
| La Communauté de l'Anneau | Auteur: Lehonora | Vue: 1590 |
| [Publiée le: 2006-10-04] [Mise à Jour: 2008-06-04] | ||
| G | Général/Action-Aventure | Commentaires: 22 |
|
Description: Bah, tout le monde connait déjà l'histoire,lol. Mais, je l'a refait à ma façon et ajoutant des personnages et modifiant des événements tout en respectant l'oeuvre de Tolkien car j'y reste fidèle. J'espère que vous aimerez cette version. | ||
| Crédits: Les personnages et l'histoire ne sont pas à moi. Sauf Léhonora ainsi que sa propre histoire m'appartienne. |
||
| << ( Préc ) | ( Suiv ) >> |
"Je me relève sous ton regard"[3253 mots] |
Publié le: 2007-09-01 | |
| Taille du Texte: (+) : (-) | ||
Merci beaucoup vos commentaires. A toi ma Calad, à Nephril, Hesunohana que je vois souvent maintenant et à Mel925. J’espère ne pas vous décevoir par la suite. Biz et bonne lecture
« Je me relève sous ton regard »
Parole « De temps en temps », de Grégory Lemarchal
Legolas avait suivit les traces de pas dans la neige. Depuis l’attaque et la querelle entre la jeune Elfe et Boromir, elle était devenue silencieuse, même trop. Elle s’était contentée de rester à l’écart de la Communauté, personne ne l’avait approché. Pendant une halte, elle avait subitement quitté le groupe. Aragorn avait demandé à ce que personne ne la suive et sa relation entre lui et Boromir devenait tendue. Ils ne se parlaient pas et cela valait mieux mais leur regard était éloquent.
Le Prince Elfe continua son avancée. Ce qu’il ne voulait pas, c’était de la brusquer. Il connaissait sa souffrance et il refusait de la réveiller mais le fait d’en parler la soulagée, il le savait, tout comme son père. Legolas regarda tout autour de lui, la cherchant du regard. Les traces de pas avaient disparu et il l’appela.
- Léhonora. Réponds je t’en pris. Ne reste pas seule.
Il continua de l’appeler mais en vain. Il devait se rendre à l’évidence, elle ne voulait pas être trouvé. Son coté calme Elfique était prêt à exploser, il était en colère contre le Seigneur de Gondor, il était… écoeuré par ce qui c’était passé par sa faute. Comment pouvait-on être aussi arrogant, si cruel ? Cela le dépassait. Il n’avait jamais vraiment comprit les Hommes, hormis les Dùnedain en qui il avait un grand respect. Il les connaissait fort bien, ils étaient bien différents des autres Hommes.
La nuit était tombée depuis quelque temps déjà. La Communauté dormait, seul Aragorn était éveillé et guettait. Pourtant, Gandalf savait qu’il pensait à sa fille. Il avait toujours veillé sur elle, protégé comme s’il s’agissait de sa propre vie et elle l’était. Il était responsable d’elle, surtout depuis qu’elle avait quitté Fondcombe pour rester à ses cotés, elle avait à peine six ans mais elle était bien mûre pour son âge, même trop, elle avait grandis trop vite. Et ce… drame qui lui avait tout pris, Aragorn se sentait coupable. S’il ne l’avait pas laissé en arrière, jamais cela ne lui serait arrivé. Non, jamais. Aragorn pleura en silence dans l’ombre, sur ce que sa fille aurait pu être et sur ce qu’elle était devenue.
Léhonora observait la Communauté. Là où elle se trouvait, elle pouvait aisément la voir mais de leur coté, les compagnons ne pouvaient pas l’apercevoir. Elle avait trouvé son refuge. Elle se sentait seule. Elle voulait tant avoir Silmanarë à ses cotés, et Lessien aussi. Elle se demandait si elle allait bien. Elle devait sûrement être à Omlalys. Elle soupira et regarda les étoiles sans se rendre compte qu’elle sombrait lentement dans le sommeil.
La forêt était illuminée par le soleil. Les oiseaux s’envolèrent dans un chant féerique, formant des ombres dans la claire brume. Le ruisseau laissait échapper une douce mélodie et où Léhonora y trempa ses pieds. Elle portait une légère robe verte et ses cheveux volaient au rythme du vent. Elle se retourna et vit une jeune Elfe d’un blond foncé vêtue d’une robe crème la rejoindre.
- Je suis contente de te revoir Lessien, avoua-t-elle dans un sourire.
- Moi aussi.
Les deux amies s’étreignirent, chacune rassurée que l’autre aille bien. La preuve en était qu’elles avaient pu rentrer en contact. Elles allèrent s’installer sur un rocher au bord de la rivière. Léhonora raconta ce qui s’était passé depuis le départ de son amie. Lessien lâcha un juron lorsqu’elle apprit ce qu’avait fais le Seigneur de Gondor mais elle rit et félicita Silmanarë.
- J’aurais tout donné pour voir cela.
Les deux Elfes se mirent à rire et Léhonora souhaita savoir ce qu’elle avait fais. Si son voyage s’était bien déroulé et comment se portait Omlalys.
- Je n’ai pas eu trop d’ennuis sur le voyage. Mais j’ai évité les routes, j’ai coupé à travers champs et forêts. J’ai mis plus de temps mais c’était plus sûr et j’ai aussi été suivie par des Crébains. Omlalys est pratiquement encerclé, il reste trois issus et nous faisons évacuer la ville par petits groupes afin d’éviter d’attirer l’attention. Pour le moment, nous gardons tout sous contrôle mais j’ai bien peur que cela ne cesse. J’ai comme un mauvais pressentiment Léhonora. Lunia est devenue Capitaine de la Garde et elle est souvent sur place. Nous n’aurons aucune aide de l’extérieur et Sauron le sait. J’ai l’impression d’un piège qui se resserre peu à peu à notre insu. Nous sommes tous condamnés si Sauron nous attaque.
- Lessien, j’aimerais tant pouvoir faire quelque chose…mais j’ignore quoi.
- Les soldats sont des combattants redoutables. Dans le pire des cas, nous pourrons toujours nous échapper par la galerie qui passe sous le lac.
Les deux Elfes avaient peur, peur de ne plus se revoir. Malgré leur soutien, leur solidarité, elles étaient seules. Léhonora eut soudain une étrange sensation. Une vision se préparait, elle le sentait au fond d’elle. Non, elle ne voulait pas laisser son amie mais pourtant…
Cela était comme des flashs et cela lui donna le vertige. Elle voyait des endroits bien différents les uns des autres, en passant par un le feu, une sombre grotte. Elle sentit le froid de la mort en elle puis elle vit son père à terre, sur un sol en cendre et un troll lever son arme pour l’abattre sur lui. Elle s’entendit crier.
- Non, papa.
- Léhonora réveille-toi, s’écria une voix angoissée.
La jeune fille se redressa brutalement, haletante, effrayée par la vision qu’elle a eu. Elle regarda autour d’elle, désorientée, et vit le Prince Legolas qui, la cherchant, avait entendu son cri. Léhonora ne put retenir ses larmes de couler, son père risquait sa vie dans cette guerre, elle l’avait toujours su mais cette fois, cela était différent, si Legolas ne l’avait pas réveillé, elle aurait vu sa mort. Elle se laissa aller dans les bras du Prince qui la réconforta. Léhonora se promit par tous les moyens de protéger son père.
A l’aube, au moment où la Communauté s’apprêtait à reprendre la route, le Prince Legolas revint au camp en compagnie de Léhonora. Elle ne jeta aucun regard à son père ni aux autres, elle se contenta de se diriger vers Bill afin d’aider Sam à le préparer mais en silence. Elle ne souhaitait pas parler, elle avait besoin de réfléchir à son rêve. Etait-ce à cause de la tension qui montait au fur et à mesure dans cette quête qui la mettait dans cet état ? Ou était-ce le simple fait de perdre son père ? Les deux réponses étaient convenables mais elle se promit de ne rien dire à son père. De son coté, le Prince Legolas restera discret sur cette nuit.
Durant le voyage, la jeune fille resta auprès de Bill, une présence animale qui lui manquait depuis sa séparation avec Silmanarë. Elle laissa Sam parler de sa contrée, cela lui faisait tellement plaisir mais l’esprit de Léhonora était ailleurs. La Communauté avançait contre la falaise de la montagne, un sentier assez correct excepté qu’il y avait le vide juste en dessous. La vue sur le paysage était splendide et les membres du groupe firent de courtes haltes afin de l’admirer, sauf le Seigneur Boromir bien entendu.
Léhonora s’éloigna du poney et s’approcha du bord de la montagne sans pour autant trop se rapprocher. Elle laissa ses compagnons avancer tandis qu’elle regardait l’horizon, vers le Sud, vers ses origines. Le vent soufflait dans sa chevelure, la faisait danser à son rythme mais cela n’effaça pas les deux larmes discrètes qui coulèrent sur sa joue.
- C’est magnifique.
La jeune fille se retourna et fit un léger sourire à son père.
- J’ai… j’ai vu Lessien. Omlalys va être détruite papa. Elle ne pourra rien changer.
- C’est une excellente guerrière. Ils pourront toujours fuir par le tunnel sous le lac même si la ville ne pourra pas être sauvée.
Elle ne voulait pas perdre Lessien mais comment expliquer à son père que les larmes qu’elle versait étaient pour lui car elle avait vu sa mort ? Léhonora respira un bon coup et décida de rattraper la Communauté mais Aragorn l’attrapa par le bras.
- Je sais pourquoi tu nous as quitté. Je sais qu’il est dur pour toi de parler de ton passé ou même d’en faire allusion mais…
- Ecoute papa, coupa-t-elle, je préfère oublier de ce jour-là. Cela vaut mieux.
Aragorn hocha la tête. Il savait pertinemment qu’il ne sera jamais oublié, pas en sachant les blessures que sa fille portera pour le restant de sa vie. Cependant, il ne pouvait rien changer hormis le fait qu’il condamnait les Valar pour ne pas l’avoir protégé.
- Papa ? Est-ce que ça va ?
La voix de sa fille le tira de ses pensées.
- Je m’inquiète pour toi. Je t’ai vu sombrer dans la dépression et j’ai peur que cela ne revienne lorsque que tu repenses à ton passé.
Les yeux de Léhonora brillèrent de larmes mais les refoula.
- Le passé est le passé. Le mal est fait et on ne peut rien changer.
- J’ai eu peur de te perdre.
Léhonora sourit et alla dans les bras de son père en murmurant :
- C’est ton regard qui me relève et j’ai fais le rêve d’aller plus loin.*
Aragorn embrassa sa fille sur la joue.
- Rattrapons la Communauté, il faut que l’on reste ensemble.
La Communauté comprit la raison qui avait poussé Gandalf à passer par le sentier malgré le fait que cela rallongeait le voyage, le chemin n’était pas trop abrupt et il était facile d’avancer. Les loups hurlèrent dans la montagne mais ne suivaient pas les voyageurs, ils attendaient avec impatience une quelconque situation qui leur permettra de faire un repas. De ce fait, les Hobbits restèrent groupés entre eux autour de Bill qui semblait ne pas s’inquiéter de ces loups.
Les journées étaient froides mais les nuits étaient pires. Le vent glacé pénétrait dans le sang des compagnons, surtout des Hobbits qui n’avaient pas l’habitude d’un tel climat. La Communauté s’était installée contre la falaise afin de se protéger du froid mordant de la montagne. Les Hobbits se serraient les uns contre les autres, Gandalf avait sa barbe et ses cheveux gelés. Legolas et Gimli semblait plutôt bien, car les Elfes ne craignaient pas le froid et les Nains, trapus avec des habits lourds et chauds, supportaient cette température. L’homme de Gondor s’engouffrait dans sa cape tandis que Léhonora était contre son père.
Le feu brûlait mais menaçait de s’étreindre à tout moment et chacun veillait. Le silence avait longtemps pesé sur le groupe jusqu’au moment où Gimli reprécisa qu’ils auraient mieux fait de passer par les mines de la Moria.
- Imaginez un grand feu, de la nourriture à volonté et… de la bonne bière. Contrairement à ce que certains croient, nous avons bon goût, dit-il en regardant le Prince Legolas.
Il voulu répliquer mais il fut couper par la jeune Elfe :
- J’imagine très bien Gimli. Mais en arrivant là-bas, j’aurais pensé en premier lieu à un bon bain et un lit.
- Je n’en doute pas Dame Léhonora. Mon cousin Balin nous aurait accueillit royalement, surtout avec vous.
Malgré ses querelles avec le Prince Legolas, Gimli s’entendait très bien avec la jeune Elfe. Un lien mystérieux étant donné les relations tendues et ses préjugées envers les Elfes.
L’atmosphère s’était peu à peu détendue et les discussions avaient repris leur route. Le vent s’était apaisé, ce qui permettait au feu de brûler vivement. La Communauté mangea que très peu car les vives baissaient de jour en jour et elle ignorait combien de temps il lui faudra pour quitter la montagne. La chasse n’avait rien donné, aucun animal ne vivait si haut et les wargs faisaient leur loi, c’était leur territoire et il fallait être fou pour s’aventurer aussi haut. Legolas revenait de temps en temps avec des lièvres ou d’étranges volatiles vivant ici. La part de chaque membre était réduite mais cela était mieux que rien.
Cependant, Aragorn s’inquiétait pour sa fille. Etant végétarienne et ne trouvant pas de fruits, cela faisait près de deux jours qu’elle n’avait pas mangé. Le peu de baies ne suffisait pas à donner la force nécessaire pour braver la montagne. Il avait à de nombreuses reprises essayé de la convaincre de se nourrir de viande mais en vain. Elle avait été dégoûtée de cette nourriture depuis bien longtemps, une histoire qui pourrait paraître banale mais elle avait son importance.
Un soir, alors que la Communauté se trouvait autour d’un feu et que l’ambiance était agréable, le Seigneur Boromir, soit par mégarde soit par méchanceté, alla s’asseoir aux cotés de Léhonora. Celle-ci le regarda de ses yeux gris. Elle voulu répliquer mais un toussotement de son père lui fit comprendre de ne rien faire. Boromir la provoquait et il le savait fort bien. Léhonora capitula et alla s’installer à l’opposé de son ennemi qui ricana :
- Vous fais-je peur ma Dame ?
- Votre simple présence me répugne. Il faut faire des rêves où tout va bien*, rajouta-t-elle en soupirant.
Depuis ce fameux jour après le combat contre les wargs, jamais ils ne s’étaient approchés ni même adressé la parole ou un simple regard. Leurs compagnons avaient craint la fin de cette trêve qui Boromir avait volontairement rompu.
Comprenant que la situation ne s’arrangera pas, Pippin se lança à raconter une anecdote assez mouvementée en compagnie de son cousin Merry. Il espérait pouvoir baisser la tension et cela fonctionna. Mais s’il était le seul à agir, son plan ne fonctionnera que de courte durée. Dès lors, Frodon vint à son aide et raconta une anecdote à son tour. Ce système eut pour effet d’alléger l’atmosphère pesant qui régnait. Ensuite, Gimli se lança, suivit de Gandalf qui parla de sa rencontre avec Bilbon, l’oncle de Frodon. Puis, le Prince Legolas raconta un voyage qu’il avait entreprit avec Aragorn et d’une certaine situation qu’ils avaient connue. Cela remontait à longtemps mais Aragorn lui en voulu de parler de cela.
La Communauté lâcha un rire et Léhonora se tourna vers son père.
- Ce que j’aurais aimé voir cela.
- Désolé de te décevoir mais tu n’étais pas encore née et ta mère n’est pas au courant.
- Il vaut mieux pas.
Léhonora rit de plus belle en imaginant la scène mais Gimli la stoppa dans son humeur joyeuse.
- Et vous ? Vous avez sûrement quelque chose à nous raconter.
Déception. Léhonora n’avait rien de bien extraordinaire à dire sur sa vie, rien de bien amusant en tout cas. Au plus loin qu’elle puisse se souvenir, il n’y a pas eu de bêtises de jeunesse pour une unique raison : elle a grandi dans les armes.
- Il y a une chose qui pourrait être dévoilé au grand jour.
Léhonora fronça les sourcils. De quoi parlait son père ?
- C’était un hiver. Léhonora et Lessien devait avoir huit ou neuf ans…
- Non, s’écria-t-elle, tu n’es pas obligé.
- Si, s’écrièrent en cœur les Hobbits.
Léhonora soupira et accepta en précisant qu’elles avaient huit ans au moment des faits.
« Flash back »
La neige était tombée depuis plusieurs jours sur Imladris. Aragorn avait ramené sa fille malgré ses protestations mais avait finalement capitulé en sachant que Lessien y demeurait toujours. Leurs retrouvailles avaient étés mouvementées et toute la ville l’avait su. Le cuisinier en premier car il avait sur-le-champ caché ses gâteaux afin que les jeunes Elfes ne viennent pas les dérober en pleine nuit. Malheureusement, elles avaient eu l’idée de se venger du Seigneur Elrond qui était bien trop strict avec elles.
Les parents de Léhonora avaient pressentis un mauvais tour mais tout pensé à croire que cela n’était qu’une simple illusion, pourtant, une nuit, les jeunes Elfes agissèrent en secret. Personne ne les avait vu agir et la surprise fut bien grande le lendemain matin.
- Mon Seigneur, s’écria-t-on, mon Seigneur.
Un garde se précipita dans le bureau du Seigneur d’Imladris où se trouvait sa fille Arwen. Le garde s’inclina et le pria de venir aux écuries.
- C’est assez étrange. Au début, nous avons cru qu’il s’agissait de nous, que nous étions devenu fou mais nous avons vite comprit qu’il y avait un problème.
- Dites-moi.
- Non, il faut le voir.
Le Seigneur n’insista pas et suivit le garde qui semblait perturbé.
Ils arrivèrent enfin sur les lieux et comme l’avait affirmé le garde, il y avait quelque chose d’étrange. Et en effet, non seulement les chevaux avaient été changés de place mais leur plaque aussi. De ce fait, les box n’avaient plus leur cheval et les plaques n’avaient ni leur cheval ni leur box. Et rien n’avait été fait au hasard, tout avait changé sauf… la plaque de Silmanarë et la jument alezan de Lessien, et en regardant de plus près, les montures étaient absentes.
- Léhonora. Lessien, s’écria-t-il, retrouvez-les moi.
Les gardes s’exécutèrent tandis que certains se mettaient déjà au travail afin de remettre tout dans l’ordre. Les deux jeunes Elfes avaient beaucoup aimé cette farce mais cela leur a coûté cher.
« Fin du flash back »
- Qu’est-ce qui s’est passé ensuite ? demanda Pippin.
- Nous avons dû quitter Imladris dans la journée pour la Lorien. Mon grand-père ne nous supportait plus. Lessien est restée là-bas tandis que j’ai fini par rejoindre les Rôdeurs.
La Communauté avoua qu’elles avaient eu du courage pour faire cela, ou de l’imprudence. Le Seigneur Elrond n’appréciait guère lorsque l’on mettait du désordre dans sa ville. Léhonora regarda son père en souriant.
Le lendemain, la tempête de neige avait reprit. Elle était violente et la Communauté avançait avec peine. Le froid était mordant, les Hobbits étaient frigorifiés. Gandalf tentait tant bien que mal à se frayer un chemin. Legolas et Léhonora avaient plus de facilité pour progresser mais la jeune Elfe, ayant du sang d’Homme, ne parvenait pas avancer assez vite et fut contrainte de se remettre dans le chemin créer par le Magicien.
Legolas s’était arrêté. Il avait entendu une étrange voix dans les airs dans une langue inconnue pour lui. Léhonora, malgré les protestations de son père, rejoignit le Prince au bord de la falaise. Des blocs de pierres furent arrachés de la montagne afin de stopper la Communauté.
- Saroumane veut déclencher une avalanche, murmura Léhonora.
Les compagnons surent qu’il s’agissait de lui et Gandalf le défia.
- Gandalf, il faut faire demi-tour, s’écria Aragorn.
C’était de la folie de rester. La Communauté entière risquait sa vie. Elle ne pouvait plus avancer dans la montagne, il fallait rebrousser chemin mais Gandalf persista et fit des incantations dans le même langage qu’utilisait Saroumane. Aragorn pria sa fille de s’éloigner du bord de la falaise. Soudain, la foudre s’abattit sur le sommet de la montagne, créant une brutale chute de neige. Legolas attrapa brusquement Léhonora au moment où l’avalanche était sur eux.
A suivre…
| << ( Préc ) | ( Suiv ) >> |