tout le monde est pareil, répliqua-t-elle en repoussant sa main.

  - Il n’y a pas que cela. Tu devrais manger Léhonora.

  - Mais je mange…

  - Seulement des fruits sauvages, cela ne suffit pas. En forêt ou en plaine, on trouve facilement des fruits mais pas en montagne. Depuis que nous avons escalader le Col, tu ne manges plus ou très peu pour ce que l’on trouve comme baies sauvages. Je comprends d’où vient ce malaise que tu m’as fais dans la montagne. Tu t’affaiblies.

  - Arrête, s’écria-t-elle.

    Léhonora n’aimais lorsque l’on lui disait qu’elle était faible, surtout quand c’était un homme qui le lui disait. Elle se leva brusquement mais elle aurait dû s’abstenir. Sa vue se brouilla, elle ressentit le feu, elle vit des flammes. Elle secoua la tête afin de reprendre contact avec la réalité, elle pouvait aisément rompre une vision qui se préparer mais là, elle comprit que son père avait raison. Elle s’affaiblissait et son pouvoir prit le dessus. Une terrible migraine survint, elle prit sa tête entre ses mains et tomba à genoux.

  - Léhonora. Léhonora regarde-moi.

    Mais il était trop tard.

    Léhonora se réveilla brusquement. Elle transpirait abondement et tremblait violement. Elle sentit la froideur de la roche et le souffle du vent froid sur elle. Une main se posa sur son front et une voix douce tenta de l’apaiser. Elle était restée au même endroit au bord de la source et son père était resté près d’elle. Legolas, ayant comprit ce qui se passait, les avait laissé seuls et en avait avertit discrètement Gandalf qui avait décidé de s’arrêter pour la nuit. Personne ne les avait dérangé.

  - Comment tu te sens ? demanda son père.

    Léhonora se redressa doucement. Ils ne devaient pas passer par la Moria, non, ils ne le devaient pas. Elle était prête à en avertir ses compagnons, de trouver une autre voie mais Aragorn l’arrêta.

  - La seule route possible est de passer par la Trouée du Rohan, cela nous rapproche trop d’Isengard. Hormis la montagne qui nous a vaincu, nous n’avons plus trop le choix désormais et il est inutile d’affoler les Hobbits sur les dangers de ces mines.

  - Mais… il y a quelque chose à l’intérieur.

  - Léhonora, tu me feras le plaisir de manger. Que tu es faim ou pas, rajouta-t-il avant qu’elle ne puisse répliquer.

    Léhonora savait que, contre son père, elle n’avait pas l’avantage mais elle se sentait mal, comme si elle avait besoin d’évacuer ce qu’elle avait vu, ressentit dans sa vision. Elle avait ressentit une chaleur si intense que de revenir dans la réalité lui donna la nausée. Elle se mit dos à son père et se pencha afin de vomir. Il fallait que cela passe, après, tout ira bien, elle le savait.

  - Laisse-moi s’il te plait.

    Aragorn ne répliqua pas et décida de ne pas la contrarier.

    Léhonora avait besoin de rester seule durant un moment. Elle ne voulait pas entrer dans les mines mais comment le faire comprendre ? Personne ne la suivra à travers la Trouée du Rohan. La jeune Elfe voulu renoncer à suivre la Communauté et à l’attendre plus loin mais son père ne le voudra pas, cependant, il n’osait jamais vraiment montrer son autorité par moment car il savait quelles en sera les conséquences.

  - Je me suis dis que tu avais peut-être faim. Tu père semble inquiet.

    Léhonora se retourna et vit Legolas avec un bout de tissu entre les mains. Il le tendit vers son amie qui le prit. En l’ouvrant, elle y vit des fruits bien mûrs, des pommes et des baies. Elle le remerciant tendis qu’il s’assit près d’elle.

  - Comment vont les Hobbits ?

  - Ils sont fatigués mais ils ne le montrent pas. Ils sont courageux pour des êtres aussi petits.

    La jeune Elfe sourit à cette mention. C’était vrai qu’ils avaient bien du courage mais elle pensait qu’ils ignoraient encore dans quoi ils avaient mis les pieds.

  - Et Gimli ? Sa barbe est toujours en place ? ironisa-t-elle.

    Legolas rit en confirmant qu’il ne fallait pas les laisser seuls sinon, il risquait d’y avoir un membre en moins dans la Communauté.

  - Et le pauvre Bill ? Je me demande encore comment il parvint à supporter tout cela.

    A travers ses paroles, le Prince comprit quelque chose et demanda :

  - Silmanarë te manque, n’est-ce pas ?

    Léhonora baissa la tête.

  - Oui. Il a toujours été là et maintenant, nous sommes obligé de faire la route séparément.

  - Il sait se débrouiller seul et comme tu l’as dis, il nous attends déjà à notre prochaine destination en Lorien. Ce royaume se trouve à la sortie de la Moria. Maintenant, je sais que tu avais raison.

  - Parce que tu en doutais ?

    Le Prince sourit et l’embrassa sur le front avant de rejoindre la Communauté.

    La Communauté était assise autour d’un feu. Celui-ci les réchauffait pendant que les Hobbits chantaient sous les applaudissements de leurs compagnons. Merry et Pippin dansaient autour du feu et cela fit oublier les soucis de la Communauté. Mais lorsqu’ils finirent leur petite fête, Frodon demanda au Prince Legolas de raconter une histoire de son peuple. Il se mit à réfléchir durant un petit moment et le Hobbit lui demanda :

  - Vous connaissez cette histoire d’amour entre une princesse Elfe et un Homme ?

    Le Prince le regarda surprit. Bien sûr qu’il la connaissait, elle était la légende la plus aimée du peuple des Elfes.

  - Oui. Comment savez-vous cela ? Seuls les Elfes la connaissent, hormis les Dùnedain.

  - C’est la Dame Léhonora qui nous l’a chanté une fois.

  - Léhonora, dit-on derrière lui, appelez-moi Léhonora tout simplement.

    Le Hobbit hocha la tête et n’osa pas demander pourquoi elle les avait quitté ainsi bien qu’il en avait envie. Léhonora lui sourit et s’installa auprès du feu.

    Le lendemain matin, la Communauté repartit vers la Moria et malgré ce sentiment de danger, Léhonora ne dit rien. Elle demeura silencieuse, trop silencieuse mais Sam s’approcha d’elle en tenant Bill. Il y avait longtemps qu’il n’avait pas parlé avec elle et les situations ne l’avaient jamais vraiment privilégié.

  - Vous semblez réticentes à l’idée d’entrer dans ces mines.

  - Je n’aime pas être enfermé. C’est… psychologique, je ne supporte pas cela.

    Sam lui sourit.

  - Nous sommes deux alors. Ou cinq pour mieux dire. Les Hobbits ne supportent pas cela non plus.

    Léhonora comprit soudain une chose, elle avait beaucoup parlé d’elle et de son peuple mais jamais elle n’avait interrogé les Hobbits. Elle se rendait compte qu’elle ne connaissait rien de ce petit peuple et cela la désolait. Ils voyageaient ensemble, elle les appréciait et elle n’avait rien demandé, comme si elle s’en moquait. Les Hobbits pensaient-ils cela ?

  - Sam, parlez-moi des Hobbits, demanda-t-elle en souriant.

    Sam lui rendit ce sourire et accepta. Frodon les entendu et demanda à se joindre à eux. Bien sûr, Merry et Pippin s’en mêlèrent aussi. Léhonora parvint à sourire pour la première fois depuis longtemps mais cela n’effaça pas ce qu’elle ressentait en elle. Cette peur qui était gravée dans son cœur et ce chagrin, ce choix qui l’obligera à quitter l’une des deux personnes qu’elle aimait le plus au monde. Mais cela ne viendra sûrement pas car elle avait déjà choisit son destin.

    Aragorn connaissait ce choix, elle était divisée et elle ne voulait pas choisir entre son père et sa mère, bien qu’elle l’avait déjà fait sans qu’elle s’en rende compte. Elle s’était confiée à sa mère mais ses paroles l’avaient tellement effrayé qu’elle en avait parlé avec lui. Seul Aragorn pouvait sauver leur fille. Il voulait qu’elle vive et si, pour cela, elle devait quitter cette terre et partir avec les siens alors qu’elle le refusait, il l’obligera à s’en aller.

    Léhonora se sentit observée et tourna son regard vers son père. Elle vit dans ses yeux de l’inquiétude, pas pour la Communauté mais pour elle. Il cherchera à s’initier dans sa vie alors qu’il avait promit de ne jamais s’en mêler. Il était trop protecteur envers elle. Elle voulait pouvoir vivre sa vie, dans la solitude, à s’apitoyer sur son sort en sachant ce qu’elle ne sera jamais quand la guerre sera finie. Elle voulait mourir dans ce combat, peut important comment, elle voulait mourir l’épée à la main tout comme elle était née avec et son père ne l’arrêtera pas.

 


Commenter: Vaincue
<< ( Préc ) ( Suiv ) >>


CrawlTrack: free crawlers and spiders tracking script for webmaster- SEO script -script gratuit de statistiques des visites des robots pour webmaster
Vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant (loi « Informatique et Libertés » du 6 janvier 1978). Pour toute demande, adressez-vous à: webmaster de fanfic FR
Déclaration CNIL N°1043245
Tous les Logos et Marques de ce site sont la propriété de leurs auteurs respectifs. Les commentaires sont la propriété de leurs auteurs.

Page Générée en: 0.265 Seconds