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Le Seigneur des Anneaux



La Communauté de l'Anneau   Auteur: Lehonora Vue: 1583
[Publiée le: 2006-10-04]    [Mise à Jour: 2008-06-04]
G Général/Action-AventureCommentaires: 22
Description:
Bah, tout le monde connait déjà l'histoire,lol. Mais, je l'a refait à ma façon et ajoutant des personnages et modifiant des événements tout en respectant l'oeuvre de Tolkien car j'y reste fidèle. J'espère que vous aimerez cette version.
Crédits:
Les personnages et l'histoire ne sont pas à moi. Sauf Léhonora ainsi que sa propre histoire m'appartienne.

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Les Loups des Montagnes

[3808 mots]
Publié le: 2007-08-22Format imprimable  
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Les Loups des Montagnes

 

 

 

    La Communauté continuait à avancer dans le calme mais la tension qui régnait entre le Seigneur Boromir et la jeune Elfe ne semblait pas se dissiper. Il la considérait comme imprudente de laisser ainsi son étalon gambader librement dans la nature autour d’eux. S’il devait faire le voyage avec eux, autant qu’il se rende utile. Il voulait que l’étalon blanc prenne exemple sur Bill qui portait les affaires, de plus, les Hobbits pouvaient très bien le monter si l’un d’eux se laissait emporter par la fatigue. Léhonora rit intérieurement avant de répliquer que même les Valar ne pouvaient le contrôler. Cette fois, l’homme de Gondor allait prouver le contraire.

    Lorsque Silmanarë revint auprès de Léhonora, celle-ci confirma que la route était dégagée et qu’il y avait une colline un peu plus loin où la Communauté pourra se reposer. L’étalon ne se laissa pas approcher, seul le père de la jeune Elfe y parvenait sans qu’il se mette en garde. Il demeurait méfiant mais il décida de rester avec les dix compagnons et Léhonora ne s’en plaignit pas. Sa présence l’apaisait, elle se sentait rassurée à ses cotés. Parfois, elle le chevauchait et partait en avant, l’occasion de se retrouver un peu seule comme elle aimait l’être par moment.

    Il devait être midi, la Communauté s’était arrêtée au bord d’une rivière afin de laisser boire les chevaux et de se reposer. Le temps était splendide, le Soleil rayonnait sur les vertes terres. L’herbe était adéquate pour les animaux qui se restaurèrent non loin des compagnons. Léhonora se trouvait allongée jusqu’au moment où elle entendit son père.

  - Boromir ? Que faites-vous ?

    Dès lors, elle ouvrit les yeux et se tourna vers lui. L’homme de Gondor s’était levé et tentait de s’approcher de Silmanarë qui était revenu près du camp. La jeune Elfe s’assit confortablement, elle n’avait pas peur pour son étalon, ni même pour Boromir même s’il risquait d’avoir de gros ennuis.

  - N’aie pas peur. Je ne te ferai aucun mal.

    Léhonora émit un léger sifflement que lui seul entendit et il se calma en se laissant approcher. Ils communiquaient assez facilement, que cela soit par les gestes ou la voix, l’étalon obéissait tout en gardant sa sauvagerie. Léhonora voulait le montrer au fils du Gondor. Aragorn comprit ce qu’elle voulait faire et tenta de dissuader Boromir de s’approcher de l’animal mais en vain.

    Silmanarë ne bougea plus, il resta paisible, comme s’il attendait avec impatience qu’il soit chevauché. Boromir lui caressa l’encolure en souriant, il passa sa main dans ses crins soyeux tandis que l’autre parcouru son dos avec une légère pression. Il demeura un petit moment ainsi puis il le monta. Il eu un sourire mauvais aux lèvres tout en regardant la jeune Elfe.

  - La preuve en est là. Tout animal peut être dompté.

  - Cela j’en doute, murmura-t-elle.

    Elle attendit, ayant conscience que l’ordre donné sera exécuté. Boromir voulu le mettre au pas mais l’étalon ne bougea pas. Il retenta de le faire avancer et le cheval baissa l’encolure puis bascula son corps vers le sol. Silmanarë venait de s’allonger et cela entraîna le rire chez les membres de la Communauté, sauf de Léhonora. Gandalf aussi, comprit qu’elle préparait un mauvais coup. Elle voulait faire payer le Seigneur Boromir des paroles qu’il avait prononcé.

    L’homme du Sud se releva car il savait que l’animal restera ainsi. Ce fut seulement lorsqu’il fut dégagé que Silmanarë se releva en s’avançant dangereusement vers lui. Il tapa le sol avec ses sabots dans un hennissement de mécontentement. Il avança et recula à de nombreuses reprises en tentant de repousser l’homme de Gondor. Silmanarë fit cela durant plusieurs minutes puis se calma, mais cela n’était qu’en apparence, car dès que Boromir se rapprocha de lui malgré les conseils de ses compagnons, l’étalon se cabra de toute sa hauteur en frappant l’air de ses sabots.

    Plus Boromir voulait reculer, plus il avançait. Silmanarë devenait dangereux et le père de la jeune fille la regarda gravement. L’étalon se reposa au sol, ses oreilles étaient aplaties en arrière, il dressa fièrement son encolure face au Seigneur de Gondor qui semblait mécontent de ce défi. Aragorn comprit que cela risquait de mal se finir, il prit le bras de sa fille.

  - Arrête-le tout de suite !

    Sa fille avait un regard de colère.

  - Pourquoi le ferai-je ?

    Le Rôdeur ne pouvait pas agir, l’étalon n’obéissait qu’à Léhonora. Il pourrait s’interposer, il savait que Silmanarë ne lui fera aucun mal mais lui-même craignait parfois cet animal. Quand Léhonora vit Boromir se baisser pour ramasser un bâton, elle s’écria sans hésitation :

  - Charge !

    Dès lors, Silmanarë se cabra avant de charger sur Boromir qui retomba lourdement sur le sol tandis que l’étalon partit vers la forêt.

    Une violente dispute éclata entre le père et la fille. Personne n’osa s’en mêler même si la plupart avaient apprécié le fait de voir Boromir se faire rabaisser par un cheval. Le Prince Legolas, tout comme Gandalf, savait pertinemment que la jeune Elfe n’aimait pas ces différends avec son père, pourtant, parfois, elle faisait tout pour le mettre en colère, soit volontairement ou involontairement. Sa nature, en plus du passé qui la poursuivait comme son ombre, l’obligeait à être ainsi.

    Ils avaient parlé dans la langue des Elfes jusqu’au moment où Léhonora, s’étant trop emportée, reprit la Langue Commune.

  - Je préfère subir mille fois mon passé plutôt que de voir cet homme arrogant et égoïste s’en prendre à Silmanarë.

    La colère d’Aragorn se dissipa brutalement devant ses paroles. Elle cacha ses larmes et fuit vers la forêt en empruntant le chemin de son étalon.

  - Votre autorité de père fait peine à voir, déclara froidement Boromir.

    Cependant, le Rôdeur ne tient pas compte de ses paroles, il s’en moquait à ce moment-là.

    Durant les jours qui suivirent, Léhonora ne se montra pas, ils n’aperçurent même pas l’étalon blanc. Ils avaient comme disparus mais ils suivaient bien la Communauté, personne n’en doutait. Aucun des membres n’avaient tenté de la retrouver, ils savaient qu’elle ne se laissera pas voir. Personne ne sut où elle était, ce qu’elle faisait, mais surtout, chacun s’interrogeait sur son passé. La façon dont elle en avait parlé faisait comprendre qu’il n’était pas tendre.

    Léhonora suivait le chemin de la Communauté à l’abri des arbres ou dans les rochers des collines. Silmanarë restait auprès d’elle. Elle ne souhaitait pas rejoindre la Communauté pour le moment, affronter son père ou même Boromir. Elle avait vu les Crébains de Dùn survoler la Communauté mais elle n’avait pas réussi à déterminer où elle comptait aller ensuite. Elle l’avait vu se diriger vers le Col de Caradhras. Gandalf tenait vraiment à les faire passer par la montagne ? Etait-il devenu fou ? Peut-être passera-t-il par la Moria, la demeure des Nains, c’était sur le même chemin.

    Une nuit, Léhonora s’endormit alors qu’elle aurait dû attendre le retour de Silmanarë qui était partit plus bas dans les pairies afin de trouver de la bonne herbe. La jeune Elfe n’avait pas entendu l’homme s’approcher. Il la vit frissonner, il faisait frais la nuit et il n’y avait aucun feu d’allumer. Pourtant, dans son sommeil, elle sentit une présence près d’elle, cela fut lorsqu’elle sentit un poids sur elle qu’elle se réveilla en sursaut, l’épée à la main.

  - Papa. Je t’ai déjà dis de ne jamais me surprendre ainsi, répliqua-t-elle froidement.

    Aragorn la laissa s’asseoir en lui remettant la couverture pour la réchauffer.

  - Je suis désolé. Nous allons emprunter le Col de Caradhras. J’ignore ce que tu as l’intention de faire mais je te demande d’être prudente.

    La jeune Elfe hocha la tête et remit son regard vers la forêt. Elle allait continuer à suivre la Communauté mais peut-être demandera-t-elle à Silmanarë de ne pas partir avec elle, traverser la montagne risquerait d’être dangereuse mais son absence lui sera lourde.

  - Je serai plus rassurée si tu décidais de revenir avec nous. Le passage par la montagne sera dangereux.

    Léhonora sentit des larmes couler sur ses joues. Sa vie n’avait été facile, elle avait sans cesse dû se battre pour que ses choix soient acceptés, elle a dû se battre contre sa blessure, contre sa douleur et sa peur qui, pourtant, resterons gravées en elle à jamais.

  - Je suis désolée. Je n’aurais pas dû dire cela.

    Elle leva ses yeux humides vers son père.

  - J’ai peur papa. Je n’ose pas l’admettre ni le montrer, mais si Sauron triomphe, je sais ce que je deviendrai. Sans ce passé, j’aurais trouvé le courage mais… j’ai si peur de vivre de nouveau cela que je suis prête à tout abandonner pour fuir comme un lâche.

    Aragorn la prit dans ses bras afin de la réconforter.

  - Tu possèdes un grand courage en toi, sinon, tu aurais abandonnée toute lutte et te serais laissée périr.

    La jeune Elfe plongea son regard dans les yeux gris de son père.

  - Tu t’es battue et tu continues ce combat même si tu tentes de faire croire que cela est fini. Tu n’es pas seule Léhonora, sache-la.

    Le Rôdeur l’embrassa sur le front et sa fille se blottit contre son torse.

    Au matin, la Communauté se réveilla avec une légère crainte depuis que le vol des Crébains. Elle mangea rapidement et commença à préparer le départ quand Sam s’inquiéta de l’absence d’Aragorn. Gandalf le rassura en affirmant qu’il avait trouvé sa fille, sinon, il serait revenu dans la nuit. Satisfait de la réponse, il s’occupa de Bill, avec l’aide de Legolas, et s’assura que les affaires étaient bien placées sur son dos. Il se demanda si le Rôdeur reviendra en compagnie de Léhonora ou si elle avait décidé de rester encore à l’écart. Sam regarda en direction de la forêt où était partit Aragorn puis se mit en route.

    La Communauté continua son chemin sans trop se préoccuper du Rôdeur et de sa fille. Elle savait qu’ils la rejoindront tôt ou tard lorsqu’elle commencera à grimper dans la montagne, ce qui fut bientôt le cas. La pente devint plus raide avec de gros rochers, l’air se faisait plus frais, le vent devint froid mais la neige n’était pas encore là. Des petits ruisseaux étaient gelés, d’autres coulaient avec difficultés. Les animaux se firent de plus en plus au fil de la montée dans le Col de Caradhras et la Communauté due se satisfaire de ce qu’elle trouvait.

    Un jour, les huit compagnons se réveillèrent sous une pluie de neige. Elle tombait doucement et cela ne les freinera pas dans leur avancée mais ils savaient que cela ne durera pas. Le temps dans les montagnes était imprévisible et surprenait souvent les voyageurs imprudents et inexpérimentés. Cependant, en avançant ensemble, les membres de la Communauté ne risquaient rien. Gandalf ouvrait la marche tandis que Boromir la fermait toujours entouré par Merry et Pippin. Quand Legolas ne se chamaillait pas avec le Nain Gimli, il tenait compagnie à Frodon et Sam qui le questionnèrent sur son peuple. Bien sûr, le Prince fut ravi de répondre.

    La neige ne semblait ne pas vouloir s’arrêter. Il était devenu impossible de voir le bout de ses pieds et Gandalf avoua qu’ils devaient se stopper avant de tomber dans un ravin. Braver la neige épuisait les Hobbits et le Nain qui s’étaient réfugiés autour de Bill qui leur tenait chaud et les aidait à avancer dans cette épaisseur blanche. Le Magicien observa les alentour bien qu’il ne vit rien qui pouvait les aider.

    Legolas, voyant son inquiétude, s’approcha de lui.

  - L’épaisseur de cette tombée de neige m’empêche de bien voir au-delà, même si le froid ne m’atteint pas, les Hobbits sont frigorifiés.

    Gandalf se retourna afin de regarder ses compagnons. Il devait trouver un abri mais où ? Depuis qu’ils avaient commencé à grimper dans le Col, il n’avait pas vu de grotte ou de falaise assez forte qui pourrait les protéger. Il était dans une impasse et ses compagnons risquaient de mourir de froid s’il ne trouvait pas de solution.

  - Et où sont Léhonora et Aragorn ? se demanda Legolas.

    Leur absence était presque inquiétante, surtout depuis le début de la tempête de neige. Soudain, il entendit quelqu’un s’approcher. Il crut qu’il s’agissait de l’homme de Gondor mais ses pas étaient trop discrets pour être ceux d’un Homme.

  - J’ai comme l’impression que vous avez des ennuis, déclara une voix bien familière.

    Le Prince reconnu alors la jeune Elfe, enveloppée dans sa cape. Elle souriait tandis que ses compagnons se rapprochèrent d’elle. Elle avait suivit la Communauté à distance avec son père, ils avaient eu besoin de parler. Lorsqu’ils avaient vu que le temps annonçait une tempête, ils avaient cherché un endroit où se mettre à l’abri.

  - Nous avons trouvé une grotte pas très loin d’ici. Venez, je vais vous y conduire.

    Dès lors, la Communauté retrouva son courage face à cette tempête. Les Hobbits se sentaient rassurés et heureux de la revoir, mais Boromir n’avait toujours pas digéré ce qu’elle lui avait fait, elle et son cheval qu’il maudissait. En ne le voyant pas, il demanda :

  - Où est votre cheval ? Vous a-t-il faussé compagnie ?

  - La montagne est trop dangereuse pour un cheval, même de son espèce. Je lui ai demandé de rejoindre la Lorien et de nous y attendre.

    Legolas fut un peu perplexe par ses paroles. La Lorien n’était pas sur leur route. En passant par la montagne, ils la contournaient.

  - Je te le certifie Legolas, nous irons en Lorien.

    Cependant, elle n’en dit pas plus car elle ignorait la raison qui les fera aller là-bas alors que ce royaume n’était pas sur leur route. Boromir grogna, mécontent des énigmes qu’elle provoquait. Au fond de lui, il avait du respect pour elle, elle avait su lui tenir tête en bravant l’autorité paternelle de surcroît. Elle possédait un courage arrogant et isolent, un fort caractère qui méritait d’être respecté. Pourtant, il ne pouvait pas s’empêcher de réagir avec une si mauvaise foi envers elle. Il se rendit compte qu’ils étaient comme l’eau et le feu, deux extrémités qui ne pourront jamais s’allier mais il gardait espoir.

    Léhonora les mena à travers la couche de neige qui ne cessait de tomber. Ils se demandèrent si elle ne s’était pas égarée mais la lueur d’un feu leur prouva le contraire. La grotte était peu profonde mais elle était aisément protégée du vent violent de la tempête. Aragorn se tenait près du feu et attendait ses compagnons. Il avait commencé à faire chauffer le peu de nourriture qu’il avait pu trouver en chemin.

  - Je savais que vous ne devez pas être loin Aragorn, sourit Legolas qui alla s’asseoir à coté de son ami.

    La Communauté s’installa autour du feu tandis que Léhonora s’occupa de Bill. Le pauvre poney, il était tout tremblant mais ses longs crins épais le protégeaient du froid. Elle essaya avec une grande peine de lui enlever la neige qui formait des glaçons dans ses crins mais elle avait peur de lui faire mal si elle tirait de trop, même si elle savait que les chevaux ne craignaient pas cela.

    Léhonora ne dormit pas cette nuit-là. Elle avait un pressentiment, comme si quelque chose les traquait. Legolas alla s’installer près d’elle.

  - Tu devrais dormir. Se frayer un chemin dans la neige ne va pas être de tout repos.

    La jeune Elfe rit en confirmant que les Elfes étaient aussi légers que des plumes et qu’ils ne risquaient pas d’avoir trop de problèmes comparés à leurs compagnons. Cette remarque fit rire le Prince qui se mit à regarder le Nain en l’imaginant bien se faire engloutir par la neige. Léhonora fini par se coucher et s’endormir.

    Personne n’avait osé la réveiller, pourtant, son sommeil s’était brusquement agité. Personne ne comprit de quoi elle parlait mais tous s’en moquèrent. Elle mélangeait les différentes langues qu’elle connaissait. Elle parlait de feu et d’ombre, ensuite, de montagnes hantées. Aragorn tenta de l’apaiser et son simple contact sur elle parvint à la calmer. La jeune Elfe s’était paisiblement rendormit mais son père resta près d’elle, à veiller. Il n’aimait guère lorsque ses visions surgissaient dans ses rêves, elle avait souvent du mal à se calmer ou à se réveiller, comme prisonnière. Mais cela dépendait aussi du contenu.

    La tempête dura encore deux jours puis elle sembla se calmer. La Communauté décida alors qu’il était peut-être temps de reprendre la route. Tous avaient pu se reposer et reprendre des forces, et Bill semblait très motivé pour continuer cette aventure en compagnie de ce petit groupe. Gandalf ouvra la marche et Aragorn la ferma. Pour la première fois depuis le départ d’Imladris, Léhonora se mêla aux autres tout en gardant une distance de sécurité avec Boromir qui ne s’en plaignit pas, au contraire.

    Soudain, Léhonora trébucha et tomba en avant. Sam s’accroupit, se demandant si elle s’était fait mal.

  - Un léger coup de fatigue. Cela va passer.

    Elle voulu se relever seule mais elle sentit des bras la soulever. Legolas se tenait près d’elle, il sentit la fatigue et le froid émanant d’elle. En réalité, la Communauté n’avait pas fait de halte depuis des heures et les compagnons commençaient tous à être épuisé mais ils étaient mal placés pour s’arrêter. Ils se trouvaient sur une rude pente mais le sommet ne semblait plus très loin, pourtant, tous avaient l’impression qu’ils n’y parviendront jamais.

    Léhonora les laissa avancer et resta de nouveau en arrière, avec son père. Aragorn la serra contre lui afin de la réchauffer et de l’aider à monter cette pente. Merry et Pippin se tenaient près de Boromir, tandis que Sam et Frodon s’agrippaient à Bill qui semblait plus à l’aise. Et Legolas dû, à contre cœur réciproque, aider Gimli qui s’enfonçait dans la neige. Gandalf tentait tant bien que mal à faire un chemin grâce à son bâton mais désormais, il servait plus comme appuis.

    La jeune Elfe se stoppa brusquement et guetta les alentours.

  - Ne t’arrête pas ici, dit son père.

    Léhonora obéit et termina la montée.

    Elle était au aguets et elle n’était pas la seule. Legolas avait sentit un danger rôder autour d’eux. Les Hobbits se mirent dos à dos, leur petite épée sortit. Ils n’avaient rien vu ni entendu mais ils faisaient confiances en leurs compagnons. Boromir, Aragorn et Gandalf brandissent leur épée tandis que Legolas prépara son arc et que Gimli sortit sa hache. Léhonora scruta la montagne. Il n’y avait rien, elle ne voyait rien hormis la neige qui reflétait brutalement le Soleil. Pourtant, d’étranges bruits les encerclaient, de lourds pas dans la neige et ce hurlement, ce hurlement ne pouvait être que…

  - Les Wargs, s’écria-t-elle.

    Les Wargs étaient d’énormes loups qui vivaient en général dans les montagnes. C’était pour cela qu’ils étaient nommés Loups des Montagnes. Ils dévoraient tout ce qu’ils pouvaient trouver, même se nourrir de cadavres pourrissants ne les gênaient pas. Leur fourrure brune était épaisse et sale, puante. Lorsqu’ils descendaient de la montagne, ils propageaient la peur et la mort. Détruisant les troupeaux et les villageois étaient souvent sans défense face à ses loups démesurés.

    Ils étaient cinq. Peu nombreux et cela rassura la Communauté. Aragorn demanda aux Hobbits de rester derrière eux. Deux wargs avancèrent mais l’un fut achevé par Legolas et ses flèches. Les Wargs se déparèrent et les membres de la Communauté aussi. Un contre un. Le combat serait donc loyal ?

    Gandalf fit éclater une intense lumière de son bâton, ce qui déstabilisa durant un instant la bête, mais suffisamment pour pouvoir l’attaquer et l’abattre. Legolas n’eut pas trop de problème contrairement à Gimli qui reçu l’aide d’Aragorn. Quand à Boromir, il semblait jouer avec lui. Il voulait le fatiguer avant de porter le coup fatal. Grâce à son bouclier, il put facilement se protéger contres ses assauts et repousser la créature. Il décida d’en finir et l’égorgea lorsqu’elle chargea. Seule Léhonora était toujours en proie avec le Warg. Elle se trouvait contre une falaise, prise au piège mais elle n’avait pas dit son dernier mot. Elle avança et le Warg se jeta sur elle. la créature hurla de douleur puis plus rien.

    Ses compagnons accoururent vers elle, se demandant si elle était blessée ou pire. Elle se trouvait sous la créature et tentait de s’en dégager. Ses amis l’aidèrent et son père la releva tandis qu’elle déclara :

  - Ces bêtes auraient besoin d’un bon bain.

    La Communauté rit à cela puis elle décida de les enterrer afin de ne pas attirer d’autres créatures. Mais une question brûla les lèvres de la jeune Elfe. Comment les avaient-ils trouvé ? Les Wargs étaient attirés par le sang et ne t’attaquaient jamais si peu nombreux à un groupe d’hommes.

  - Qu’est-ce qui leur ont prit ?

    Mais personne ne sut répondre sauf que la nourriture devait être rare et qu’ils étaient sûrement affamés. Pourtant, Boromir eut une explication.

  - Je ne comprends pas pourquoi vous demandez cela. Nous sommes tous des hommes, vous êtes la seule femme, de plus, aucun de nous n’est blessé. Ils sont attirés par le sang, mais pas forcément à ceux des plaies. Réfléchissez et je pense que vous aurez la réponse.

    Léhonora fut choquée par ses paroles. Il ne connaissait rien d’elle et il se permettait de la juger. Elle tenta de se calmer mais la colère et la douleur qu’il venait de rouvrir étaient trop grandes pour l’ignorer.

  - Alors ? insista-t-il, cela n’est pas une honte mais ayez au moins l’obligeance de l’avouer.

    La jeune Elfe sentit ses larmes couler sur ses joues sans qu’elle puisse les arrêter et déclara froidement :

  - Sachez que je ne suis plus réglée depuis l’âge de treize ans. Vous ne savez rien de moi alors ayez l’obligeance de me laisser tranquille. Vous voulez paraître fière et noble mais vous savez ce que vous êtes Seigneur Boromir ? Vous êtes un homme dépourvu de sentiments avec un cœur froid. Que faites-vous si loin de chez vous ? Que faites-vous parmi nous si ce n’est que pour montrer ce que vous n’êtes pas mais ce que vous voulez faire croire et ce que vous pensez être ?

    Un lourd silence s’installa. Malgré la gène qu’elle a eu pour prouver sa défense, malgré ses larmes qui coulaient sur ses joues, elle demeura la tête haute face au Seigneur de Gondor qui se sentit mal à l’aise face à cette déclaration.

 


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